retour en haut de page
Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

Syndiquer le contenu par Adèle Van Reeth, Philippe Petit Le site de l'émission
Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Quel réel ? (4/4) : Foucault et la réalité de la fiction 6

15.11.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lectures : Jean-Louis Jacopin

 

Emission enregistrée à Lille dans la cadre de Citéphilo

 

Pour continuer cette semaine enregistrée depuis le palais des Beaux-Arts de Lille à l’occasion de la 16ème édition du festival Citéphilo, consacré cette année au réel, et avant Philippe Petit qui recevra demain Colette Soler pour se demander si le réel est ou non supportable, nous avons  le plaisir d’accueillir aujourd’hui le chercheur et metteur en scène Jean-François Favreau qui vient vous parler de Michel Foucault et la littérature.

 

A. Van Reeth et JF. Favreau LPG © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références:

- Extrait du film Madame Bovary de Claude Chabrol

- Nocturne, de Gabriel Yared

- Borderline, de Philippe Katherine

 

 

Jean-François Favreau collabore avec Teatr ZAR et l'Institut Grotowskide Wroclaw (Pologne) : www.grotowski-institute.art.pl (site en anglais).
Il dirige, depuis 2009, le Site de pratiques théâtrales Lavauzelle (Limousin) : www.lavauzelle.org, qui relaye l'essentiel de ses activités théâtrales."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Invité(s) :
Jean-François Favreau, ecrivain, metteur en scène et comédien

Thème(s) : Idées| Philosophie| Michel Foucault

6 commentaires

Portrait de Anonyme moundji zerouati03.08.2013

Je ressens une drôle d'impression à la présentation du personnage de Don Quichotte dans vos propos : vous en parlez comme s'il était réel alors qu'à titre de personnage de roman il ne peut faire partie que de l'irréalité. D'ailleurs lorsque Foucault le désigne comme "le réél analogue" cela semble plutôt étrange. À mon sens, on parle d'analogon pour un élément qui existe et qui fait partie de la réalité.
Prenons l'exemple d'un acteur qui s'irréalise dans son personnage imaginaire:
"L'acteur qui joue Hamlet se sert de lui-même, de son corps tout entier comme analogon de ce personnage imaginaire[...] Il utilise tous ses sentiments, toutes ses forces, tous ses gestes comme analoga des sentiments et des conduites d'Hamlet. Mais de ce fait même il les irréalise. Il vit tout entier sur un mode irréel. Et peu importe qu'il pleure réellement, dans l'emportement du rôle. Ces pleurs,[...] il les saisit lui même -et le public avec lui- comme des pleurs d'Hamlet, c'est à dire comme des analoga de pleurs irréels. Il se fait ici une transformation[...] : l'acteur est happé, inspiré tout entier par l'irréel. Ce n'est pas le personnage qui se réalise dans l'acteur, c'est l'acteur qui s'irréalise dans son personnage.("L'imaginaire" J P Sartre)
Or dans votre propos et celui de Foucault on peut seulement penser que c'est le réel, à travers les histoires vraies de chevalerie dont s'entoure Don Quichotte, qui est happé dans la fiction ou l'irréalité du roman et donc produire une simple irréalité.

Portrait de Anonyme jct16.11.2012

Je crains d'être "hors sujet", mais ça aussi c'est le réel - et, voici : Adèle Van Reeth, vous avez trouvé votre vraie coiffure, votre vrai sourire, votre vrai bleu Klein ou mieux etc, sur cette image aux côtés (même si c'est un seul) de monsieur Favreau : vous êtes superbe, enfin vous-même : c'est un plaisir de vous entendre...

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)16.11.2012

« La vérité (ou la réalité) est plus éloignée de nous que la fiction. » Mark Twain

Autre point de vue bien connu : "la réalité dépasse la fiction".

La fiction [(Jules Vernes, Objectif Lune (Tintin) dans la littérature, au cinéma ou dans les arts en général] devient souvent la réalité du futur. Il en est de même de la science fiction bien sûr.

En outre aujourd'hui même, l'on désigne comme fiction une réalité que l'on ignore.

Enfin, l'on peut aussi dénier le réel en le considérant comme une fiction, notamment lorsqu'il est devenu insupportable à vivre et ce sera là le sujet de demain.

