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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 13-14

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Philosopher avec Stanley Kubrick (2/4 ) : Shining 11

08.10.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

 

 

Philippe Rouyer © Radio France

Stanley Kubrick, deuxième épisode : après Orange Mécanique hier, nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Philippe Rouyer pour décoder les mystères de Shining.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Wendy Carlos, The Shining

- Elvis Presley, Puppet on a string

- Dominique Harlan, Musica ricercata II (BO Eyes wide shut)

 

Lectures:

- Tvetan Todorov, Introduction à la littérature fantastique (Seuil)

- Ovide, Métamorphoses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye:   tuer est-il signe d'intelligence ? 

Réponse avec Paul Mathias, philosophe et adepte de Stanley Kubrick, pour qui 2001, L'odyssée de l'espace montre que l'humanisation se ramène à la puissance de tuer gratuitement. 

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Invité(s) :
Philippe Rouyer

Thème(s) : Idées| Philosophie| Stanley Kubrick

11 commentaires

Portrait de Anonyme Mathias20.10.2013

Juste une petite précision technique sur ce que dit Philippe Rouiller sur l'utilisation du Steadicam dans le film Shining.
Oui des plans ont bien été faits au stead, comme celui du labyrinthe, mais pas, contrairement aux idée reçues, le fameux plan du tricycle ! Celui-ci ayant été fait avec… un fauteuil roulant ! Lequel a même été présenté lors de l'expo Kubrick à la cinémathèque…

Portrait de Anonyme Rg10.10.2013

Avant de dire des banalités sur la musique de ce film, il faudrait peut-être s'intéresser aux compositeurs cités, Bartok, Penderecki et Ligeti.
Une des caractéristiques des oeuvres utilisées, c'est qu'elles utilisent des formes de tissage complexe des lignes musicales. Chez Ligeti, l'imbrication est telle que cela donne une sorte de structure impénétrable mouvante, mystérieuse dont la structure est cachée dans les profondeurs de l'audible. Il me semble qu'il y a là une symbolique profonde qui dépasse de loin la simple musique d'ambiance.

Portrait de Anonyme Simon Roy09.10.2013

Extrait de l'essai "Ma vie rouge Kubrick" à paraître à l'automne 2014 aux éditions du Boréal.

