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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 13-14

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Les vertus du non (2/4 ) : Hegel et la négation 10

15.10.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Olivier Guérin

Lectures : Georges Claisse

 

Deuxième temps de notre semaine sur les vertus du non : après le nihiliste négateur de Cioran, hier, avant le non politique, de l’opposition à l’indignation, mercredi, et la philosophie du non de Gaston Bachelard, jeudi ;nous recevons  aujourd’hui Jean-François Kervégan pour nous éclairer sur le statut du négatif et de la négativité dans le système hégélien.

 

Jean-François Kervégan MC © Radio France

 

Références musicales:

- Phil Jeck, Stoke

- Stella, Tu dis toujours oui

- Gaetane Abrial, Je ne sais pas dire non

 

Extrait:

Archive avec Dominique Janicaud, spécialiste de la philosophie allemande ( archive INA, émission de France Cuture, 1982)

 

lecture:

- Hegel, Science de la logique (Kimé, 2007)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye: la destruction n'est-elle qu'une étape vers l'affirmation ? 

Réponse avec Mehdi Ben Cheikh, à l'initiative du projet Tour Paris 13 et un de ses artistes, qui nous expliquent que perdre ses repères et détruire ce que l'on a produit ne peut que faire rebondir. 

 

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Invité(s) :
Jean-François Kervégan, professeur à l'université Paris I et membre de l'Institut Universitaire de France.

Thème(s) : Idées| Philosophie| Georg Wilhelm Friedrich Hegel

10 commentaires

Portrait de Anonyme RenaudD21.10.2013

Débat d'une grande rigueur et d'une grande honnêteté intellectuelle, où le présentateur et l'invité refusent constamment de se mettre d'accord sur le dos de l'auditeur en se réfugiant derrière un vocabulaire abscons - ce qui serait pourtant diablement tentant dans le cas de Hegel. Merci beaucoup à tous les deux, ainsi qu'à toute l'équipe des NCC qui a préparé l'émission.

Portrait de Anonyme Hélène16.10.2013

Je suggère en complément le très fouillé (et très original) article suivant, paru dans « La Revue philosophique de Louvain » il y a quelque temps : http://poj.peeters-leuven.be/content.php?url=article&id=2040719

HP

Portrait de Anonyme ouk-ouk-ouk lakke-lakke-lakke-ouk15.10.2013

1 - Le monde est ce qui est le cas.
2 - "Votre Coca est très dilué" peut être le cas.
3 - "Votre Coca n'est pas très dilué" ne peut pas être le cas.
4 - La négation n'est pas le cas.
5 - La négation n'est pas dans le monde.
6 - Hegel n'a pas raison.
7 - Seigneur, délivrez-nous de la philosophie allemande.

