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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 10-11

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Emission Les Nouveaux chemins

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Retour à Nietzsche 3/4 : Nietzsche et la passion de la connaissance 39

19.01.2011 - 10:00

Avec Olivier Ponton.

 

Le Journal des Nouveaux Chemins avec Philippe Charru à propos de Quand le lointain se fait proche - La musique, une voie spirituelle (Le Seuil).

 

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lecture des textes : Marianne Basler

 

Olivier Ponton et Philippe Charru G. Mosna-Savoye©Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits musicaux :

The Beatles, "Love you too"

Ravi Shankar, "Genesis"

Henri Garat, "Avoir un bon copain"

Bach, "Concerto en Ré mineur"

 

Invité(s) :
Olivier Ponton, docteur en philosophie et professeur des lycées à Saint-Etienne
Philippe Charru, jésuite, théologien et musicologue

Thème(s) : Idées| Musique| Philosophie| Friedrich Nietzsche

39 commentaires

Portrait de Anonyme Georges Modol27.01.2011

Merci à tous (R.E. et son équipe) pour cette émission de qualité que je podcaste trop irrégulièrement.
J'aimerais connaître les interprètes du concerto en ré mineur de Bach qui illustrait à merveille (bel art du contrepoint) la fin de la discussion sur Nietzsche.
Merci d'avance.
Georges
P.S.: Je souscris totalement à votre courte réponse aux auditeurs anglophobes : NON !
Encore merci.
G.

Portrait de Anonyme Anonyme24.01.2011

Pour information, le livre de Philippe Charru reprend des thèses et des analyses du livre de Philippe Grosos paru il y a quelques années : "L'Existence musicale", L'Age d'homme, 2008.

Portrait de Anonyme Nedelcu Claire24.01.2011

au sujet de votre réponse Mr Einthoven : "Certes, le CRIF a cru bon, dans un communiqué de son président, de se réjouir de l¹annulation d¹un « scandaleux colloque »qui, selon Richard Prasquier, était en réalité destiné à soutenir le «boycott des produits israéliens ». Mais à aucun moment, le CRIF n¹a revendiqué le moindre rôle dans une telle décision."
J'apprécie vos emissions et ne demande qu'à vous croire ; mais je viens de lire , par l'historienne Esther Bebassa:
"Dès jeudi, dans un long « éditorial », Richard Prasquier, président du Crif, s'enorgueillissait d'être à l'origine, lui et son institution, de l'annulation de cette rencontre. Ainsi écrivait-il :
« Valérie Pécresse, ministre des Universités, ainsi que le rectorat de l'université de Paris que nous avons contactés en urgence ont réagi sans ambiguïté : je leur rends hommage, ainsi qu'à Claude Cohen Tanoudji, prix Nobel de Physique, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut, tous anciens élèves de l'Ecole normale supérieure. Et une pensé particulière à Mme. Canto-Sperber qui mène un combat incessant contre des dérives inquiétantes ».
De fait, que cette dernière, en tant que Directrice de l'École Normale Supérieure, ait souhaité mettre son établissement à l'abri de l'affrontement qui menaçait entre ceux qui assisteraient à la conférence-débat et les militants juifs anti-boycott, vigoureusement appelés à manifester sur place, on peut le comprendre."

Mr Einthoven , nepensez-vous pas tout de même que le role du CRIF est assez net ?
je ne suis pas loin de penser comme cette historienne - elle même critique par rapport au boycott- quand elle ecrit ceci encore : "Ceux qui sont attachés comme moi à l'existence d'Israël, mais qui le veulent éthique, respectueux des droits des Palestiniens d'Israël, aspirant à la paix avec les Palestiniens de l'extérieur, ne peuvent qu'être effarés par le comportement du Crif, qui les décrédibilise et contribue à nourrir la haine antijuive et la sinistre obsession du complot juif.

Le Crif a osé bafouer une fois de plus la liberté d'expression dans ce pays. Et son président, dans son désormais fameux « éditorial », ose encore parler d'« idéal républicain, pluraliste et ouvert. » Je dirai moi, bien au contraire, que cet idéal, le Crif et son président sont les premiers à le trahir.

je vous remercie de m'avoir lue et espère votre réponse pour mieux comprendre votre réaction, toute cette question ayant des ramification , des résonnances, des profondeurs extremement complexes. J'avais été très surprise je dois dire par votre prise de position,qui n'est pas un simple rappel de faits " objectifs" vous en conviendrez peut-être.
Mme Nedelcu

Portrait de Geneviève Geneviève28.01.2011

Chère Madame, Permettez-moi d'abord de vous remercier du ton sur lequel vous entamez ce dialogue, car je fais l'objet, depuis quelques jours, d'une avalanches de mails vindicatifs qui dissuadent d'échanger le moindre argument. La vérité est toute simple : M. Prasquier n'est jamais intervenu et Madame Canto a pris sa décision en toute indépendance. Je le sais de l'un et de l'autre.  Seulement voilà : Monique Canto considère qu'elle n'a pas à justifier une décision dont elle estime qu'elle a été dictée par le bon sens (des raisons de sécurité,  l'absence de débat et les faux motifs de réservation), et Richard Prasquier joue un jeu extrêmement ambigu, dans la mesure où il a tout intérêt non pas à dire qu'il est à l'origine de l'annulation (car ce serait faux, encore une fois) mais à le laisser entendre, ce qui - croit-il, manifestement - est à son profit. En d'autres termes, et c'est là tout le paradoxe : le CRIF et les signataires de la honteuse tribune de Libération ont des intérêts communs. Le premier pour laisser entendre qu'il a du pouvoir. Les seconds pour démontrer que les juifs sont partout.  Reste la vérité, simple et indifférente aux calculs. N'en déplaise à ceux (des deux camps) qui voudraient que ce soit le contraire, le CRIF n'y est pour rien. L'erreur de Prasquier dans cette histoire, à mon avis, est de se focaliser sur la question du blocus, oubliant que le véritable adversaire des juifs (et donc de la République) n'est ni le Hamas, ni Stéphane Hessel, ni les partisans du blocus, mais le soupçon, tout simplement. le soupçon de collusion. En n'écrivant pas noir sur blanc "non, je ne suis jamais intervenu dans l'annulation de cette conférence", Prasquier rate une occasion de battre en brêche la tentation du soupçon. Bien cordialement à vous, RE

Portrait de Anonyme Benjamin23.01.2011

Chère équipe des Nouveaux chemins de la connaissance,
tout d'abord, je tiens à vous remercier de nous offrir chaque semaine des émissions de qualité (dont l'écoute est rendue possible à toute heure via internet), et plus spécialement pour cette semaine particulièrement éclairante pour un étudiant tentant de rédiger un mémoire traitant de Socrate vu par Nietzsche.
J'aimerais aussi remercier M. Olivier Ponton dont l'intervention radiophonique s'est avérée aussi exaltante que celle des cours auxquels j'ai eu la chance d'assister il y a quelques années à la faculté de Nice, et qui m'ont permis de comprendre comment se perdre dans le clair-obscure du labyrinthe Nietzschéen.
En souhaitant que cette émission continue à faire parvenir tant de lumières à nos oreilles.

Portrait de Anonyme Charles-Marc23.01.2011

La dynamique de l'erreur et de la connaissance, voilà notre culte sur France Culture aux NCC qui sont porteurs sincères de ce métabolisme, Merci !

