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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

La culpabilité (1/4) : Saint-Augustin et le péché originel 28

01.07.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Somany Na

Lectures : Georges Claisse

 

La culpabilité est la chose du monde occidental la mieux partagée par tous les hommes. Personne ne pense en être assez pourvu, et tous en désirent toujours plus qu’ils n’en ont. Certes, la Genèse et la  psychanalyse nous ont appris que le sentiment de culpabilité n’a pas besoin d’une faute réellement commise par l’individu pour que celui-ci se vive comme coupable. Mais la culpabilité ne se réduit pas à un état de fait subjectif. Ou plutôt, que nous dit cette disposition de l’homme à se sentir coupable ? Pourquoi se ranger du côté de l’erreur, de la faute, du péché, de la fatalité en somme ? « J’ai trop à faire des innocents qui clament leur innocence pour me préoccuper des coupables qui clament leur culpabilité », écrivait Paul Eluard.

            Alors d’où vient la culpabilité ? Est-elle la source du mal, ou sa manifestation ? L’élément nécessaire pour différencier l’homme de son créateur ? Comment expliquer que le crime n’engendre pas forcément de culpabilité autre que pénale chez l’assassin, quand par exemple il est guidé par un désir de vengeance ? Et enfin, comment pardonner une offense, et surtout, se pardonner celle que l’on n’a pas commise ?

 

Demain, Paul-Laurent Assoun viendra nous proposer une psychanalyse du crime, pour tenter d’élucider le passage à l’acte qui conduit les coupables à devenir criminels. Mercredi, le magistrat Denis Salas fera entrer l’accusé sur la scène juridique, à partir du code pénal, de Camus et de Kafka, et jeudi, Jean-Luc Marion s’interrogera sur la possibilité du pardon, de Derrida à Jankélévitch.

Mais aujourd’hui, retour aux origines de la vie d’un homme coupable,  aux côtés d’Adam et Eve, qui, mal inspirés par un serpent, commettent l’irréparable, pour le pire, mais peut-être aussi, pour le meilleur.

 

Laurent Lemoine et Jean-Pierre Zarader MC © Radio France

 

Références musicales:

- Paul Motian BandGarden of eden

- Billie Hollyday, Strange fruit

- Jacques Brel, Le diable (Ca va)

 

Extrait:

La voie lactée de Luis Bunuel (1969)

Invité(s) :
Père Laurent Lemoine, enseigne la théologie morale à l'université catholique d'Angers. Il est également rédacteur en chef de la « Revue d'éthique et de Théologie Morale », ainsi que rédacteur en chef adjoint de « La Vie Spirituelle ».

Thème(s) : Idées| Philosophie| Saint-Augustin

28 commentaires

Portrait de Anonyme Aristide Eurtebise06.07.2013

Vouloir se sentir coupable? Quel orgueil!

Portrait de Anonyme arganim04.07.2013

Juste un grand merci pour cette très passionnante émission.
Bien cordialement.

Portrait de Anonyme Anonyme02.07.2013

L'individu aurait besoin de se sentir coupable même s'il ne l'est pas? Je propose plutôt la culpabilisation a toujourd été un instrument du pouvoir pour se faire obéir et pour collecter les impôts (voir les registre de l'inquisition de Montaillou). Mais en effet la culpabilité, n'a pas besoin d'être réelle, elle est arrachée par la torture dans la religion chrétienne et elle sert à se faire obéir. Et la Femme, souhaite-t-elle être désignée comme coupable du pécher originel et brimée? Et le juif a-t-il eu besoin d'être coupable de la mort de Jésus et pour cette raison d'être persécuté, torturé, pendant deux millénaires dans une préparation, peut-être imprévue, mais bien réelle de l'holocauste? S'il y a des coupables, il sont du coté de ceux qui reportent la culpabilité des bourreaux sur les victimes, au profit des bourreaux. Quelle déception d'entendre une émission de justifiation religieuse qui n'a rien à voir avec la connaissance. On pourrait citer à l'infini les méfaits de ces gens: Saint Augustin considère l’esclavage comme ordonné par Dieu! St Paul considérait que l'autorité émanait de dieu et il recommandait l'obéissance à Néron (qui semble l'avoir fait exécuter d'ailleurs) etc... Alors parlons des faits, mas des mythes!