Portrait de luroluro luroluro15.10.2013

Pour Hegel l’entendement, qui est la négation de l’apparence, conduit à la raison qui permet de se réapproprier le réel.
Toute connaissance travaille pour une négation des apparences du donné du « c’est déjà ça ».
Il n’y a connaissance véritable que lorsqu’il y a résultat d’un travail qui refuse le « c’est ça ».
Au départ il y a une certitude sensible et tout est déjà dit, mais il faut tout un processus de négativité et de raison spéculative pour confirmer cette certitude. Hegel fonde son système philosophique sur un processus dialectique, un dynamisme de la raison qui va incorporer la négation dans son sein. En cela il a été très influencé par Platon et par Kant.
Quelque chose ne devient ce qu’il est que par la négation préalable de ce qu’il est. Ainsi le négatif est positif en cela qu’il fait advenir quelque chose.
Le « savoir absolu » est une position de savoir qui a dépassé une limite qui ouvre un début sur autre chose. Aussi n’y a-t-il pas de terme au processus de la négation.
L’un des meilleurs exemples qui n’a pu être abordé dans la discussion est l’impossibilité de définir Dieu autrement que par une succession infinie de négation qui se résume dans l’expression « il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu », ce qui interdit toute idolâtrie. Ce fut la démarche spirituelle d’Abraham qui a écarté tout ce qui pouvait limiter Dieu dans une représentation quelconque (la lune, le soleil, les étoiles, l’univers etc…).
Chez Hegel, la négation demeure une médiation fondamentale pour poser les conditions d'une affirmation et d'une adéquation logiques de l'Esprit par rapport à lui-même.
La négation est une médiation essentielle à la position d'une affirmation, elle permet à l'être de se dépasser et de se constituer dans la limite d’un réel fini.
La nature nous montre que la diversité n’est pas fatalement exclusive de l’unité, ou que la contradiction n’est pas purement et simplement synonyme d’annulation. Ainsi dans l’exemple, fût-il approximatif, de la plante et de son développement, où l’on voit que différentes formes, tout en se refoulant les unes les autres, n’en constituent pas moins toutes les étapes, chacune indispensable, d’un seul et même processus.
« Le bouton disparaît dans l’éclosion de la fleur, et on pourrait dire que le bouton est réfuté par la fleur ; de même par le fruit la fleur est dénoncée comme un faux-être là de la plante ; et le fruit prend la place de la fleur comme sa vérité Ces formes ne sont pas seulement différentes, mais encore, elles se refoulent comme mutuellement incompatibles. Mais leur nature fluide en fait en même temps des moments de l’unité organique dans laquelle l’une est aussi nécessaire que l’autre et cette égale nécessitée constitue seule la vie du Tout. »
Pour Hegel, l’absolu n’est ni un Être, ni une chose, ni un concept. C’est un processus permanent et sans fin. Toutefois il exclut toute extériorité de la transcendance, ce qui a conduit à penser qu’il était panthéiste. La philosophie d’Hegel est une philosophie de l’immanence. Selon la pensée usuelle qu’Hegel estime fausse, le fini s’opposerait à l’infini.
Pour Hegel, l’infini se loge au sein du fini (pulsation interne du fini).
Il existe un mouvement par lequel la pensée se produit elle-même pour aboutir à des concepts. Ce processus nécessite la prise en compte du matériau humain, en l’occurrence le savant, par lequel le concept va se réaliser.
Hegel est Aristotélicien en cela que pour lui la pensée doit être inscrite dans l’immanence des choses et le réel et non, contrairement à Platon, dans le ciel du « réel des idées ».
N’ayant plus de temps je terminerai en soulignant que nombreux ont été ceux qui comme Nietzche ont dit non à Hegel, notamment sur sa justification de l’Etat : « L’État n'est pas l'incarnation d'un quelconque « intérêt général », c'est un « monstre froid » au service d'intérêts égoïstes » Nietzche.
En ce qui me concerne, le fait que pour Hegel la philosophie doit accepter le monde tel qu’il est me semble faire peu de cas de la responsabilité des hommes de prendre soin de ce qui est (écologie) pour le rendre plus beau encore (arts et innovations positives).
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme J. Grau15.10.2013

Merci pour cette émission très intéressante.

J'aimerais tout de même faire une objection à M. Kervégan : l'absolu n'est pas seulement une catégorie abstraite et extérieure au système hégelien. Dans le deuxième volume de la Science de la logique, il fait l'objet d'un chapitre important (alors qu'il disparaît dans l'Encyclopédie des sciences philosophiques). Ce chapitre est en fait une sorte de lecture hégelienne du système spinoziste, l'abosolu étant l'autre nom de la substance de Spinoza.

La remarque qui suit ce chapitre éclaire d'ailleurs remarquablement bien ce que Hegel entend par "négativité" : "Au concept de l'absolu et à la relation de la réflexion à ce même [absolu], tel que cela s'est présenté ici, correspond le concept de la substance spinoziste. le spinozisme est une philosophie déficiente en ce que la réflexion et son déterminer varié est un penser extérieur. - La substance de ce système est Une substance, Une totalité inséparable ; il n'y a aucune déterminité qui ne serait contenue et dissoute dans cet absolu ; et il est d'une assez grande importance que tout ce qui apparaît et s'impose comme [quelque chose d']autonome au représenter naturel ou à l'entendement déterminant soit, dans ce concept nécessaire, totalement abaissé à un simple être-posé. - La déterminité est négation, c'est le principe absolu de la philosophie spinoziste ; cette vue véritable et simple fonde l'unité absolue de la substance. Mais Spinoza en reste à la négation comme déterminité ou qualité ; il ne va pas jusqu'à la connaissance de cette même [négation] comme négation absolue, c'est-à-dire [négation] se niant ; ainsi sa substance ne contient pas elle-même la forme absolue, et le connaître de cette même [substance] n'est pas un connaître immanent."