L'erreur
Pour rendre possible le plus infime degré de connaissance, il a fallu que naquît un monde irréel et erroné; des êtres qui croyaient à du durable, à des individus, etc. Il a fallu d'abord que naquît un monde imaginaire qui fût le contraire de l'éternel écoulement; on a pu ensuite, sur ce fondement, bâtir quelque connaissance. On peut bien discerner, en somme, l'erreur fondamentale sur laquelle tout repose (car les antinomies peuvent être pensées), mais cette erreur ne peut être détruite qu'avec la vie; la vérité dernière qui est celle du flux éternel de toute chose ne supporte pas de nous être incorporée; nos organes (qui servent la vie) sont faits en vue de l'erreur. C'est ainsi que naît chez le sage la contradiction entre la vie et ses décisions dernières; son besoin de connaissance a pour condition qu'il croie l'erreur et qu'il vive dans l'erreur. La vie est la condition de la connaissance. L'erreur est la condition de la vie, je veux dire l'erreur foncière. Savoir qu'on erre ne supprime pas l'erreur. Ce n'est rien d'aimer. Il nous faut aimer et soigner l'erreur, elle est la matrice de la connaissance. L'art au service de l'illusion, voilà notre culte. Aimer et favoriser l'erreur et l'illusion, pour l'amour de la vie. Donner à l'existence un sens esthétique, augmenter en nous le goût de la vie, c'est la condition préalable de la passion de la connaissance. Ainsi nous découvrons là aussi une alternance de nuit et de jour qui fait partie de nos conditions d'existence; vouloir connaître et vouloir errer sont le flux et le reflux. Si l'un des deux a la domination absolue, l'homme périt et l'aptitude en question avec lui.
Nietzsche
Aphorisme trouvé dans l'ouvrage "La volonté de puissance"

Portrait de Anonyme Fabien Mikol21.01.2011

Cette émission était intéressante et concernant bien des thèmes importants, mais malheureusement s'est plutôt écartée du sujet initial qui était tout de même, rappelons-le, la "passion de la connaissance".
M. Enthoven a posé une question pertinente en début d'émission sur le rapport entre désir de connaître et crainte du nouveau, de l'étranger. Je subodore derrière cette question l'éternel penchant sceptique de notre ami philosophe, mais il faut reconnaître que certains passages de Nietsche incitent à s'interroger de la sorte. Je pense néanmoins que le texte peut-être le plus essentiel sur ce sujet se situe dans Aurore, 429 :

"Pourquoi redoutons et détestons-nous un retour possible à la barbarie ? Parce qu'elle rendrait les hommes plus malheureux qu'ils ne le sont ? Pas du tout ! En tous temps les barbares ont été plus heureux : ne nous illusionnons pas ! Mais notre instinct de connaissance est trop puissant pour que nous puissions encore apprécier un bonheur sans connaissance, ou le bonheur d'une illusion forte et solide ; nous souffrons à la seule idée d'un tel état ! L'inquiétude de la découverte, de la solution devinée, est devenue pour nous aussi séduisante et aussi indispensable que son amour malheureux pour l'amant qui ne l'échangerait à aucun prix contre l'état d'indifférence ; peut-être même sommes-nous, à notre façon, des amants malheureux ! La connaissance s'est transformée chez nous en une passion qui ne craint rien, au fond, sinon sa propre extinction ; nous croyons sincèrement que toute l'humanité, soumise à l'oppression et aux douleurs de cette passion, devrait se sentir plus noble et plus confiante qu'auparavant, alors qu'elle n'avait pas encore surmonté son envie pour ce bien-être grossier qui accompagne la barbarie. Peut-être même l'humanité périra-t-elle à cause de cette passion de connaissance ! Mais cette pensée aussi n'a aucun pouvoir sur nous (...). Oui, nous haïssons la barbarie - nous préférons tous la destruction de l'humanité à la régression de la connaissance !"

On le voit, si la connaissance doit se rapprocher d'une passion, ce serait celle de l'amour, comme l'avait bien noté M. Ponton... mais en aucun cas de la crainte, bien au contraire ! Autre passage essentiel à cet égard, l'aphorisme 34 de Humain, trop humain : "un homme affranchi des liens accoutumés de la vie à tel point qu'il ne continue à vivre que pour améliorer sans cesse sa connaissance, doit pouvoir renoncer, sans envie ni dépit, à beaucoup, voire presque à l'ensemble de ce qui a du prix chez les autres hommes ; il doit être satisfait, comme de la situation la plus souhaitable, de planer ainsi librement, sans crainte, au-dessus des hommes, des moeurs, des lois et des évaluations traditionnelles des choses". On notera bien l'expression "sans crainte", et l'idée aussi que la connaissance doit nécessairement se distinguer des "évaluations traditionnelles". Bien loin de nous, donc, que la connaissance soit quelque psittacisme peureux !

Portrait de Anonyme Nath.21.01.2011

Bonjour,
Le rapport au savoir est très paradoxal. Il contient à la fois le désir de maîtrise...et l'accueil de l'altérité. C'est très curieux.
Il y a aussi une résistance au savoir et à la connaissance qui va de pair avec une crainte de l'altérité, du "féminin", etc...
Le sujet se "blinde" alors contre la nouveauté, l'intrusion d'un savoir nouveau en lui, parce qu'il est trop fragile pour accueillir ce savoir, qu'il ressent comme une menace "moïque".
On voit ça dans l'enseignement, auprès de jeunes en grande difficulté scolaire. Pour accueillir des "connaissances", il faut avant tout admetre qu'on est en partie ignorant, être assez "fort" psychiquement pour faire l'assomption de cette incomplétude intérieure...
Bien à vous,
Nathalie C.

Portrait de Anonyme Lestrade21.01.2011

La "dévirilisation de l'Occident"! Pourquoi, dès qu'il est question de Nietzsche, faut-il qu'il y ait des sorties de route, comme ça? En fait, ça illustre un point à mon avis très important: un penseur est totalement responsable de toutes les récupérations de son oeuvre après sa mort, que ce soit dans le laid, dans l'odieux ou dans le risible. C'est son boulot de se rendre irrécupérable. D'ailleurs, ce Nietzsche, qui dit que l'envie de communiquer est plébéienne, qu'il ne faut l'ouvrir qu'en cas d'absolue nécessité, je l'ai toujours trouvé étonnamment prolixe, limite incontinent. Il aurait mieux fait d'écrire en vers, dans le genre Théognis (ou Héraclite), des maximes bien ciselées et bien obscures, pour les happy few.
A l'époque des Bush, Berlusconi, Sarkozy (et on n'a pas tout vu!), le problème est-il que l'Occident est "dévirilisé"? Il paraît que Berlusconi s'est trouvé une anagramme: Unico, Boss, Virile! En fait, quand on voit à la télé la tête de certaines de nos "femmes publiques" (si on peut dire), on se dit plutôt que le problème est inverse: que nos hommes ont perdu moins de c... que leurs compagnes n'ont gagné de menton. Le problème est: qu'appelle-t-on "virilité"? Les difficultés occasionnées par la "désexualisation" de la société sont soulevées par maints psychanalystes, pas du tout réacs, mais sur un mode infiniment plus subtil que ci-dessus. Qu'on puisse présenter l'islamisme comme une possibilité de "revirilisation" de l'Occident, les bras en tombent! En fait, la clef, c'est que "vir" ne s'oppose pas seulement à "femina", mais à "adulescens": le problème n'est peut-être pas que nous vivions dans une société d'hommes ou de femmes, mais dans une société d'éternels adolescents, unisexes. Et cela, Nietzsche permet-il de le penser, voire de le surmonter? Ou bien, quand on devient un peu concret, n'est-il que l'homme des questionnements régressifs?

