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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance│11-12

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

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Le monde avant sa fin 4/4 : La fin du monde 24

09.02.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Pour terminer cette semaine sur le monde, Adèle Van Reeth reçoit Michaël Foessel à propos de la question de la fin du monde.

 

Michaël Foessel et Adèle Van Reeth ©Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits :

- Micro trotte de Julie, "Que pensez-vous de la fin du monde?"

- Verdi, "Requiem".

- Melancholia, un film de Lars Von Trier avec  John Hunt, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg. (2011)

- "It ain't the end of the world", par Georges Segal et Blu Mankuma, bande originale du film 2012, réalisé par Roland Emmerich.

- Charles Trenet, "Demain c'est la fin du monde".

Lectures :

- La Bible, Nouveau Testament, "l'Apocalypse de Saint Jean", 8.

- Kant, La fin de toutes choses.

 

Réalisation : François Caunac.

Lecture des textes : Jean-Louis Jacopin.

Invité(s) :
Michaël Foessel, philosophe

Thème(s) : Idées| Philosophie

Événement(s)

  • Rencontre

    Colloque international : Figures de l'acosmisme, Dijon et Paris, 15 et 16 février

     Colloque International  FIGURES  DE  L’ACOSMISME   Depuis Hegel, au moins, l’acosmisme a cessé d’être une perspective seulement théologique pour devenir un  thème revendiqué par la métaphysique. La négation ou l’occultation du monde sensible constitue une symbolique  que l’idéalisme a pu revendiquer pour lui-même. Faut-il en conclure que l’acosmisme est le destin de la métaphysique  ...
    15/02/2012 - 16/02/2012

24 commentaires

Portrait de Anonyme Maud Soupa13.02.2012

Qui a dit:

Rien n'est plus grave que d'être nés, alors ... Jouons! ?????

Portrait de Anonyme Ghislaine13.02.2012

Erreur dans tous les chargements fichier et même sur tous les programmes de votre site Plateforme ! Rien ne marche à part le direct ! Que se passe-t-il ?

Portrait de Anonyme Alain Arnaud13.02.2012

Le pif, le seul qui vaille :

Le seul point d'achoppement c'est de se coltiner la mélancolie (celle par exemple de Gunthers Anders) en reprenant à son compte la lutte contre le déni. (Se coltiner la mélancolie amène une part de déconstruction, mais pas seulement : à faire l'épreuve de cette mélancolie - la déconstruction n'est pas la seule mise à distance de la chose). Il ne suffit pas d'une pichenette, et de faire comme si ce que désigne le catastrophisme était du flan.
Nous sommes incapables de trouver des réponses et paradoxalement nous en cherchons souvent. C'est une constante. Le soin de la Terre, de l'avenir, le respect de soi et de ce qui nous entoure dépasse le rapport à l'autre humain, l’intègre (proposition inverse à celle de Foessel - pour le coup nous y sommes mis en demeure).

Maintenant qu'on sait, qu'est-ce qu'on fait? comment on le pense ? Comment on le tourne. Je ne suis pas sûr que la pensée de Kant puise résister à la situation. De même qu'elle a été incapable d'imaginer l'existence des camps de concentrations.

Dans cette désolation nous sommes condamnés à errer et à inventer - par exemple il faut faire de l'art, du cinéma, comme Lars Von Triers. Pour trouver des réponses qui ne peuvent être "fonctionnelles" purement. Ni "administratives" là on est d'accord. Mais dont la teneur doit intégrer les esprits des autres formes de vies, au-delà de l'unique raison. La ratio doit se met en phase avec la Terre et non la Terre avec la Ratio comme jusqu'à présent (inverser la proposition). L’hypothèse "Gaia" est absurde parce que unifiante, alors que le Tout est ouvert, et l'étant non totalisable. C'est ce que font les japonais avec leur jardin zen. La pensée sur les failles de l'étant non totalisable. D'accord avec le fait que la catastrophe est celle de l'illusion d'une totalisation de l'étant. (Qui amène sans doute dans la foulée à une ontologie, impossible, comme celle de Kant, comme le réel nous le montre). L'autre de la catastrophe c'est le monstre, le phénomène, l'irruption d'un réel en de multiples figures qui nous amène à être des virtuoses dans la réponse.

la liberté oui mais c'est autre chose que son image "drapeau flottant". Liberté compatible avec la mise en demeure de contraintes énormes, et justement là de l'exercer. Folie ?