STALYNE KUBRICK
Le critique de cinéma français Michel Ciment peut se targuer d’être l’un des privilégiés à avoir pu bénéficier des confidences de Stanley Kubrick, lui qui s’est toujours montré discret et réservé dans ses commentaires publics. Il a publié chez Calmann-Lévy un ouvrage tout simplement intitulé Kubrick. C’était en 1980. Dans un rarissime entretien qu’il a daigné accorder, Kubrick avoue avec lucidité à Ciment : « Il n’y a aucun doute qu’il serait agréable de voir un peu de folie dans les films, au moins ils seraient intéressants à regarder. Chez moi la folie est très contrôlée ! »
1972, c’est l’année d’Orange mécanique. Du moins selon l’association du New York Film Critics Circle, qui l’a sacré meilleur film de l’année. Sur le strict plan commercial, on peut parler d’une œuvre rentable. Orange mécanique tiendra l’affiche pendant soixante-deux semaines, ce qui en fera l’un des plus gros succès de la Warner Brothers.
Décembre 1971. Orange mécanique est sur le point de sortir dans les salles. Ne laissant rien échapper à son contrôle, fût-il à Londres, Kubrick découvre qu’un des cinémas new-yorkais qui allaient programmer son nouveau film avait un plafond et des murs peints avec de la laque blanche et brillante. Voulant éviter les effets fâcheux de reflets trop éclatants, Kubrick a demandé à ce que les murs et le plafond soient repeints fissa, mais le propriétaire du cinéma doutait qu’à quelques jours d’avis il allât être possible que les travaux puissent être effectués à temps pour la sortie du film le 19 décembre.
Ne reculant devant aucun obstacle, Kubrick – toujours en Angleterre - consulte le bottin de Manhattan, dresse une liste des entrepreneurs en mesure de procéder à l’installation de la structure d’échafaudage et à la peinture des murs de la salle de cinéma, liste qu’il fait parvenir au propriétaire de l’établissement new-yorkais. Quelques jours plus tard, Kubrick a eu l’idée de s’informer de la texture du noir que l’on avait utilisé : il s’agissait comme il le craignait d’une peinture noire lustrée, ce qui entraînait les mêmes inconvénients que lorsque les murs étaient tout blancs. Il a donc fallu sous les ordres capricieux de Kubrick encore tout repeindre. Cette fois avec un noir mat.
*
- Puis, c’était comment de travailler avec Kubrick? demande le critique Roger Ebert à Shelley Duvall, une dizaine d’années après sa collaboration au Shining.
- Presque intolérable, confie-t-elle. Jour après jour, passer à travers cette épreuve atroce (excruciating) de côtoyer le personnage de Jack Nicholson qui se devait d’être fou et en colère tout le temps… Et mon personnage de Wendy qui devait pleurer douze heures par jour, toute la journée, les derniers neuf mois ont été intensifs, à raison de cinq ou six jours par semaine. J’ai été sur le plateau pendant treize mois. Malgré tout ce travail, pratiquement personne n’a eu le souci de critiquer ma performance. Tout juste si on en a fait mention. Les critiques ont porté presque exclusivement sur le travail de réalisation de Kubrick, comme si je n’étais pas là.
*
Une scène particulièrement intense montre le chef cuisinier Dick Hallorann en gros plan, en train d’avoir une vision de ce qui se passe à l’Overlook alors qu’il regarde la télévision de sa chambre en Floride. On rapporte que Kubrick a fait reprendre la scène 160 fois à l’acteur de métier qu’était pourtant déjà Scatman Crothers (Vol au-dessus d’un nid de coucou, The Twilight Zone). On peut se questionner sur les réels motifs qui ont poussé Kubrick à réaliser autant de prises de cet homme en état de transe. D’accord, la réputation de perfectionniste de Kubrick le précédait, mais on peut voir surtout dans ce souci maniaque de tout refaire et refaire encore et encore une manière d’exaspérer ses acteurs, de les pousser à bout, de les amener dans un état d’esprit fragile, proche de celui des personnages qu’ils incarnent.
Et si le vrai fou dans cette réalisation n’était pas Kubrick lui-même?
*
L’écrivain en processus de création actif, il faut bien le reconnaître, devient en quelque sorte un fou obsédé par une idée fixe. Monomaniaque tout juste socialement tolérable. Et ça, c’est dans ses bonnes journées.
On peut considérer The Shining comme une fable noire sur le processus de création. Une sorte de métaphore du travail d’un artiste qui devient obsédé par la réalisation de son œuvre. Prenons le cas d’un écrivain père de famille, qui attend avec culpabilité le moment où les enfants iront au lit pour se réfugier dans son bureau, ouvrir son portable et poursuivre l’écriture de son projet en chantier. Il regrette que ses meilleures idées lui viennent furtivement en flash alors qu’il a les mains liées au volant de son auto ou dans la douche. Il devient de plus en plus distrait quand on lui parle. Ses réflexions finissent toujours toutes par s’échouer sur les rives aux mille écueils de ce projet encore informe.
Et cet intérêt finit par l’absorber presque entièrement quand il voit, au fur et à mesure que le projet avance, que le chaos initial qu’il essayait modestement au départ d’ordonner est en train de prendre une forme de plus en plus définie, de plus en plus cohérente. Combien de remerciements adressés aux proches à la fin des livres pour se déculpabiliser de les avoir négligés pendant cette plongée à l’intérieur de soi-même jusqu’à ce que l’on émerge avec un ouvrage finalement abouti? Tant d’hommages sincères adressés à leur patience et leur compréhension.
Stanley Kubrick, qui avait l’habitude de longuement réfléchir à ses projets de film avant de les concrétiser, qui noircissaient des carnets de notes avec urgence, devait être considéré comme une de ces bêtes étranges, proches de ces marginaux que l’on diagnostique TOC (pour trouble obsessionnel compulsif). Autrefois, on disait de ceux qui étaient atteints de ces troubles qu’ils souffraient d’une névrose obsessionnelle. Des névroses, donc. Tiens, tiens.
On privilégie désormais une formulation qui tient de l’euphémisme, moins radicale et plus politiquement correcte, un brin cocasse même. TOC. La marginalité de l’artiste, et à plus forte raison peut-être de l’écrivain, n’est-elle pas à rapprocher de la différence qui caractérise l’autiste léger? Parmi les TOC, on peut remarquer une singulière catégorie : les troubles obsessionnels compulsifs d’ordre, de rangement, de symétrie. C’est tout Kubrick. TOC TOC TOC sur la porte : Wendy, I’m home!
Quarante-deux voitures sont alignées dans le stationnement de l’Overlook au début du film quand Jack se présente pour l’entretien d’embauche.
Quarante-deux fois le Road Runner crie beep beep dans la scène où Danny fixe la télévision.
Tout en montant à reculons les escaliers du Colorado Lounge, Wendy fait le geste de frapper Jack avec la batte de baseball quarante-deux fois.
Il se pourrait bien que l’obsession de Kubrick pour le nombre 42 trouve sa source dans la Bible. En effet, Matthieu, celui de l’Évangile selon Matthieu, établit au chapitre 1, versets 1 à 17, que quarante-deux générations séparent Jésus du patriarche Abraham. Une bien longue énumération en forme d’arbre généalogique. À en croire presque que l’apôtre (ancien percepteur des impôts et par conséquent fort en chiffres) devait être payé au mot.
Parmi les symptômes du TOC, on note le comptage, qui consiste en cette manie de compter tout et n’importe quoi, toucher un objet un certain nombre de fois, qu’il soit pair ou impair, éviter de marcher sur des lignes au sol, par exemple les lignes de trottoir. Parmi les symptômes du TOC, on note la peur d’avoir un TOC, ce qui peut finir ironiquement par déclencher un TOC en soi. Il y en a qui sont décidément plus toqués que d’autres. Complètement marteaux.

