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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

La parenté (1/4): de Lévi-Strauss au mariage pour tous, approche anthropologique 17

22.04.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Somany Na

Lectures : Clément Bondu

 

Claude Lévi-Strauss 

S’il n’y a pas d’humanité sans langage, il n’y a pas non plus de société sans parenté. Mais que veut dire être parent ? Le terme s’applique autant à deux êtres qui viennent de donner naissance à un enfant, qu’à deux cousines dont on dit qu’elles sont unies par un lien de parenté. Mais du couple à la famille, aucune de ces deux directions ne conduit à une définition claire de la parenté. D’un côté,  deux personnes qui adoptent un enfant deviennent parents alors qu’aucun lien sanguin ne les unit à leur enfant.  De l’autre, s’il faut avoir des ancêtres communs pour pouvoir parler de lien de parenté entre deux personnes, alors en toute logique, nous sommes tous parents, puisque tous les hommes et les femmes de cette planète sont consanguins à un degré quelconque.

La parenté n’est donc pas un état de fait biologique, elle est issue d’une volonté, celle d’organiser, de structurer la société humaine en créant des liens et des limites.  Des liens, qui font d’une origine commune: - le sang, le cœur ou le lait, un ensemble délimité par les personnes qui nous sont proches. Des limites, car cet ensemble dessine aussi un dehors, un extérieur. La parenté, c’est le « nous » qui définit un « autre que nous », eux, elles,  peu importe, du moment que ce n’est pas nous. L’identité ne serait rien sans altérité.

            Mais voilà, parce qu’elle est une structure,  la parenté devrait être inébranlable, modifiable, mais inquestionnée. Or quel est son fondement ? D’où vient que la prohibition de l’inceste soit quasiment universellement reconnue comme règle fondatrice de toute société humaine ? Comment justifier que certaines formes de parenté seraient plus légitimes que d’autres ? Et que faire des affinités électives qui font fi de la biologie et font de la parenté une question de goût et de caractère ?

Laurent Barry MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Félix Mendelssohn, Marche nuptiale

- Bruno Coulais, Berceuse

- Marvin Gaye et Kim Weston, It takes two

- George Gershwin, Come in sisters, come on brothers, opéra Porgy and Bess

 

Extraits:

-  Lévy-Strauss: entretien sur l'inceste (ORTF, 1970)

- Audition du philosophe Thibaud Collin ( Assemblée nationale, 13 décembre 2013)

- Audition de Christiane Taubira (Assemblée nationale 19/12/2013)

- Emission Zone interdite " Mes parents sont homosexuels, et moi dans tout ça" (27/01/2013)

 

 

 

 

Invité(s) :
Laurent Barry, enseignant chercheur, ethnologue (Laboratoire d'anthropologie sociale), maître de conférences à l'EHESS.

Thème(s) : Idées| Philosophie| Claude Lévi-Strauss

17 commentaires

Portrait de Anonyme Itzhak28.04.2013

Il faut reconnaître à l'invité une qualité, celle de répondre à des problèmes que personne n'a posés pour mieux éviter d'argumenter sur cœur de la question.

Concernant l'adoption par un couple homosexuel, qui a jamais prétendu que le problème était une reconnaissance de la parenté ? Personne n'a jamais remis en question l'adoption. Le problème central que l'invité s'est bien gardé d'évoquer est celui du statut de l'enfant qui devient un objet quand un couple homosexuel veut adopter. On peut refuser de voir le problème et passer outre avec mépris, mais c'est un fait.

Quant à Levi-Strauss, le prendre comme référence est vraiment un abus intellectuel. Aussi attaché qu'il était au donné, à la relation de l'homme à la nature, il est vraiment difficile de l'imaginer soutenir comme l'invité : "Pourquoi faudrait-il qu'un enfant ait une double origine bisexuée?"
C'est énorme.

Portrait de Anonyme Pflimlin der sheliyekh03.05.2013

Vous dites le "statut de l'enfant qui devient un objet quand un couple homosexuel veut adopter"
Et que devient alors un enfant adopté par un couple hétérosexuel ?

