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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 13-14

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

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Philosopher avec Stanley Kubrick (1/4) : Orange mécanique 23

07.10.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

 

Sam Azulys MC © Radio France

Stanley Kubrick premier épisode: Orange mécanique.

Sur l’écran, un visage légèrement incliné vers le bas, les yeux en direction des nôtres, chapeau rond enfoncé sur le front, œil gauche qui soutient notre regard, œil droit intensifié par deux rangées de faux-cils, créant une asymétrie troublante que vient relayer une fossette légèrement plus marquée que l’autre.  Un verre de lait à la main, le défi est lancé : combien de temps allons-nous, spectateur, pouvoir soutenir ce regard qui contient déjà le rire destructeur de celui qui ne fait aucune différence entre le monde qui l’entoure et celui qu’il imagine ?

C'est l'une des questions parmi de nombreuses autres, que nous allons nous poser aujourd'hui en compagnie de Sam Azulys.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Wendy Carlos, Beethoven, Title music

- Wendy Carlos, Beethoven, Theme

- Gene Kelly, Singin' in the rain

- Stupeflip, La menuiserie

- Wendy Carlos, Beethoven, Symphonie n°9, Ode to joy

 

Lecture:

- F.Nietzsche, Le nihilisme européen (Kimé, 1997)

 

Livre cité:

Oswald Spengler, L'homme et la technique ( Gallimard)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye: les caniches sont-ils la preuve du destin ? 

Réponse avec Paul Mathias, philosophe et adepte de Stanley Kubrick, pour qui la dimension métaphysique de son cinéma tient à la présence d'un caniche dans Ultime Razzia

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Invité(s) :
Sam Azulys, philosophe

Thème(s) : Idées| Philosophie| Stanley Kubrick

23 commentaires

Portrait de Anonyme The Eye22.12.2013

Il serait dommage, surtout avec la scène du theatre, de limiter Orange Mécanique à une dimension politique ou nihiliste sans envisager l'axe de la représentation pour elle-même, au sens de la poétique d'Aristote et selon deux critères du theatre classique : un principe (l'hybris) et une théorie (la catharsis). Quant au titre, même un âne viennois est capable de discerner dans orange l'anagramme onirique de organe.

Portrait de Anonyme Poireau Fleuri22.10.2013

Une émission vraiment captivante, et très enrichissante pour un étudiant en cinéma. Merci France Culture.

Portrait de Anonyme Harry 14.10.2013

Excellente émission, c'est passionnant, c'est clair et profond. Cette interprétation de l'oeuvre de Kubrick est fascinante. Surtout ce que dit Sam Azulys sur Kubrick et Oswald Spengler (auteur de L'homme et la technique) et il est bien vrai que l’œuvre de Kubrick prend toute sa profondeur quand on la considère comme étant anthropologique. Il semble tout à fait cohérent de faire le lien entre la scène des singes de 2001 et celle d’Orange mécanique dont il est question ici, comme avec tous les moments où Kubrick, dans ses films, produit un discours sur l’homme et la machine, les rapports de l’homme avec elle, en quoi il s’en sert et en quoi elle l’oppresse. C’est pourquoi je trouve si intéressante l’idée de s’interroger sur « ce qui signale l’avènement de notre humanité » et de se demander, grâce à de solides bases philosophiques, ce qui est venu d’abord, le langage ou la technique, et où se place Kubrick par rapport à ça, quand il montre la machine qui se retourne contre son créateur, et donc l’humanité qui s’en prend à ce qui a fait d’elle l’humanité.

Portrait de Anonyme auditeur13.10.2013

Emission fort plaisante où l'invité mobilise de puissants concepts pour rendre compte de la profondeur philosophique de l'oeuvre de Kubrick sans jamais étouffer la dimension artistique de l'entreprise sous le rouleau compresseur philosophique.

Portrait de Anonyme Adrian13.10.2013

Tolkien (en 2012?), Dostoïevski en 2013, Kubrick cette année ... vous me gâtez !
Mais comme je suis très exigeant, je me permets de vous demander :à quand une (série d')émission(s) sur Julien Gracq ?
En vous remerciant pour votre programme que j'écoute toujours avec plaisir !

