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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Quel réel ? (1/4) : La sociologie construit-elle le réel ? 16

12.11.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lectures : Jean-Louis Jacopin

 

Emission enregistrée à Lille dans le cadre de Citéphilo

 

C'est le début pour nous d'une semaine autour, dans et sur le réel, dans le cadre du festival Citéphilo. Pour cette occasion, c'est dans la salle des Beaux Arts de Lille que nous avons installé nos micros et que nous allons donner la parole à quatre penseurs contemporains, dont le travail consiste à tenter de saisir, de décrire ou de transformer le réel.

Pour commencer cette semaine lilloise, nous recevons le sociologue Robert Castel, qui vient se demander si la sociologie se doit de décrire ou de critiquer le réel.

Robert Castel et Adèle Van Reeth VN © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LECTURES :

- Emile Durkheim, De la division du travail social (1893), préface, (texte en ligne http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/division_du_travail/division_travail_1.pdf.)

- Joël Pommerat, Les Marchands ( Actes Sud,  coll. « Actes Sud Papiers », 2006)

- Hegel, Principes de la philosophie du droit, 'PUF, 2003)

 

EXTRAITS :

- Masculin Féminin, de Jean-Luc Godard (1966)

 

INSTRUS :

- Terre Thaemlitz, Resistance to change parts 2 & 3

- Michael Brook, Carte Noir

 

CHANSONS :

- Jacques Brel, Jaurès

- Les Poppys, Non non rien n'a changé

 

 

 

Invité(s) :
Robert Castel, sociologue Directeur d'études à l'EHESS

Thème(s) : Idées| Philosophie

16 commentaires

Portrait de Anonyme kercoz13.11.2012

Bonjour :
Si le Sociologue doit "prendre parti" ...Ce serait pour qui ?
-Pour l' individu et son bien etre ? ce serait au détriment du groupe sans qui il n' existe pas !
-Pour le groupe donc ...mais ce sera au détriment du groupe ancien ( et donc futur) : La civilisation
-pour la civilisation donc .....mais la civilisation ( l' état) est une déviance dé-naturée structurellement vouée a l' échec et ce serait donc au détriment de l' espèce !

De toutes les façons , il n'est compris que de la classe dominante du groupe actuel dont le seul interet est de conserver un pouvoir opportuniste ....meme au prix d' un traumatisme pour les autres acteurs .

Portrait de Anonyme rené wenger13.11.2012

La pauvreté n'est pas toujours un mal mais une chance unique à saisir. De même que la richesse éclairée (« Tu seras riche pour faire le bien ! »)  !

Le réel d’aujourd’hui est désolant pour beaucoup parce qu’il est de plus en plus coupé des bonnes traditions ancestrales et de la vraie réalité de l'existence spirituelle et éternelle de l'âme.

Il y a toujours des personnes qui parviennent, souvent de manière fortuite, à se rapprocher de la vérité ; mais, à cause de l'ignorance dans laquelle le peuple a été plongé, ils ne peuvent plus renverser l'édifice du mensonge établi. Certains doivent continuer de nager avec le courant et tout au plus entretenir en secret leur juste conviction par manque de courage.

Un homme véritable doit se trouver lui-même et consolider sa force de vie, faute de quoi il ne pourra pas résister à l'influence hostile permanente des grandes forces de la nature et ne deviendra pas un être libre et autonome qui durera éternellement !
Il n’est pas possible d'employer la manière forte avec l'homme, sur cette terre où il doit se consolider lui-même, sans aucun secours extérieur imposé, uniquement par ses propres découvertes et avec un total libre arbitre, le principe intime de sa vie. Partout où les hommes ont trouvé par eux-mêmes un mode de vie selon lequel leur existence tant morale que physique est concevable, on les y laisse aussi longtemps qu'ils ne tombent pas dans de trop grands désordres. Mais lorsqu'un peuple en arrive là, le Seigneur du ciel et de la terre est toujours là pour ramener ce peuple dépravé dans l'ordre de la vie.