Portrait de Anonyme Anonyme11.10.2013

@ Simon Roy - C'est fou ça,vous avez écrit 10 fois "Toc" et 4 fois "42",que faut-il en penser ?

Portrait de Anonyme Mr Trelkovsky09.10.2013

Ok avec Rouyer : le doc "Room 237" est un truc de dingues obsessionnels intéressant mais bon... purs délires de reclus qui ne passent pas une semaine sans se remettre le film number one, encore et toujours à la recherche, à la recherche de quoi au fait ? à la recherche de la perte de ce qu'il reste de sa santé mentale avant de rejoindre Jack Torrance ? Tant il vrai que les tentatives sérieuses de synthèses explicatives "The Shining" mènent assurément en HP. Et c'est le but de Sir Stanley, tout sauf un humaniste. (Traitement du thème du "minotaure" dont vous parlez, parmi les thèses du doc).

On s'en tiendra là avant de sombrer : Jack devient fou suite à l'enfermement interminable avec sa famille qui le gave sérieux (surtout sa godiche de femme, mais aussi son bovin de rejeton), la fin définitive de l'inspiration littéraire + des litres d'alcoolisme antérieur - Jack Daniels Power). l'Overlook est bel et bien hanté. Les spectres vengeurs utilisent le Family Man taré/furax pour l'indispensable massacre purificateur. Shoot final : Jack vaincu par le merdeux - néanmoins astucieux - est lui-même un fantôme photogénique qui refusait de l'admettre. Et oui, "il a toujours été là". Mais il l'avait oublié. Et la boucle repart. L'esprit du spectateur aussi. A force de revoir le film, le fan hardcore devient lui aussi un fantôme. Heureusement, il est souvent célibataire, ou marié avec ses dvd.

Surtout bien voir la version "longue", en fait normale du film, bien plus "éclairante", terme relatif.