Portrait de Anonyme rené wenger02.07.2013

La clé de la chute d'Adam et Ève est la joie, car sans cette transgression et donc sans la connaissance du bien et du mal, ils n'auraient pu avoir de joie, ni connaître le bonheur !
Sans la connaissance du mal ils ne pouvaient savoir ce qui est bien. De plus, ce n'est qu'en transgressant volontairement et en acceptant les conséquences qu'ils pouvaient par leur propre volonté et grâce à la rédemption prévue dès le commencement retourner vers le Père toujours par leur propre volonté. Et ainsi, viennent à Dieu le Père de vrais Enfants capables de Le comprendre, de L'aimer, d'éprouver de la joie et d'apprécier Ses œuvres merveilleuses...et de devenir semblables à Lui...

Portrait de Anonyme Mon nom est personne02.07.2013

Je suis tombée des nues c'est le cas de le dire. "Strange Fruits" n'a rien à faire dans l'histoire, rien à voir avec le "fruit défendu" !!! Billie chantait ici un poème de Lewis Allan, qui disait les Noirs lynchés et pendus aux arbres par le KluKlux Klan . Ecoutez le cela vous paraîtra absolument clair: le « Strange Fruit » évoqué dans le morceau est le corps d’un Noir pendu à un arbre. On peut lire dans la deuxième strophe : « Scène pastorale du vaillant Sud, Les yeux exorbités et la bouche tordue, Parfum du magnolia doux et frais, Puis une soudaine odeur de chair brûlée »! Vous ne pouvez pas l'ignorer et vous devez rectifier. En ces temps de flambée du racialisme et du racisme, et où Mandela agonise, c'était vraiment très mal venu et absolument pas spirituel. Une auditrice très courroucée.

Portrait de Adèle Van Reeth Adèle Van Reeth02.07.2013

Chère auditrice très courroucée,
Vous avez tout à fait raison, mais Je ne comprends pas votre étonnement. Ne pensez-vous pas que la chanson de Billie Holiday est une illustration parfaite du problème de l'existence du mal, de la fatalité coupable dans laquelle se serait inscrite l'humanité une fois le fruit interdit cueilli ? Le parallèle entre le fruit défendu goûté par Eve et ce fruit macabre représentant un corps humain vous a peut-etre choqué, et mon tort a été de ne pas signaler explicitement à l'antenne que la métaphore du "strange fruit" ne faisait pas référence à la métaphore du fruit défendu de la Genèse. Mais dans les deux cas, il s'agit de la métaphore d'un fruit pour exprimer le mal.
L'idée n'était pas du tout de vous choquer, loin de là.
Merci pour votre écoute attentive.
Bien à vous,
AVR

Portrait de Anonyme B.A01.07.2013

Ce n'était pas de la philosophie de la part de votre invité, mais de la théologie... Décevant! Et ce malgré vos louables efforts pour être plus rationnel et objectif. Dommage! Quelques propos liminaires pour cadrer le contexte de l'émission auraient été nécessaires. B.

Portrait de Anonyme Dexter01.07.2013

le plus regrettable est que le serpent ne sache pas parler.
au jeu du "c'est pas moi c'est lui" :
- Adam : c'est pas moi c'est Eve
- Eve : c'est pas moi c'est le serpent
- le serpent : c'est pas moi c'est Dieu.....

car Dieu le savait dès le début que cette histoire allait partir en vrille.
Il est bien placé pour le savoir car c'est lui qui a créé l'homme.

nb : il n'y a pas de péché dans la Bible, le péché est une invention catholique, d'Augustin, désola mais pour les juifs il n'y a pas de péché.

Portrait de Anonyme anonyme01.07.2013

Petit poème de rien du tout (du Rien et du Tout) :

Je suis pieds et poings liés… à Dieu !
C’est peut-être ça la grâce !
Je ne suis point lié à Dieu !
Que grand bien me fasse!
Tu lis comme un pied ce que j’écris !
Car je pointe mon poing vers Dieu et je me prends les pieds dans le tapis !
Mais en pointant mon poing vers moi,je prends mon pied avec Dieu et je jouis!
Il ne reste plus qu’à faire une messe basse !,
Faire main basse
sur les cœurs endurcis
pour que sorte de leur esprit
la Divine Mélodie !

