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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

La parenté (4/4): Zola et le gène fou des Rougon-Macquart 4

25.04.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Somany Na

Lectures : Clément Bondu

 

Emile Zola 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier temps pour nous de notre semaine consacrée à la parenté, de la prohibition de l'inceste à la loi en faveur du mariage pour tous, lundi, de l'Oedipe à l'anti-oedipe mardi, et des airs de famille aux affinités électives, hier mercredi, aujourd'hui, départ en terre Rougon-Macquart, ou que reste-t-il d'une famille quand le nom cache une fêlure, l'héritage d'une lente succession des accidents nerveux et sanguins qui se déclarent dans une race, résultat de la rencontre entre une souche et un milieu, et dont le mouvement est celui de la sève qui anime l'arbre généalogique dont le tronc est science mais dont les racines et le feuillage sont tout entier littérature.

 

Henri Mitterand MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

références musicales:

- Chkrr, La mar roja

- Chkrr, De là-haut, version 1

- Debussy, Sonate en sol mineur, L 140

- Les négresses vertes, Famille heureuse

- Boris Vian, Je bois

 

 

Invité(s) :
Henri Mitterand, professeur émérite à la Sorbonne nouvelle et à l'Université Columbia de New York

Thème(s) : Idées| Philosophie| Emile Zola

4 commentaires

Portrait de Anonyme michel f.25.04.2013

Semaine d’autant plus motivante à l’écoute, du fait de son parallélisme avec les soubresauts de la loi sur le mariage… « Le dernier temps de notre semaine » comme dit Adèle était une conclusion de haut vol. Entre autres, l’émission m’a fait prendre conscience que je suis presque toujours très attentif et très réceptif aux commentaires oraux concernant les écrivains et leurs œuvres en regard des « introductions » écrites des rééditions (collection de poche en particulier) que je néglige (trop ?) souvent. Grand est mon plaisir à l’écoute des extraits de livres que vous lisez, comme ce fut le cas avec le portrait de Gilberte Swann brossé, il y a 2 jours ; esquisse (aux 2 sens du mot peut-être…) que j’eus du mal à retrouver puisqu’elle ne fut pas référencée avec précision dans votre page web. Après votre dialogue avec Henri Mitterand, qui n’aura pas été gagné par une envie tenace de lire ou relire les romans d’Emile Zola dont vous avez si doctement parlé ? Et les autres ! Je vais me répéter pour la vingtième fois peut-être en écrivant combien j’apprécie les plages musicales si originalement choisies, à condition qu’elles ne soient pas réduites à la fonction de fonds sonores ou shuntées sans vergogne et sous réserve que des références précises (titres, noms des interprètes, compositeurs et paroliers) figurent sur votre page web. Une fois encore ─mais, ce ne sera pas la dernière─ je vous remercie, vous Adèle (Capitaine au long cours) et votre équipage de nous inviter si ponctuellement à ces nouvelles croisières des connaissances (NCC), malheureusement toujours trop courtes.
michel f.
bnT2M

Portrait de Anonyme Francesca C.25.04.2013

Merci pour vos émissions, mais je suis étonnée par votre invité. Pour quelle raison raconte-t-il la fin de chaque livre qu'il commente ? Ignore-t-il le soin qu'avait Zola de ménager des surprises à ses lecteurs ? (Zola a même écrit des feuilletons, comme "les mystères de Marseille")

Croit-il aimer cet auteur alors qu'il détruit en une phrase le travail d'une année ? A-t-il conservé (à son âge) une habitude d'étudiant qui veut toujours signaler à son examinateur qu'il a bien lui le bouquin au programme ?
Ou veut-il juste dégoûter les lecteurs éventuels qui n'auront plus aucune surprise ?

A moins qu'il soit dépourvu d'imagination au point de ne pas imaginer la forme d'imagination nécessaire à l'élaboration d'un roman... certaines personnes, ainsi, sont si peu imaginatives qu'elles n'imaginent que l'imagination existe...

Francesca C.