Adèle for ever. The voice.

Portrait de Anonyme abscon08.10.2013

d'accord avec vous Adele, je vu le film en prévision de cette émission et je me retrouve un peu décu . Les qualités sont tres bien répertoriés par Philippe Rouyer, mais reste que le rythme est un peu bancal. Il épuise le spactateur, a force d'attente musicalement orchestré. la comparaison avec WAGNER et sa mélodie infinie me vient d'ailleurs en tete.
Et puis l'hésitation du film cesse avec l'ouverture, pour le coup proprement magique de la remise ou est enfermé de Jack... ce qui me semble un brin dommageable.
Enfin le clin d'oeil finale me laisse assez dubitatif et ne me donne pas envie de fouiller...

Portrait de luroluro luroluro08.10.2013

Dans ce film, l’on ne sait pas d’où vient la folie : de l’Hôtel ou des personnages ? L’origine de la folie reste une énigme.
Shining n’est pas un film d’horreur classique L’accent est mis sur les pouvoirs télépathiques (shining signifie « phénomène paranormal lié à la télépathie »). Des événements passés peuvent laisser des traces derrières eux et des personnes peuvent les percevoir.
Nous sommes confrontés au « paranormal ».
Je retiens de l’entretien qui mérite une seconde écoute que Kubrick est un grand spécialiste du « langage visuel », expressionniste. Pour lui la vraie communication passe par le son, la déformation du visage, l’intensité du regard, le sixième sens d’un mental déréglé.
Pour ma part, j’ai été frappé par le bruit lugubre du vent que l’on devine glacial et mortifère. Mais, ce que j'apprécie surtout dans ce film c'est que l’on comprend combien le comportement de l’homme est conditionné par le lieu où il se trouve, qu’il soit bénéfique, neutre, négatif ou, en l’occurrence, maléfique. L’ambiance fait également penser que certains objets contiennent en eux des "forces suggestives", qu’ils ont leur propre vie qui nous échappe. Ainsi, la hache, qui pouvait avoir servi aux meurtres commis précédemment par Grady avait en quelque sorte « incité » Jack à tenter de commettre de nouveaux crimes.
Par ailleurs, le film repose pour une grande part sur le fait que se donner un objectif avec une forte détermination dans un lieu qui n’est pas du tout adéquat peut conduire à la folie et au meurtre. C’est bien ce qui est arrivé à Jack, venu à l’hôtel Overlook afin d'écrire, lieu fait plutôt pour se perdre (labyrinthe) et manquer son but.
Enfin, l’émission s’est prolongée par le questionnement suivant : « Tuer quelqu’un est-il un signe d’intelligence ? »
Un intervenant s’est fondé, pour répondre à cette question sur le film « 2001 l’Odyssée de l’Espace ». Il a rappelé que le primate qui a touché au monolithe a reçu en lui une étincelle de savoir qui l'a poussé à se servir d’un os comme un outil. Or, le premier usage qu’il a fait de celui-ci a été de fracasser le crâne de l’un de ses congénères. Ainsi, pour Kubrick, l'intelligence ne serait rien d’autre que le pouvoir donné à l'homme de considérer ses semblables ou les créatures moins douées comme des êtres qu'il peut asservir ou détruire selon son bon plaisir.
L’on peut en conclure que cette vision des choses qui hante Kubrick correspond certainement à ce qu’il y a de pire en l’homme. Heureusement, l'on peut considérer avec une vision beaucoup plus optimiste qu’il y a aussi le meilleur en cet « animal spirituel » si complexe à saisir dans sa globalité. Nous ne sommes ni anges, ni bêtes, ni démons. Le problème, c’est que l’on peut être tout cela tour à tour ou simultanément et qu’en raison de ces enchevêtrements complexes la réalité tant objective que subjective est difficile à saisir.
SOURCES EXTERNES A L’EMISSION : CONFÉRENCE SUR LA FOLIE AU CINÉMA
En complément de cette émission, et sur un plan plus global, il peut être intéressant de lire la conférence très documentée de Pierre Juin sur « La folie au cinéma » dont voici un petit extrait. Elle ne fait malheureusement aucune allusion à Shining.
« Le cinéma est multiple aussi dans ses sujets et ses thèmes et c’est ainsi que l’on retrouve ce qu’on appelle les genres cinématographiques : westerns, films noirs, fantastiques, de science fiction, mélodrames, comédies, burlesque, aventures maritimes ou à costumes, documentaires etc … Un peu à la manière de la littérature
Et puis il y a les thèmes à l’intérieur de ces genres. La folie n’est pas un « genre » cinématographique mais un thème que l’on peut retrouver dans chaque genre. Ce thème est prédominant dans les films noirs ou les films policiers en général ou les films fantastiques dans lesquels l’anormalité fait partie intégrante du genre. »
http://www.psy84.org/p84/p843023.htm - Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme Fab Black08.10.2013