Quel bénéfice l'âme trouvera-t-elle à conquérir pour l'homme de chair tous les trésors matériels de la terre, si, ce faisant, elle s'enfonce dans la chair avec ses désirs animaux et ordinaires, et que sa sphère spirituelle en souffre et perde la réalité de la vraie vie ?! Où prendra-t-elle, dans l'au-delà, de quoi devenir véritablement quelque chose, elle qui se sera dissoute dans le néant de la matière ?
Ah, si la matière telle qu’elle est était une réalité permanente et immuable — ce qui est impossible —, elle serait aussi une vérité en tant que ce qu'elle est, et celui qui la conquerrait et la posséderait serait alors en possession d'une vérité ; et quand l'âme se changerait en matière, elle deviendrait aussi une réalité authentique et durable !
Mais, parce que la matière n'est que du spirituel jugé et n'est destinée à durer qu'aussi longtemps que l'élément spirituel originel s'y amasse, s'y reconnaît, puis, gagnant peu à peu en force, dissout la matière qui l'entoure et la transforme en spirituel, une âme devenue mondaine et matérielle ne peut que finir par partager le sort de la matière.
Toute âme, même la plus corrompue, conserve toujours sa vocation, que, même dans l'au-delà, elle ne peut et, selon l'ordonnance éternelle de Dieu, ne doit trouver le salut qu'en s'aidant elle-même par le peu de moyens dont elle dispose encore.

Que la félicité suprême de la vie consiste dans la possession d'un libre arbitre totalement sans limites et dans la faculté de l'exercer constamment avec succès dans la réalité, en témoignent avec la plus grande force, dès ce monde, tous les hommes égoïstes et avides d'autorité !
Beaucoup abandonneraient volontiers tout leur bien pour un peu de pouvoir! Qui donc hait la couronne, le trône et le sceptre, surtout lorsqu'il peut lui-même se hisser jusqu'à eux ?!
Pourquoi ces trois vrais maîtres ont-ils donc pour les hommes une si extraordinaire valeur ? La réponse est évidente et parfaitement naturelle : parce que celui qui siège sur le trône peut exercer sa volonté le plus librement et le plus activement du monde sur des millions d'hommes !
Et, après celui qui siège sur le trône, l'homme qui s'estime le plus heureux est celui à qui le souverain confie quelque charge qui lui permette de jouer lui aussi les petits souverains, même si ce n'est qu'au nom du prince, et de laisser sa volonté assoiffée de liberté prendre un peu ses aises. Il est vrai qu'il réprime fortement son vrai libre arbitre en faisant complètement sienne la volonté du souverain, même si, bien souvent, il n'est guère en accord avec lui ; mais il fait tout cela pour régner lui aussi, si peu que ce soit, et faire prévaloir de quelque manière sa volonté. Car dans les hautes fonctions d'un État, un homme trouve toujours quelque occasion de faire usage de son libre arbitre propre, et c'est pour lui un bonheur suprême dès cette terre.
Mais qu'est-ce que ce bonheur comparé à la félicité qui naîtra nécessairement, dans l'infini de l'espace et du temps, de l'union avec la volonté divine de cette volonté humaine si extrêmement limitée ici-bas ?!
Mais pour qu'une telle chose devienne possible, tu comprendras de toi-même qu'il faudra éduquer très sagement et très sérieusement cette volonté humaine à travers toutes les étapes de la vie, car il serait assurément fort dangereux, sans cela, de doter le libre arbitre humain d'un vrai pouvoir discrétionnaire !
Et pour que la volonté humaine en devienne capable, il faut faire en sorte que l'homme entre de son plein gré dans la voie de la lumière et y progresse en tout amour et dans le détachement des biens de ce monde, jusqu'à ce qu'il ait atteint le vrai but par sa propre activité et de sa propre décision parfaitement libre.

Si tu désires, reconnais et aimes ce qui est juste selon l'ordonnance divine, tu obtiendras toujours une réalité ; mais si ce que tu désires, reconnais et aimes est contraire à cette ordonnance qui commande à toute réalité et à toute existence, tu es pareil à un homme qui voudrait moissonner un champ où nulle céréale ne fut jamais semée, et, pour finir, tu ne devras t'en prendre qu'à toi-même si ta moisson de vie se réduit à rien...

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.12.11.2012

(PS à l'adresse de @Rodrigue) :
Pourtant Jean Racine écrivait : " Il ne faut point d'esprit pour être homme de guerre."

