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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 13-14

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Sacré Saint Augustin (3/4) : La conversion comme chemin 25

18.09.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lectures : Georges Claisse

 

Marie-Anne Vannier MC © Radio France

 

Après l’amour de soi et l’amour divin, lundi, la question de l’être du temps hier, et avant la Cité de dieu, jeudi, pour ce troisième temps de notre semaine consacrée à Saint Augustin, j’ai le plaisir d’accueillir Marie-Anne Vannier, professeur de théologie à l’Université de Metz et membre de l’institut universitaire de France, pour évoquer ce sans quoi Augustin serait tombé dans l’oubli le plus total.  Une transition, une forme de passage, fait de leçons et d’atermoiements,  des catégories aristotéliciennes au manichéisme, de Cicéron à la vérité de la lumière, de la sagesse théorique à la sagesse en acte. 14 années qui tiennent en un seul mot : conversion. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- JS Bach, Choral Jésus que ma joie demeure

- Phones, L'esprit du vent

- Patricia Kaas, Entrer dans la lumière

- Jacques Loussier, Main theme from dark of the sun (BOF Inglorious Bastards)

- Patrick Cassidy, Vide cor meum (BOF Hannibal)

- Hank Williams, I saw the light

 

Lectures:

- Saint Augustin,  Les Confessions, Livre VII, 10, 16 (Bibliothèque Augustinienne 13, p. 617-619, trad. Paul Agaësse)

- Saint Augustin,  Les Confessions, Livre VIII, 12, 29 (Bibliothèque Augustinienne 14, p. 65-69, trad. Paul Agaësse)

 

Extraits:

- Entretien avec Lucien Jerphagnon : Augustin et les platoniciens, (Entretiens avec Raphaël Enthoven, 2009, coédition INA/Radio France)

- Entretien avec Lucien Jerphagnon : Les confessions une histoire d’amour, (Entretiens avec Raphaël Enthoven, 2009, coédition INA/Radio France)

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye : qu'est-ce que la foi ?

Réponse avec la philosophe et théologienne Ariane Monteil, et deux croyantes pour qui la foi est un acte, ou comment passe-t-on de la prière machinale à la lumière. 

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Invité(s) :
Marie-Anne Vannier

Thème(s) : Idées| Philosophie| Saint Augustin

25 commentaires

Portrait de Anonyme Agnès Cazin19.09.2013

A l'attention de Gérard:
Monsieur Homais n'aurait pas mieux dit.

Portrait de Anonyme Anonyme19.09.2013

Réponse à Y.Robert. C'est votre droit,moi je maintiens ce que j'ai dit.
Sophie

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.19.09.2013

@Yves Robert.
Comme d'autres, je suis de l'avis de @Sophie... Le commentaire de @Gérard était très nul et surtout méchant pour Adèle et les NCC et aussi pour nombre de ses auditeurs...
Son deuxième commentaire le rachète un peu, quoique "un peu" c'est peu... Lui qui se permet de dénigrer la pensée, ne sait-il pas que si parler d'une chose était la faire sienne, cela se saurait depuis longtemps ? Bref ! Ce qu'il écrit dans sa réponse à Adèle, tout le monde le sait ou le suppose, plus ou moins ; et si on a d'autres avis on est là pour en discuter en échangeant avec des mots mais pas avec de l'acide ni des injonctions... Alors pourquoi cette violence verbale que, par ailleurs, vous cautionnez ? Moi, quand on crie je n'entends rien parce que je bouche mes oreilles.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Yves Robert20.09.2013

qui bene amat, bene castigat, cum grano peperis...
et une phrase prise dans le "Diderot ou le Matérialisme enchanté" d'Elisabeth de Fontenay : "Voici venir le temps des brouillards, et vous savez que les métaphysiciens ressemblent aux bécasses"...

Portrait de Anonyme xaxa19.09.2013

Bonjour et merci pour vos emissions.
Pourriez-vous préciser quelle version jazzy du choral de Bach a été diffusée lors de cette émission?
Par avance merci,
A

Portrait de Anonyme Alain Muller (AM)18.09.2013

Si j’ai hésité, ce jour-là, à envoyer mon commentaire, c’est parce que, ré-trospectivement, j’ai craint qu’on mette trop l’accent sur l’idée de REGARD dans les la théologie augustinienne, alors que l’analyse de Paul Ricoeur m’a révélé que ce qui est central dans la théologie de St. Augustin, ce n'est pas l’œil (comme chez Maître Eckhart et les mystiques allemands rhénans !), mais l’OREILLE ! (ce qui change tout !). (On peut donc dire que la théologie de Saint Augustin n’est pas une science (« logos ») de Dieu (« theos »), mais une « theo-Logos », une théologie du « Logos » ! (ce qui change tout!)Mais ce qui m'a fait changer d'avis, c'est le fait que le commentaire que fait Dany-Robert Dufour sur le REGARD et son DEDOUBLEMENT… INFINI dans la théologie TRINITAIRE de St. Augustin est très éclairant pour mieux compren-dre l’origine, le sens et la portée du COGITO CARTESIEN et de sa postérité comme pur produit (comme l'est aussi le « cogito » augustinien) du NEO-PLA-TONISME, tout en montrant bien sa FAIBLESSE, IMPUISSANCE, INSUFFISANCE -par rapport au COGITO augustinien, (plus ?) profondément enraciné (que le cogito cartésien ?) dans le Verbe divin !
Par rapport au cogito AUGUSTINIEN, en effet, le cogito CARTESIEN s’avère être un "cogito" (infini) MUTILE, AMPUTé, PRIVé de sa dimension… RESONNAN-TE ! On pourrait dire que, par rapport au "cogito" RESONNANT de Saint Augus-tin, le "cogito" cartésien RAISONNE trop et,- par contre-coup! -, ne résonne pas assez !...