L'explication psychologique ne tient sérieusement pas la route, si on analyse un tant soit peu le film. La culture française considère le fantastique et la science fiction comme deux sous genres littéraires, ce qui n'est absolument pas le cas chez les anglo-saxons. Oui, Shining est un film fantastique qui se revendique comme tel et dont il ne peut y avoir d'explication purement rationnelle.
Kubrick prend le contre-pied du roman baroque de King par une épuration du style narratif qui évoque beaucoup moins les esprits qui hantent l'Overlook, mais insiste sur le conflit intérieur de Jack Torrance (un avatar de Kubrick sans nul doute) et la dégradation mentale qui se produit. Shining aborde le surnaturel certes via quelques apparitions fantomatiques, mais surtout par les facultés de l'esprit à communiquer par télépathie, à agir par télékinésie et à prévoir l'avenir. Evidemment chacune de ces affirmations peut être étayée par un plan du film qui ne laisse aucun doute. Mais surtout, ce que peu de personnes comprennent, c'est que le père a aussi le Shining, c'est lui et non pas son fils qui alerte le chef cuisinier, et que le Shining du père est bien plus fort que celui du fils : c'est Jack qui se libère tout seul de la chambre froide.
Kubrick laisse entendre que tout le monde peu posséder le Shining a des degrés différents et souvent à son insu, et que, mal maitrisée cette faculté peu s'avérer destructrice. Le Shining est-il un paradigme de la création artistique ? je ne suis pas loin de le penser.
F.B.

Portrait de Anonyme abscon09.10.2013

Sur quelle scène, quel plan du film indique vous basez vous pour affirmer que le père a le Shinning ? C'est une hypothèse interessante, mais j'avoue ne pas me souvenir d'un seul indice dans le film.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.08.10.2013

Au cinéma, la vraie peur (pour moi) c'est quand il n'y a pas d'objets, ni de bêtes monstrueuses répugnantes, mais quand tout est suggéré (comme dans "Les Autres" d'Alejandro Amenabar, par exemple). Le film "Shining" est effectivement "plutôt un drame avec une ambiance particulière", comme le précise votre invité, un drame de la folie et sur la folie, aurais-je envie d'ajouter. Dans tous les cas, le cinéma de Stanley Kubrick reste d'exception.

Les femmes chez Kubrick, parlons-en :
- Après le tournage de "Shining", l'actrice Shelley Duvall a quand même était bien secouée au point d'aller se reposer en clinique...
- Pendant le tournage de "Barry Lyndon", son actrice Marisa Berenson fut psychologiquement et volontairement mise, par Kubrick, dans un état de mélancolie tel qu'elle put tourner toutes ses scènes sans même à avoir à composer... Mais bon, "Barry Lyndon" c'est une autre histoire... pour demain.
- Et sans parler que le grand Kubrick a frustré la petite "Lolita", car l'actrice n'a pas eu le droit de voir le film dans lequel elle jouait à cause de son jeune âge.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Mathias20.10.2013

Non Jeanne l'actrice de Lolita de Kubrick n'était pas du tout trop jeune ! Elle était largement majeure car il avait eu peur des représailles médiatiques…

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