Portrait de Anonyme 2ja20.01.2011

Bonsoir tout le monde,

Claudine (si vous passez par là), tapez exactement "nouveaux chemins connaissance 22.11.2010" dans votre moteur de recherche, vous devriez trouver votre bonheur.
Sinon contactez-moi si vous voulez : spinozazouAROBASEorange.fr

Portrait de Anonyme Anonyme20.01.2011

il me semble qu'après le passage d'une chanson interprétée par Daniel Balavoine, Raphaël Entoven a indiqué qu'elle avait été écrite par... Pierre Bergé. Serais-je totalement ignorante, mais j'ignorais l'existence d'un parolier nommé ainsi. S'il existe, autant pour moi, sinon Mr Entoven serait-il hanté par les people avec lesquels il semble avoir des accointance. Eclairez-moi je vous en remercie d'avance sur l'existence de ce parolier qui a peut-être quelque chose à voir avec Michel Bergé.

Sinon, je remercie R.Entoven pour la qualité de ses émissions et le choix fin des musiques qui me ramènent souvent à une époque révolue où les chanteurs(euses) avaient du talent.
fidèlement
RVH auteure de nouvelles.

Portrait de Anonyme llbo20.01.2011

Merci, vraiment merci pour cette émission!
Nietzsche a cette particularité de générer en moi bcp d'émotions, d'élan, de vitalité, de force. Votre invité et vous lui avez permis en toute simplicité d'exercer à nouveau sur nos vies son aura, son génie.

Portrait de Anonyme aldum20.01.2011

Bravo pour vos émissions, c'est la joie de chaque jour. Mais la musique par associations d'idées (ex avoir un bon copain, en lien avec l'amitié Nietzsche Wagner )! Non : que la musique choisie ajoute au sens, mais qu'elle ne vienne pas rompre le sens (le charme) , faire retomber l'attention, distraire de la concentration nécessaire à une bonne émission de philo. Que la musique illustre, soit, mais pas une musique qui disperse l'esprit, la pensée, par une simple analogie de langage, une trop facile promiscuité verbale . De l'exigence, Monsieur le "musicologue". Merci d'avance.

Portrait de Anonyme Jazzhot20.01.2011

Bonjour,

Je dois dire que je n'ai pas compris moi non plus à quel titre Raphaël Enthoven est intervenu dans l'émission de Marc Voinchet, ses propos à l'encontre de Stéphane Hessel m'ont semblé des plus incongrus...
Cordialement

Portrait de Anonyme Serge Bouchard20.01.2011

Bonjour, connaissez vous ce livre d'un philosophe français, Laurent-Michel Vacher,aujourd'hui décédé, ayant enseigné pendant quelques décennies: Le Crépuscule d'une idole. Nietzsche et la pensée fasciste, Éditions Liber, 2004. ?

Si oui, y accordez-vous quelque crédibilité ?

Portrait de Anonyme Anonyme19.01.2011

Cher Monsieur Enthoven !,
Après relecture, je me rends compte que ma lettre ne s’adresse pas seulement à Vous, mais peut tout aussi bien s’adresser à Frédéric Lenoir dont j’ai entendu hier soir l’émission sur le « scandale » du christianisme. Le christianisme est effectivement, au sens littéral comme au sens figuré, un scandale ! (ne serait-ce que parce qu’il encense la « faiblesse » et la « douceur » plutôt que la « force » et la « dureté »). Et il est tellement scandaleux que, devant l’absurdité actuelle de ma vie, j’ai le choix entre accepter ou dénoncer ce « scandale » ! En fait, je fais les deux ! C’est pourquoi mon propos est profondément contradictoire et incohérent !, virulent et ! Mais je n’ai pas le choix !

Je voudrais rester anonyme, mais cela n’est apparemment pas possible…
Quand je vois les inepties proférées dans les commentaires, je me dis qu’il est vain d’y ajouter mon grain de sel.
Vous ne publiez que ceux qui sont d’accord avec vous ou ceux dont la critique, aussi virulente soit-elle, ne risque pas d’ébranler vos certitudes !
Je ne me fais aucune illusion : je n’aurai aucune réponse de votre part. Vous êtes bien trop occupé !

Je voudrais d’abord vous féliciter de la qualité de vos émissions et de la pertinence de vos questions.
Vous nous empêchez vraiment de penser en rond ! Et on apprend toujours quelque chose avec vous !
Mais malgré tout vous nous faites pas avancer, car il y a un point aveugle dans vos raisonnements, point aveugle que vous ne pouvez pas voir !
J’aurais tendance à dire que vous n’êtes pas assez athée !
Mais ce serait cultiver le paradoxe !
Car moi je ne suis pas assez croyant, ce qui m’emmerde joliment !
Je m’explique.
Ou, plutôt, avant de m’expliquer, je vais faire mon petit commentaire à moi sur l’émission d’aujour-d’hui (car sinon je serai trop long et vous n’aurez plus envie de me lire). Car c’est tout ce que vous attendez de moi ! C’est vous qui savez et c’est moi qui suis ignorant. Donc il faut que je ferme ma gueule ! N’est-ce pas ? Et Nietzsche l’avait bien compris : il est inutile de vouloir ébranler des con-victions par des raisonnements, car ce sont des raisons d’être et des raisons de vivre plus fortes que la raison ! Et nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux ! Il faut un choc sérieux et douloureux pour essayer de les déraciner ! Nietzsche va même les débusquer dans notre volonté de connaître ! Pourquoi cet homme moderne veut-il tellement connaître ? Pourquoi aspire-t-il tellement à la connaissance ? La réponse de Nietzsche est radicale et sans appel : parce que c’est un pauvre type ! Parce que c’est un « aristocrate » déchu qui se sent mal à l’aise dans son nouveau manteau « démocratique » ! Parce qu’il se veut « démocratique » ! Parce que c’est un pétochard et un lâche ! Parce que c’est un homme « réactif » et donc « réactionnaire » ! Parce que c’est l’ « homme du ressentiment », de la rancœur et de la vengeance !.... Je pourrais continuer ainsi, parce que Nietzsche m’inspire, mais je ne peux pas être entièrement d’accord avec ses thèses, avec son pessimisme (qu’il a hérité de Schopenhauer, le « philistin » qui dénonce les bourgeois « philistins » et qui a contaminé toute la philosophie allemande avec sa mentalité de pisse-vinaigre ! au point qu’elle a rendu démoniaque la mélancolie romantique allemande ! (Au lieu d’aller chercher des poux dans la chevelure de Hegel, on ferait mieux de chercher à comprendre quel bête a piqué Schopenhauer pour assimiler son christianisme greincheux à un bouddhisme « nihiliste » !... Le seul qui s’est posé cette question compris, c’est Henri Avron, spécialiste de Feuerbach !....).
Nietzsche a porté son soupçon jusque sur la connaissance « scientifique » !
Il s’est posé la question iconoclaste : Pourquoi l’homme moderne se pique-t-il d’être « objectif » ?
Quel profond ressentiment cela cache-t-il ?
Cela cache (- et donc révèle ! -) une grande fatigue de vivre ! Une volonté de ne plus souffrir du tout ! Vouloir prendre du recul par la raison, c’est mettre à distance la souffrance, le corps souffrant ! C’est une stratégie comme une autre (pour moins souffrir), mais c’est une stratégie mauvaise, vaine et inutile !
Mais de là à rejeter la raison et l’esprit et y substituer la passion et le corps, ça c’est un pas que je ne franchirai pas !
Car pourquoi toujours jeter le bébé avec l’eau du bain !?
Malgré vos subtiles arguties et distinctions entre passion passive et passion active et vos comparaisons tendancieuses entre Nietzsche et Spinoza, je ne franchirai pas ce pas !
Car pourquoi toujours substituer une étape à l’autre dans le processus spirituel, alors que les deux sont nécessaires !?
Faut-il cesser de maîtriser ses passions par la raison pour ne plus qu’équilibrer une passion par une autre, une passion par une passion (plus active ?) dans une espèce de balancement et de contre-balancement, de flux et de reflux qui s’installerait ainsi automatiquement et quasi-miraculeusement !?
Faut-il écouter son corps, les pulsions de son corps, plus que la raison, les raisonnements de la raison ?
Comme si le corps était rationnel et ses pulsions raisonnables !