Portrait de Anonyme nicolas.geslot.27.04.2013

Bonjour, cette émission était intéressante mais trop de choses sont restées implicites. Ainsi, pourquoi l'auteur n'a t-il pas été plus précis en citant au moins un anthropologue qui conteste de façon argumentée l'idée très particulière de Lévi-Strauss selon laquelle c'est la nécessité de l'échange et donc de l'existence de la société qui explique l'universalité variable dans ses applications de la prohibition de l'inceste? Ainsi aussi, pourquoi n'a t-il pas été expliqué les motifs de l'arrêt du conseil constitutionnel rendant inconstitutionnel le délit d'inceste entre adultes? Est-ce seulement au nom de la liberté des personnes? Je trouverai intéressant que vous consacriez au moins une émission particulière à l'inceste sans vous limiter à sa dimension "anthropologique". Ma dernière remarque et question sera celle ci: Le débat fondamental de cette émission ne se réduit-il pas à cette question: L'homme dans sa dimension spécifiquement humaine n'est il pas davantage un être de nature sociale que de nature biologique ou naturelle? Levi-Strauss semble opter pour la première solution mais cela change t-il profondément les choses puisque qu'elle soit naturelle ou sociale l'idée d'une essence universelle de l'homme n'est pas vraiment questionnée.

Portrait de Anonyme Heitzmann23.04.2013

Un grand merci à Adèle Van Reeth pour ses excellentes émissions...

J'ai assisté aux matinées BAC philo à la librairie Kléber de Strasbourg, le 12 Avril: c'était passionnant.

Dommage seulement que d'avantage de publicité n'ait pas été faite sur place...

Mon fils qui est en Terminale à jean Sturm (le lycée le plus proche) n'était pas au courant.

Je suppose que la responsabilité en revient à la librairie...

Avec toute ma gratitude

Portrait de Anonyme doujdouj23.04.2013

D'autres sociétés humaines,existent,en Amazonie, les "Zoés",avec leurs "Potoros" au travers de leur bouche, ils sont parfaitement reconnaissables, au regard d'un reportage, (Arte) on peut admirer le bonheur qui exulte de leur corps (nus comme de vers),leur visages,comme ils sont Beaux! Le chef? le meilleur chasseur,marié avec deux femmes,l'on peut voire une femme mariée avec deux hommes ça a l'air de se passer bien. C'est sur des problèmes ils doivent avoir, et aussi sur, ils ont les capacités de les surpasser.
Je n'ai pas eu de père,aujourdhui a plus de soixante ans je le maudis. Qu'il aille en enfer, mérite t'il que des Leviatans Torquemedesques lui triturent ses organes a en hurler de désespoir et sans secours? mais non!Satanas ignorera cet spermatozoïde orphelin, ignoré ad vitam aeternan,Amen

Portrait de Anonyme Kercoz23.04.2013

Bonjour , merci de cette émission , qu' a mon avis , il faut complèter par l' écoute de :
http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-l-anti...
sur cette meme chaine
qq remarques personnelles :
la corrélation copulation -procréation n' etant pas évidente pour les premiers homminidés , la réference masculine du frere de la mere a initié la tradition matriarcale .
L. Strauss curieusement rejoint par B.de Jouvenel pose l' origine du patriarcat, du commerce et autres dérives structurelle par les "razzia de femmes" ( consécutives a des essais de polygamie des chefs dont l' activité plus proche de l' employé communal n' etait pas assez valorisée).....En effet il est difficile de confier l' enfant ( dont la relation a la copulation etait qd meme admise) a l' oncle puisque ennemi .
La cohabitation sur un meme lieu d' une structure matriarcale ( avec patriarche-roi) et d' une structure patriarcale ( aristocratie guerriere )nécessaire au premier groupe pour se défendre des répressions des voisins spoliés ....etc .
C'est là ,une thèse séduisante
On pourrait reprocher de se baser sur la réference aux "écarts" et a la variabilité des comportements de grecs ou romains .....pour nier l' existence d' invariants comportementaux ( rien de plus con qu' un portementeau!).....puisque ce sont des "civilisations" et donc des structures "dé-naturées", des structures centralisées hypertrophiées et donc traumatisantes pour l' individu et ses comportements .
A mon humble avis , pour trouver et utiliser des "invariants comportementaux transhistoriques", il faudrait plutot qu' aux philosophes , s'interesser aux sociologues ( E. Goffman me semble le plus pertinent) et aux ethologues ( K.LOrenz en est un autre) .

