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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Philosopher avec Wagner (1/4) : Wagner et les philosophes 5

08.04.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Gaël Gillon

Lectures : Georges Claisse

 

Richard Wagner ©

 

 

Une semaine entière consacrée à Wagner, c’est ce que vous proposent les Nouveaux chemins cette semaine : demain, Dorian Astor et Hermann Grampp viendront vous relater l’extraordinaire aventure Wagner, mercredi, le philosophe Marc Jimenez vous proposera sa lecture de l’essai d’Adorno sur Wagner, et jeudi, le musicologue Christophe Looten viendra s’interroger sur la postérité étouffant ou stimulante du compositeur dans l’esthétique contemporaine.

Mais pour l’heure, pour commencer cette semaine, j’ai le grand plaisir d’accueillir le philosophe Dorian Astor, qui vient dresser le portrait  philosophique de Richard Wagner.

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

-R.WagnerLa Walkyrie, acte II , scène 2

- R.Wagner, Parsifal

- G.Bizet, Carmen , prélude

 

Lectures:

- Friedrich NietzscheLe cas Wagner (R.Laffont)

- Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation

 

 

Georges Claisse et Dorian Astor 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Invité(s) :
Dorian Astor, germaniste, philosophe et musicologue.

Thème(s) : Idées| Philosophie

Document(s)

5 commentaires

Portrait de Anonyme Nicolas C08.04.2013

Belle émission. En tant qu' admirateur de Wagner et de Nietzsche, j' ai été fort intéressé par cet exposé de la pensée philosophique de Wagner et de la mise en regard de sa pensée avec Nietzsche, Feuerbach et Schopenhauer.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)08.04.2013

@ Chère Jeanne vous avez bien raison, comme souvent. Voici un autre exemple de génie incompris, cette fois dans le cinéma français …Jacques Tati.
Cela n’a bien sûr rien à voir avec l’émission d’aujourd’hui, mais j’ai obtenu la permission de la grande Gidouille d’être une fois de plus « en marge du sujet ».

Lien pour "Jacques TATI ou le destin d'un génie incompris".
http://www.ed-wood.net/jacques_tati.htm

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)08.04.2013

Mon précédent commentaire n'était pas définitif. Il contient de nombreuses fautes et il est très décousu. Je me suis trop précipité.
Pour essayer de me racheter je vous propose ci-après l’extrait d’un texte en rapport étroit avec l’émission aujourd’hui :

[Nietzsche, critique de Schopenhauer et de Wagner :

[Wagner, Schopenhauer, deux grands romantiques : « Qu’est-ce que le romantisme? » demande Nietzsche au § 370 du Gai Savoir (p. 342). Il est le remède à “l’appauvrissement de la vie”, remède qu’on cherche dans l’apaisement (“le repos, le silence, la mer d’huile, l’oubli de soi”) ou dans l’excitation (“l’ivresse, les frénésies, l’étourdissement et la folie”) : « C’est à ce double besoin que tout romantisme répond dans les arts et dans la connaissance ; c’est à lui que répondirent - et que répondent encore - et Schopenhauer et Wagner, pour nommer les deux romantiques les plus fameux et les plus excessifs au sens desquels je me sois mépris, tout à leur avantage, d’ailleurs, on me l’accordera sans peine ». Ainsi le calmant de l’idéal ascétique ou le narcotique de l’hystérie religieuse sont les deux artifices auxquels le romantisme a recours pour tromper l’ennui d’une existence dont la valeur est désormais dépréciée.] Jacques Darriulat, Introduction à la philosophie esthétique.
Lien.http://www.jdarriulat.net/Introductionphiloesth/PhiloContemp/Nietzsche/NietzscheSchopWagn.html

B. à V. L.R.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.08.04.2013

Ah Wagner, un génie au sale caractère débordant d'orgueil, mais quel génie !! Wagner, "penseur de la décadence" comme révolutionnaire dans l'âme, écrit, écrit et moi, wagnérienne, j'écris que la musique de Richard Wagner : j'adoreeeee..... !!

Oui, oui, la quête de l'homme est absolu, Wagner l'a bien senti.

Wagner ou Nietzsche : Un génie ne peut être compris de son époque, n 'est-ce pas là le propre du génie, justement ?

Wagner, "un cas" écrira Nietzsche tandis que Woody Allen dira plus tard : "Quand j'écoute trop Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne".
Jeanne R.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)08.04.2013

Merci pour cette très belle émission.

Voici un extrait de votre dialogue, en forme de fragments parfois reformulés + quelques réflexions personnelles
« Ce n’est pas la musique du futur (celle de Wagner), cela n’aurait aucun sens, c’est la musique de tous les temps » Bizet
1868 : première rencontre de Nietzche et de Wagner. Nietzche lui dédie « la naissance de la tragédie ». Dix ans plus tard, ils se séparent.
Wagner est un penseur de la décadence. Tétralogie : 30 heures de musique consacrées à la Tragédie.
Trilogie : Philosophie Nietzchéenne, Métaphysique Schopenhauerienne, Tragédie Wagnérienne.
Nietzche reconnaît qu’il est un décadent comme Wagner car il est lui aussi de son temps et non hors de son temps. Mais contrairement à Wagner il en a conscience.
« Wagner est ma maladie » Nietzche
Le problème de Nietzche est la décadence, c'est-à-dire la crise propre à la modernité.
Dans la décadence la culture se spiritualise dans la souffrance.
Nietzche cherchait un point de conversion des valeurs, or pour lui Wagner pouvait constituer ce que souhaitait Nietzche pour effectuer un retournement du nihilisme.
Le point de rupture entre Nietzche et Wagner est certainement dû aux Wagnériens.
Wagner a été ébranlé par la difficulté du succès avec Bayreuth qui fait obstacle à son ambition révolutionnaire.
L’idéal de Wagner était de mettre en scène un art « invisible », comme l’était l’orchestre dans la « fosse » du théâtre.
Pour Wagner les grecs sont parvenus à ce miracle de réconcilier pour un temps Dionysos et Apollon, le drame et la musique. Pour Wagner la musique exprime le monde comme volonté, l’en soi, l’absolu (comme pour Schopenhauer), mais il va au-delà en faisant naître le drame de la musique, ce qui d’un point de vue métaphysique est très différent. En effet, la musique devient alors l’art absolu.
Pour ma part, je qualifie la musique de Wagner de sublime comme je qualifie celle de Mozart de divine. Mais le sublime peut exprimer aussi bien le drame que la tragédie et la rédemption de la souffrance du monde par la délivrance.
On ne sort pas de notre Conception pulsionnelle e la vie autrement
Il faut de cesser de vouloir pour être libre pour Schopenhauer.
Nietzche dira le contraire, il faut vouloir pour se libérer
Pour Wagner la libération c’est l’amour qui se traduit par un idéal révolutionnaire, un idéal politique, social, culturel. il faut refonder une nouvelle communauté.
En fait Wagner, comme Nietzche est très influencé par Feuerbach. Ils veulent sortir de l’idéal de l’absolu.
Nietzche veut ramener l’essence de l’homme en l’homme lui-même. Feuerbach écrit que Dieu est en l’homme. Dieu est immanent. En fait pour devenir Homme il faut parvenir au Dieu qui est en soi. Il faut s’accomplir pleinement.
B. à V. L. R.

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