Portrait de Anonyme Anonyme13.10.2013

Clarke l'a dit plusieurs fois, à la base le monolithe devait avoir un ecran avec des images dessus pour apprendre aux "singes". Il a aussi été dit plusieurs fois que ce sont des extraterrestres qui sont derriere, pas je ne sais quel dieu.(shiva,osiris, gamesh ? c'est un autre débat)
Il faut mal connaitre Kubrick ou voir ce qu'on y apporte soi-meme pour voir du divin.
Conseils pour eviter les memes erreurs qu'on fait les cathos à l'epoque de la sortie et qui ont amené à un prix religieux:
-Lire le bouquin, en sachant qu'il est écrit en même temps que le film et pas avant, la source d'inspiration est la nouvelle de Clarke "la sentinelle".le contrat spécifiait que le scénario serait crédité "kubrick-clarke" et le bouquin "clarke".
-Lire le bouquin de michel ciment qui est une mine d'or.
-Regarder le docu du coffret dvd "A life in pictures".
-ecouter le commentaire audio du Bluray par Keir Dullea.
Si apres ça, vous voyez toujours du religieux, arretez la philo, c'est pas pour vous...

Portrait de Anonyme Sylvain Fontaine20.10.2013

Cher anonyme,

Arthur C. Clarke s'est souvent colleté dans ses nouvelles et romans avec l'idée de Dieu. Le plus souvent pour l'égratigner, mais y revenant toujours, ne pouvant s'en débarrasser tout à fait. Il émane de son oeuvre un profond sens du mystère de l'univers. Bref, la préoccupation métaphysique, sinon religieuse, est indéniable chez Arthur C. Clarke.

A ma connaissance, Stanley Kubrick n'a jamais rien dit de tranché sur le sujet. D'un côté, on trouve dans le livre de Michel Ciment une déclaration qui montre qu'il était ouvert au paranormal. Mais en effet il a par ailleurs toujours clairement réfuté toutes les interprétations de "2001", prétendant avoir voulu faire de son film une expérience "non-verbale", au-delà de toutes les doctrines. Ce qui inclut l'athéisme... Au minimum, il n'est pas absurde de dire qu'en montrant l'Humanité face à une puissance supérieure qui infléchit son destin, Stanley Kubrick se frottait à l'idée du divin, sur laquelle on peut avoir bien des interprétations, matérialistes ou mystiques. En renonçant à l'idée des images diffusées par le monolithe, Stanley Kubrick laissait ouvertes toutes les interprétations, ce qui correspondait bien à son projet, après tout...

Portrait de Anonyme Destiny13.10.2013

On est en 2013, tout le monde a vu Fight Club!

Portrait de Anonyme Georges10.10.2013

Désolé pour cette intervention inadéquate. J'ignorais que cet espace était réservé aux commentaires élogieux et que tout commentaire négatif devait être envoyé à part, avec une adresse mail, afin de recevoir une réponse directe et personnalisée ... Waoh ! Vous faites bien les choses ! Une réponse directe et personnalisée pour tous les pisse-froids "insultants", ça c'est du dévouement au service public !
Ou votre remarque sur l'absence d'adresse n'aurait-elle pour fonction que de suggérer adroitement qu'on ne saurait accorder la moindre valeur aux propos d'un individu qui ne laisse pas son adresse mail ? Je ne saurais croire que des philosophes, même bobo-libéraux, s'abaissent à de tels procédés, qui plus est pour discréditer quelqu'un qui ne prend même pas la peine d'avancer le moindre argument et se contente d'exprimer un agacement totalement subjectif devant une émission décevante sur un sujet passionnant. Les suivantes seront d'ailleurs peut-être meilleures, plus ouvertes sur l'art de Kubrick au lieu d'en faire un simple prétexte à "philosopher". En tous cas, votre manière de répondre aux critiques me laisse perplexe et, si c'est le "PSEUDO-philosophie" que vous trouvez insultant dans mon message, votre réponse et ses "techniques" n'incite guère à corriger cette expression.
Je prends en tous cas bonne note de tout ceci et m'efforcerai à l'avenir de ne pas souiller de mes jugements outrecuidants ces pages réservées au dithyrambe époustouflé.

Portrait de Anonyme Nevermind11.10.2013

Je soutiens ce commentaire a 200%. Bravo Georges, et continuez comme ça.