Portrait de Anonyme Flipflop 23.04.2013

Vouloir participer à un débat pseudo-philosophique hautement politisé, cela n'en vaut peut-être pas la peine! Le problème philosophique véritable n'est même pas posé! Vouloir poser un problème philosophique à partir de l'anthro-pologie culturelle, c'est tout simplement prendre les gens pour des imbéci-les! C'est pas parce qu'on vit différemment dans certaines cultures que cela justifie le moins du monde les déviations et écarts de conduite de certains individus dans notre culture! Chez les Indiens d'Amazonie il n'y a pas de feux rouges (tout simplement parce qu'il n'y a pas de voitures!)! C'est pas pour cela que c'est bien de brûler les feux rouges chez nous! On compare ce qui n'est pas comparable et on transpose des coutumes hors de leur cadre cul-turel dans notre cadre culturel, sans tenir compte de l’originalité et de la spécificité de notre culture! Les ficelles qu'on utilise pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes sont trop grosses pour qu'il vaille la peine de les dénoncer! Mais parfois on se demande vraiment dans quel mon-de nous vivons et si, comme le dit Maxime le Forestier dans une de ses chan-sons, nous n'avons pas tout simplement à faire à une bande de « fous », de fous d’autant plus redoutables qu’ils se croient « sages » !...

Portrait de Anonyme Gabriel24.04.2013

Votre très pertinente contribution me fait penser à cette citation de Claude Lévi-Strauss que j'ai découverte récemment (dans cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=95mmr0k5T7s ) :
« On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite, alors qu'elle est faite d'habitudes, d'usages, et que, en broyant ceci sous la meule de la Raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l'état d'atomes interchangeables et anonymes.
La liberté veritable ne peut avoir qu'un contenu concret. »
Et cette autre, de Claude Lévi-Strauss également :
« Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour propre. »

Portrait de Anonyme Carsenat. Danièle22.04.2013

Il n'y a pas droitisation de France culture, son idéologie l'aveugle, bien au contraire ....
Cette émission était passionnante justement parce qu'elle s(efforçaient de décoller les étiquettes!!
Danièle

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.22.04.2013

Chercher le terme exact pour le couple homosexuel sans crier... et dans la bouche de ces deux petits enfants interrogés, lesquels savent s'adapter au mieux, étaient vraiment délicieux à entendre : "Homo-excluel" ou "homosexué" !!

Puisque que l'institution du mariage a changé de forme... passant de l'intérêt (ou mariage arrangé, visant à protéger les enfants du couple) au mariage d'amour..., reste aux modernes à s'adapter, sinon pourquoi avoir changé sa nature ?

Le mariage légiféré rend-il plus fort ou plus solide l'amour que deux personnes se portent, d'autant que les enfants de l'amour n'ont pas besoin de décret pour sentir dans leur chair l'amour d'une union réussie ? Qui plus est, l'amour que l'on porte à nos propres enfants reste une valeur sûre contrairement à une loi mal pensée.
Il n'empêche, sans parler que l'amour n'a pas de sexe, le mariage n'est-il pas avant tout de l'ordre de l'intime, sous-entendu qu'il ne regarde que ceux qui veulent y participer, surtout qu'aujourd'hui le choix d'un partenaire est bien une liberté première.

Certes, d'un autre côté j'en conviens, il est fort difficile voire impossible d'arrêter de tout politiser.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Pascale Hédoin22.04.2013

Merci pour cette émission intéressante et salutaire
en ces temps où la nostalgie passionnelle
de la fiction papa, maman, la bonne et le petit mitron
se déchaîne çà et là avec force vociférations furibardes.
Entendre en contrepoint la parole de Claude Lévi-Strauss est toujours un plaisir.
Un petit complément nécessaire :

L'audition de Jacques-Alain Miller devant la commission des lois du Sénat sur le Mariage pour tous est en ligne
Son propos liminaire et les questions/réponses en dessous :
http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video17031.html

__._,_.___

Portrait de Anonyme Bourreau22.04.2013

Bonjour,
Pourquoi pas un mariage à trois, institutionnaliser ainsi le ménage à trois de Feydeau, le triangle amoureux de René Girard?
Plus de jalousie, cet affect torturant.
Bien à vous.
Jean Bourreau.