Portrait de Anonyme Martin10.02.2012

Je voudrais évoquer un poème d`un poète polonais, Czesław Miłosz, intitulé "Chanson de la fin du monde". Elle décrit une vision un peu différente de ceux qui sont habituellement présentées. Pendant la fin du monde, il y a un monde qui fonctionne comme toujours :

CHANSON DE LA FIN DU MONDE

Le jour de la fin du monde,
L'abeille tourne au-dessus de la capucine,
Le pécheur répare le filet luisant.
Les joyeux dauphins bondissent dans la mer,
Les jeunes moineaux s'accrochent aux goutières,
Et le serpent a la peau dorée, comme avant.

Le jour de la fin du monde,
Les femmes vont par les champs sous des ombrelles,
L'ivrogne s'endort au bord du gazon,
Les marchands de légumes dans la rue appellent,
Et le bateau à voile jaune s'approche de l'île ;
Dans l'air s'allonge le son du violon
Qui fait s'ouvrir la nuit étoilée.

Et ceux qui s'attendaient au tonnerre et aux éclairs
Sont déçus.
Et ceux qui s'attendaient aux signes et aux trompettes des Anges
Ne croient pas que le J o u r soit venu.
Tant que le soleil et la lune sont là-haut,
Tant que le bourdon hante la rose,
Tant que naissent des enfants roses,
Personne ne croit que le J o u r soit venu.

Seul un petit vieux, qui serait prophète,
Mais pris par autre chose il ne l'est pas,
En liant ses tomates répète :
D'autre fin du monde, il n'y en aura pas,
D'autre fin du monde, il n'y en aura pas.

Portrait de Anonyme rené wenger10.02.2012

La fin du monde ne concernera que ceux qui auront préféré le mal, ceux qui se seront contenté d’une vie sans Dieu. On dirait que personne n'a jamais entendu parler du Royaume de mille ans ou millénium lorsque le lion mangera de l'herbe et l'enfant jouera avec la vipère, donc que le mal sous toutes ses formes sera enlevé de la Terre.

À la Seconde Venue, les orgueilleux et les méchants seront brûlés comme du chaume — Élie reviendra avant ce jour grand et redoutable — Comparez avec Malachie 4. .
« 1 Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit le Seigneur des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau.
2 Mais pour vous qui craignez mon nom se lèvera le Fils de la Justice, et la guérison sera sous ses ailes; vous sortirez, et vous sauterez comme des veaux d'une étable.
3 Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, dit le Seigneur des armées.
4 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j'ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des lois et des ordonnances.
5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour du Seigneur arrive, ce jour grand et redoutable.
6 Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper la terre de malédiction.» 3 Né 25

Portrait de Anonyme bonnefond09.02.2012

Une telle peur des peurs? ... au point d'en occulter (se) mourir ? tout simplement ?

Portrait de Anonyme Pierre09.02.2012

Bravo pour cette émission, et à l'invité d'avoir si bien abordé le problème ! Avoir peur, non de la fin du monde, mais des peurs qui portent sur elle : l'essentiel est dit. Et puis cette parole citée de Benjamin : "la catastrophe, c'est que rien ne change". Un régal

Portrait de Anonyme Pierre09.02.2012

Bravo à l'invité pour cette émission passionnante et pour une fois rassurante. Craignons les peurs de la fin du monde plutôt que la fin du monde elle-même ! Et méditons encore la parole de Benjamin qui a été citée : "la véritable catastrophe, c'est que rien ne change".

Portrait de Denis Ziend Denis Ziend09.02.2012

Tout le malentendu et les arguties prétendument rationnelles trouvent leur source dans la traduction initiale défaillante, allègrement reprise par tous, y compris Chouraqui : Segond traduit le verset 8.7 par "et le premier sonna" là où il aurait fallu traduire "et le premier sauna", traduction qui marque d'un sceau indélébile le caractère prophétique de la révélation, et ce à double titre. Primo parce que les saunas n'existaient pas à l'époque où l'Apocalypse fut écrit(e), secundo parce que nul à l'époque ne pouvait deviner que nous finirions dans les eaux bouillantes du réchauffement climatique, événement dont le sauna constitue l'analogon le plus compréhensible pour nous. La fin du monde aura lieu le 22 décembre, et la Parousie sera chaude. Bien à vous,
Denis Z.

Portrait de Anonyme Denis Ziend09.02.2012

En fait, on a toujours mal traduit le verset 8-7 de l'Apocalypse, reprenant simplement le travail de Segond, qui écrit "Le premier sonna de la trompette". En fait, c'était "Et le premier sauna", et là c'est vraiment prémonitoire, pour une double raison : primo parce que les saunas n'existaient pas à l'époque où fut écrit l'Apocalypse, secundo parce qu'il était à l'époque impossible de prévoir qu'on allait finir dans les affres des eaux chaudes du réchauffement climatique, dont le sauna est le paradigme absolu. Bien à vous,
Denis Z.