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.12.11.2012

"Mais les apaches font toujours peur dans le pays de La Rochefoucauld où les hommes de guerre étaient des hommes de lettres."
- Sorry ! Ceux qui en parlent sont aussi lettrés, mais ne constituent pas pour autant la majorité des gens concernés ; c'est bien là une partie du problème, ce me semble. Parce que les étudiants, par exemple, trouveront toujours des dérivatifs pour vivre le réel autrement, et puis - tôt ou tard - ils sauront dépasser l'endettement vu que celui-ci leur sera bénéfique grâce à un "retour sur investissement" (comme disent les pro), ce qui ne sera pas la cas de tous ceux qui, conscients du problème, restent en marge d'une société se montrant trop... trop ci ou trop ça...

"Dans un tel contexte, le sociologue ne peut se contenter de s’efforcer de décrire le réel. Il doit prendre partie en le critiquant et en proposant un nouveau paradigme."
- Sauf que le sociologue ne semble pas le faire concrètement ou politiquement parlant, ou alors on ne lui donne pas la parole comme on le devrait ("on" étant les dirigeants) ? D'un autre côté, il y a tellement d'écoles en Sociologie, faudrait déjà qu'elles s'accordent entre elles.

Il est vrai que le problème dans son entier paraît insoluble parce que justement : trop réel !
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Kercoz12.11.2012

Il me semble que la meilleure approche pour la Sociologie , est celle de Goffman , réinvestie par Bourdieu :....Etudier les interactions et les individus et non les individus et leurs interactions .....Les invariants temporels et geographiques , de meme qu'entre différentes especes sociales , permettent une objectivation du "Réel" .
Quand a se servir de ses études pour agir sur la société, celà se fait mais pas pour la corriger !
Bourdieu disait , je crois , que la Sociologie etait une science maudite parce qu' elle etait obligée d' utiliser un langage seulement accessible par ceux dont elle dé-voile les procédure de conservation du pouvoir et de domination. Ce qui fait que les acteurs dominants ont a la fois intéret a museler cette science et a la connaitre .

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)12.11.2012

Le réel qu'étudie le sociologue est le fait social. Mais il y a autant de conception du fait social que de sociologues. Lien : http://www.ecossimo.com/sociologie/14137-realite-sociale-et-sociologie.html

En ce qui concerne la question de savoir si la sociologie doit critiquer le réel, il suffit de se rappeler que le mouvement de Mai 1968 est parti de la Fac de sociologie de Nanterre pour affirmer que l'impact de la sociologie sur la réalité sociale a été décisif à certains moments de l'histoire. A posteriori ce mouvement est apparu comme plus ou moins légitime suivant les options politiques des protagonistes.

Actuellement en Europe, l'impact de la mondialisation et le creusement des inégalités sociales doit interpeller le sociologue et en faire une force de proposition dont ne devraient pouvoir se passer les hommes politiques.

En revanche, dans les parties les plus reculées ou isolées du monde, le travail de l'ethnologue est neutre. Il se contente de chercher à comprendre la réalité là ou le sociologue voudrait certainement apporter des changements fondés sur la critique de coutumes ancestrale. Cette volonté de modifier une réalité sociale millénaire pourrait être fatale à l'équilibre de communautés harmonieuses mais fragiles.

Le sociologue est donc toujours légitime dans son rôle de description de la « réalité sociale », alors qu’il peut l’être seulement la plupart du temps dans la critique ce cette dernière.

Portrait de Anonyme NioKas12.11.2012

Ce que je trouve très dommage c'est que malgré la réitération des questions concernant la "méthode" et les "moyens sociologiques" Castel, mise à part le fait qu'il a qualifié la vision de Godard (ou du moins celle de son personnage) de réductrice n'a pas proposé d'autres alternatives. En somme, nous ignorons toujours autant comment le sociologue saisit le "réel".

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)12.11.2012

L'on ne peut qu'approcher le réel en cherchant à le décrire le plus objectivement possible.

Cela n'empêche pas de le transformer pour le meilleur ou pour le pire, notamment par la science, la politique et l’art.

Le mieux aurait été de cultiver son jardin tout en bâtissant des cités harmonieuses. Mais il est bien tard.