Quelle naïveté !
….
(voir plus loin)

Je vous fait une proposition : lisez (ou relisez) L’avenir de Hegel. Plasticité, Temporalité, Dialectique, de Catherine Malabou, en particulier le chapitre sur l’ « anthropologie » et l’ « habitude » au sens où l’entend Hegel (puisque vous avez parlé aujourd’hui de l’ « habitude » à propos de Nietzsche , mais que vous avez effleuré, sans l’approfondir, le sujet à l’occasion de la semaine sur l’ « esprit » quand vous avez parlé de Ravaisson et de son fameux livre De l’habitude et que vous n’avez pas fait un rapprochement entre la notion d’ « habitude » chez Ravaisson et la notion d’ « habitude » chez Hegel, Hegel, dont vous avez parlé deux jours plus tard à propos de sa « philosophie de l’esprit »….) et réorienter toute votre émission à partir de cet ouvrage qui n’est autre qu’une (re)lecture intelligente et pertinente, fascinante et féconde, de l’œuvre de Hegel (comme l’est aussi la lecture de Bernard Bourgeois et celle de Myriam Bienenstock)….
Ceci n’est peut-être qu’une tentative (vaine) d’infléchir le cours de l’Histoire, car il est clair que, tel que nous sommes partis, nous allons aller droit dans le mur ! Et le ronron philosophique parisien n’y changera rien ! Il est difficile d’ébranler des codes, des non-dits, des préjugés culturels. Or, la France d’aujourd’hui, laïque et athée, est prisonnière de ses préjugés culturels et est persuadée qu’elle doit imposer ses préjugés aux autres, aux autres peuples ! Mais c’est peut-être là une ruse de Dieu pour en finir avec cette France-là ! Je ne suis pas de taille à ruser contre la ruse de Dieu, mais cela ne m’empêche pas de dire que j’emmerde Dieu et que Dieu m’emmerde !
La religion est une pilule amère que Dieu veut nous faire avaler !
S’il n’y parvient pas par la douceur et la faiblesse, il cherche à y parvenir par la cruauté et la force !
Car c’est Lui qui arme les martyrs !
La « laïcité française » est une ruse de Dieu pour nous faire croire que le « Dieu des armées » appartient au passé !
Grâce à cette ruse, Il continue à agir impunément dans le monde et à faire souffrir des « innocents » !
La « laïcité française » est impuissante à enlever à Dieu son glaive meurtrier et mortel, car elle fait passer les volontés guerrières de Dieu pour des « accidents » historiques et des « dommages colla-téraux » ! (maintenant que la gauche progressiste n’ose plus avouer que cela fait partie de la « néces-sité » historique et que la « violence » est légitime quand il s’agit de faire avancer l’ « Histoire » !).
Personne n’est dupe de cette rhétorique fallacieuse ! C’est là la faiblesse de la « laïcité française », car entretemps les autres, les autres peuples qui ne prennent pas autant de précautions oratoires et qui ne mettent pas des gants, agissent contre nos valeurs et contre nos intérêts sans être ennuyé le moins du monde, mais au contraire en se réjouissant cyniquement de notre impuissance !...
Pour arriver à comprendre (- et à désamorcer -) les ruses « diaboliques » de Dieu, il faudrait un… nouvel athéisme, encore plus radical et catégorique, plus virulent et plus iconoclaste que celui de Nietzsche, encore plus laïque que la laïcité française (d’origine rousseauiste) !
Non pas un athéisme « diabolique » qui n’est que l’envers d’un théisme « symbolique » qui cherche encore à nous duper et à nous faire croire que « Dieu est mort » (Gott ist tot), alors que, comme l’a bien vu Hegel et l’a souligné Bernard Sève dans son ouvrage sur la « question de Dieu », sur « la question philosophique de l’existence de Dieu », Dieu n’est pas mort, mais il est mort !, Gott is nicht tot ; er ist nur gestorben ! (Gott ist gestorben !), ce qui n’es pas exactement la même chose ! (nuance et distinction impossible à faire en français, mais qu’on peut facilement faire en allemand ! (C’est pourquoi beaucoup d’intellectuels français contemporains confondent tout et, sous prétexte d’éclair-cir les choses, ne font que de les obscurcir davantage et de contribuer ainsi à la confusion des esprits qui, - sous prétexte de défendre la « mort de Dieu » ! -,i préparent malgré eux la mort… de la démo-cratie !...
C’est très bien que Dieu soit mort !
Mais il y a encore des idéalistes, des hurluberlus, des pauvres types qui cherchent à le ressusciter !
N’ont-ils pas assez vu que les religions ne conduisent qu’à des guerres ! N’ont-ils pas vu que les croyants deviennent facilement des fanatiques religieux !?
N’ont-ils pas compris que les hommes se tournent vers Dieu parce qu’ils ne supportent pas la vie !, que les hommes « croyants » ne sont que des lâches qui ne savent pas assumer leur vie sans recourir à de fausses et illusoires raisons de vivre !?
N’ont-ils pas assez vu que les croyants deviennent facilement des fanatiques religieux, que quand leurs convictions sont menacées, ils deviennent vite agressifs et violents ! Car ce sont leurs raisons de vivre qui sont menacées ! Et si leurs raisons de vivre s’écroulent, c’est toute leur vie (leur vie passée et à venir) qui s’écroule ! Ils ont vécu pour des valeurs creuses, pour rien ! Et cela le psychisme humain est incapable de supporter ! Il préfère se réfugier dans la névrose religieuse plutôt que d’accepter que la vie, sa vie, n’a pas de sens et qu’il doit malgré tout vivre sa vie dans ce non-sens et cette absurdité !
La force de la laïcité (française) et de la démocratie (française), c’est précisément de permettre à ceux qui ne supportent pas la vie sans (y) croire, de permettre à ceux-là de cultiver leur « névrose » vitale tout en ne permettant pas à cette « névrose » de diriger et de gouverner la vie publique.
Sa force est donc de laisser les faibles croire dans leurs chimères tout en permettant aux forts de gouverner la société !
Sa force est donc de laisser les forts gouverner la société tout en permettant aux faibles de croire dans leurs chimères !
Le problème est que la hiérarchie établie par Nietzsche entre les « forts » et les « faibles » est fausse, car si l’homme (comme l’a vu Rousseau) est le plus faible, le plus démuni des animaux, c’est précisément pour cela qu’il est devenu le « roi de la Création », le plus « fort », le plus puissant des êtres vivants !...
Le problème, c’est que l’amour, qui est faible, est « fort comme la mort » et que c’est pourquoi la propagande chrétienne a toujours placé l’amour et la faiblesse au-dessus de la haine et de la force, même si, matériellement et pratiquement, la haine est toujours plus forte que l’amour !
(Qui, mieux que Nietzsche, a compris le christianisme !? (voir Nietzsche et la critique du chris-tianisme de Paul Valadier (jésuite français) et Nietzsche critique des valeurs chrétiennes. Souffrance et compassion de Georges Goedert (philosophe luxembourgeois). Mais sa lucidité et son humilité (qui vont de pair !) n’était pas aussi grande que celle de saint Jean de la Croix, comme l’a bien vu Gustave Thibon dans son lucide et passionnant livre sur Nietzsche ou le déclin de l’esprit !).
……
Mais nous faisons partie d’une « nouvelle » génération.
Nous faisons partie de la génération des « dupes », de la génération deux fois dupées : une fois par les femmes, une autre fois par les enfants !
Nous sommes la génération de la « tyrannie de la faiblesse », de la « féminisation du monde », de la « dévirilisation » de l’homme ! (voir Paul-François Paoli, La tyrannie de la faiblesse. La féminisation du monde ou l’éclipse du guerrier).
Nous sommes la génération d’après la révolte féministe et d’après la révolte des adolescents rimbal-diens de Mai 68 (voir L’Apocalypse du désir de Pierre Boutang) !
Les femmes ont depuis toujours eu le pouvoir sur les hommes, par la ruse ! (derrière chaque grand homme se cache une femme !)
Avoir donné le « pouvoir » aux femmes, c’est leur avoir permis d’épanouir davantage et sans limites leur pouvoir naturel inné qu’elles (- que les plus intelligentes ! -) avaient déjà et de toutes façons sur les hommes !
Avoir donné le « pouvoir » aux femmes, c’est de leur avoir permis de ruser ouvertement et en toute légalité pour mieux pouvoir tromper les hommes !
Pourquoi je dis « les plus intelligentes » ?
Parce que c’est cela qu’on ne supporte plus dans la « démocratie » française : qu’il y ait des femmes (- ou des hommes -) plus intelligent(e)s que d’autres !
Au lieu que les femmes bêtes et méchantes avouent leur bêtise (de s’être bêtement laissées avoir par leur homme !), elles deviennent féministes et traînent les hommes devant le tribunal !...
(Revendiquez !, revendiquez !, bande d’imbéciles !).
De même les enfants !
Au lieu d’avouer leur bêtise et leur méchanceté et de s’être laissés éduquer et duper par leurs parents, ils deviennent des révoltés, des délinquants et traînent leurs parents devant le tribunal !...
(Interdit d’éduquer !)
(On n’a donc plus le droit d’être plus intelligent que l’autre ! La justice vient à la rescousse de la bêtise et la défend contre l’intelligence ! Car on croit que « bêtise » et « faiblesse », d’un côté, « intelligence » et « force », de l’autre côté, vont de pair , ce qui, en vérité, est un préjugé culturel français hérité d’un christianisme mal compris !).
