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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Plus haut, plus vite, plus fort (1/4) : Quelle place pour l'excellence dans l'éducation ? 18

11.03.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Lionel Quantin

Lectures Georges Claisse

 

Des vitamines aux méthodes Assimils, de Photoshop aux cours du soir, que celui qui ne souhaite pas s’améliorer lève le doigt- mais moins haut que les autres, pour qu’on le reconnaisse.  Degré éminent de perfection, l’excellence est majestueuse, voire tyrannique : Son excellence n’attend pas, elle exige, elle ne cherche pas à comprendre, elle obtient,  elle méprise le bafouillis, le pas mal, le tiède, le sage. Son excellence a du bon, car elle tire vers le haut, là où la nuance n’existe pas et où les superlatifs sont rois, elle invite, à l’effort, au travail, au dépassement de soi …. à moins que ce soit à la juste mesure que l’on attribue le prix de l’excellence morale, auquel cas, même le repos est permis. C’est en dormant que l’on devient excellent.

 

Mais à force de prendre de la hauteur, de majestueuse, l’excellence devient  inaccessible,  et devant elle, les autres s’inclinent, non par défaite, mais pour mieux comploter une ascension irrésistible,  comme on se couche devant un duc avec une pensée de derrière, celle de Pascal : « il n’est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime, mais il est nécessaire que je vous salue ».

 

Plus haut, plus vite, plus fort, toujours mieux, encore plus,  mais avant de savoir où s’arrête l’effort et jusqu’où va l’excellence, il faut bien commencer quelque part, et avant d’évoquer la compétition sportive,  demain, l’eugénisme ou la recherche de l’humain parfait, mercredi, et le perfectionnisme moral, jeudi, j’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Philippe Meirieu qui vient s’interroger sur la place de l’excellence dans l’éducation.

 

Philippe Meirieu MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Susumu Yokota, Love Bird

- BO Pinocchio, Petit pantin de bois

- Annie Cordy, 1515

- Alice Cooper, School's out

 

Extraits:

- Discours de Claude Allègre

- Discours de François Hollande

- Film Entre les murs (Laurent Cantet, 2008)

 

Lectures:

- Montaigne, Les Essais

- Alain, Propos sur l'éducation


 

Invité(s) :
Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie, Professeur des universités en Sciences de l'éducation, consacré à l'histoire et à l'actualité de la pédagogie

Thème(s) : Idées| Philosophie

Document(s)

Événement(s)

  • Rencontre

    BAC PHILO: DEUXIEME EDITION !

        Le vendredi 12 avril, les Nouveaux chemins enregistreront quatre émissions pour préparer les élèves de Terminale aux épreuves du bac de philosophie. Nous recherchons quatre professeurs de philosophie qui seraient prêts à jouer le jeu devant un micro, en présence de leurs élèves. Les enregistrements auront lieu à la LIBRAIRIE KLEBER de Strasbourg. Si vous êtes intéressés, merci de nous ...
    12/04/2013

18 commentaires

Portrait de Anonyme Marc Bourdeau19.03.2013

Alain, si je me souviens bien, croyait qu'il fallait isoler l'école du monde extérieur, voire même des parents...

L'école comme un lieu indépendant. Ce qu'il dirait aujourd'hui de l'école utile, collée sur l'industrie, l'entreprise, sans parler des technologies omniprésentes dans l'enseignement, je n'ose l'imaginer!

Son livre «Propos sur l'éducation» vaut le détour.

Pourrait-on contraster les propos d'Alain, avec ceux de cet éternel optimiste qu'est Michel Serres... Au fait peut-être se complètent-ils?

Portrait de Anonyme Sam Suffit13.03.2013

Dans le livre de Mary Shelley, le monstre de Frankenstein fait son éducation tout seul, sans pédagogue. Bon programme.