Hegel, Science de la logique - premier tome - Deuxième livre - La doctrine de l'essence.
Traduction par P.J. Labarrière et G. Jarczyk (Aubier)

En somme, Spinoza a compris que tout ce qui est réel est fini, donc limité, voué à disparaître dans l'unité de la substance. Mais il n'a pas vu que la négation se nie elle-même. Même s'il a dit clairement que la substance est activité, puissante, et non fixité, il n'a pas expliqué comment la substance produit ses modes finis, se nie elle-même pour revenir à soi.

Portrait de Anonyme rené wenger15.10.2013

Et si le réel n’est pas le réel et si la raison et l’entendement ne sont que nuit ?

16 « Dieu fit deux grands luminaires, le plus grand des deux afin qu'il préside au jour, et le plus petit pour présider à la nuit. Il fit aussi les étoiles.
17 Et il les plaça dans l'étendue du ciel afin d'illuminer la terre,
18 de présider au jour ainsi qu'à la nuit, et de séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que c'était bon.
19 Il y eut un soir, puis un matin : ce fut le quatrième jour.» (Genèse 1)

Le plus petit luminaire représente aussi la raison, l’entendement et il fut donné à l’homme pour éclairer la nuit, c.à d. pour lui permettre de vivre dans le monde matériel, pour se nourrir, se vêtir, se protéger des changements climatiques, se multiplier, prendre soi de sa progéniture, vivre en communauté, analyser les causes et les effets pour se faciliter la vie sur terre.

Le grand luminaire représente l’amour pur et il fut dévoilé à l’homme pour éclairer le jour,
c.à d. la vie, qui ne peut être que spirituelle, pour diriger sa vie spirituelle et la mener vers sa finalité, pour préserver le contact avec Dieu qui est Lui-même cet amour, pour éclairer toutes ses pensées, ses actions et ses oeuvres et guider ses relations avec ses semblables.

Hegel n'est qu'un philosophe de la nuit...

Portrait de Anonyme Alain M.15.10.2013

Je ne sais pas comment le dire, surtout que j'ai un certain faible pour He-gel et sa philosophie et que je ne veux pas cracher dans la soupe, mais la NEGATION hégélienne peut aussi être considérée comme une idée IDEOLOGIQUE pour nous faire croire que le CONFLIT et la GUERRE sont "le PERE de toutes choses" et que plus nous nous OPPOSERONS les uns aux autres plus nous serons HEUREUX!, plus, en tous les cas, notre société EVOLUERA et S'AMELIORERA!, bref pour nous faire croire que la FICTION du "PROGRES" mène le monde, mène le monde vers le BIEN, ou, du moins, le MIEUX, alors qu'il suffit un moment de réflexion pour se rendre compte que si nous voulons AIMER notre prochain nous ne voyons pas pourquoi nous devrions nous OPPOSER à lui!, et il suffit d'un autre moment de réflexion pour se rendre compte que tout cela est cousu de fil BLANC et que l'ABSOLU de Schelling de la "nuit où toutes les vaches sont NOIRES" est bien plus HONNÊTE et convaincant que l'ABSOLU de Hegel qui prétend "SE REALISER" dans l'HISTOIRE!, alors que l'Histoire est un proces-sus CONTINGENT et ALEATOIRE et (pour cela!) complètement ABSURDE qui ne pro-duit, - nous le voyons bien! -, que de la VIOLENCE stupide et des CONFLITS stérils !...

Portrait de Anonyme J. Grau16.10.2013

Bonsoir.

Je crois qu'on ne peut pas comprendre Hegel après seulement un ou deux "moments de réflexion".

L'amour du prochain, contrairement à ce que vous dites, suppose une certaine forme d'opposition. D'abord, on ne peut pas s'intéresser à autrui si on est entièrement d'accord avec lui sur tous les points. Autrui doit nous résister un minimum pour susciter notre intérêt. Et comment peut-on aimer un être qui ne nous intéresse pas ? Bien entendu, l'amour est aussi la négation de l'opposition. Mais, comme l'explique Hegel, la négation n'est jamais vide : elle contient ce qu'elle nie. Pour qu'il y ait négation de l'opposition, il faut d'abord qu'il y ait opposition. L'amour véritable n'est pas fusion béate, indifférenciation. On ne peut aimer dans la nuit où toutes les vaches sont noires. Peut-être Schelling était-il honnête, mais il n'est pas sûr qu'il fût aussi profond que Hegel.