(J’en conviens : c’est chiant d’être éduqué ! Et il faudrait remettre en question l’éducation française, rigide et autoritaire ! (même si elle prétend le contraire). Mais quand l’enfant joue le jeu, quand l’enfant le joue bien (quand il est assez intelligent pour savoir se servir des règles du jeu qu’on lui a gratuitement et généreusement remis dans ses mains ingrates), alors ce qui était chiant et ennuyant au début devient progressivement gratifiant et passionnant à la fin ! Mais dans cette société envahie par Internet et les jeux vidéos, une société qui déversent en « temps réel » une quantité d’informa-tions inutiles et futiles, quel enfant a encore la patience d’attendre et de laisser mûrir le « germe » que l’éducateur lui a mis malicieusement dans l’esprit !? Va dire à nos pédagogues efféminés et à nos adolescents molassons de cultiver la patience et d’attendre que le fruit devienne mûr ! Ils vous riront au nez !).
Des femmes qui, pour renverser le pouvoir « masculin », se « masculinisent » !...
Des hommes qui, pour aider les femmes à renverser le pouvoir « masculin », - et mieux scier la bran-che sur laquelle ils étaient assis ! (« … mais ce culte du féminin, auquel les hommes se vouent avec un zèle confondant… ») -, se « féminisent » !...
C’est le monde à l’envers !
Et, comme toujours quand le monde est à l’envers, quand il est mis sens dessus-dessous, il y a des hommes qui surgissent de nulle part, renversent ce monde pour le remettre à l’endroit ! Dialecti-quement et violemment !
Sommes-nous, par là, une génération mûre pour une nouvelle spiritualité ?
Frédéric Lenoir le pense. En tous les cas à en juger d’après ses émissions sur les « racines du Ciel » !
En effet :
Plus de femme ! Plus de sexualité ! Plus de possibilité de reporter notre amour pour Dieu sur notre amour égoïste pour une femme !...
Plus d’enfant ! Plus de possibilité de satisfaire son propre égoïsme et amour-propre en l’éduquant et en s’efforçant de le modeler et de le façonner à notre image pour mieux pouvoir satisfaire notre besoin de reconnaissance et notre vanité ! Plus de possibilité de reporter notre amour pour Dieu sur notre amour égoïste pour un enfant !...
(Nous sommes les pères sans fils et les fils sans père !
Nous sommes les pères sans fils et sans filiation !
Nous sommes les pères sans paternité et les fils sans filiation !
Nous sommes les pères déchus et les fils orphelins !
Nous sommes les pères déchus et les fils perdus !
Nous sommes les pères dépouillés de leur « paternité », de leur « autorité », de leur « virilité » !
C’est la conséquence immédiate du « culte du féminin » qui sévit actuellement dans notre société : « … Mais ce culte du féminin, auquel les hommes se vouent avec un zèle confondant, a un prix : non seulement une certaine dévirilisation des mâles, mais aussi la déstabilisation des fils » (Paul-François Paoli, La tyrannie de la faiblesse). )
Nous le savons bien, et tous le philosophes nous le disent, y compris Spinoza, mais aussi Pascal et Saint Augustin, le seul qui puisse assouvir notre désir infini d’amour, c’est Dieu ! Non pas parce que c’est Dieu ! Mais parce qu’il est infini ! Parce que Dieu est un Amour Infini !
…. Non pas parce que Dieu est Amour ! Mais parce que cet Amour est Infini ! Parce que c’est le seul Amour qui soit Infini (tous les autres étant désespérément finis et imparfaits) !
Mais ne nous y trompons pas !
Tout cela est beau philosophiquement !
Tout cela est beau dit philosophiquement !
Mais il ne suffit pas de le dire !
Dieu n’a cessé de parler, de philosopher, de théologiser !
Il a beaucoup parlé en l’air et pour ne rien dire ! Pour ne faire que du vent !
Mais, en vérité, dire philosophiquement « Dieu est Amour » et qu’il est Infini et que par là il est le Seul à pouvoir combler notre désir d’Infini, si cela satisfait énormément l’esprit et notre soif de connaissance et de cohérence, cela implique, en vérité, un changement radical de comportement !
C’est là la suprême ruse de Dieu !
Il nous fait philosopher pour nous changer ! Mine de rien !
Il nous fait croire que nous ne faisons que philosopher et qu’il nous laisse librement philosopher !
En vérité, il ruse avec nous, car la philosophie qu’Il nous inculque contient des prémisses qui nous poussent « logiquement » à changer notre comportement !
C’est déjà le cas des mystiques.
Pourquoi les mystiques nous intéressent-ils tant ?
Pourquoi les expériences mystiques nous intéressent-elles à ce point ?
Parce que nous y voyons réalisé, « expérimenté » ce que les religions ne font que prêcher !
La religion prêche l’amour et le don de soi.
Apparemment cela signifie pour l’homme de la rue, pour l’ « homme masse » qu’il doit prendre sa volonté à deux mains et qu’il doit se forcer à aimer et à donner, et cela malgré son égoïsme et son orgueil qui précisément l’en empêchent et ne disparaissent jamais complètement !
Réellement, matériellement et pratiquement cela se passe ainsi. Et cela ne peut pas se passer autrement !
Parce qu’il s’agit ici de l’ « homme de la rue », de l’ « homme-masse », - de l’homme dépourvu de son esprit « noble » devenu par là un simple « snob » ! -, de l’homme « démocratique », du « dernier homme » !
Cela donne un amour « moyen » et « médiocre », un amour dont l’homme « moyen » est seul capable. Il ne faut pas exiger plus de lui ! (sinon il devient agressif et violent, bête et méchant !). (Heureusement qu’il y a encore un minimum de morale dans notre société !). ….
Mais les mystiques, eux, nous disent tout autre chose (quelque chose de plus radical) :
Aussi longtemps que nous ne surmontons pas notre égoïsme et notre orgueil, il nous est impossible d’aimer !, nous sommes incapables d’aimer !
Il est donc inutile et vain de nous forcer (nous-mêmes) à aimer, aussi longtemps que nous n’avons pas réellement surmonté notre égoïsme et notre orgueil !
Cela signifie-t-il qu’il ne faut plus se forcer, mais qu’il faut se laisser aller ?
Certaines religions (notamment le bouddhisme et le taoïsme) le prêchent et le recommandent !
Apparemment !
Car quand on y regarde de plus près : quelle ascèse et quelle auto-discipline (par la méditation et le yoga) avant d’arriver à ce résultat ! Quelle ab-négation ! Quelle négation de soi !
Se laisser aller, cela demande un (grand) effort !
Ces religions donc nous trompent : C’est pas facile et il faut se forcer ! (pour y arriver, pour arriver à se « laisser-aller ») !
(L’ homme « moyen » et le philosophe « moyen » (qui est un homme « moyen » devenu philosophe) confond les deux étapes (- maîtriser ses passions, ses pensées pour pouvoir se « laisser aller » à son énergie spirituelle, à sa Pensée ! -) et se trompe ainsi lui-même ! Il saute les étapes ! Il saute la première étape et croit que par là il atteindra « automatiquement », « miraculeusement », la deuxième étape !
Il croit pouvoir faire l’économie du chemin et arriver immédiatement au sommet en exerçant son esprit critique et en se moquant des tabous religieux des autres !
Hélas ! Cela ne suffit pas ! Car, pour se laisser aller, il faut faire un effort !
L’homme « moyen » et le philosophe « moyen » est incapable de comprendre un tel paradoxe !...
En plus, ces religions « panthéistes » ont cherché la facilité :
Elles s’enorgueillissent d’avoir trouvé la solution au problème du désir. Mais cette solution n’est qu’une solution de facilité, une solution qui procède par élimination et par extinction : pour ne plus souffrir, il suffirait d’éteindre notre désir !
Ce qui est vrai! Ce qui est juste ! Mais c’est aussi, et en même temps, détruire notre personnalité !
On n’a qu’à voir ces visages anonymes et sans expression des Asiates et la dégénérescence de leur religion en shintoïsme sexuel pour midinettes réduites à des poupées puériles et insignifiantes !, sans cervelle et sans personnalité ! (C’est pourquoi aussi que le « communisme » athée a si bien réussi dans ces cultures pétries de bouddhisme : comme elles, il cherche à fondre la personnalité dans la communauté et à l’y subordonner ! Le Parti est au-dessus tout et il a toujours raison ! L’individu n’existe pas ! Il est au service du groupe !...).
Le christianisme, lui aussi, - et contrairement à ce qu’a prétendu Nietzsche -, est une religion qui cherche à combler notre désir.
Mais elle ne cherche pas, - comme le bouddhisme et le taoïsme -, à le combler en l’éliminant, en le détruisant, en l’annihilant, mais en le ré-orientant !
C’est là que réside la véritable énergie « érotique » du christianisme que Nietzsche a voulu, à juste titre, sauver et sauvegarder à l’intérieur d’un contexte historique et civilisationnel donné (marqué par un puritanisme pur et dur et une morale sexuelle oppressive et refoulante ) !
Cette énergie (- ou « passion » -) vient du désir !
Cette énergie du désir n’est pas étouffée, mais exaltée par le christianisme !
Mais cette énergie « érotique » du désir ne peut être exaltée et réorientée que si le désir égoïste est surmonté ! L’un ne va pas sans l’autre ! Cela un théologien révolutionnaire comme Leonardo Boff l’avait bien compris et en avait fait, - comme Gustavo Guttierez qui avait, lui, de son côté, exalté la « force historique des pauvres » -, le fondement de sa « théologie de la libération » ! Et cela il l’avait exprimé et formulé à sa manière dans un ouvrage sur….. saint François d’Assise ! ….