Portrait de Anonyme rené wenger25.04.2013

Ah ! en ces temps où l’on jette par dessus bord les liens si précieux de la filiation, il fait bon de se souvenir de l’esprit, des talents, des sentiments et de l’histoire familiale, de la longue chaîne des générations.
De mon ascendance directe sont sortis des humanistes, deux Prix Nobel, un membre de l’Académie française, un membre de l’Institut, de grands artistes peintres, le maître d’hôtel des Poincaré et d'innombrables et talentueux personnages,g sans oublier la douce et bonne influence des mères. L’une de ces lignées remonte à environ 100 av. J.-C ! J'ai passé 25 années à remonter les lignées d'ancêtres et j'en garde des expériences et des sentiments inoubliables, un pressentiment des liens éternels me reliant à eux.

Voici une lettre de l’une d’elles qui trace l’esprit que je ressentais souvent au milieu de ces êtres chers :

«  Monsieur,i
Une indisposition et de nombreuses occupations m’ont empêchée de répondre plus tôt à la demande que vous m’avez faite. Mon frère, M. Drölling, m’avait promis de vous envoyer ma notice avec la sienne ; mais puisqu’il ne l’a pas fait, je m’empresse de réparer ce retard involontaire.
Je suis née en 1797, au mois de mai, à Paris, fille de Martin Drölling, peintre, et d’Elisabeth Belot, son épouse. Je me nomme Louise-Adéone Drölling, mariée en 1819, à M. Pagnierre, architecte, veuve en août 1822, remariée, en juin 1826, avec M. Joubert, (directeur de l’octroi).
J’ai perdu un enfant du premier mariage, j’en ai un du second qui est une fille de quatre mois.
Mon père conçut de bonne heure des espérances sur mes dispositions naturelles et s’appliqua de tous ses efforts à me donner le goût de la peinture et des Beaux-Arts.
Malheureusement, je le perdis à l’âge où ses conseils me devenaient indispensables puisque déjà je commençais à composer sous ses yeux. J’avais 18 ans. Sa perte me jeta dans le découragement, la carrière des arts jusqu’alors si belle à mes yeux me sembla remplie de dégoûts et de difficultés jusqu’alors inconnus avec les conseils et les exemples d’un si grand maître et d’un si bon père. Je crus avoir perdu les moyens de jamais acquérir du talent. Il me répugna de lutter contre des convenances que mon éducation m’avait appris à respecter. Je me mariai, et bien que je ne me lassasse pas de travailler, ce ne fut vraiment qu’en 1823 que je commençai à me proposer un but et à persévérer. Rentrée chez mon frère, j’ai trouvé dans les conseils et les affections de cet excellent ami et le père que j’avais perdu et la sollicitude du meilleur des frères. Je dois à ses encouragements et à ses savants conseils ce que j’ai acquis depuis. Mes tableaux sont peu nombreux. Quelques uns ont fait partie de l’exposition de la société des Amis-des-Arts. Celui que j’ai mis au dernier Salon était un intérieur dans lequel une fille calquait à une croisée. Il m’a valu une médaille d’or et fait maintenant partie de la galerie de la duchesse de Berry. Les autres sont à l’exposition de cette année et représentent : I° Une religieuse regrettant le monde : 2° Une marchande de balais allemande comptant son argent, et 3° La souris prise, montrant une petite fille qui montre une souricière à son chat.
Voilà, Monsieur, tout ce que j’ai à vous dire de ma vie privée, je désire que cela vous soit utile, tout peu intéressant que cela me semble.
J’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre servante.
Louise-Adéone Joubert, née Drölling.»

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.25.04.2013

Zola et la famille ou Zola et les problèmes d'atavisme au siècle de Dreyfus.

L'hérédité des prénoms peut être chose curieuse aussi... Car j'ai souvenir d'une Gervaise des temps modernes qui ne buvait pas pour oublier qu'elle buvait mais pour oublier qu'elle s'appelait Gervaise (enfin, je crois). En fait, je me souviens avoir entendu parler (par le biais d'un ami) d'une jeune femme au prénom plutôt rare, Gervaise, habitant le centre de la France dans une famille cabossée ; et comme cette Gervaise moderne vivait une vie de malheur "presque" pareille à celle des Rougon-Macquart de chez Zola, cela m'avait beaucoup interpelée à l'époque.
Jeanne R.

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