Portrait de Anonyme Gilles. V.01.07.2013

Saint-Augustin et le péché originel, et pas un mot sur les "Confessions"? C'est pourtant là que se trouve le nœud du problème, il me semble:

"D’où vient ce prodige ? quelle en est la cause ? Faites luire votre miséricorde ! que j’interroge ces mystères de vengeance, et qu’ils me répondent ! que je pénètre cette nuit de tribulation qui couvre les fils d’Adam ! D’où vient, pourquoi ce prodige ? L’esprit commande au corps ; il est obéi ; l’esprit se commande, et il se résiste. L’esprit commande à la main de se mouvoir, et l’agile docilité de l’organe nous laisse à peine distinguer le maître de l’esclave ; et l’esprit est esprit, la main est corps. L’esprit commande de vouloir à l’esprit, à lui-même, et il n’obéit pas. D’où vient ce prodige ? la cause ? Celui-là, dis-je, se commande de vouloir, qui ne commanderait s’il ne voulait ; et ce qu’il commande ne se fait pas !

Mais il ne veut qu’à demi ; donc, il ne commande qu’à demi. Car, tant il veut, tant il commande ; et tant il est désobéi, tant il ne veut pas. Si la volonté dit : Sois la volonté ! autrement : que je sois ! Elle n’est pas entière dans son commandement, et partant elle n’est pas obéie ; car si elle était entière, elle ne se commanderait pas d’être, elle serait déjà. Ce n’est donc pas un prodige que cette volonté partagée, qui est et n’est pas ; c’est la faiblesse de l’esprit malade, qui, soulevé par la main de la vérité, ne se relève qu’à demi, et retombe de tout le poids de l’habitude. Et il n’existe ainsi deux volontés que parce qu’il en est toujours une incomplète, et que ce qui manque à l’une s’ajoute à l’autre." (Livre VIII, chapitre 9)

Portrait de Anonyme Kercoz01.07.2013

Il est un biais sociologique qui évite l' ornière mystique et surtout religieuse :
On peut soutenir la thèse que le religieux ne fait que très tardivement investir les "RITES " anciens ...Rites ds le sens restreint de rituel inconscient (Goffman /K.Lorenz/Bourdieu).récupération intéressée comme "lieu de pouvoir"
Ces "rites" étant les outils inhibiteurs de l' agressivité intra-spécifique , ...outils nécessaires pour la socialisation de l' espece .
Un argument soutenant cette thèse : toutes les "règles" religieuses ou morales sont des injonctions correctives : "TU NE .....PAS" ...ce qui confirme la nécessité d' hinibition d' un instinct agressif ...Curieusement la seule injonction positive etant :" tu aimeras ton prochain ..comme toi meme" ....( le prochain n' étant pas forcément n' importe qui !) ..l' on pense de suite a la "face sacrée" de Goffman ....sanctuaire et dernier refuge de l' agressivité ...
( Mais que diable cherchent ils au ciel tous ces aveugles ?)

Portrait de Anonyme Alain M. 01.07.2013

"Alors d’où vient la culpabilité ? Est-elle la source du mal, ou sa manifes-tation ?" Elle est les DEUX! Dieu, EN SE CONTRACTANT, a produit le MAL,mais, s'il ne s'était pas contracté, le Mal ne se serait pas manifesté, ne serait pas apparu!,... mais l'homme n'aurait pas non plus pu, EN SE DECONTRACTANT, œuvrer à son SALUT! Donc la culpabilité est à la fois la SOURCE du Mal et sa MANIFESTATION!...

Portrait de Anonyme Alain M. 01.07.2013

"Que nous dit cette disposition de l’homme à se sentir coupable ?" Qu'en vérité il n'est PAS COUPABLE!, puisqu'il est FAUTIF d'avoir commis une FAUTE qu'il n'a JAMAIS COMMISE!...

Portrait de EB EB01.07.2013

Excellente émission, à nouveau, mais bon dieu comment se débarrasser de ce sentiment aussi négatif que vain...

