Adèle Van Reeth reçoit Michel Granger à propos de la solitude dans Walden de Thoreau.
Michel Granger S.Marchand©Radio France
Extraits:
- Neil Young, On the Beach
- Bande-originale de Zabriskie Point
- John Cage, Song book
- Into the wild, réalisé par Sean Penn avec Emile Hirsch (2007)
- Bande-originale de Into the wild, par Eddie Vedder
- So Lonely, The Police
Lectures:
- Thoreau, Walden
Réalisation: François Caunac
Lecture des textes: Christele Wurmser
Invité(s) :
Michel Granger, professeur émérite de littérature américaine à l'Université Lyon II
Thème(s) : Idées| Philosophie











14 commentaires
Cette émission était enrichissante, cependant un détail m'ennuie... en effet, vous abordez les raisons à l'origine du "voyage" de Christopher, mais avez-vous lu, ne serait-ce que l'article Wikipédia à propos de "cet étudiant", et en particulier le chapitre "controverses" ?
Vous semblez vous référer uniquement à cette fresque romanesque qu'est le film de Sean Penn.
Quant à la cause de sa mort (remise en question encore aujourd'hui) : j'ai beau retourner l'argument de votre invité dans ma tête, je ne comprends pas en quoi la possession d'une carte de la région pourrait être plus utile à la survie, à partir du moment où l'on sait se nourrir des "bonnes" plantes, et donc survivre... voire vivre.
Impossible de retrouver la page des liens mp3 pour télécharger cette belle émission ; si d'aventure quelqu'un pouvait m'aider, je me sentirais moins seul...
« Ne serait-ce pas délicieux de rester plongé jusqu'au cou dans un étang solitaire tout un jour d'été,embaumé par les fleurs de myrica et de l'airelle ... » Henry David Thoreau, Journal,(Notes pour juin 1840).
Un solitude peuplée de songes, de rêves et de sensations bien réelles
http://chamane51.skyrock.com/3007562947-Henry-D-Thoreau-Walden-preface-d...
Passionnante semaine (de quatre jours), à écouter les voix d'Adèle et de ses invités explorant le thème de la solitude. A tous les extraits musicaux excellemment choisis, j'aimerais ajouter la si belle et touchante "Ma solitude" de Georges Moustaki :
Non je ne suis jamais seul avec ma solitude......
Par elle j'ai autant appris que j'ai versé de larmes....
Elle sera à mon dernier jour, ma dernière compagne
Merci à l'équipe des NCC de nous aider avec grand talent, à mieux comprendre les choses de la vie...
Ce que Vous avez dit aujourd'hui sur Henri David Thoreau était très inté-ressant. Mais Vous n'avez pas tellement souligné la profonde influence qu'il a sur l'ECOLOGIE et le MOUVEMENT ECOLOGIQUE! "Le rayonnement de Thoreau a également marqué l'écologie politique". Il est vrai que cela était sous-entendu dans l'expression "DESOBEISSANCE CIVILE" (la veine "anarchiste" de sa philosophie de la "nature"!), puisque cette expression a été "reprise par les paysans du Larzac et par José Bové" et que "des études modernes, dont celles de Lawrence Buell ("The Environmental Imagination : Thoreau, Nature Writing and the Formation of American Culture", 1995) ont montré l'actualité de la pensée de Thoreau à ce propos, pensée qui nourrit jusqu'à l'ECOLOGIE profonde, l'environnementalisme et le monde libertaire, celui de Murray Book-chin ["militant et essayiste américain anarcho-communiste" qui a vécu de 1921 à 2006 et qui "est considéré aux États-Unis comme l'un des grands pen-seurs de la « NOUVELLE GAUCHE » et est "le fondateur de l'ECOLOGIE SOCIA-LE"),et de Paul Goodman" (voir wkipedia). Il y a aussi, évidemment, le phi-losophe Michel Onfray qui, dans "L'écologie technophobe de Thoreau", 11e vo-lume de sa "Contre-histoire de la philosophie", "dévoile en quoi les te-nant de l'ECOLOGIE peuvent se revendiquer de l'héritage intellectuel de Thoreau" et dont j'ai été voir, dans le cadre de "Cité-Philo", son éphémère, mais in-téressante, pièce de théâtre chorégraphique (en collaboration avec la choré-graphe américaine Caroline Calrlson qui organise des spectacles de danse à Roubaix) sur Thoreau!...
