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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

La culpabilité (2/4) : psychanalyse du crime 10

02.07.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Somany Na

Lectures : Georges Claisse

 

Deuxième temps de notre semaine sur la culpabilité, du péché originel, hier, à la possibilité du pardon, jeudi, avec mercredi, la question de la culpabilité juridique et la difficile proportion entre la nature du crime et l’ampleur de la peine, mais avant cela, aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir le psychanalyste Paul-Laurent Assoun qui vient tenter de déceler le mystère du passage à l’acte, où ce qui fait que  tous les coupables ne sont pas des criminels devant la justice. D’où vient le désir, ou la nécessité, de franchir le seuil qui sépare le fantasme du meurtre effectif ? Comment expliquer que le crime puisse être parfois vécu comme un soulagement de la part de celui qui le commet ?  Et enfin comment rendre compte de ce sentiment de culpabilité présent chez tous ceux qui pourtant, ne sont pas des criminels ? Comme le disait Lacan, ce n’est pas le mal, mais le bien qui engendre la culpabilité.

 

Paul-Laurent Assoun MC © Radio France

Références musicales:

- Luis Bacalov, Second Kill

- Thomas Fersen, Monsieur

 

Extraits:

- La Maison du Docteur Edwards (Hitchcok, 1945)

- La cérémonie (Claude Chabrol, 1995)

- Richard III de William Shakespeare, pièce radiophonique diffusée le 18 novembre 1964 sur France Culture (reéalisation: Henri Soubeyran)

 

Invité(s) :
Paul-Laurent Assoun, psychanalyste, professeur à l'université de Paris VII, et membre de l'UMR CNRS psychanalyse et pratiques sociales.

Thème(s) : Idées| Philosophie

Document(s)

10 commentaires

Portrait de Anonyme Roert03.07.2013

Belle émission merci. Belle clarté de l'exposé d'Assoun, n'en déplaise aux grincheux qui se donnent rendez-vous sur tous les forums pour tirer à vue sur la psychanalyse et ne viennent que radoter leur crasse incompréhension comme "Louise" qui ignore le béaba en parlant de "ritournelles théoriques" alors que la psychanalyse n'existe qu'à partir d'une pratique où l'analysant et l'analyste remettent toujours sur le métier, c'est bien pourquoi la psychanalyse n'est pas un bloc figé ou l'expression de délires scientistes, comme par exemple le DSM 5 en est la plus flagrante expression, mais un work in progress, il n'y a de psychanalyse que vivante, elle honore la vie, et la vie est son mouvement tant pis pour ses ennemis qui ne pensent qu'à la mort, qui ne veulent que la tuer qui ne veulent rien savoir, rien savoir de ce qui les « titille » intimement et provoque leur insatiable hostilité, hostilité envers eux-mêmes. Il n’y a pas pire mensonge que ceux que l’on se fait à soi, la voix de la raison est basse, elle rencontre sans cesse la bassesse mais elle poursuit son chemin car tel est son tropisme.

Portrait de Anonyme ignace02.07.2013

J'ai rarement entendu exposé aussi humble et lumineux!
Par contre lui font pendant des commentaires si ombrageux et si fièrement ignorants ... Quelle merveille que l'imprécation et la certitude ... puisqu'on n'a pas besoin ici de prouver quoi que ce soit d'autre... que soi!

Portrait de Anonyme luroluro02.07.2013

REFLEXIONS PATAPHYSIQUES SUR L’INFERNALE ET INEVITABLE CULPABILITE
Nous sommes tous des coupables.
Nous avons tous voulu tuer notre papa.
Aujourd’hui j’avais envie « d’étrangler une vieille dame qui était au guichet de la banque et qui a provoqué une attente de 20 longues minutes.
Vite, il faut que j’aille consulter mon psychiatre qui me fera attendre une heure dans sa salle d’attente pour qu’il m’explique les raisons funestes de cette impatience.
En outre, je pense que ces émotions psychiques font naître des formes pensées qui se regroupent au plan collectif et qui retombent sur un individu poussé à commettre un crime qu’il ne s’explique pas.
Ainsi sommes-nous tous coupables. Le Père UBU et la Mère UBU avaient bien raison de vouloir faire enfermer tous leurs sujets …
Allons tous avouer nos turpitudes et battons notre coulpe, misérables coupables que nous sommes de crimes intentionnels frustrés de leur accomplissement et de nos meilleures intentions qui sont toujours suspectes …
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme luroluro02.07.2013