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.01.07.2013

A supposer que vous parliez de "la culpabilité"... A tout considérer, je ne suis pas certaine qu'il faille à tout prix se débarrasser de la culpabilité, cette dernière doit avoir sa fonction positive quelque part, non ? Faut voir !!
Jeanne R.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.01.07.2013

En retour, nous - les fidèles pécheurs - ne nous sentons pas coupables de penser du mal d'un vil "ANONYME" qui n'a d'autre commentaire que celui de sa foi en la médisance.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Roche01.07.2013

Pour moi le péché est avant tout un refus de rendre au Père l'amour qu'il nous a donné,et qu'il nous donne sans relache. C'est se détourner de lui,et faire des choses qui lui déplaisent.Vis à vis de lui nous sommes comme de tout petits enfants qui,au lieu de vouloir faire plaisir à leurs parents, se détournent d'eux ! Le fait de codifier ces refus sous forme de péchés plus ou moins importants me laisse perplexe !

Portrait de Anonyme Rodriguez01.07.2013

GAPENNE Pierre01.07.2013
Si la philosophie se mesurait à l'aune de la religion il y a longtemps que l'homme serait sauvé.
Peut-on parer de l'aura philosophique le limbe St Augustinien? La théologie mène à tout!
Vous êtes bien dur avec les laïcs qui vous laissent professer, confesser...
A contrario de vos pareils qui ont eu la dent dure envers tout ce qui ressemble à la philosophie, vous lancez les anathèmes comme de juste!

Brouillons, Brouillons
Les idées
Les profiturpitodésireurs
Les ramasserons.

Portrait de Anonyme luroluro01.07.2013

Extrait des origines du mal une histoire du péché originel Georges Minois. Fayard, 2002
[ …] Jusqu’à la fin du IVe siècle, les chrétiens ont avancé des opinions contradictoires sur la culpabilité d’Adam et Ève et sur l’impact de ce péché (le mal est alors souvent expliqué par l’action du Diable). Augustin d’Hippone (St Augustin), un évêque africain obsédé par le problème du mal, est l’inventeur de l’expression « péché originel » et le grand artisan d’une lecture littérale du récit de la Chute. Il organise des conciles à Carthage, qui aboutissent à l’affirmation de la doctrine du péché originel par le pape en 418. Á partir de ce moment, le problème est réglé pour l’Église. Simplement les théologiens consacreront une énergie considérable à comprendre, à expliquer et à justifier une idée qui paraîtra, au fil des siècles, de plus en plus incompréhensible et même scandaleuse : Dieu, tout-puissant et infiniment bon, a condamné sans pitié l’humanité entière à d’injustes souffrances, par la faute de ses deux premières créatures et n’a accepté de pardonner que parce que son Fils bien-aimé a subi un supplice effroyable. Au XVIe siècle, l’interprétation du récit de la Chute devient une « pomme » de discorde entre catholiques et protestants. C’est alors que l’Église romaine veut en quelque sorte clôturer le procès d’Adam. Aussi le concile de Trente fait-il du péché originel un dogme. Désormais tout catholique qui refuse le caractère historique du récit biblique est hérétique et encourt l’anathème. Autres dogmes du même concile : tous les hommes — à l’exception de la mère du Christ, « l’Immaculée Conception » - héritent du péché originel et doivent être baptisés pour qu’il soit effacé. Les enfants sans baptême ne peuvent aller au ciel. Leur âme va dans un endroit déjà imaginé par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle : les limbes. L’Église s’interdit de revenir sur les dogmes qu’elle a proclamés et ne peut donc faire autrement, aujourd’hui, que de continuer à affirmer, comme « vérités essentielles de la foi », le caractère historique du péché d’Adam et le rachat de ce péché par le supplice du Christ. […]
G. Minois montre que, tout au long de l’histoire du christianisme, des auteurs ont imaginé des interprétations symboliques du récit biblique : par exemple Pélage au IVe siècle ou Lamenais au XIXe. Ces conceptions ont été systématiquement refusées par l’Autorité catholique et les protestants fondamentalistes. L’énoncé de ces conceptions valait à leurs auteurs l’excommunication de l’Église et autres sanctions (à commencer par Pélage, qui fut expulsé de Rome et dont les biens furent confisqués). […].
L’ouvrage de Minois fait voyager à travers toute l’histoire de la culture chrétienne. En effet, la doctrine du péché originel a façonné l’image occidentale de l’homme. Elle a alimenté la culpabilisation du plaisir sexuel (pour beaucoup de théologiens, Adam et Ève ont commis le péché de la chair), mais aussi de la désobéissance et même de la connaissance scientifique. Elle a justifié l’ordre social (l’homme étant foncièrement incliné au mal, il faut de la violence pour maintenir l’ordre) et la misogynie – Paul de Tarse (St Paul) a affirmé que « ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression ». Le péché originel n’a pas seulement occupé les théologiens, il a été l’objet de réflexion pour de nombreux philosophes : Pascal, Leibniz, Kant, Hegel... Au XVIIIe siècle, il est devenu la cible privilégiée des rationalistes. Au XIXe, Adam sera « tué » par le darwinisme. Les chrétiens qui accepteront la théorie de l’évolution en maintenant l’Adam historique devront se livrer à des contorsions intellectuelles qui aboutiront à la doctrine actuelle de l’Église : le corps est « tiré d’une matière déjà existante et vivante », mais chaque « âme » est créée par Dieu. [ …]
Lien : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1057
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme luroluro01.07.2013