Portrait de Louis.Hossin Louis.Hossin09.02.2012

Nous avons commencé par בְּרֵאשִׁית, le premier mot de la bible BERESHIT.
Concept intraduisible !
Concept très chaud et terriblement explosif.
L'ordre avant l'ordre : le prim-ordial...

Le dés-ordre est né et il se répand en s'expansant alors en refroidissant ce monde ! J'aurai pu écrire en s'expensant.
Et nous avons poursuivi pour entre-voir les qualités de ce désordre expérimental, constructif, qui en fait le meilleur monde possible.

De toute façon, nous n'avons pas apparemment le choix de notre monde.
Nous n'avons que le choix de naviguer avec les quelques outils dont la nature nous a dotés. Et ce sont ces questionnement d'Hannah Arendt pour "chercher à se réconcilier avec le monde"

Enfin, nous avons fermé le monde révélé la KALYPSO, pour non pas se poser la question de l' "après", ce que sous-tend le mot Apocalyse, mais le pourquoi et le comment de la fin de ce monde du dés-ordre.
La question n'a pas été posé de ce monde après le monde et nul doute que notre belle équipe ouvrira un jour la porte du monde de l'au-delà du monde des possibles.

Merci pour votre immense travail et pour toutes les zones d'ombre et de lumière qu'il a révélé !
Cela en valait la "peine"

Terminons en apo-théose en remarquant que le passé se situe entre le plus-que-parfait, l'imparfait et le passé simple et que le futur est à-venir.

Félicitations !

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

Si le MONDE renferme, DES le DEBUT!, le principe de sa FIN, qu’est-ce que nous foutons encore ici sur Terre dans ce BAS monde !? Et pourquoi voulons-nous A TOUT PRIX le SAUVEGARDER !? (au lieu de simplement nous contenter de SAUVER notre ÂME !) !?...

Alain Muller

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

L’APOCALYPSE comme principe de SIMPLIFICATION (radicale) de la PENSEE PHILO-SOPHIQUE !? TOUT ou RIEN!?, that’s the QUESTION of the APOCALYPSE... NOW !...

Alain Muller

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

Ne nous posons-nous pas la question de l’ORIGINE et de la FIN du monde, par-ce que nous sommes des êtres FINIS et mortels et que nous ne savons pas com-ment tout cela va FINIR !?...

Alain Muller

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)09.02.2012

« Le réel peut perdurer même quand il n’y a plus de monde » : a-cosmisme.

Actualité de la « fin du monde » sans référence aux prophéties (Apocalypse etc…) :

- Expériences sociales : le monde du travail n’apporte plus ce qu’on attend de lui.
- Phénomènes psychiques et sociaux.
- Modernité : affaiblissement du thème du Cosmos.
- Hyperscientifisme + crise sociale: « perte en Monde » constitutive du rapport qu’a l’homme avec ce monde.

KANT : pourquoi les humains s’attendent-ils à une fin du monde, à une fin dans la terreur ?
1- Le monde ne mérite de continuer à exister que s’il est conforme à sa fin
2- La corruption de l’espèce humaine est trop profonde pour laisser place à l’espoir
3- Changements inhabituels de la nature (tremblements de terre, tsunamis, météores, comètes, changement climatique etc…)

Illustration récente de la fin du Monde dans le film Melancolia où sont abordées des considérations éthiques, familiales et politiques. Ce film est aussi une esthétique et une éthique de la fin du monde (musique sublime, comportements compassionnels et dignes).