Alain
José Bové devant la cabane reconstituée de Thoreau à Walden Pond. (source : wikipedia).
Belle émission! Merci pour le bruit de la nature et le silence de l'introspection. Walden à déclarer d'utilité publique... on peut rêver.
"Faire de sa vie une oeuvre d'art" (ah, déjà entendu cela !) Sortir du commun, oui, mais pourquoi vouloir se défaire des illusions ?
Quête de la solitude, la vraie la grande, où la trouver : dehors ou dedans ? à l'intérieur ou à l'extérieur ?
"La sauvagerie intérieure, seul moyen d'être vraiment soi !" Le divertissement à l'extérieur, certes, mais être en soi peut être une récréation.
Penser par soi-même et se défaire de soi, sortir de soi, se peindre soi-même... mieux encore, se perdre pour mieux se retrouver ; ne pas vouloir changer la société, se changer soi-même.
La vérité ne peut ni bien vieillir ni se figer, parce que la vérité - sans cesse en mouvement -, n'a de valeur que par rapport à soi.
En fait, vivre pour soi reste le plus sûr moyen de ne pas se perdre tout à fait ; quoique vivre détaché de tout, ne serait-il pas le meilleur moyen de ne pas vivre du tout, d'autant que ne jamais se soumettre, donc ne se soumettre à rien, c'est être bien seul, seul au fond au soi...
Jeanne R.
Je voudrais juste Vous faire remarquer (à propos de "Walden" de l'"homme des bois" que fut Thoreau) qu'en allemand "bois" se dit "Wald"....
Alain
Dieu fait feu de tout bois et transforme, en un clin d’œil et par des dé-tours qui nous laissent pantois, la « langue de bois » de la société en « langue du bois » de l’homme des « bois » ! Bravo Henri David Thoreau!
anonyme
Super émission sur H. Thoreau !
Je vais relire Walden à la lumière de ce qui a été dit.
Merci
"La nature ne pose pas de questions , et ne répond à nulle que nous autres mortels lui posions.." (l'étang en hiver) - "qu'est l'homme sinon une masse d'argile fondante ?" (Le printemps)... ; il n'y a donc pas besoin de surcroît (richesse, pouvoir, argent, santé, réussite, paix, re-connaissance, etc... qui n'est pas le suffire...) Walden rejoint ainsi Myriam de Magdala à Ste Baume....(qui était nue aussi au contact de la terre), qui n'avait faim que du présent des fruits de la Nature (elle avait trouvé des truffes alors qu'elle avait grand faim urgemment d'un plat de lentilles !...) ; Thoreau rajoute : "renouvelle-toi complétement chaque jour"...quand Emerson lui (nous) clame : "le bonheur est un parfum que l'on ne peut répandre sur autrui sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi..." Voici donc le Père de la désobéissance civile "par respect pour Sa loi", pour ce misanthrope auteur des Bois qui fait aussi l'éloge de l'autonomie ?
Vivre ainsi dans le présent, et "se lancer au-devant de chaque vague" du moment. Et,moins "sauvages", aux NCC : "how der do" ,pour "how do you do" ?
Ecoutez-vous l'écureuil rouge (Sciurus Hudsonius) ?
Notre "solitude" , au pays d'Internet, ne se mesure guère plus par Mails (miles de contacts inter-solitaires solidaires de la "société" du Vir Tu EL..., là où l'Homme Tue Dieu, studieux ou pas..., naturel ou imaginaire, en phi-bi / amphibie)..."Le bruit calmant en est..." un clic !..
Clic-clic-clic...fait la souris d'ordi dans nos "bois" marécageux modernes, clic-clic-cli... Bonne journée au coeur de la forêt de votre studio ! clic-clic-clic...au bruit sifflant du Temps.
Quel dommage que vous n'ayez choisi cette semaine que de parler d'une solitude naturaliste, à des époques anciennes.
Il faudrait une suite à ce thème: la solitude métropolitaine à l'ère de la communication.
j'ai beaucoup aimé cette emission; pour la completer je voudrais lire certains livres que vous avez mentionnémais je sais ou sur le site de france culture trouver les references, sauf pour simone weil dont je connais les écris et sa vie
merci de me faire grandir....merci pour la qualité de vos émissions
bien à vous
paroupie
Cher auditeur,
vous trouverez ici les références des livres évoqués
http://admin.franceculture.com/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-la-solitude-34-seul-avec-dieu-la-mystique-2011-10-1
Cordialement.