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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Le vivant (4/4) : Méditations biologiques 6

04.04.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lectures: Sophie Bourel

 

 

Après Etienne Bimbenet venu lundi nous parler de l'animal, Frédéric Worms hier qui nous a initié au vitalisme critique, et Thierry Hoquet  qui a réfléchi hier aux notions d'humain et de zombie à partir de la série The walking dead, j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui le neurobiologiste et professeur au Collège de France Alain Prochiantz, qui vient se demander s'il y a une spécificité de la connaissance du vivant.

 

Alain Prochiantz MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Philip Glass, Mad Rush

- JS Bach, L'art de la fugue

- Michel Delpech, Les pommes de terre

- Black Strobe, I'm a man

 

Lectures:

- Alain Prochiantz, La biologie dans le boudoir (Odile Jacob)

- André Leroi-Gourhan, Le geste et la parole (Albin Michel)

- Samuel Butler, Erewhon (Gallimard)

 

 

 

 

 

 

Invité(s) :
Alain Prochiantz, neurobiologiste, directeur du Centre Indisciplinaire de Recherche en Biologie au Collège de France

Thème(s) : Idées| Philosophie

6 commentaires

Portrait de Anonyme marcelo (anonyme)05.04.2013

bonjour,
il est impossible de réécouter vos émissions entièrement depuis quelques jours. Le player ne charge qu'une partie de l'émission et l'écoute s'arrête en arrivant à ce point.
Pourquoi ce bug, que se passe-t-il ?

Portrait de Anonyme philippe05.04.2013

Par instinct, nous reconnaissons la proximité génétique: je ressens plus d'empathie pour ma famille que pour des inconnus, pour des humains que pour des animaux, pour des mammifères que pour d'autres formes de vie. Seule me semble valable la loyauté envers mon espèce que j’appelle humanisme et non spècisme. Nous perdons un peu de vue que rien dans l'univers connu n'égale ni ne vaut l'Humain. Quand à la protection de l'environnement, cela relève de la plus basique logique: ne pas scier la branche sur laquelle je suis assis.

Portrait de Anonyme Patrice Tardieu04.04.2013

Enfin un neurobiologiste qui a lu Sade! Et qui critique la vision galiléenne du monde écrit en langage mathématique. Il est bon de rappeler qu’alors qu’on ne cessait de couper les têtes sous la Terreur de la Révolution Française, Sade s’y opposait et qu’en ce qui concerne la société, il se référait à l’Esprit des Lois de Montesquieu, lois qui sont à la fois arbitraires, contingentes, et nécessaires car sinon on tombe dans les horreurs décrites longuement par Sade qui se déroulent dans le château de Silling.
Puis-je faire mention de mon étude « la Jouissance inhumaine » qui se trouve sur internet à mon nom, ainsi qu’une soixantaine d’articles consacrés à Sade sur mon Philo blog.
Patrice Tardieu

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)04.04.2013

L’on peut ainsi résumer les caractéristiques du vivant

a) La tendance actualisante
Un fait ressort clairement de l'étude de tout organisme vivant, c'est sa tendance inhérente à maximiser sa propre vie. Lorsque les circonstances sont favorables, l'organisme cherche à se développer davantage, à atteindre un degré d'harmonie et d'intégration supérieur, quitte pour y arriver à ébranler temporairement ses acquis antérieurs.
b) Le système d'auto-régulation
La tendance actualisante est une caractéristique des êtres vivants. Mais elle serait aveugle et vouée à l'inefficacité si elle ne s'accompagnait pas d'une autre caractéristique de l'organisme vivant : un système d'auto-régulation. Ce dernier correspond à un autre aspect du processus vital. Il se manifeste par une évaluation automatique de chaque événement du point de vue de l'ensemble de l'organisme
c) Les échanges avec l'environnement
Un troisième aspect inhérent à toute vie, est le fait que chaque organisme s'alimente à travers des échanges avec son environnement. C'est cette forme de contact qui crée et renouvelle constamment l'énergie nécessaire à la vie et à la croissance.
d) Le mouvement
La vie est mouvement continu. Ce mouvement se manifeste superficiellement par des déplacements plus ou moins vastes dans l'espace, mais son essence est bien plus subtile et importante à la fois. Le mouvement auquel on se réfère alors est celui qui fait que chaque organisme vivant devient autre, tout en demeurant le même, à chaque instant.
e) L'unicité
L'être vivant est unique. Grâce à tous les aspects mouvants qui font partie de chacune des caractéristiques déjà mentionnées, grâce à tous les choix entre des possibilités très diversifiées que supposent les trois premières caractéristiques, un organisme vivant ne peut se développer sans devenir de plus en plus unique, individuel et irremplaçable.

Les cinq caractéristiques définies ci-dessus correspondent, à nos yeux, aux aspects essentiels de la vie en général. Elles s'appliquent autant au végétal qu'à l'humain. Le degré de complexité ou d'évolution d'une espèce ne change rien de fondamental à ces caractéristiques. Toutefois, chaque espèce détermine un éventail de possibilités et de contraintes qui modifieront les manifestations concrètes de ces facteurs généraux. Ainsi, les être unicellulaires permettent une observation directe du processus d'auto- régulation à l'état brut. Le même processus ne peut être décelé chez l'humain que grâce à une analyse extrêmement complexe et subtile.

Enfin, les caractéristiques propres à l’humain qui lui confèrent toute sa noblesse mais qui font de lui un être responsable sont :
D’une part, la capacité d'abstraction et de représentation
D’autre part, la liberté.
Et c’est pour faire usage de cette liberté (en pensée comme en acte) que la biologie rejoint la philosophie.

Portrait de Anonyme Kercoz04.04.2013

Bonjour et merci de la qualité de vos émissions ....Merci aussi à A.P. des nombreuses infos qu'il apporte ...Pourtant ...:
""Il n' y a pas de Morale Naturelle "" !! me semble un peu hardi de la par d' un neurobiologiste !
C' est nier l' évidente rigidité comportementale transhistorique et les invariants comportementaux aussi bien non localisés ou trans-spécifiques ...
On peut tres bien , en s' appuyant sur les travaux de Lorenz et de Goffman, presenter les "Rites" interactifs comme de la morale non encore squatté , comme "zone de pouvoir" par le religieux ou le pouvoir civil ...
Les Rites interactifs doivent etre considérés comme des actes ou comportements inhibiteurs de l' agressivité intra-spécifique , et en ce sens comme seuls et obligatoires pour autoriser la socialisation d' une espece ....Parler d' élasticité c'est me semble t il , possible ( on survit bien 5 ans en camp!) , mais ce ne peut se faire qu'en acceptant ( d'autant plus facilement que cette acceptation est inconsciente), une diminution de l' optimisation de l' individu etun traumatisme certain .

Portrait de Anonyme let04.04.2013

Nous sommes la somme exponentielle de la capacité des micro-organismes qui nous composent. On pourrait les comparer aux éléments d'une armée dont le cerveau et ses multiples neurones serait l'état major qui organiserait les multiples actions nécessaires à son existence et à la maîtrise de son milieu.

Toujours aussi plaisante à écouter avec des intervenants de qualité.

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