Portrait de Anonyme guillaume10.10.2013

Kubrick a voulu incarner le drame d'une génération dans un personnage:alex et répondre a cette question:comment la culture allemande (la meilleur au 19 ème siècle) a pu créer le nazisme (l'ultra violence sans distinction d'age ou de sexe) et la plus belle culture (beethoven entre autres).Les pires et les meilleures sentiments humain produits au sein d'une même culture,la est la contradiction.(la phrase de l'affiche du film l'exprimant)
Alex tabassant un clochard et écoutant bethoven!.Il faut replacer le film dans son époque:post-seconde guerre mondial(l'esthétisation poussé du film le rendant intemporel,la est le génie de kubrick).2 expériences:enfant j'ai été traumatisé par les images ultra violente des camps de concentration a la télé.Vladimir jankélévitch ne pouvait plus écouter de musique classique allemande après la guerre.conclusion:kubrick fait vivre à alex(la scène de son suicide) le drame personnel,le dégout,la révolte que lui et toute une génération ont vécu après la guerre.Mu par les plus noble sentiments,les sublimes émotions ressenties à l'écoute de cette musique associées aux images des atrocités du genre humain nous répugne d'appartenir à ce fumier qu 'est l'humanité,sur lequel,pourtant, pousse quelques fleurs:Kubrick en étant une.

Portrait de Anonyme Georges09.10.2013

Merci d'avoir su rendre aussi ennuyeux un des plus fascinants génies du cinéma mondial.
Et si, au lieu de gâcher cinéma et littérature en y déversant systématiquement votre pseudo-philosophie, vous vous contentiez désormais de parler de Leibniz ou de Plotin en intercalant des chansons de Gainsbourg ?

Portrait de Anonyme Anonyme09.10.2013

Encore un méfait du nihilisme actif

Portrait de Adèle Van Reeth Adèle Van Reeth09.10.2013

Merci à vous, Georges, d'avoir pris le temps de rédiger ce commentaire constructif.
Et si, au lieu de gâcher cette page avec des commentaires insultants, vous donniez une adresse mail pour que l'on puisse vous répondre directement ?

PS : rassurez-vous : Leibniz, c'est dans deux semaines.

Portrait de Anonyme Eric Symak09.10.2013

Le plus inacceptable de la méthode Ludovico, une simple sophistication de la méthode d’Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936), ne réside-t-il pas non dans ses moyens mais dans son hypothèse mécaniste : l’homme serait un automate sans libre arbitre. Ce qui se révèle ironiquement, par delà bien et mal, injustifié à la fin.

HAL dans 2001 ne serait-il pas l’illustration de la duale : un ordinateur, automate déterministe depuis Turing, deviendrait non déterministe en accédant à la liberté des émotions. Ce qui se révèle ironiquement, par delà bien et mal, justifié par la fin.

Portrait de Anonyme Éric Symak10.10.2013

Bonjour
J'y pense seulement maintenant après l'emission sur Barry Lyndon avec Michel Ciment (merci pour son Kubrick) : Alex ne serait-il pas le sans loi et Hal n'avait-il pas été programmé pour être la loi sans inconnue ? merci pour vos émissions.