Revenons à KANT :
Pour lui, la fin du monde n’a de sens que dans le cadre de la morale.
L’histoire des hommes contient tant de mal que l’homme en arrive à espérer la fin du monde.
Il est dans la nature de la raison humaine de fantasmer cette fin. L’homme pense la fin du temps car l’éternité est l’abolition du temps.
Agir dans la perspective de la fin du monde encourage à vivre comme si nous devions faire l’objet d’un jugement moral.
La raison humaine cherche à dépasser le temps, ce qui relève de la métaphysique à laquelle Kant s’oppose. La raison est acosmique. Pour lui, la modernité met en suspens cette représentation de la fin du monde.
Nous ne savons pas quand le Monde finira. L’erreur est d’agir dans l’horizon de cette fin du Monde.
« Fiat justitia, pereat mundus » : « Que la justice s’accomplisse, le monde dût-il s’effondrer » http://philosophie-et-litterature.oboulo.com/fiat-justitia-pereat-mundus...
Qu’est-ce qui fait qu’un monde mérite de continuer ? Tout réel ne mérite pas d’être conservé.
Le Monde n’est pas la Nature. La préservation de la Nature ne suffit pas à préserver le Monde: Monde = Nature + Homme.
« Le Monde sans l’homme serait un désert » Kant
Il revient à l’Homme de faire Monde. L’homme est responsable.
Ère nucléaire: potentialité d’une fin du Monde.
La question est de savoir si « faire monde » doit être seulement référé à la sauvegarde de l’humanité.
CATASTROPHISME : éviter la catastrophe devient la politique du moindre mal. Cela est-il suffisant pour légitimer une politique ? Certainement pas, et cela peut conduire à justifier des principes de précaution qui seraient paralysants. Or, « la vraie catastrophe serait que rien ne change ». (Benjamin Walter). Benjamin Walter a beaucoup « critiqué le concept de temps comme continu et linéaire, concept aujourd’hui dominant. Car la théologie connaît la possibilité et la nécessité d'interrompre le continuum temporel. La différence entre la théologie et ce que Benjamin saisit en elle consiste en ce qu’il voit la possibilité d'une fracture à l'intérieur de notre monde en immanence. L’à-présent [Jetztzeit] n'est pas le Jugement dernier et il ne faut pas attendre la mort pour s'approcher de la nouvelle conception du temps. L'expérience et la pratique de nombreuses générations dans leurs actes de remémoration vivante et dans les traditions attestent, en quelque façon, ce concept d’à-présent ». Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin
Le catastrophisme a au moins le mérite d’insister sur la fragilité humaine.
L’histoire n’est plus progressiste (tragédie du XXème siècle), l’on ne sait que trop aujourd’hui que le progrès scientifique et technique peut aboutir à une destruction.
Si l’on entend par catastrophisme ce qui peut définir par avance la politique il en résulte un vrai problème démocratique car la politique repose sur les fins et non seulement sur les moyens.
Angoisses de la fin de Monde :
- Si peur circonscrite: +
- Si angoisse tellurique: -
Remarques personnelles :
Dans les religions du Livre, il existe des signes de la fin du monde. Mais Jésus a précisé : « nul ne connaît ni le jour ni l’heure ». Ce qui importe c’est de parvenir à vivre comme si nous devions mourir demain.
Dans les traditions Orientales, il y a fin d’un cycle et non fin du Monde. La fin conduit donc à un recommencement. L’on peut espérer que par l’accumulation des expériences acquises, chaque nouveau cycle conduit à des états meilleurs que ceux des cycles précédents.
Il y a une infinité de Mondes (Giodano Bruno etc…), aussi la fin d’un Monde n’est pas la fin de l’Univers.
Enfin, la peur est mauvaise conseillère. L’espérance active, sans être naïve, doit nous permettre de vivre notre vie avec d’autant plus d’intensité que nous connaissons sa finitude dans sa forme actuelle. Agissons au mieux de nos capacités en faisant un peu plus que celles-ci ne devraient le permettre …

Portrait de Anonyme Gilles V.09.02.2012

Un débat bien passionnant et je vous en remercie. La lecture de Kant m'a émerveillé, quoique je n'aime guère ce philosophe d'habitude. Il faudrait lire et relire ce texte à tous ces prophètes de comptoir qui pullulent aujourd’hui, à tous ces "on va dans le mur" qui nous assomment quotidiennement avec leurs platitudes sur l'état du monde...

Je me permets d'ajouter au débat deux citations qui mettent bien en lumière, je trouve, le caractère toujours relatif et subjectif des expressions qui prétendent penser le monde en général.

"Nos réflexes et notre orgueil transforment en planète la parcelle de chair et de conscience que nous sommes. Si nous avions le juste sens de notre position dans le monde, si comparer était inséparable du vivre, la révélation de notre infime présence nous écraserait. Mais vivre c’est s’aveugler sur ses propres dimensions… " (Cioran, Précis de Décomposition)

"L’homme espère dépasser sa pensée par son langage. Il veut et il croit dire plus qu’il n’en tient. Quand il dit le Monde il ne possède, après tout, qu’un bizarre lambeau de vision, et il l’arrondit sur sa bouche." (Valéry, CAHIERS I, Langage)

Portrait de Anonyme Lestrade09.02.2012

Il y a un point de vue sur la question que vous n'avez pas formulé: quel sens peut avoir pour nous la différence entre "fin du monde" et fin de notre vie? Car enfin, s'il y a pour nous une fin qui est certaine à brève échéance, c'est plutôt la seconde. "Vivre la fin des temps", comme disait l'invité, ou "vivre aux derniers jours", comme on dit dans la religion, ou "être en phase terminale"? Que signifie cette expression "faire monde", employée à plusieurs reprises vers la fin? et "quitter ce monde", utilisée pour décrire la mort individuelle? Les morts dorment-ils en attente du Jugement général, se demandaient d'anciens théologiens? Quelle différence, pour nous, qu'une comète percute la terre, ou que notre véhicule percute un platane? En fait, c'est plutôt dans les modalités de l'attente: être prisonnier d'une menace externe globale, être sans refuge, disait l'intervenant. Ca me laisse perplexe.