Nietzsche aurait-il été, malgré lui, l’instrument de Dieu pour « empoisonner », « épuiser » l’éros occidental, mais cela, - ce que n’avait pas envisagé, soupçonné Nietzsche !** -, en vue de libérer l’énergie « érotique » de l’amour occidental !?....
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** voir Les ruines d’Eros, troisième partie de La tyrannie de la faiblesse.
Nietzsche a clairement dénoncé et refusé la « féminisation » du monde par le christianisme et rêvait d’un christianisme plus « viril » !
Le christianisme occidental a été dé-virilisé par le christianisme « occidental », par le christianisme sécularisé, par le christianisme « laïc » et « athée ».
La démocratie occidentale a fait ses choux gras de cette dé-virilisation ! (qui est en même temps une « dé-civilisation » !).
Mais il semble que cette « virilité » nous revienne, en cette « fin de siècle », de façon inattendue et comme un boomerang, dans la figure, sous une forme non chrétienne, mais sous une forme… islamique ! C’est là du moins la thèse fondamentale de Paul-François Paoli !
Son livre, en effet, s’achève sur cette idée-là : « L’islam : une contre-révolution sexuelle en Occi-dent ».
C’est peut-être là une thèse excessive (car il y a aussi une mystique dans l’Islam), mais cela fait réflé-chir… Il faut néanmoins préciser que on livre se conclut par un plaidoyer « pour une métaphysique du désir ».

Portrait de Anonyme Damien19.01.2011

Heureusement que nous avons France Culture, afin de ne pas mourir de la Vérité !! Merci à vous...

Portrait de MICHEL-F MICHEL-F19.01.2011

Bonjour;
A propos des écrits posthumes de Nietzsche. J'ai lu quelques extraits recopiés à la fin d'un texte de René Girard "La route antique des hommes pervers". Collection type poche. De mémoire, je me souviens que la citation de Nietzsche portait sur le christianisme et qu'il y déplorait essentiellement la dénonciation du sacrifice humain. Je suis assez perplexe, d'autant plus que Nietzsche parle de "célébrations Dionysiaques". Qu'en pensez vous ? Pourriez vous aborder ce sujet ? Merci.