Portrait de Anonyme alex22.04.2013

Bonjour!
Votre émission est fort intéressante, et vos interventions toujours pertinentes. Je vous aime beaucoup. Mais quand les invités ne sont pas intéressants, leur intelligence devient insupportable.
Votre invité du lundi a magnifiquement parlé, mais je n'ai jamais compris pourquoi, comment, la conclusion logique à ses arguments qui semblait s'imposer à lui était celle de la légalisation du mariage, de l'instauration d'une norme, de le prolongement d'une institution, et non, justement, un positionnement vers leur abolition, ou à tout le moins, leur survivance en tant qu'option, car il me semble que la critique de ce qui est "normé", ne serait-ce simplement que par le regard analytique qu'on est capable de poser dessus, doive conduire à plus de déconstruction, et moins de légitimation, sinon, quelle valeur apporter à ce qui est et doit être de nouveau construit? Ce qui est normé, construit (je ne sais pas comment dire), n'est pas issu d'un pur arbitraire, et ne peut fonctionner que parce qu'on en a oublier les origines. Si ce qui est normé aujourd'hui, se fait au nom du fait que tout fut normé jadis dans ce qui faisait la spécificité humaine, alors seulement aujourd'hui peut-on accoler l'étiquette de factice à ce qui se construit. J'ai longtemps, je le confesse, de manière très partisanne, moquer le mariage et l'institution. Ce qui me surprend aujourd'hui, c'est que ceux, assez nombreux tout de même (je ne suis pas d'une vieille génération), qui partageaient cette opinion, se retrouvent quasiment tous à célébrer la nouvelle loi, et comble de malheur pour moi (il y a pire tout de même), me poussent à me retrouver, non pour les mêmes raisons, du côté des opposants.
Je pense en effet que l'égalité refusée de fait aux homosexuels n'étaient pas ne pas pouvoir se marier, MAIS de ne pas bénéficier des mêmes avantages financiers et autres des couples mariés. Différence énorme. Et l'idée que c'est la gauche qui ait pu instituer le mariage me parait encore plus absurde, ironique, elle qui avait, dans un élan rare, créé (le terme est important) la pacs, c-à-d une NOUVELLE possibilité d'union, concurrente du sacro-saint mariage.
Vous m'en voudrez p-e d'écrire sur ce forum mes opinions, mais vos invités le font à votre émission, et ça, c'est beaucoup plus honteux. Les anthropologues sont des êtres merveilleux pour suspendre leurs jugements quand ils parlent des sociétés anciennes, où les institutions, aussi rigides qu'elles fussent, trouvent une justification pour expliquer l'ordonnance du monde et la complexité de leur organisation sociale; par contre, pour la leur, plus de distance, et ils s'autorisent de leur discours pour appuyer leurs opinions. Il me semble pourtant que notre société mérite le même traitement. Elle est complexe, n'est n'est pas bonne ou mauvaise. Nous devons, si nous passons pour un enseignant, un savant, vouloir instruire, pas convaincre. Votre invité du lundi n'était pas de ceux-là.
Enfin, il serait bien aussi d'être capable de critiquer l'adoption par les homosexuels, non en s'appuyant sur les arguments des opposants très attachés à la nature, mais pour d'autres raisons. On sait que ce qui prime, ce sont les droits des homosexuels, fort bien. Mais tout de même, ce n'est pas la même chose de modifier un "alinéa", de bousculer les "moeurs", de changer des "habitudes", bref, des choses abstraites, que d'utiliser comme expédient un être humain, un enfant en l'occurrence, pour conférer plus d'égalité. Le problème de la qualité de l'éducation n'est pas en jeux (qu'on ne me range surtout pas du côté de ceux-là!!), mais celui de la tyrannie de la loi, en ce sens qu'elle rend légitime, du moment qu'elle est énoncée, ce qui en soit pose un problème d'une autre nature (L'Allemagne et le Portugal, qui autorisent le mariage homosexuel, en ont semble-t-il tenu compte). La loi, je m'en suis toujours méfié, et j'ai toujours considéré que c'était une coincidence si elle m'était favorable. Mais quels seraient les arguements d'un défenseur de l'adoption, arguments qui ne fussent pas que ceux de l'égalité, la fraternité, le progrès, l'avancée, bref, des arguments politiques et populaires, mais... éthiques (c'est ça?)

