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Les Nouveaux chemins de la connaissance

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Les vertus du non (1/4) : Cioran, le non comme affirmation 11

14.10.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Olivier Guérin

Lectures : Georges Claisse

 

 

 

Nous consacrons notre première émission sur les vertus du non à Emil Cioran, qui savait mieux qu'aucun autre que le non est la seule manière de rester en vie, puisqu’il est le seul moyen de rester infidèle à soi.

Pour en parler aujourd'hui, nous recevons Nicolas Cavaillès.

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Henri Salvador, Mais Non, mais Non

- Bach, L'offrande musicale

- Loïc Lantoine, Mais Non

 

Extraits:

- Cioran: entretien pour la télévision belge ( 1973)

- Cioran sur l'insomnie (archive INA, entretien enregistré en 1989)

 

 

 

 

 

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye: démolir peut-il être synonyme de création ?

Réponse avec l'artiste Katre qui a participé au projet Tour Paris 13, tour dans le 13ème arrondissement de Paris investi pendant 30 jours par des "street artistes" dont les oeuvres sont vouées à disparaître lors d'une démolition générale. 

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Invité(s) :
Nicolas Cavaillès, ecrivain, traducteur, Prix Goncourt de la Nouvelle 2014

Thème(s) : Idées| Philosophie| Emil Cioran

11 commentaires

Portrait de Anonyme RenaudD19.10.2013

Ca fait longtemps que je souhaitais savoir à quoi ressemblait la pensée de Cioran, dont le nom revient si souvent encore de nos jours. Merci pour cette émission, qui m'en donne un aperçu, et qui restera vraisemblablement tout ce que j'aurai passé de temps avec cet auteur.

Portrait de Anonyme ouk-ouk-ouk lakke-lakke-lakke-ouk14.10.2013

Non le non n'est pas doute car il exige une certitude minimale, et non le non n'est pas affirmation dans la mesure où l'affirmation est détermination. De quoi le non est-il donc le nom ?
Les dialogues socratiques du genre aporétique se construisent autour de la démarche dialectique qui est composition des contraires mais aboutissent à une non-résolution qui est opposition des contraires. Ainsi ils composent l'opposition autant qu'ils opposent la composition. Suis-je clair ? Non ? Qu'est-ce qui n'est pas clair ?

Portrait de Anonyme Anonyme15.10.2013

" Qu'est-ce qui n'est pas clair ? " Ben,votre pseudo n'est pas clair.
Marie-Laure

Portrait de Anonyme abscon14.10.2013

"Qu'est-ce qu'un homme révolté? Un homme qui dit non. Mais s'il refuse, il ne renonce pas: c'est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement."

Camus est le grand absent de cette semaine sur le non, n'en déplaise a Cioran. "Au cour de ma révolte se trouve un oui dont nait une floraison de non";

Les faire dialoguer aurait été très instructif. Pas sur que le plus naïf soit celui que l'on croit.

Portrait de Anonyme Gilles. V.14.10.2013

Moi c'est la voix horripilante de Barbara qui me donne envie de me suicider. Mais bon, chacun son truc...

Plus sérieusement, Adèle Van Reeth déclare "qu'il faut bien croire à quelque chose pour écrire autant. Sous-entendu: Cioran n'était au fond pas si pessimiste que ça... En fait, tout indique, qu'il n'était pas dupe du langage; il en connaissait les limites et inexactitudes; simplement, il ne pouvait se résoudre à abandonner cette ultime illusion:

"Si l'on me demandait quel être j'envie le plus, je répondrais sans hésiter: celui qui, se reposant au milieu des mots, y vit naïvement, par consentement réflexe, sans les mettre en cause, ni les assimiler à des signes, comme s'ils correspondaient à la réalité même ou qu'ils fussent de l'absolu éparpillé dans le quotidien. Je n'aurais, en revanche, aucun motif de jalouser celui qui les perce à jours, en discerne le fond, le rien. Pour lui, plus d'échanges spontanés avec le réel; isolé de ses outils, acculés à une autonomie dangereuse, il atteint à un soi-même qui l'effraie. Les mots le fuient: ne pouvant les attraper, il les poursuit d'une haine nostalgique, et n'en profère jamais un sans ricaner ou soupirer. S'il ne communie plus avec eux, il ne peut cependant pas s'en passer, et c'est précisément au moment où il en est le plus éloigné qu'il s'y cramponne davantage." (La Tentation d'exister)

Portrait de Anonyme khalid regam14.10.2013

Bonjour à toutes et à tous :