Extrait de l Encyclopedia Universalis
(Passage de l’introduction sur le péché originel)
[… Le terme de péché originel a été créé par saint Augustin, probablement en 397, pour désigner l'état de péché dans lequel se trouve tout homme du fait de son origine à partir d'une race pécheresse ; et, ultérieurement, il a été étendu au péché d'Adam, premier père de l'humanité. La doctrine du péché originel, dont le germe est contenu dans les Écritures juives et chrétiennes, puis dans les œuvres des anciens écrivains chrétiens, a provoqué de siècle en siècle d'innombrables spéculations. Il importe de noter d'abord qu'il s'agit d'un cas particulier des doctrines philosophiques ou religieuses destinées à expliquer l'origine du mal. Dans d'autres systèmes de pensée, qu'il s'agisse de mythes, comme chez les primitifs, ou de philosophies élaborées, le mal est antérieur à l'homme ; il vient d'un principe mauvais s'opposant à un dieu bon, d'une faute commise par un dieu et perturbant l'œuvre des autres dieux, ou de l'intervention d'anges pécheurs enseignant aux hommes les arts pervers de la civilisation, ou encore de la chute des âmes, ayant péché avant leur existence dans le monde et étant « tombées » dans le corps par l'effet d'un châtiment ou par libre choix. Dans la pensée existentialiste, l'absence de transcendance fonde la tragédie de l'existence. Dans les systèmes idéalistes allemands, le mal est un moment dialectique dans le développement du bien….]

Lien : http://www.universalis.fr/encyclopedie/peche-originel/

Le péché originel dans la pensée patristique.
Lien : http://www.patristique.org/sites/patristique.org/IMG/pdf/69_xv_1_2_07.pdf :

Saint Augustin trop pessimiste :
http://www.lavie.fr/archives/2007/06/14/le-peche-originel-saint-augustin...
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme Anonyme01.07.2013

Qu'une radio publique théoriquement destinée à répandre la culture prostitue son antenne, tous les dimanches matins, aux charlatans de tout acabit est déjà désolant. Mais qu'une émission en principe consacrée à la philosophie soit de plus en plus fréquemment polluée par des curés étriqués débitant, sans recevoir aucune contradiction, leur catéchisme ringard, ressassé et vide d'intérêt est choquant. J'espère que Mme Van Reeth est payée par les éditeurs de ses protégés bigots et non par nos impôts. Il serait plus honnête qu'elle se fasse embaucher par Radio Notre-Dame. La direction de France-Culture devrait se préoccuper de son invasion par la sottise bondieusarde.

Portrait de Anonyme Stephane5902.07.2013

Je comprends votre courroux,mais vouloir exclure toute référence religieuse du débat public, social et politique fait montre d'une intolérance peu recevable.
Bien sûr l'histoire de l'Eglise ne s'est pas écrite sur une belle page blanche et les horreurs faites au nom de Dieu sont difficilement pardonnables.
Dans le débat actuel où l'on ressent une montée progressive de l'intransigeance des religieux fondamentalistes, tentons d'éviter d'en rajouter. L'Eglise actuelle n'est pas parfaite mais se donne pour tâche d'éclairer les consciences dans un monde difficle et dont les repères fondamentaux semblent systématiquement être mis en cause.
Unde argumentation bien fondée est utile pour enrichir le débat de la part des personnes qui sont hostiles à l'Eglise; chacun ne pourra que s'en ressentir grandi.
Bien fraternellement.