Portrait de Anonyme promeneur48024.04.2013

A Alex :
Personnellement, je ne vous en veux pas du tout d'exprimer vos opinions ; ceci me semble d'autant plus légitime que je ne voudrais pas être moi-même privé de cette possibilité, avec la seule limite d'éviter l'injure et les déclarations haineuses.
Sur les vrais problèmes d'inégalité des couples homosexuels - si l'on met à part l'infertilité naturelle - je vous rejoins lorsque vous dites qu'ils sont très principalement d'ordre financier et patrimonial ; j'ajoute que pour y remédier, une autre loi (à présentation et conséquences "moins symboliques") eût donc été possible.
A propos de la "tyrannie de la loi", je ne comprends pas bien votre argument lorsque vous dites qu'elle "rend légitime, du moment qu'elle est énoncée, ce qui en soit pose un problème d'une autre nature". Je ne saisis pas bien la "nature" du problème posé : s'agit-il des enfants qui pourront être adoptés par des couples de personnes homosexuelles (ou l'un des membres de ces couples) ?.
Quant à la tyrannie de la loi, je respecte certes votre approche qui me semble pouvoir être qualifiée de "libertaire" au sens où elle implique, me semble-t-il, de considérer la structure étatique comme la source d'une "tyrannie" (plus ou moins limitée), mais je penche plutôt vers l'opinion selon laquelle la loi - à condition qu'elle soit le résultat d'un processus "démocratique" - libère souvent au contraire les individus en leur permettant de ne pas subir sans défense l'utilisation de la force - ou de l'astuce du type "escroquerie" - de la part de leurs concitoyens. En outre, concrètement, la loi qui vient d'être votée ne me paraît comporter aucun aspect tyrannique.

Portrait de Anonyme Flor22.04.2013

L'anthropologie apporte un éclairage fondamental et nécessaire sur les mécanismes des sociétés et de leur emprise/formalisation des comportements humains, ce qui ne s'assimile pas à l'humanisme. Ce que monsieur Barry restitue avec talent.
Toutefois, on ne saurait en rester à une représentation à mes yeux a-historique et a-topique, qui ne prendrait pas en compte d'autres dimensions et interrogations explorées par d'autres points de vue "scientifiques", conjecturaux :
- la domination à travers les mécanismes de pouvoir politique parmi lesquels le système patriarcal qui s'appuie sur l'échange des femmes (cf Levi-Strauss) ;
- la construction du sujet – adulte et enfant- largement analysée par la psychanalyse qui observe une conscience, un inconscient, et une aliénation intrinsèque à tout individu, qui fabriquent la société; autrement entre dire et faire, il y a un écart, une différence;
- la compréhension historique, philosophique, politique, économique du paradigme naturaliste qui façonne nos sociétés depuis Les Temps Modernes comme le montre brillamment Hannah Arendt, ou encore ses avatars, le pouvoir bio-politique, les technologies de pouvoir/savoir, leur constructions rhétoriques, explorés tout aussi magistralement par Michel Foucault.

Portrait de Anonyme joudiou22.04.2013

Cette émission devrait être rediffusée cette nuit ou une autre ou assez vite, tant lez cervelles françaises vont mal actuellement.

Les catho de gauche existent toujours : consulter des adresses comme la CCBF, Garrigues et Sentiers, le site de st merry CPHB,le site de la revue Golias, celui de témoignage chrétien, la revue d'ethique et de théologie morale des editions du cerf de mars 2013 (excellent article d'un philosophe intitulé "la reconnaissance du droit d'être homosexuel")

le débat dans l'Eglise catho se fait mais il n'est pas relayé dans les medias.

Au coeur de l'institution, c'est une autre affaire!

Je raccroche mes dernières lignes ici puisque vous donnez l'occasion de parler du mariage des homosexuels.

Et aussi ce matin, Jacques Julliard disait que les catho de gauche avaient disparu. Il est mal renseigné.

Portrait de Anonyme alain jugnon22.04.2013

Adèle van reeth n'avez-vous pas honte ? laisser passer le pire discours homophobe d'un thibaud colin (je le connais je l'ai publié et c'était le gourou philosophe de Sarkozy sur le thème de la religion), extrémiste notoire, catho fou de dieu, sans dire d'où il parle et le traitant de "philosophe" à l'époque de l'homophobie galopante et meurtrière sous peu... j'ai honte pour vous et pour une émission de philosophie !!!
il faut que cela cesse ! la droitisation extrême des ondes de France culture est une honte pour la philosophie française et pour la pensée en général !

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