REFLEXIONS PATAPHYSIQUES SUR L’INFERNALE ET INEVITABLE CULPABILITE
Nous sommes tous des coupables.
Nous avons tous voulu tuer notre papa.
Aujourd’hui j’avais envie « d’étrangler une vieille dame qui était au guichet de la banque et qui a provoqué une attente de 20 longues minutes.
Vite, il faut que j’aille consulter mon psychiatre qui me fera attendre une heure dans sa salle d’attente pour qu’il m’explique les raisons funestes de cette impatience.
En outre, je pense que ces émotions psychiques font naître des formes pensées qui se regroupent au plan collectif et qui retombent sur un individu poussé à commettre un crime qu’il ne s’explique pas.
Ainsi sommes-nous tous coupables. Le Père UBU et la Mère UBU avaient bien raison de vouloir faire enfermer tous leurs sujets …
Allons tous avouer nos turpitudes et battons notre coulpe, misérables coupables que nous sommes de crimes intentionnels frustrés de leur accomplissement et de nos meilleures intentions qui sont toujours suspectes …
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme louise02.07.2013

Oui, cette émission avec M. ASSOUN constitue une mise à jour de la vieille psychanalyse: toujours les mêmes ritournelles théoriques de Freud... et Lacan, petites cases où il faut faire rentrer, bien ordonnés, les phénomènes humains. A quand l'humilité exposée du psychanalyste, énonçant les raisons de son soutien inconditionnel à un dogme.

Portrait de Anonyme Anonyme05.07.2013

Le psychanalyste justement laisse le sujet créer sa case...
il écoute et tente de cerner la case de chacun de ses patients...
Il suppose du savoir au sujet qui vient le voir et tente avec lui de le mettre en lumière. Ce dont vous parlez est la psychiatrie américaine ou la psychologie comportementale mais jamais la psychanalyse.

Portrait de Anonyme ignace02.07.2013

J'ai rarement entendu exposé aussi humble et lumineux!
Par contre lui font pendant des commentaires si ombrageux et si fièrement ignorants ... Quelle merveille l'imprécation et la certitude ... puisqu'on n'a pas besoin de prouver quoi que ce soit d'autre que soi!

Portrait de Anonyme Rodriguez02.07.2013

Faut-il mettre en cause Freud?
Ou l'art oratoire de démontreurs de l'impossible, rhéteurs endimanchés de la semaine des 4 jeudi qui se la coule douce en prouvant / A + B que le noir est blanc & inversement.
Généralités généralisantes passe partout de passe murailles à la sauce passe moi le sel.
A tel point que lorsqu'un généraliste oriente un patient vers une consultation psychanalytique, il produit un phénomène de culpabilisation au delà de toute mesure & de refus catégorique...
A part ça? tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de la poncitelpensée...

Portrait de Anonyme Kercoz02.07.2013

Peut on analyse le "crime" par l' étude de cas extra-ordinaires ?
L' interactionnisme mise en avant l' autre jour, chercherait les invariants du crime "ordinaire" ...et dirait que les assises sont pleines de gens qui ont préféré de perdre la liberté que de "perdre la face" .
Ce qui permet de retourner le problème vers la société et meme vers la structure de celle ci que l' on a bouleversé et , ce faisant bouleversé les interactions et le "rites" .

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE02.07.2013

Vous vous êtes demandé hier "mais d'où vient la culpabilité ?", mais justement, psychanalytiquement parlant, cela est écrit au début du mot même qui le définit : c u l (la cul-pabilité vient du mot "cul", toute histoire de cul est "coupable" aux "yeux" (si je puis dire) de la spiritualité... qui pense sain ne songe pas aux seins d'Eve ou d'Adam ni de Jonathan, d'ailleurs, en ce siècle-ci... Cul : péché originel. Voyez la pomme comme en dessine bien la honte du fessu tout nu, la forme des fesses, bien oui, non ?.. Sans "cul", l'humanité ne se sent plus pris sur le fait d'une "cul"pabilité... Présence du mal en soi.

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