Portrait de Anonyme kercoz12.03.2013

Pourquoi l' education devrait elle viser l' excellence ? Quelle arrogance !
En partant du principe que l' interet de l' individu s'oppose a l' interet du groupe est que l' equilibre entre ces deux intérèts devrait fixer l' optimisation ET du Groupe ET de l' Individu ,et donc que l'excellence de ce dernier ne devrait pas viser son individuation ou autonomie intellectuelle ...mais une aliénation nécessaire pondérée par une lucidité optimum mais limitée ....etc ...
De plus ce discours ne fait qu ' utiliser le terme "éducation" dans son acceptation Scolaire...( qui ne dessert que les interets du système dans le sens organiciste du terme .....
Il serait plus interessant de revenir aux fondamentaux ...l" 'éducation qui transmet la Culture ancienne , a savoir ce qui nous sert a la socialisation en s'opposant a nature...donc a maintenir les "Rites" anciens seuls capables d' inhiber l' agressivité intra-spécifique ....et ce savoir , ces rites , memoire ancienne mais vive ( parce que non innée), ne se transmet pas par l' ecole ni de l' adulte a l' enfant ....Mais de l' enfant a l' enfant !
D' ou les déboires actuels ou les fratries ne dépassent pas 1,4..! et les enfants confinés surveillés , isolés ...sont livrés aux caprices de la "Raison" d' adultes eux aussi immature ...qui vont inéluctablement renforcer le caractere néoténique catastrophique de notre civilisation ...