Portrait de Anonyme Alain Muller15.11.2012

Variations sur les VERTIGES « mystiques » de Foucault
Variation 1
Les VERTIGES de l’écriture apparaissent quand les OSCILLATEURS REELS de nos neurones REELS se mettent à réellement OSCILLER ! (comment et pourquoi, ça je n'en sais rien!).
Ce mouvement oscillatoire a pour effet de DEREALISER la REALITE, le REEL, dans la tête ! et de produire des phénomènes HALLUCINATOIRES ! D’où une PHE-NOMENOLOGIE de l’HALLUCINATION chez Foucault ! :
« … Deleuze [comme Foucault] accorde une place centrale à des auteurs tels que Nietzsche, Artaud, Michaux, etc., et qui ont tous expérimenté diffé-rentes formes d’ETATS HALLUCINES de manière plus ou moins volontaire (mesca-line, peyotl, troubles psychiques, etc.). Glorifie-t-il l’ANORMALITE au dé-triment de la normalité ? Deleuze prend-il parti en faveur des SYNESTHESES constituantes [de la phénoménologie husserlienne] ? (…) Deleuze [comme Fou-cault] refuse l’aspect strictement CHARNEL sous lequel la phénoménologie [husserlienne] considère les HALLUCINATIONS. « Ce ne sont pas les synesthé-sies en pleine CHAIR, lance-t-il, ce sont ces BLOCS de SENSATION dans le territoire ». (Deleuze, « Qu’est-ce que la philosophie ? », p. 174). (…) Il s’agit plutôt de vivre la NORMALITE comme un DELIRE, expérimenter la VIE des FORCES… (…). Le délire SANS DROGUE n’est pas charnel, mais TERRITORIAL, spa-tial et physique. Deleuze nous invite (…) à avoir des « délires NON HALLUCI-NATOIRES, avec conservation d’INTEGRITE MENTALE » (Mille plateaux, p. 150), à se soûler à l’eau pure et être drogué SANS PRENDRE de DROGUE. Il est néces-saire d’accéder à cet état NON CHARNEL d’hallucination… ». (Alain Beau-lieu, « Gilles Deleuze et la phénoménologie », pp. 173-174).
"Deleuze conjugue de manière originale le thème de la DESORGANISATION du CORPS et de la DESTRUCTION du JUGEMENT par Artaud au PROCESSUS de SUBJECTIVA-TION pensé par Foucault comme invention de NOUVEAUX STYLES de VIE.C’est dans les mêmes termes d’une création de MODES d’EXISTENCE INEDITS que Deleuze com-mente le poème d’Artaud sur le JUGEMENT de Dieu ("Critique et Clinique", p. 158-169) de même que le TRIPTYQUE de Foucault sur « L’histoire de la sexua-lité ». Le CORPS SANS ORGANES se crée des MODES d’EXISTENCE et il est, en ce sens, pour Deleuze, comparable à une œuvre d’art LIBRE de toute NORME ». (Alain Beaulieu, « Gilles Deleuze et la phénoménologie », pp. 181 et 186).
Tout en s’inspirant de l’EXISTENTIALISME heideggerien, Foucault s’en sépa-re en se séparant du « « Dasein » heideggerien qui ne possède qu’un UNIQUE mode d’EXISTENCE orienté sur la compréhension de l’ÊTRE », alors que Fou-cault (- comme Deleuze -) cherchait à établir un MODE MULTIPLE d’EXISTENCE, une « ESTHETIQUE de l’existence », une « AUTO-POÏETIQUE » de l’existence !...

Alain Muller

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.15.11.2012

La Littérature & la folie ! Selon Foucault : Les mots manquent, les mots nous manquent...
La réalité serait les mots et l'irréel serait le vide entre les mots. Il y aurait d'un côté : la raison et la folie ; l'ordre et le désordre ; la continuité et l'entredeux.

Tandis que vous citez Foucault "L'art est inhumain", je vous cite "La déraison est une ressource", puis "La folie c'est l’absence d'oeuvre", dites vous encore. La chose se discute pourtant... d'autant que la chose semble se contredire.

Mais de quel côté se trouve la folie ? Du côté de celui qui écrit ou du côté de celui qui décrit la folie dans son ouvrage ? Car si un écrivain est capable de définir parfaitement la folie en mettant en scène un personnage pris de folie à s'y méprendre, c'est qu'il connaît on ne peut mieux le sujet, les signes ne peuvent pas être si trompeurs. Alors, on est en droit de se demander pourquoi connaît-il aussi bien le sujet ?
Vous allez m’objecter que ce n'est pas parce que l'on saisit parfaitement une chose que l'on est cette chose-là. Et vous aurez raison. Mais la raison ne suffit pas à avoir raison si elle en oublie que la folie est une limite proche de tout...

- Vous parlez de Cervantès, mais l'oeuvre de Cervantès est géniale ; et qu'est-ce qui le rend génial ? sa folie, peut-être ? Oui, le génie n'est-il pas justement la folie ?

- Vous parlez aussi de Sade, lequel m'est en place un système ; la folie peut-elle mettre en place un système de pensées des plus élaborés (peu importe son contenu) ?
Au contraire, son contenu parle pour lui, allez-vous me répondre.
En ce cas, je vous demanderais : Dans un cas pareil, sans vouloir s'éloigner de la vérité de son auteur, peut-on dissocier le système et son oeuvre ?

- Chez Antonin Artaud, idem, son oeuvre est tellement hors de la norme qu'elle ne peut trouver sa place que dans la folie du langage. Toutefois, si l'on considère que la folie se situe dans l'entredeux d'une chose établie donc raisonnablement reconnue comme telle, soit entre la raison et la continuité ; de fait, Artaud n'y aurait pas sa place puisqu'il n'est pas "entre" les deux mais "hors" des deux.
Où se situe-t-il exactement ?

Le mot "folie" ne définit-il pas plutôt ce que l'on ne connaît pas ? Ce que l'on ne peut classer ni identifier comme norme, en littérature s'entend ?
Jeanne R.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)15.11.2012

Quelques notes de Foucault en rapport avec l’émission

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

25 mars 2009 - Note de lecture (1ère) : Michel Foucault

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

PREMIÈRE NOTE*

https://sites.google.com/site/jeanjadin/reservoir-de-notes/25-mars-2009-...

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

DEUXIEME NOTE - Leçon du 15 février 1984

https://sites.google.com/site/jeanjadin/reservoir-de-notes/26-mars-2009-...

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

TROISIEME NOTE - Leçon du 29 février 1984

31 mars 2009 - Note de lecture (4e) : Michel Foucault

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault
https://sites.google.com/site/jeanjadin/reservoir-de-notes/28-mars-2009-...

QUATRIEME NOTE - Leçon du 7 mars 1984

2 avril 2009 - Note de lecture (5e) : Michel Foucault

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

https://sites.google.com/site/jeanjadin/reservoir-de-notes/31-mars-2009-...

CINQUIEME ET DERNIERE NOTE

Leçon du 21 mars 19842 avril 2009 - Note de lecture (5e) : Michel Foucault

Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II
de Michel Foucault

https://sites.google.com/site/jeanjadin/reservoir-de-notes/2-avril-2009-...

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.