Respecter la Nature et s'adapter à son environnement tout en y ajoutant de la beauté en vivant de façon simple mais fraternelle est le programme de quelques minorités en voie de disparition.
Pour la grande majorité du reste de l'humanité, le virtuel et la compétition pour l'enrichissement sont les nouvelles bases d'un réel aussi artificiel qu’insaisissable

Qans un tel contexte, le sociologue ne peut se contenter de s’efforcer de décrire le réel.

Il doit prendre partie en le critiquant et en proposant un nouveau paradigme.

Portrait de Anonyme Rodriguez12.11.2012

Qu'est le changement? Lorsque une Restauration qui ne dit pas son nom n'est que la Nouvelle Rome baptisée €pe, en l'occurence l'Empire Romain Germanique.
Parceque t'é mal barré mec, si ton pater y gagne en un année ce qu'y faut payer pour s'inscrire à un grande école dans l'espoir de palper des 100 000€ annuel en intégrant une bonne boite. Parlons pas de ceus qui devraient économiser 2, 3 ans sans rien bouffer, ni rien, pour réunir les droits d'entrée d'une Hight School & en plus savoir parler l'anglais vu que la moitié des prof y sont étrangers...
J'te dis pas ce que ça les fait rigoler nos petites discussions citoyennes parceque mêmes les étudiant que ça interresse, Ben ils se sont endétés pour le restant de leur vie...
Vive la décomplexure de ceus qui se gavent de ce qu'il reste de la Répubique & tant pis pour ceus qui sont les dindons de la farce à la sauce de la techno dépendance & tout le tintouin.
Mais les apaches font toujours peur dans le pays de La Rochefoucauld où les hommes de guerre étaient des hommes de lettres.

Portrait de Anonyme Alain Muller12.11.2012

Les ANALYSES sociologiques concrètes et pointues de la société et de son fonctionnement sont sûrement utiles et nécessaires, mais, personnellement, je préfère la sociologie d'Edgar Morin qui, tout en faisant une place à l'analyse, met plutôt l'accent sur la complexité, sur la COMPLEXITE du REEL.
Pour moi, donc, la question à se poser à propos du "REEL", du "CHANGEMENT" et de la "PENSEE du CHANGEMENT" serait : Comment faut-il PENSER le CHANGE-MENT dans le cadre du NOUVEAU PARADIGME de la COMPLEXITE?...

Alain Muller

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.12.11.2012

Comment saisir le réel ? En se le figurant. Mais en se le figurant comme tel. Sauf que si on se le figure, on devient figurant, sous-entendu passif et en-dehors, donc dans l'irréel. Cependant, le réel n'est-il pas ce qui nous touche comme ce qui est non conceptualisé ? Et ce qui est non conceptualisé nous devient insaisissable, alors il nous échappe, comme le temps. Le temps est dans l'irréel, le temps est même l'irréel.

Comment transformer le réel ? En le niant. Non, en l'affrontant ou en pactisant. Ou en le contournant, ce qui paraît plus doux. Or, cela n'est pas toujours possible, oui, vous parlez de l'économie, laquelle crée des contraintes et autant d'incertitudes, et pour certaines gens dépasser le réel afin d'améliorer leur présent en période de précarité est chose impossible voire violente... Où est l'idéal dans le cas par cas ?

En fait, le réel est une chose et la réalité une autre ; en ce cas, comment allier les deux quand on se rend compte que l'un se montre passif et l'autre actif ?

Votre invité mêle la politique à son discours... j'en ai déduit que le réel en crise, dont il parle, serait une faute politique ; je dirais plutôt qu'il y a un fort problème de mentalités d'abord, des fausses valeurs ont engendré un malaise généralisé réduisant le monde en deux catégories : les riches et les pauvres. Sauf que la vie ne se limite pas qu'à cela.
(Quand les choses sont trop compliquées, il faut parfois prendre des raccourcis...) Donc, si le problème soulevé ici ne concerne pas concrètement la sociologie, vu qu'au final cette dernière ne fait visiblement que constater, il revient de droit et de fait au philosophe que le monde aille mieux.
Pour ce faire, tout ce qui se rapporte à la philosophie, à son enseignement vulgarisé, devrait être connu de tous, ce qui n'est pas gagné... d'autant que ledit problème remonte à loin et que les esprits, en général, se montrent plutôt rebelles... rebelles au changement, pourrait-on dire d'ailleurs.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme acier12.11.2012