Portrait de Anonyme Éric Guéguen01.07.2013

Je ne voudrais pas "tirer sur l'ambulance", d'autant plus que je n'ai pas ENCORE écouté l'émission, mais une personne qui signe ici de son nom obtient toujours de ma part une oreille plus attentive qu'un "Anonyme".
Sur le fond, je pense que ce qui fera toujours la force incontestable du philosophe, c'est de se faire quelque peu scientifique face au religieux... et quelque peu religieux face au scientifique.

Portrait de Anonyme GH01.07.2013

Tout à fait d'accord avec Pierre Gapenne. Il est scientifiquement reconnu qu'un peu de philosophie nous éloigne des élucubrations et des inepties mais qu'une bonne dose de métaphysique jargonnante et enfumante nous y replonge. Je ne vois pas pourquoi cet Anonyme laïcard (bien dit, Pierre Garenne !) récrimine tant. Et si ça leur plaît, auxc auditeurs des Nouveaux Chemins, de se donner ainsi la confortable illusion de penser librement, M. Anonyme ? Si ça leur plaît ? Qu'avez-vous à dire là contre ? Ne voyez-vous donc pas dans quel sens souffle le vent de l'Histoire depuis quelques décennies ? Allez râler ailleurs, M. Anonyme ! Ici vous êtes sur les territoires perdus de la rélfexion et vous n'y êtes pas le bienvenu (comme vous voyez). Ici, au nom du paradoxe-roi, votre rejet du dogmatisme religieux sera (sans rire) qualifier de dogmatisme laïcard par les tenants coalisés de tous les dogmatismes et de leurs satellites.

Portrait de Anonyme GAPENNE Pierre01.07.2013

Bonjour : c'est sans doute toute honte bue que ces anonymes dogmatiques laïcards, se proposent de nous convertir à leurs intempérances. Un peu de philosophie nous éloigne de la religion, beaucoup de philosophie, noue en rapproche. Refouler le théologico-politique, non seulement, ne nous libère de rien mais nous expose aux scientismes positivistes... Penser le mal, surtout avec Bunuel, est salutaire...

Portrait de Anonyme luroluro01.07.2013

Comment aborder la culpabilité au regard de la religion chrétienne (et des trois religions du livre) ?

La grâce est le don de Dieu qui vient par amour au devant de l'homme qui, créé libre, peut refuser ce don. Mais plus encore, Dieu n'aurait pu exercer ses attributs de miséricorde et de Clémence si les hommes n'avaient pas pêché. Dans le dessein de Dieu, l'homme devait nécessairement pêcher, s’éloigner de lui. Toutefois, le modalités de cet éloignement n’étaient pas fixées par Dieu. « Bienheureuse faute qui nous a valu le secours de Dieu » a écrit Saint Augustin. Dieu nous incite à revenir à lui par l’effet de sa grâce. » L’homme n’a aucun mérite. « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ».

Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme Anne Scotté01.07.2013

Dans l'émission du 01/07, vous avez illustré la notion de péché originel avec la chanson "strange fruit" de Billie Holiday. Le "strange fruit" dont il est question ne concerne pas le fruit de l'arbre de la connaissance - contrairement au commentaire que vous en faites - mais le corps d'un noir pendu à un arbre, cette chanson dénonçant le lynchage pratiqué dans le sud des Etats-Unis à cette époque.
Rendons-donc à César ce qui est à César et à Billie ce qui est à Billie !
Très cordialement.
AS

Portrait de Anonyme Dubet29.06.2013

"Saint Augustin" s'écrit sans tiret en français et sans majuscule à "saint" (excepté en début de phrase), sauf à vouloir parler d'une charmante commune de la Creuse, mais je doute que cette dernière y soit pour quoi que ce soit dans la notion de péché originel... Cordialement.

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