Portrait de jacques saint alban jacques saint alban19.01.2011

"éviter les connaissance de premier niveau"
dixit SPINO

Portrait de Anonyme claudine19.01.2011

bonjour, peut on avoir le podcast d'émissions anciennes, je travaille sur Proust et aimeruais tellement avoir le podcast de l'émission 1/4 sur Albertine du 22/ 11/2010.
merci de votre réponse

Portrait de Geneviève Geneviève19.01.2011

Bonjour,

hélas les émissions ne demeurent "podcastables" qu'une semaine, mais vous pouvez désormais les écouter en ligne pendant 500 jours.

Bonne écoute de nos émissions proustiennes,

bien à vous

Portrait de denis denis19.01.2011

Bravo pour cette très bonne émission. Vous êtes de véritables haltérophiles de la philosophie !

Portrait de Anonyme Helene19.01.2011

Émission intéressante et joyeuse; j'espère sincèrement que cette semaine sur Nietzsche contribuera à corriger tous les malentendus et la vaste (et malheureuse) més-interprétation des propos ce grand philosophe.
Pour anecdote, j'ai revu hier le film "La Corde" (-"Rope") de Hitchcok révélant une vraie "misinterpretation" du "surhomme" de Nietzsche, c'est amusant dans le contexte en participant du "plot", mais c'est tragique quant à l'appréciation du propos, dénué de sa vérité propre, dénaturé, dont l'ersatz bâtard prend corps comme argument de lecture et slogan (une forme si simpliste qu'elle en devient monstrueuse), traînant ses miasmes dans la pop-culture (culture populaire) au long de la seconde moitié du vingtième siècle.

Cosmopolite, je suis toujours étonnée, curieuse, et souvent enthousiaste à l'égard de l'expression de "l'esprit français", il m'intéresse au point de le critiquer parfois, mais surtout il m'interroge.
Je m'interroge sur l'académisme français et son ghetto intellectuel, sur les paradoxes d'une conception marxiste de l'université et du partage des connaissances, et du nihilisme de l'agissement créatif; il me semble parfois qu'en France seulement est cristallisée la modernité, figeant les élans -non, pas les élans, les résultats des élans- contemporains, pour les accrocher au Panthéon de l'Histoire comme autant d'objets de dissection de la pensée: c'est comme ces gens qui clouent la beauté des papillons sur une planche et fixent les mystères de couleurs insensées, le public peut y admirer les compositions inouïes et irisées de la nature, mais au-delà du constat, il manque cette musique vibrante de la vie, et du papillonnement qui, en réalité, est l'essence même de l'émerveillement; c'est le papillon mouvant, volant, dont les couleurs éclatent et se dispersent dans le mouvement, soumis aux accidents d'une lumière révélatrice, c'est un instant de vie, c'est la magie de la nature qui nous émeuvent et nous invitent à l'harmonie.

---

J'ai découvert en vivant en France un aspect de la mentalité des français, revendiqué, semble-t-il inculqué à l'école, dont malheureusement je n'entends rien, mais que je voudrais comprendre, et peut-être pourriez-vous m'en éclairer l'articulation:
l'OBÉISSANCE.
Obéissance, soumission, acceptation, agrément, consentement, obédience, hiérarchie, république, démocratie, pouvoir, manichéisme, machiavélisme -
cherchez l'intrus? si tant est qu'il y en ait un.

Vous évoquez, à propos, dans vos émissions, la liberté (dans tous ses champs d'expression et ses rouages), vous orientez vos auditeurs vers l'expérience de l'élévation de l'esprit, vous rappelez les domaines de réflexion explorés par les esprits les plus vifs et constituants des champs de pensée philosophique (...); comment est donc conçue la notion d'obéissance en France? En quoi "obéir" est-il un élément d'articulation de la société? A quel niveau? Quelle est son essence? S'agit-il d'un devoir? Qu'induit l'obéissance? Comment intervient ce comportement entre les personnes? A quoi sert-il d'être obéissant? L'obéissance est-elle nécessaire? Ne pourrait-on lui substituer l'accord, le consentement, la promesse, le contrat? Quel lien et quelles différences entre obéissance et soumission? On obéit à quoi, à qui, pourquoi? Obéissance et volonté sont-il corrélatifs? opposés?

Si vous êtes attentifs, vous observerez que la question est posée souvent en France au fil des actualités, commentée comme argument d'information, c'est ce qui motive mon interpellation.

ça vous branche?
Voudriez-vous nous éclairer sur ce point?

---

Cordialement,
H.

Portrait de Geneviève Geneviève19.01.2011

Bonjour,

il est possible que de l'obéissance nous ayons déjà parlé au cours de toutes les émissions que nous avons pu consacrer à la philosophie politique, et il est certain que nous serons amenés à en reparler.

en attendant, bonne écoute!

bien à vous

Portrait de Anonyme pierre wolfcarius19.01.2011

L'aphorisme, comme tout, toujours, est plus ou moins fonction du contexte ; il y a toujours contexte ; le contexte de la phrase "My taylor is rich", c'est la méthode ASSIMIL, et il est immédiatement évident qu'il est inutile de chercher un sens à cette phrase ; par contre, le contexte de la phrase "J'ai oublié mon parapluie", c'est l'esprit de Nietzsche et tout ce que j'ai lu de lui, et je peux donc me demander ce qu'il a "voulu dire" ; Derrida fait le malin à peu de frais, comme tant de "Modernes" français...

Portrait de Anonyme pierre wolfcarius19.01.2011

Généalogie de la connaissance : pas la peur ; il suffit d'observer les enfants (les questions qu'ils posent, parce qu'ils veulent SAVOIR) -- ce que les philosophes font beaucoup trop peu...

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE19.01.2011

L 'altéroculture enrichit toujours un "que sais-je" ?

Portrait de Anonyme Patrice Tardieu19.01.2011

L’amour, dans l’aphorisme 14 du Gai Savoir, est présenté comme « le désir impérieux d’une nouvelle propriété », non seulement « l’amour du prochain » mais surtout « l’amour de sexe à sexe ». « Celui qui aime veut être possesseur exclusif de la personne qu’il désire, il veut avoir un pouvoir tant sur son âme que sur son corps ». Il n’y a que l’amitié qui puisse nous extraire de cet égoïsme, de cette cupidité, selon Nietzsche.
Dans l’Antéchrist, aphorisme 17, Nietzsche est moins enthousiaste en ce qui concerne le Dieu de Spinoza, il le compare à une araignée qui tire sa toile d’ elle-même (Nietzsche joue sur le nom de Spinoza et le mot « araignée » en allemand: « die Spinne »).
Un fragment inédit du Gai Savoir, qui semble sans intérêt, a été classé pourtant dans les Œuvres de Nietzsche et a suscité la dérision: « Ils finissent par publier ses notes de blanchisseuse et des déchets du genre: j’ai oublié mon parapluie ». Derrida reprend cette dernière phrase et l’interprète subtilement, me semble-t-il; il propose une interprétation anodine, une psychanalytique, une par la volonté de puissance, une par le rire dionysiaque, montrant par là, non l’impossibilité de comprendre, mais la virtuosité de l’herméneute qu’il est. En tout cas, il ne s’agit pas de se limiter au « vouloir dire » apparent.
Enfin,l‘« amor fati » (« amour du destin ») de Nietzsche est-il si éloigné de celui du stoïcisme? Dans ses Pensées Pour Moi-Même ( V,8 ) Marc-Aurèle explique pourquoi il faut aimer le destin, c’est-à-dire comment il faut envisager notre propre vie. La réponse est la suivante: cela signifie que notre existence est faite pour nous, elle est prescrite comme l’ordonnance d’un médecin. Les moments douloureux sont là pour nous endurcir, nous préparer à la vie.
Patrice Tardieu

Portrait de Anonyme Raymond d’Agedincum (Gaule sénonaise)19.01.2011

La philo a démarré tot ce matin. Un peu après 8 H il a eu une séance de travaux pratiques "le philosophe dans la cité". Cela n'avait plus rien à voir avec le cours théorique. Plus aucun questionnement, que des certitudes... assénées contre toute vraisemblance. Vivement 10 H qu'on reparte dans les nuées. R

Portrait de luluberlu luluberlu19.01.2011

YES !!!! sur le guai savoir, un délice, qui rend joyeux le souffle de ma vie. comment en sortir, de cette lecture....vive les habitudes.