Grand merci,Excellente émission
La vérité, tout simplement.
Je retiens: "nous sommes dans une société où plane l'incertitude de l'avenir".
Ils -les grands malades insatiables de profit, enfermés dans leur train de vie sans mesure- mettent en concurrence les travailleurs de cette Europe quitte à recourir au nationalisme, dans un seul but: le profit...
À l'Université d'Angers, mon fils m'avait alors rapporté la réflexion d'un éminent professeur d'économie, ancien proche du Président De Gaulle.
C'était en fin de deuxième cycle universitaire en 2000. Il souhaitait à ses étudiants bon courage et poursuivit par: "une chose est certaine, c'est l'incertitude".
J'ai particulièrement aimé cette chanson des Poppys "Non! Non! Rien n'a changé". Je transmets souvent, à l'appui de mes réflexions, ce lien à mes contacts.
http://www.greatsong.net/CLIP-LES-POPPYS,NON-NON-RIEN-NA-CHANGE,10025249...

Portrait de Anonyme gascoin paul12.11.2012

les symptômes pathognomoniques divulguent les diagnostiques fournis aux contacts directs des puissances illimitées, en lieu et place de la gnose usurpatrice de la connaissance, quand le savoir ne provient plus du cerveau humain mais de l' intelligence constitutive du vivant, translation effective grâce à la métanoïa, rétrocession des noblesse et beauté appropriées lors d' actions aux conditions favorables, désanthropocentrisme seul apte à dissoudre le prisme qui sépare le sujet de l' objet, effacement de la distorsion consécutive à la cogitation au moyen des non pensée, ne pas faire, non agir, détachement de la dictature égomaniaque et narcissique, la pertinence de la traduction d' une thérapie est proportionnelle au renoncement du moi / je, l' efficacité d'une méthode est relative au désintéressement, l' empathie est anonyme, la générosité ne se revendique pas, la compétence fait le choix de l' esquive des honneurs, la sagesse se tient loin des éloges, se contenter de l' égalité entre citoyens demande de saper les racines multidisciplinaires de l'addiction à la doctrine qui inculque sournoisement par une scolastique dictatoriale du mimétisme, l' impératif à devenir quelqu' un coûte que coûte, comme si être quiconque devrait être un défaut, l' ambition entreprenarialo productiviste est une fascination qui impose méritocratie et hiérarchie vitales aux ploutocraties, idéolâtrie qui rend l'égalité inaliénable, inaudible et invisible, pourtant indissociable de toutes évolutions à des paradigmes fraternels et libérateurs fondés sur les abolition, don, partage des privilèges sans lesquels la loi du plus fort instaure la discrimination obligatoire, et les auteurs humanistes éclairent enfin d' une lumière réellement effective

Portrait de Anonyme Claudjakiss12.11.2012

Tant pis, j'ose le dire, je me suis ennuyée et que de lieux communs ! Le réel construit par cette sociologie me paraît datè !

Portrait de Anonyme Jean08.11.2012

" La sociologie construit-elle le réel ? "

Je dirais qu'elle est souvent démentie par la réalité surtout quand elle veut remplacer le pays réel par le pays légal.

Portrait de Anonyme Sibaris08.11.2012

bonjour,
Question d'une profondeur abyssale... Il existe un réel propre aux sociologues, comme il existe un réel propre aux physiciens à ceci près qu'il n'existe pas une sociologie mais des sociologies(qualitative, quantitative, structuro-fonctionnaliste, marxiste, interactionniste, ethnométhodologiste, etc...). Elles peuvent alimenter judicieusement nos cadres cognitives notamment dans le secteur social, être effectivement heuristique et néanmoins, parfois, créer les problèmes qu'elles sont censées résoudre. M. Castel est de ceux qui nous fournissent les outils pertinents pour comprendre le "réel" du monde du travail et de la déstabilisation de la condition salariale à l'oeuvre depuis plusieurs décennies.
Merci pour votre émission.

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