Portrait de Anonyme Edel12.03.2013

Bonjour,
Magnifique de parler d'excellence, mais à l'heure où la grande majorité des élèves et des étudiants ne maîtrisent plus les rudiments de la langue française, au point où ils ne comprennent plus les consignes les plus élémentaires, je vous recommande vivement à tous de lire l'ouvrage très réaliste de Yannis Roder "Tableau noir ; l'échec de l'école", après cela on ne se pose plus la question de l'excellence.. caduque.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)11.03.2013 Comme l’a souligne M. Philippe Meirieu, les métiers « manuels » nécessitent de l’intelligence. Outre de l’intelligence, au sens de la réflexion, ils supposent l’acquisition d’une habileté certaine. Pour ma part, c’est avec des compagnons du Tour de France que j’ai eu le plus de plaisir de parler de formation et d’éducation. En effet ils ont été formés à travailler la matière tout en exerçant un travail sur eux-mêmes. Ils ont réalisé un chef d’œuvre tout en se réalisant dans un parcours initiatique. A titre d’exemple, « l'association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France est une association loi de 1901 destinée à la formation et à l'apprentissage de plusieurs métiers artisanaux suivant les traditions du compagnonnage. Son objet est de permettre à chacun et chacune de s'accomplir dans et par le métier dans un esprit d'ouverture et de partage. Son slogan est : Soyez de ceux qui construisent l'avenir ! Ces filières, qui n'ont aucun équivalent dans les lycées professionnels de l'Éducation nationale, donnent les ouvriers les plus habiles et les plus savants dans vingt cinq métiers différents. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_ouvri%C3%A8re_des_compagnons_du_devoir N’est-ce pas cela l’excellence ? Images : https://www.google.fr/search?q=compagnons+du+tour+de+france&hl=fr&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=rBM-UeDrF8beOdvWgagC&sqi=2&ved=0CFQQsAQ&biw=1440&bih=688 Pour l’intelligence de la main : http://intelligencedelamain.com/
Portrait de Anonyme Patricia5911.03.2013 J'ai ecoute avec un vif interet m. Merieu que je trouve tres coherent et motivant.
Portrait de Jeanne R. Jeanne R.11.03.2013 - Dans l'extrait entendu... Cette mère de famille, qui pense à la place de son enfant, veut le meilleur comme les plus grandes Ecoles pour lui. Certes certes, c'est de bon augure de vouloir l'excellence toujours, mais que désire l'enfant pour lui-même, pour son bien-être ? De quoi est-il vraiment capable cet élève, que les parents jugent au-dessus de la norme, car il ne peut pas servir qu'à flatter l'égo des parents, ou à récupérer leurs éventuels ratages ? - De mon côté, à Lyon 6ème (avec la proximité des prestigieux "Lycée du Parc" ou "E. Herriot"), des modèles comme celui de cette femme-là, j'en ai tout plein autour de moi... alors, je regarde évoluer ces jeunes (poussés à l'extrême de leurs limites par les parents, des cadres supérieurs trop pressés)... et le résultat n'est guère probant, d'autant que lorsqu'ils arrivent dans les fameuses grandes écoles recensées, ils sont loin d'être les premiers de classe. Oh, bien sûr, dans l'absolu, ils évoluent dans une bonne société, plutôt privilégiée, seulement avec si peu de maturité, si peu d'initiative personnelle, sans parler que la culture dite classique leur fait - hélas - défaut (vu qu'ils n'ouvrent jamais les grands classiques, juste les livres de cours obligatoires). Bref ! J'ai donc remarqué que la plupart d'entre eux se retrouvent, au final, dans une normativité assez quelconque. De fait, ils ont du mal à s'épanouir avec "charisme" et leur quotidien en pâtit quelque peu ; tel est mon constat... Mais bon, je dois également mettre la barre trop haut ! - Cent fois d'accord avec Monsieur Meirieu, la confusion entre "élitisme et excellence" reste par trop présente dans les esprits. Pour que l'enfant-jeune puisse trouver sa vraie place dans la Société, il faut savoir l'écouter en tenant compte de son réel potentiel, sans faire ce genre de confusion ou de challenge..., parce qu'aller vite, loin et haut pour ensuite n'en rien faire et s'y sentir mal, où en est le bénéfice ? - Le sachant de source sûre, moi je dis que Philippe Meirieu, en qualité de pédagogue, c'est l’excellence même !! Jeanne R. PS : Pour mon commentaire... merci de tenir compte de la présentation comme de mes retours à la ligne.
Portrait de Anonyme Alain Muller11.03.2013 Dans "Propos sur l'éducation", Alain était très critique à l'égard de la PEDAGOGIE NOUVELLE! Il était persuadé qu'on ne peut pas APPRENDRE en JOUANT, car il y a, dans tout apprentissage une part d'EFFORT qui est inévitable et incontournable! Et cet effort est un effort SUR SOI pour S'ARRACHER à la "NA-TURE", c'est-à-dire à sa conscience IMMEDIATE! C'est donc, - comme le dit l'étymologie du mot "éducation" ("ex-ducere", "conduire hors de"!) -, une SORTIE hors de l'"ENFANCE"! (et non pas un retour à l'"enfance")! Tout AP-PRENTISSAGE SCOLAIRE est un effort MORAL pour se détacher de ses sentiments et de ses instincts, de ses REFLEXES immediats d'ENFANCE, et pour accèder à la conscience REFLECHIE! La PEDAGOGIE NOUVELLE, au contraire, veut faire de l'é-lève un ETERNEL ADOLESCENT pour que surtout il ne devienne JAMAIS ADUL-TE!...
