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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Philosopher avec Wagner (4/4) : L’esthétique du drame musical 6

11.04.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Gaël Gillon

Lectures : Georges Claisse

 

Suite de notre semaine Wagnérienne, après Wagner et les philosophes, lundi, l’aventure Bayreuth, hier mardi, et avant l’esthétique musicale et son influence sur la création contemporaine, demain, c’est aujourd’hui le philosophe Marc Jimenez qui vient nous présenter la lecture que Theodor Adorno fait du travail de Wagner,  lecture serrée, attentive, et pourtant  résolument critique.

Christophe Looten MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Debussy, Pelléas et Mélisandre

- Strauss, Elektra

- Tannhäuser

 

Invité(s) :
Christophe Looten

Thème(s) : Idées| Philosophie

6 commentaires

Portrait de Anonyme pierre wolfcarius23.04.2013

Quels sont les interprètes du prélude de Tristan passé en début d'émission SVP ?

Portrait de Anonyme michel f.11.04.2013

Cordial salut !

Cette émission a commencé très fort… Le dialogue ‘Christophe-Adèle’ m’a beaucoup intéressé, mais il m’a laissé sur ma faim. Je sais que France Culture n’est pas France Musique, mais j’aurais quand même aimé, soit des précisions brèves mais sonores (utilisation du piano du studio), soit des références me permettant de prendre mon temps (hors émission) pour lire et comprendre un texte un peu technique (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Tristan - où (entre autres)la source du célèbre agrégat est précisée comme antérieure au lied lisztien…). Je veux bien que la pratique de la 'résolution retardée' chère à Pierre Boulez entraîne le compositeur à chahuter la tonalité, mais je n’ai pas compris en quoi cette proto-atonalité va contribuer à donner une forme à la composition. Le dialogue est d’ailleurs devenu –pour moi– moins facile à suivre quand Saint Saëns y a mis son grain de sel en parlant d’un 'accord de Mi mineur (Mi-Sol-Mi)', alors que Christophe Looten lui colle l’étiquette d’'accord de dominante de La altéré', accord qu’il aurait dû arpéger au piano, et comparer à celui de Mi mineur. Merci à tous pour cette émission vraiment captivante.

michel f./11.04.2013

Portrait de Anonyme yomed13.04.2013

C'était une des très bonnes semaines comme il y en a assez souvent avec Adèle Van Reeth... quand elle ne parle pas trop vite (au galop! ) et quand elle s'entoure de gens ayant un "bon sens" pédagogique. Christophe Looten est de ceux-là ( je vais le lire). Dommage qu'il n'ait pas fait "entendre" - comme pour Wagner / Debussy - la différence entre tonalité et atonalité, ce que mes oreilles n'ont toujours pas saisie concrètement après tant d'années que je m'y essaie... Il faut dire que j'ai les portugaisesbien ensablées Merci en tout cas.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.11.04.2013

La musique sans forme prédéterminée existe depuis toujours...

C'était tellement passionnant que je vais m'empresser de réécouter l'émission.
Encore merci !!
Jeanne R.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)11.04.2013

Ce commentaire remplace le précédent second commentaire (il faut bien sûr remplacer apollonien par apollinien..). Merci à l'équipe des NCC. Merci aussi pour la grande qualité de votre dialogue.
A l’époque de Wagner, « L’art allemand était la renaissance du monde hellénique » a déclaré M. Christophe Looten, invité de l’émission. Sans doute a-t-il raison étant donné son érudition.
Peut-être était-il davantage hyperboréen, région reconnue comme étant l’origine de la Tradition Primordiale. Ainsi la boucle serait bouclée puisque la Tradition hellénique est-elle-même d’origine hyperboréenne.
A mon sens, l’art allemand ne pouvait être « directement apollinien », faute d’intensité de la lumière du soleil dans ce pays trop situé au Nord pour cela. A moins qu’il ne s’agisse du soleil couchant. Ce dernier inspire de l’admiration et de la crainte de voir surgir la nuit, d’où l’ambiguïté et la complexité de la pensée allemande.
Ainsi, ce n’est que par une même origine que l’art Allemand et l’Art Grec se rejoignent tout en prenant des colorations différentes.
Je pense que l’art français est davantage imprégné de l’art grec que l’art allemand. Les Grecs se sont implantés sur le sol français (Marseille) et non pas sur le sol allemand.
La langue française contient de très nombreux mots d’origine grecque, ce qui n’est pas le cas de l’Allemand si je ne me trompe.
Reste il est vrai le culte du corps chez les allemands qui s’est malheureusement traduit par des prétentions raciales.
S’ils se veulent grecs, les allemands seraient bien davantage des spartiates (guerriers avant tout, comme le seront plus tard les prussiens) que des Athéniens, contrairement aux français.

Bien à vous, Luc Robi

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)11.04.2013

L’esthétique de Wagner ne fait pas l’unanimité.
Ainsi, Pierre-René Serna qui a écrit "l’anti Wagner" sans peine» a prétendu dans une interview que "l'étude de sa musique nécessitait un mode d’emploi tant son esthétique est incompréhensible".
Selon lui « Wagner est le roi du paradoxe. Cette musique qui est tout sauf une berceuse suscite l’engourdissement. Il y a là un dessein, qui correspond au tempérament au musicien dramaturge, d’hypnotiser l’auditeur, là où des compositeurs comme Rameau, Berlioz ou Stravinsky multiplient les surprises. D’ailleurs, on peut très bien dormir dans le bruit. Moi, personnellement, je ne dors pas, contrairement à un certain nombre de wagnériens ! » Fin de citation.
Lien de l'entretien :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/formations/concerts/FANTASTIQUE/?IDA...

Pour ma part je pense que l’esthétique de Richard Wagner touche au seuil de la conscience. Reste à savoir si sa musique nous plonge dans l’abîme ou nous élève dans les hautes sphères.
A moins qu’elle ne provoque des effets opposés en fonction des auditeurs ou des états d’âme du moment.
Le danger est que l’inconscient prenne le-dessus et que la force passe du côté obscur.

Il y a chez Richard Wagner non seulement la persévérance du penchant épique, mais encore son développement à un point extrême. C’est en quelque sorte l’odyssée homérique transposée dans les brumes nordiques. La différence étant que l’on risque de s’y perdre sans espoir de retour.

Bien à vous, L. Robi

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