Portrait de luroluro luroluro07.10.2013

Merci pour votre émission fort intéressante mais qui ne rend guère optimiste sur le sort de l’humanité.
Quelques éléments de votre dialogue :
Pour votre invité, Stanley Kubrick a été à juste titre été très influencé par Oswald Spengler (http://fr.wikipedia.org/wiki/Oswald_Spengler pour qui l’homme était avant tout un « prédateur surdoué ». Pour lui, ce qui fait advenir notre humanité c’est la technique.
Dans Orange Mécanique, nous somme dans une contre initiation qui s’appuis sur l’affirmation que même en supprimant le libre arbitre de l’homme on ne peut le rendre bon. Pour Kubrick, l’homme est une machine, une mécanique en devenir.
Contrairement au nihilisme de Nietzche qui est actif et constructif pour tendre vers autre chose que la destruction, le nihilisme de Kubrick est passif et irrémédiablement destructeur.
Il met en scène une fureur aveugle qui existe de toute évidence de toute éternité.
Pour lutter contre cette violence, il n’y a pas d’autre remède que d’uniformiser l’humanité, de la « rendre moyenne », morale, aseptisée en quelque sorte. C’est pourquoi dans notre société, l’on est conditionné et « zombisé ».
Pour Sam Azulys, votre invité, la problématique philosophique d’Orange mécanique semble se rapprocher beaucoup de celle exposée ci-après » :
« Faire cause commune avec Jekyll, c’était renoncer à ces appétits que j’avais longtemps caressés en secret et auxquels, depuis peu, je m’abandonnais éperdument. Préférer Hyde, c’était mourir à mille intérêts et à mille aspirations qui m’étaient chers, c’était devenir d’un coup méprisable, c’était perdre mes amis. Le marché peut paraître inégal, mais il y avait encore une autre considération dans la balance : tandis que Jekyll souffrirait cruellement de l’abstinence, Hyde ne se rendrait même pas compte de ce qu’il avait perdu. Si particulier que fût mon cas, les termes de ce débat étaient vieux comme l’homme lui-même : des tentations, des alarmes identiques assiègent le premier pécheur venu, et il en fut pour moi comme pour le grand nombre de mes semblables. Je choisis la meilleure part, et puis manquai de force pour m’y tenir.
CONTREVERSES SUR LE FILM
Kubrick a été influencé par des cinéastes au style très affirmés et surtout très divers.
D’Orson Welles ou de Max Ophüls, il semble avoir retenu le goût pour l’usage d’objectifs grands angles (qui permettent un large champ de vision et une grande profondeur de champ) et les mouvements d’appareils ambitieux. Mais qu’en est-il du style Kubrick ? Y a-t-il des points communs entre ses films, alors qu’au premier abord c’est plutôt l’hétérogénéité qui retient l’attention ?
27 ans de recul pour un succès unanime en Grande Bretagne ! Rétrospective Kubrick sur grand écran (Année 2001) :
Près de 27 ans après avoir été retiré des écrans sous l'opprobre quasi général en raison de son contenu violent, le film culte "Orange Mécanique" de Stanley Kubrick refait à partir de mars 2000 un retour en force dans les cinémas britanniques, avec moult publicité.
L'organisme de contrôle de la diffusion cinématographique (British Board of Film Classification, BBFC) avait donné en décembre dernier son feu vert à la sortie du film, sans coupe mais qui sera néanmoins interdit aux moins de 18 ans.
Le succès a été immédiat auprès des distributeurs, un an après le décès du réalisateur en Grande-Bretagne. Plus de 300 cinémas ont demandé des copies du film de Kubrick pour le diffuser, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie Warner Bros à Londres qui en détient les droits. "En moyenne, un film est distribué chez nous en Grande-Bretagne entre 200 et 300 copies. Au-dessus de 300, il s'agit vraiment d'un grand film", a-t-elle ajouté.
Résultat : le retour d'"Alex" et de son gang nihiliste à chapeaux melons a été précédé d'une vaste campagne publicitaire, avec "clips" télévisés et affiches sur les bus de Londres notamment. L'adaptation cinématographique sur fond de musique classique du roman futuriste d'Anthony Burgess était sortie sur l’écran britannique en décembre 1971.
Mais en 1973, Stanley Kubrick l'avait de lui-même retirée, cédant à des menaces de mort et à une intense campagne menée par la presse conservatrice --le Sun en particulier-- qui l'accusait de faire l'apologie de la violence gratuite et de dévoyer la jeunesse.
Le film avait en revanche continué à être projeté dans les autres pays d'Europe occidentale et aux Etats-Unis, où il était rapidement devenu une oeuvre culte.
"Le BBFC ne pense pas que les inquiétudes exprimées lors de la première sortie, à propos de son influence éventuelle sur le public jeune, soient fondées aujourd'hui", avait souligné l'organisme en décembre dans un communiqué.
Avec 27 ans de recul, la presse conservatrice britannique commence également à reconsidérer ses diatribes de l'époque. Le critique cinématographique du Daily Telegraph parle jeudi d'un "chef-d’œuvre philosophique".
http://www.kubrick.fr/archiveinfos.htm
UNE PROJECTION DANS LE TEMPS
Selon les films, les collaborateurs de Kubrick doivent concevoir les accessoires du futur, repérer les designers à la mode ou bien reproduire fidèlement du mobilier et des costumes anciens.
Orange mécanique implique lui un décor inspiré de l’art contemporain. Pour la conception du Korova Milk BarLiz Jones et le chef décorateur John Barry s’inspirent des meubles-sculptures d’Allen Jones représentant des mannequins féminins (à partir de 1969), ou évoquent encore les installations-tableaux d’Edward Kienholz (Roxy’s, 1961-62). L’enjeu est tout autre dans le cas de Barry Lyndon : Stanley Kubrick cherche à être le plus fidèle à la réalité historique. Le décorateur Ken Adam et la costumière Milena Canero s’inspirent donc des peintures de Gainsborough, Reynolds, Hogarth, Menzel, Chardin, Watteau ou Chodowiecki. Les postures et attitudes servent elles aussi de modèles.
AUTRES LIENS :
Stanley Kubrick, l’exposition à la cinémathèque française en 03 2011
http://www.cinematheque.fr/data/document/dossier-expo-stanley-kubrick.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orange_m%C3%A9canique
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme abscon08.10.2013