On pourrait rapprocher, voire mettre sur un même pied d'égalité, sur le plan sémantique, le mot septique" de celui d'indécis, le septique doute, forcément, et ne parvient pas à prendre une décision, à faire un choix ; puisque quand je doute de toutes les options, pour ainsi dire, qui me sont offertes, chaque jour, chaque instant, je reste emprunt de scepticisme, car je ne fais confiance à aucune option, à aucun choix, les jugeant tous de mauvais, d'insalubres, de non salutaires, aucune ne me satisferait, et j'attends mieux, et le temps passe, ma vie avec, et si je réfléchis assez, je me rendrais compte que je n'aurais vécue aucune d'elles et que j'aurais été doublement perdant : d'une part j'aurais passé mon temps à douter, et à attendre mieux… ce "mieux" qui ne viendrait/viendra pas, pour des "raisons" aussi inexplicables qu'énervantes… et, d'autre part, je n'aurais vécu (bien ou mal, là n'est pas la question) aucune expérience !
Ce faisant, donc, je demeure prisonnier d'un état psychique, et même physique (être mal dans sa peau) des plus pénibles qu'un être puisse vivre, d'autant pénible qu'il le vit de son plein "choix" et en permanence.
On pourrait, par ricochet, parler d' "inconstance". A ce moment là, on s'exile de tout, à commencer de soi-même, de son entourage, et forcément de la grosse machine qui dévore tout : la société… dont on a, très paradoxalement, besoin, ne serait-ce que pour exister au sens fondamental du mot "exister". Dans le film "Seul au Monde", avec Tom Hanks en naufragé sur une ile…, par accident, le personnage finit par devenir presque fou et invente l'autre pour lui parler… (Je ferme la parenthèse quant au mal nécessaire… l'on est grégaire mais on veut être seul aussi, quoi de plus antinomique, je referme la parenthèse).

Aux antipodes de cela, de cet état des choses, il ya ces gens qui sont toujours souriants, aériens, légers, lucides… à l'aise avec tout, souples, comme l'eau, versée dans un récipient, elle prend sa forme…, il y a encore une autre catégorie de gens qui, eux, ont réponse à tout… savent tout, peuvent débattre de tout ce qui existe sous le soleil et au-delà… l'opposé TOTAL des septiques…, c'est le moins qu'on puisse dire.
S'agissant de la mort, j'ai forgé une expression qui m'est propre, en tant que philosophe, je dis toujours, et quand le propos s'y prête : "on meurt comme on peut", malade, dévoré par l'existence, criblé de souci et d'angoisse, d'inconstance, de sueurs inutiles mais qui sont là, quand ce n'est pas un cancer foudroyant, ou, à l'autre extrême (finie pour sûr) de vieillesse et de laideur très souvent… Brel le dit bien dans ses chansons…

Khalid Regam
artiste peintre…

Portrait de Anonyme Alain PORTE14.10.2013

Bonjour Adèle Van Reeth,

AU fil de la lecture des livres de Emil CIORAN, depuis le Précis de décomposition (lu au début des années 60)n j'ai été frappé par les allusions récurrentes à la vilisation et à lapenée de l'Inde. Comme je pratique le sanskrit depuis cette époque, les réflexions (les ruades!) de notre “philosophe” (il récusait ce termes pour lui-même, se qualifiant de “plaisantin”) face à telle upanisahd, à tel aphorisme, à la Bhagavad Gîtâ, etc... n'ont cessé de nuancer le paysage inérieur effervescent de notre auteur. J'en suis arrivé à penser que la vision de l'Inde const(ituait un véritéble défi à un horizon intellectuel et “spirituel” qui faisait passer l'ombre..; chinoise (!) de la “Sagesse”. - J'aimerais si cela est possible évoquer cette dimension avec votre invité du jour.

Pour finir, je vourais une phrase, tirée des Syllogismes de l'amertume, qui hisse le penseur au ranf du poète:
“Concevoir un amour plus chaste qu'un printemps, qui, attristé par la fornication des fleurs, pleurerait à leurs racicnes.”

Bien amicalement
Alain Porte

Portrait de Anonyme Michel Cusenier14.10.2013

S'i vous plait , pourriez vous me redonner par ecrit le nom de ce "chanteur" qui a clos votre emission avec un texte leger et sympathique plein de sous entendu , ainsi que l'intitulé de ce texte ayant comme "refrain" : "mais non ... mais oui... Ben oui !.." c3z5l... et meme un lien pour le retrouver ?!...
Merci par avance !... Michel cusenier

Portrait de marianne marianne14.10.2013

Bonjour,

Voici les références de la chanson qui a retenu votre attention:
-Mais Non de Loïc Antoine
Cordialement

Portrait de Anonyme jeannine marteau-desposte14.10.2013

Merci

Portrait de Anonyme Kercoz14.10.2013

J' ai tres jeune usé de cette pratique. Dans une situation d' interaction sans interet , affirmer une négation provocatrice comme " le cinéma n' est pas un art" ou l' art comme la religion est une escroquerie de lespece humaine ....
Il importe peu d' y croire ..l' important est de provoquer des réactions et de s' obliger a argumenter ...
On est surpris de constater le nombre et la qualité des arguments qu' on est OBLIGE de dé-couvrir pour une négation ou une affirmation dont on se contrefout

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