Portrait de Anonyme charlox09.02.2012

...Et depuis quand l'homme est-il "une autre instance" que le reste de l'univers ?
Que l'on soit présomptueux, d'accord, mais là tout de même on est bien au-delà du ridicule...

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

On peut partir de l'hypothèse que certains ont VECU l'APOCALYPSE, le FEU PU-RIFICATEUR, dans leur TETE! Ce sont des têtes BRÛLEES! Ce serait intéres-sant de RECONSIDERER toute la philosophie (et son HISTOIRE!)à partir de ce POINT de NON-RETOUR!...

Alain Muller

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

ATTENTE de la FIN (des temps) et PERMANENCE du MONDE, n’est-ce pas là la TEN-SION créatrice et focalisatrice de l’HISTOIRE OCCIDENTALE !, son "MOTEUR" fondamentalement MOBILE, qui a mis cette HISTOIRE PARADOXALE en branle et qui lui a donné son SENS et son ORIENTATION !, sens et orientation foncièr-ement, et « dramatiquement », eschatologique et « APOCALYPTIQUE » !?..

Alain Muller

Portrait de Anonyme charlox09.02.2012

Mais qu'est-ce qui nous permet d'affirmer que la liberté n'existe pas sans l'homme ?

Je me sens appartenir à la nature autant qu'à l'espèce humaine : suis-je un monstre ? Non seulement je ne comprends absolument pas que l'on ne puisse pas envisager de "monde" sans homme, mais ça me fait même très peur : cela signifie que la fin de tout (la Terre, pourquoi pas l'univers) n'est pas pour Michaël Foessel - et sans doute beaucoup d'autres - une idée fondamentalement différente de la disparition de la seule humanité... Et pour moi c'est cela le véritable cauchemar, la vraie monstruosité.

Portrait de Anonyme Jeanne R.09.02.2012

La pensée de la fin du monde en un Tout, comme en un seul Dieu : Quand/Comment/Pourquoi ?
Qui dit "fin" dit "commencement" et inversement, sauf que nous nous serons plus alors que le monde de la matière et du sensible continuera encore longtemps d'exister avant de ne plus être. Nos craintes peuvent paraître quelque peu vaines, voire naïves. C'est bien uniquement l'idée d'un Dieu créateur qui nous taraude dans cette mort annoncée, lequel devrait avoir toutes nos réponses !
Jeanne R.

Portrait de Anonyme A. Muller09.02.2012

Certains on vécu la FIN du monde dans leur âme et/ou dans leur chair ! De là vient la PHILOSOPHIE dite "MODERNE" sous le signe fatidique de la "DIALECTI-QUE de la RAISON"!...

Alain Muller

APOCALYPSE ou ESCHATOLOGIE!?...

Alain Muller

Le MONDE, à partir du christianisme, est-il devenu CONTINGENT parce qu'il est apparu dans son aspect de NEANT ou parce qu'il a été DESENCHANTé et SE-CULARISé (par le christianisme précisément!) ou est-ce plutôt parce qu'à par-tir de l'AVENEMENT du CHRIST, Dieu INCARNé sur Terre!, l'ETERNITE s'est in-troduite dans le TEMPS, de sorte que cet EVENEMENT CHRISTIQUE a fait... ECLATER le TEMPS!, trop étroit pour pouvoir CONTENIR l'INFINI!?...

Alain Muller

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE09.02.2012

Non la "fin du monde", je dirai plutôt la fin D'Un monde...
D'ailleurs, de cette "Origine", quid de La Mére Originaire /nelle ?..
Dès l'Origine, sublime-t-on d'où l'on vient, veux-je souligner ici ?..
Sommes-nous nés d'un rebut d'un corps non-fini, ou vraiment, commençons-nous cellulairement un passage de vie, qui finira ?
Puisqu'aussi les enfants nés sous "x" cherchent toute leur vie cette chair du ventre de la "vraie" mère qui les a portés...
Nous sommes issus de quel ventre de l'Univers, nous, alors ?
La vie n'étant que ce que nous en faisons, entre son début et sa fin...
Pourvu que le son fonctionne, ce matin...