je crains que vous vous mépreniez sur les différents types de nihilisme. Le nihiliste passif est celui qui supporte la dévaluation des valeurs de manière donc passive en se recroquevillant dans un hédonisme angoissé, quant le nihiliste actif ne reste pas simplement spectateur ce cette dévaluation mais y participe activement.
Ce n'est qu'un troisième type de nihilisme, le nihilisme créatif, ou comme l'appelle l'invité, extatique, qui permet lui l'avènement d'une nouvelle éthique, plus proche du corps, et moins maladive.

Portrait de Anonyme Patrice Tardieu07.10.2013

J’ai apprécié l’approche philosophique de l’invité avec ses références à Nietzsche sur le nihilisme ( que Nietzsche n’a cessé de critiquer, surtout le nihilisme « bouddhiste » de Schopenhauer ) et à Heidegger sur l’essence de la technique et son arraisonnement.
J’aimerais revenir à quelques détails qui n’ont pas été dits. Le film de Stanley Kubrick a été tiré du livre d’Anthony Burgess qui reprend un épisode douloureux de sa propre vie: il a été attaqué ( lui, déjà écrivain comme dans le film ) et sa femme violée par des « hooligans » anglais. Et le film a provoqué quelques « faits divers » en France et en Angleterre puisqu’il a produit une « mimétique » du personnage d’Alex et de son comportement en 1972 !
En anglais, « orange mécanique » a un sens précis; cela signifie « absurde comme une orange mécanique ».
Enfin, détail plus léger: l’acteur Malcom Mc Dowell était incapable de chanter aucune autre chanson que « Singing in the rain », mais cela a plu à Kubrick !
Patrice Tardieu

Portrait de Anonyme Andre07.10.2013

Bonjour
Tres bonne emsission comme d'habitude.
Je voulais just passer un message a Philippe Petit et François Noudelman.
Ils vont beaucoup me manquer sur cette emission.

Bonne continuation a vous , Adele et a toute l'équipe!

Portrait de Anonyme Cyril Sauvenay10.10.2013

Bonsoir
Ils me manquent aussi beaucoup, l'un et l'autre, quoique pour des motifs différents.
Ce qui m'a manqué plus encore, c'est une explication quant à leur départ ; celui-ci, comme le coeur, a sans doute des raisons que la nôtre ignore, mais c'est bien dommage, car de la connaissance naissent indubitablement le respect et la fidélité (me semble-t-il, mais cela pourrait faire débat...)
En tout état de cause, c'est avec très peu d'empressement que j'écoute désormais Les Chemins de la connaissance, qui m'ont justement privé de celle de ces deux absences... Oui, c'est dommage... Absences qui du coup paraissent évictions, peu... respectueuses, tant des devenus absents que de ceux qui les écoutaient avec plaisir...
Bien à vous.

Portrait de Anonyme élisabeth aubert07.10.2013

ai-je été inattentive ou n'avez-vous pas mentionné Antony Burgess? j'aurais tant aimé que votre commentaire fasse la part de l'apport de chacun: il me semblait avoir tout entrevu déjà dans l’œuvre de Burgess dont kubrick a fait un miel si gouteux. j'espère retrouver dans les émissions suivante une analyse de l'usage que fait le cinéaste de ses sources.

Portrait de Anonyme Ulysse Paris07.10.2013

Merci d'avoir "spoiler" la fin du Fight Club!

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