Portrait de Anonyme Nicolas Claste11.03.2013 Selon Alain, on a le PLAISIR du CORPS et la SOUFFRANCE de la PENSEE, alors qu'aujourd'hui on voudrait à la fois le PLAISIR du corps et le PLAISIR de la pensée! Alors qu'en vérité c'est la SOUFFRANCE du CORPS qui procure le PLAI-SIR à la PENSEE!...
Portrait de Anonyme Puck11.03.2013 j'ai écouté votre émission, c'était très bien merci. même si je n'ai pas tout compris sur l'histoire des ferronniers. comme dit l'expression 'ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés', je me demande si cette maxime ne pourrait pas être étendue à la culture et à l'enseignement. cela dit je trouve très rassurant d'entendre parler à la radio des personnes qui ont une idée aussi précise de ce qui doit être fait. j'avais bien aimé aussi le livre 'entre les murs', et aussi le film, j'avais été qu'à moitié étonné quand j'avais appris que l'auteur voulait, avec l'argent gagné avec cette histoire, acheter une équipe de football, c'est, je crois, ce qu'il pouvait faire de mieux ; certains financent avec leur vente de livres des universités populaires, il n'y pas de raison que d'autres ne financent pas équipes de foot, qui est un sport très populaire. à l'époque ancienne, il y avait d'un côté des individus et de l'autre une ou des cultures, maintenant le tableau actuel ressemble plus à des individus qui nagent dans un bouillon de culture. l'aspect comptable est déterminant, quand un type gagne 4000 fois plus d'argent qu'un autre personne n'est vraiment sûr qu'il soit 4000 fois plus intelligent, ou plus excellent, ou plus compétent. je ne sais pas s'il est possible d'éduquer des enfants dans un monde de démesure. c'est Socrate qui l'a dit non ? quand on vit dans la démesure le mieux est de prendre son baluchon et partir vivre à la campagne, prendre un congé. c'est que qu'avait proposé un grand pédagogue des Lumières : Lichtenberg, il avait senti le vent tourné, les Lumières c'était au départ certaienement une bonne idée. Il est très rare que quand les gens trouvent une bonne idée ils aillent jusqu'au de cette idée, souvent ils sont grisés par la joie d'avoir trouvé une bonne idée et ils s'arrêtent à mi chemin, l'histoire des hommes est truffée de bonnes idées qui se sont arrêtées à mi chemin. les ferronniers, contrairement aux idéologues sont plus habitués à finir le travail, comme les maçons, il est rare de voir des maisons ou des cathédrales à moitié construites, par contre dans le monde de la mise en pratique des idées c'est plutôt l'inverse : il est rare de trouver une idée arrivée à son terme. construire un système éducatif sur les fondations sociales fondées sur la démesure et les pouvoirs marchands équivaut à peu près à construire une cathédrale sur des sables mouvants. par bonheur, la nature s'arrange pour mettre les bonnes personnes au bon endroit : il est préférable de laisser la philosophie aux philosophes et l'aviation civile aux pilotes de ligne, l'éducation aux technocrates et la chirurgie cardiaque aux chirurgiens.... imaginez si l'idée nous venait de vouloir inverser les rôles, j'ai pas mal d'amis philosophes, je suis toujours étonné de leurs difficultés qu'ils ont pour éduquer leurs enfants, comme pour préserver leur couple, à chaque fois je me dis en parlant avec qu'eux 'heureusement qu'ils ne pilotent pas leur vie comme un pilote de ligne pilote un avion' c'est un coup s'écraser à tous les atterrissages. merci encore pour vos émissions, c'est de la fraicheur matinale de l'esprit tout à fait revigorante, avec votre vision scolaire et théorique de ce monde vous nous faites en oublier nos petits soucis quotidiens, que le Ciel vous en rende Grâce.
Portrait de Anonyme Nicolas Claste11.03.2013 Tous EGAUX en ELITISME, en EXCELLENCE! Pour qu'il n'y ait plus d'ELITE!? Pour que TOUT le monde étant EXCELLENTS, il n'y ait plus d'EXCELLENCE!? N'est-ce-ce pas une UTOPIE!? Et l'enfer scolaire n'est-il pas pavé de BONNES intentions!?...