Ensuite, l'amour ne peut pas exister sans un minimum de justice dans la société. Or, l'homme n'est pas naturellement juste. Il faut nier (par l'éducation, par les lois, par des coutumes...) la violence et l'égoïsme naturels de l'homme afin qu'apparaisse une vie sociale où l'amour du prochain est possible.

De ce point de vue, l'histoire joue un rôle déterminant. Hegel ne nie pas qu'il y ait beaucoup de violence stupide et de hasard dans l'histoire. Mais il considère aussi qu'il y a une part de rationalité en elle. Disons les choses autrement. On ne peut nier qu'il y ait des choses positives dans les sociétés humaines : des lois garantissant un minimum de justice (même si ces lois sont aussi une caution de l'injustice), un respect de la liberté individuelle, des connaissances scientifiques, de l'art, etc. Or, une grande partie de ces choses positives est le produit de l'histoire.

En somme, la philosophie de Hegel est certainement très discutable. Je suis même persuadé qu’elle comporte certaines erreurs importantes, dans la mesure où elle était influencée par les préjugés de l’époque. Mais on ne peut pas la réfuter en cinq minutes.

Cordialement,

J. Grau

Portrait de Anonyme abscon15.10.2013

VOici une reprise de émission "Nietzsche contre Hegel" qui me semble intéressante a consulter en contrepoint de la présente émission

Biographie croisée

Hegel admirait par Nietzsche, mais comme un ennemi clairvoyant. Il voit en lui un rationaliste pessimiste. Sa haine est dirigé bien plutôt contre les post hégélien, les jeunes hégéliens fils du matérialisme ; libéral et marxiste.

Nietzsche critique le sens de l'histoire d' Hegel. Il faut se méfier a priori des penseurs qui font du présent le bout d'une histoire. Les tard venants.

Critique de la dialectique, du dualisme donc qui permet le développement d'une téléologie par le truchement d'une rationalité folle. Qui oublie de se poser la question du qui.
Elle méconnaît le sens, en ne réinterrogeant pas sur la réalité, elle méconnaît le changement, en ne s'intéressant pas à la complexité a l'ouvre dans les mutations.
Orthodoxie de Hegel qui est critiqué ici par ce texte de Deleuze.

Reste que Nietzsche a bien senti qu'au fond de la philosophie d'Hegel, aussi fine et susceptible qu'elle soit, il y a toujours une recherche de sens.

Or cette recherche de sens, Nietzsche la condamne, il trouve malhonnête de prétendre distinguer un substrat sous les phénomènes qui expliquerait tout la réalité. Substrat qui donnerait un sens à l'histoire. Il pose au contraire que les valeurs sont créés, plutôt que donnés. Il s'agit ici d'une vertu des maîtres : créer ses propres valeurs, et se juger à cette aune.

Nombre d'apriori non questionné par Hegel, le sujet, l'objet et cetera. Croyance en la sacro-sainte logique. (Donc, et le plus dure était de ne pas perdre de vue ce que recouvrait ce donc, l’Étranger d’Albert camus)

La dialectique contre l'archéologie, la généalogie.

La différence entre Nietzsche et les autres. C'est qu'il n'a pas la prétention de poser de concept, d'essence etc. comme objet de la philosophie ou de la vérité.
La science absolue n'a pas de sens. Préjugé moraux, et métaphysique. Contradiction de l'esprit pure.

Prétention à établir la vérité comme absolue, la catégorie même d'absolu n'est pas remis en cause pas Hegel. // La perfection.

Liberté. La liberté n'est ni une absence d'entrave, (Hobbes), ni une autonomie Kantienne.
Nietzsche comme Hegel associe la liberté a une certaine forme d’héroïsme (différence avec Kant ?)
Cette liberté s'arrache à la condition extérieure. Admiration pour l'autodépassement. Vocable hégélien que reprendra Nietzsche tout en disqualifiant l’objectif d' Hegel de faire de l'homme un dieu. Il veut, lui, a en faire un surhomme.

Tarte à la crème du maître et de l'esclave.

Mais chez l'un et l'autre le maître est décrit comme héroïque, inspiration tragique grecque, soit le contraire de l’instinct de préservation des anglais. Pensée héroïque (warning). Se poser des but qui nous élevé.