Portrait de Anonyme xul19.01.2011

connaissance alterophage ou alterophobe, motivée par un desir de maitrise.

moins ambitieux, plutot juste induite par desir d'etre, de construction personnelle, et une curiosite insatiable .

Portrait de Anonyme Odile19.01.2011

Je parlais d'élégance d'esprit et de manière d'être bien sûr...
O.B.J.

Portrait de Anonyme Anonyme19.01.2011

j'ai écouté ce matin les réponses de Raphaël Enthoven concernant l'interdiction faite à Stéphane Hessel de débattre à l'Ecole Normale Supérieure.. suite à une forte pression du CRIF. M. Enthoven si cultivé veut faire la distinction entre débattre et débattre. Il a de la merde dans les yeux quand il s'agit de se rendre compte qu'Israël est un état fasciste et pratique l'apartheid, pour les Palestiniens et.. pour ce qui est de la tolérance de séparer les hommes et les femmes dans les bus.. pratiquée par ces orthodoxes fous de leur dieu.;jusqu'où iront-ils ; jusqu'où les Israéliens toléreront-ils ces pratiques, comme recevoir l'extrême-droite européenne en amie.. bien sûr, puisque les gouvernants en sont eux-mêmes. Jusqu'où laisserons-nous M. Enthoven, si intéressant dans sa philosophie, mais si abstrait, nous endormir pour faire croire au bien du seul état juif qu'il reconnaît, celui du Mossad et des usurpateurs..
Vive le mouvement juif qui veut la paix avec un juste état de Palestine

Portrait de Geneviève Geneviève20.01.2011

Réponse de Raphaël Enthoven

"Cher auditeur mécontent,
Vous confondez tout. Je n¹ai pas parlé d¹Israël, et je n¹en parle pas ici.
Il est juste indispensable, quand on est en présence d¹un modèle de
désinformation de rétablir quelques vérités factuelles, afin que tout le
monde juge en connaissance de cause.

1) Comme le rappelle un communiqué de la direction, les organisateurs de ce
« colloque » n¹ont pas dit toute la vérité : c¹est, au départ, pour une «
discussion entre Stéphane Hessel et quelques normaliens » - et non pour une
réunion publique relayée, entre autres, par une organisation
pro-palestinienne que la salle a été officiellement réservée. Si l¹on
excepte les raisons de sécurité, un tel mensonge est en lui-même un motif
suffisant d¹annulation.  Mais le problème n¹est pas là.

2) Dans une Tribune récemment parue dans Libération, sept professeurs de
l¹Ecole Normale expliquent que c¹est « à la demande » du CRIF, sous son «
diktat », que la réunion a été annulée, ce qui est grotesque et, pour tout
dire, un peu pestilentiel. Certes, le CRIF a cru bon, dans un communiqué de
son président, de se réjouir de l¹annulation d¹un « scandaleux colloque »
qui, selon Richard Prasquier, était en réalité destiné à soutenir le «
boycott des produits israéliens ». Mais à aucun moment, le CRIF n¹a
revendiqué le moindre rôle dans une telle décision. Rien n¹autorise à
établir ­ comme le font sans vergogne les signataires de la tribune et le
site Mediapart ­ la moindre influence du CRIF sur la décision de la
directrice de l¹ENS. Qu¹importe. Le CRIF s¹en réjouit ? Donc, il en est
l¹origine ! CQFD. Quand il s¹agit des juifs, on ne croit plus au hasard. Les
coïncidences sont toujours des collusions.

3) Enfin, le plus important : ce « débat » n¹avait de « débat » que le nom.
Qu¹on en juge par ses participants : Stéphane Hessel, Gisèle Halimi, Leïla
Chahid, Nurith PeledŠ Tous défendent ­ comme c¹est leur droit ­ des
positions quasiment identiques sur le conflit israélo-palestinien. Si
censure il y a, elle est uniquement dans l¹absence de contradiction à la
tribune d¹un « débat », dans l¹absence d¹altérité à la tribune d¹une «
rencontre ». Jusqu¹à nouvel ordre, l¹ENS n¹est pas la Mutualité, mais un
lieu d¹échanges, de confrontations, d¹ouverture, bref, de débat. La réunion
du 18 janvier n¹y avait pas plus sa place qu¹un meeting en faveur du « Grand
Israël », lequel eût été annulé de la même manière, et ­ à juste titre ­
dans l¹indifférence générale."

Bien à vous,
RE

Portrait de Anonyme Odile19.01.2011

Bonjour,
"altérophile sans h", c'est le 2ème énorme éclat de rire que me provoque R.E. cette semaine! Drôle, R.E.?! aussi, et surtout, élégant.
Pouvez- vous me donner les références du texte de Schopenhauer sur la feuille de l'arbre qui deviendra de l'humus? ainsi que...celui où H. Michaux se met dans la pomme? - pardon d'insister-.
Bien à vous,
O. B. J.

Portrait de Anonyme Dexter19.01.2011

bonjour,
il est dommage de ne jamais aborder un élément important dans la pensée de Nietzsche, très bien commenté par le célèbre philosophe JB Botul : le râteau.
FN est de tous les philosophes celui qui aura le plus pris de râteaux avec les filles, et pas seulement Louise Salomé.
D'ailleurs, quand il s'est aperçu que l'Eternel Retour consisterait essentiellement en un Eternel Râteau il a pété les plombs, c'est bien compréhensible.
Il est évident que si FN avait réussi à se faire des copines sa vision des choses en eut été changée.
Il est amusant de voir qu'un penseur ayant autant d'adorateurs et d'adoratrices post mortem aura eu autant de mal à se trouver une petite amoureuse de son vivant.
Ainsi en va-t-il sans doute du monde de la Pensée et des Grandes Idées Neuves : avoir des millions de lecteurs et d'adeptes ne pèse pas grand chose contre un petit câlin.

Portrait de Anonyme Misho19.01.2011

Bonjour.
D’abord « Mes félicitations pour le programme ». Félicitations non pour l’émission d’aujourd’hui qui a été magnifique, non plus pour cette semaine nietzschéenne (ce penseur qui je vénère), mais pour le programme en général. Je vous écoute de l’Espagne presque chaque jour (quand je ne suis pas à la maison je télécharge le podcast pour l’écouter le soir) et pour moi c’est un moment de gloire dans ce dessert cultural que nous subissons.
Merci encore et bravo

Portrait de Anonyme Kercoz19.01.2011

Sur l' hermétisme des textes de F.N. , cette intro où il dit que pour accéder à sa pensée, il faudrait avoir la capacité des vaches : ..celle de ruminer .

Portrait de Anonyme Kercoz19.01.2011

Bonjour .
pour les "courtes habitudes" : Nous recherchons l'altérité , l'altérité nous est nécessaire , mais l'altérité s' use quand on s'en sert.Une habitude servirait a maitriser un domaine "autre" . Cette habitude e serait plus nécessaire qd ce domaine est "connu"