Portrait de Anonyme un prof vous répond11.03.2013 L'excellence est un objectif légitime, dans le sens où viser l'excellence pour certains enfants n'enlève rien aux autres, n'est pas incompatible avec le fait d'aider les élèves en difficulté. Il faudrait faire les deux. Or les actions du ministère de l'éducation nationale depuis longtemps (de droite comme de gauche) consistent à lutter contre l'excellence qui va contre l'égalité de tous.On confond l'égal accès à l'enseignement avec le nivellement de l'enseignement. Par le bas bien entendu, car par le haut on n'y arriverait pas. Du coup on abaisse au fil des années les programmes, cela est particulièrement sensible en mathématiques : on évite les définitions, les quantificateurs, la rigueur du raisonnement..., en espérant que plus c'est facile, plus tout le monde arrivera. Le résultat est un véritable gâchis. Des enfants modestes pouvaient espérer, s'ils en avaient la capacité, réussir par les maths (ce n'est pas comme en lettres où certains baignent dans un environnement culturel et sont donc favorisés), il y avait vraiment une école mathématique française reconnue et en mesure de détecter et de faire éclore les talents. C'était vraiment très démocratique, un enfant doué avait sa chance quelle que soit son origine. Les très bons en maths étaient recrutés par les grosses boîtes, et les matheux français étaient reconnus pour leur qualité à l'international. En abaissant le niveau, on a pu effectivement sortir des quantités de bacs S chaque année, mais maintenant à l'international, ce sont les indiens et les chinois que les entreprises apprécient (en maths), beaucoup moins les Français.Bref, ne pas croire qu'en nivelant par le bas, on arrive à l'égalité. Il y en a d'autres qui prennent les bonnes places, c'est tout.
Portrait de Anonyme Alain Muller11.03.2013 Peut-on vraiment concilier PLAISIR et APPRENTISSAGE? Oui!, si on accepte de SOUFFRIR un tout petit peu AU DEPART! Car tout apprentissage est DOULOUREUX! On peut le retourner dans tous les sens qu'on veut et inventer les méthodes pédagogiques les plus subtiles et sophistiquées, l'apprentissage restera toujours DOULOUREUX! Car peut-on apprendre à jouer au piano sans faire ses gammes!? Il faut toujours un mimnum d'EFFORT et de MEMORISATION pour appren-dre quoi que ce soit! C'est évident! Mais cela n'est vrai qu'AU DEBUT! Une fois passé ce CAP, l'apprentissage devient un PLAISIR!, même parfois un très grand plaisir! Oui mais voilà! L'idéologie EGALITARISTE n'apprend pas la PATIENCE! Elle n'apprend pas à souffrir et faire des efforts AU DEBUT! Nous vivons dans une société PRESSEE qui ne veut vivre que l'INSTANT immédiat et ne veut plus attendre et se soumettre à un TEMPS de MÛRISSEMENT! L'idéologie EGALITARISTE a beau aller chercher tout de sorte de boucs émissaires SOCIAUX et POLITIQUES pour fustiger les "riches" et les "bourgeois" et mieux donner la faute au "capitalisme" et au "néo-libéralisme" (- et surtout pas au "néo-socialisme"! -), elle n'empêchera pas l'école de faire naufrage aussi long-temps que ce SENS de la PATIENCE et du MÛRISSEMENT ne sera plus enseigné aux élèves!...
Portrait de Anonyme francesca11.03.2013 un délice.
Portrait de Anonyme Alain Muller11.03.2013 En France on a voulu concilier ECOLE, MORALE et POLITIQUE!Le résultat, c'est le NAUFRAGE de l'ECOLE!...
Portrait de Anonyme Alain Muller11.03.2013 Certains Ministres de l'Education Nationale et certains professeurs utili-sent l'école et les élèves comme matière à expérimentation pour forcer la vie scolaire à se couler dans leurs lits de Procuste technocratiques, ratio-nalistes et égoïstes, pour pouvoir projeter leurs idéaux et leurs rêves (sou-vent forgés dans les frustrations de leur enfance et de leur classe socia-le!) sur un matériau scolaire vivant, rétif et résistant à leurs projets uto-piques et ridiculement simplificateurs!...
Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)11.03.2013 Si vous en avez le courage, voici un document 88 pages (PDF) pour enseigner aux élèves ayant des difficultés d'apprentissage et de comportement ! : http://www.bced.gov.bc.ca/specialed/docs/diff_dappr.pdf A sa lecture il apparaît évident que l’enseignant ne peut réaliser son travail ou sa mission dans de bonnes conditions avec des classes de 30 élèves. M. Philippe Meirieu parle de la nécessité de maîtriser la langue française. Le problème est bien là. En effet, le vocabulaire de nombreux élèves est si limité que l’enseignant doit sans cesse reformuler, définir, redéfinir jusqu’à l’épuisement. En outre il doit gérer une classe souvent indisciplinée. J’ajouterai que les matières sont trop nombreuses et les « référentiels » (programmes) beaucoup trop chargés pour que l’enseignant puisse adapter le rythme en tenant compte des décrocheurs. Je comprends qu’il y ait de moins en moins de vocations d’enseignants dans un tel système.
Portrait de Anonyme Nicolas Claste11.03.2013 En allemand on dit qu’ « un bon âne ne se cogne qu’une fois » ! (« ein guter Esel stösst sich nur einmal »). Or, en matière de pédagogie scolaire, la France contemporaine est un âne qui se cogne sans cesse à ses mêmes erreurs, ne tire jamais les leçons de ses erreurs ! Et je sais de quoi je parle !...

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