L'expression d'un certain désir. Désir qui fonde notre individualité chez Nietzsche. // Hegel.
Dans la constitution de cette dialectique, il y a une opposition tout de même.
Pour Nietzsche l’idée que le désir de reconnaissance est un désir d'esclave. Attaque à peine dissimulé contre Hegel. Affirmation de soi, comme moment second qui passe par la reconnaissance par l'autre, voilà une chose des plus étrangères à l'aristocrate. Vertu d'esclave, tu m'aime donc j'existe. La valeur des autres est la dernière chose qui importe pour les maîtres. Ils sont leur propre législateur. « Bon et nous c'est la même chose ».

Question de l'intériorité très complexe, mouvement de la volonté de puissance trop composite pour être seulement intérieur. Mais ce mouvement par de soi. Processus second de hiérarchisation, oblige ensuite à une évaluation de soi-même, qui n'est pas exempt de possible mauvaise foi, Nietzsche en ai bien conscient. Dionysos est un juge l'a ton bien compris.

Cela dépasse le jeu social mais peut-être pas le jeu historique. Nietzsche prend Hegel à son propre jeu. La réflexivité d' Hegel est un nihilisme, la conscience est un effet très tardif de l’histoire. Ce modèle spéculatif n'est pas celui de Nietzsche. Lui pense une recomposition hasardeuse du rapport de forces. Et rien ne peut fonder essentiellement ces recompositions des forces ; pas de substrat conceptuel.

Très profond atavisme, qui fait des peuples esclaves attendre une reconnaissance. Penser du bien de soi, s'oppose à une tendance plus profonde, la vanité. La vanité est atavisme et vertu d’esclave.

La nécessite d'avoir un bon sentiment de soi, comme vanité. Pose tout de même une idée de développement. Donc forme de processus, et de développement, comme chez Hegel.
Même question de l'absolu et du culturel. Les doctrines du devenir sont vraies mais mortel. Nietzsche est admirateur de la pensé d' Hegel. On retrouve ici le débat entre Héraclite, et Parménide. Entre le culturel et l’être. Communauté allemande, fondé sur la philo grecque et en particulier sur celle du devenir.

Mais Nietzsche veut penser l'histoire, non pas en terme de résolution mais de contradiction. Ce sens-là ne peut être subsumé par quelque chose qui le comprendrait. Foucault avec son bio pouvoir, reprend cette pensée à son compte. Rien ne se déploie. L'homme fait l’histoire, mais il ne sait pas quelle histoire il fait. // Norbert Elias.
Mais la pensé Nietzsche ne fait-elle pas sens malgré tout, certes un sens plus composite, plus complexe, mais sens tout de même ?

Certes mais n’étant pas une téléologie, un pensée de la cause finale (ce qui vient avant, vient après). On ne peut simplifier sa pensé. Pas d’orthodoxie de Nietzsche, ni de Deleuze. Pourtant …

Il repère une volonté de puissance partout présente, mais ne présage pas de ses vicissitudes. Il forge par contre une éthique, a cette volonté de puissance. Un sens non donné mais créer. Ariane et Dionysos.

L’esthétisme.

Le dionysiaque et apollinien chez Nietzsche. Ne retrouve ton pas une dialectique, jamais résolu au contraire de chez Hegel. La naissance de la tragédie sentait encore bien trop mon Hegel. Il va laisser tomber cette opposition, comme il laissera tomber Wagner. Ce que Wagner a fait en musique, Hegel l'a fait en philosophie. Nietzsche développe une physiologie de l'art. Affaire interprétation et de généalogie donc. Pas de sens de l’histoire, ni de l'esthétisme mais interprétation, donc une généalogie naît de l’expérience, qui l'oblige à ressasser pour affiner son jugement. Rien à voir avec le sublime développement de l'histoire de Hegel. Propos à la fois infiniment modeste, et infiniment ambitieux.

Portrait de Anonyme Kercoz15.10.2013

Pour la Sociologie, la socialisation d' une espece se produit par inhibibition de l' agressivité "naturelle" entre individu ( intra-spécifique).
Cette inhibition qui est une "négation" de l' instinct génétique , se fait par des "Rites" ( K.Lorenz)qui sont TOUJOURS des interdits ou négations , tabous , règles comme les "commandements qui sont tous des négations: "tu ne ...pas.." ( sauf le " tu aimeras ton prochain ..."/ respect ultime de la "face").....remarquons que le "prochain n' est pas forcément n' importe qui , mais un "proche" .
exemple d' inhibition- négation : Le Sourire qui découvre les dents pour mordre .

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