Cete FAIBLESSE et INSUFFISANCE du "cogito" cartésien par rapport au "cogi-to" augustinen, peut aussi s’éclairer et s’illustrer à partir du fameux « EGO SUM qui SUM » de l’Exode, puisque, de ce point de vue, le "COGITO" carté-sien apparaît comme un « DEMI-COGITO »!, un cogito AMPUTé de sa MOITIE, cel-le qui s’exprime ici, dans la formule exodique, dans la définition que Dieu se donne dans l’EXODE, sous la forme : « EGO SUM » (« Je SUIS » !) !, moitié à la place de laquelle Descartes aurait mis : « COGITO » (Je PENSE » !), le faisant non pas précéder, mais SUIVRE, du « Je SUIS » exodique !, faisant ainsi dépendre le « Je SUIS » du « Je PENSE »!, et cela en intercalant entre les deux moitiés la conjonction « DONC » ! Or, dans la formule exodique, le « Je SUIS » de Dieu ne dépend pas d’un « JE PENSE », mais d’un « CELUI QUI SUIS » ! : « Je suis CELUI QUI SUIS », ce qui est tout différent et chan-ge tout ! (Dieu ne dit même pas de lui-même : « Je suis, DONC Je suis » !, mais : « QUI suis »)! Il n’y a pas de « DONC » en Dieu, dans la formule de Dieu ! Dans la formule exodique de Dieu il n’est pas question de « PENSEE », pas question de « COGITO » (au sens du « cogito » cartésien) ni de LOGIQUE logicienne, mais uniquement d’EXISTENCE et de LOGIQUE ("Logos" avec un L ma-juscule !) : non pas (comme chez Descartes) une EXISTENCE LOGIQUE, mais, com-me chez Augustin, un LOGOS EXISTENTIEL !...

AM

Portrait de Anonyme Alain Muller (AM)18.09.2013

... Augustin (donc) "rencontre, d’une façon jamais atteinte encore dans l’histoire de la pensée, la QUESTION de la RAISON et, nommément, celle du COGITO", tandis que "Saint Thomas insère la Trinité dans les CATEGORIES LO-GIQUES de la DUALITE et pose la question du FONCTIONNEMENT de la RAISON par rapport au SAVOIR REVELE ». (217), ce qui veut bien dire que, DES le DEBUT!, le discours philosophique de/sur la RAISON, et surtout de/sur le RAPPORT entre RAISON et FOI!, a été, en Occident, commandé, rythmé et réglé par le… VERBE chrétien porteur du « MYSTERE » TRINITAIRE ! Car, comme le dit si bien Dany-Robert Dufour « s’il y a MYSTERE, c’est parce que l’homme est EN RESO-NANCE directe avec cette forme [trinitaire]. La RESONANCE d’un terme dans l'autre est constitutive du DOGME CHRETIEN comme MYSTERE.Le MYSTERE est le LIEU où la RAISON trouve sa LIMITE ABSOLUE, le lieu où l’enchaînement [li-néaire] des CAUSES et des EFFETS est interrompu, le LIEU où se pose la ques-tion du FONDEMENT de la raison ». (212-213)...

AM

N.B. : Ce genre de considérations j'ai failli Vous les envoyer sous forme de commentaire le premier jour de Votre émission sur Saint Augustin où il s'a-gissait du Je AUTO-BIOGRAPHIQUE, au moment même où j'étais fasciné par le "BILDUNGSROMAN" du ROMANTISME allemand, en particulier, et surtout, celui de Novalis! (On pourrait parler, au sujet de cette forme de roman, - et com-me l'a fait Rosenzweig -, du JE comme AUTO-FORME BIOGRAPHIQUE ou alors, - comme l'a fait Novalis -, définir la BIO-GRAPHIE comme AUTO-CREATION du JE (ou du MOI) ! (Le « JE » n’étant pas exactement la même chose que le « MOI » !, il faudrait, pour bien faire, faire une étude COMPARATIVE sur le Je AUTO-Biographique CATHOLIQUE et le Je AUTO-Biographique PROTESTANT !, car il doit bien y avoir, du point de vue du « Logos », des similitudes, mais aussi des différences, entre les deux ! Il serait intéressant de les dégager et de les mettre en évidence, car jamais le COUPLE FRANCO-ALLEMAND pourra redeve-nir le MOTEUR entraînant de l’EUROPE, si, au sein du ROMANTISME allemand et français, on ne réussit pas à RECONCILIER, - au CŒUR même du PROJET EUROPE-EN ! - le CATHOLICISME et le PROTESTANTISME !, et cela en rapprochant, - com-me l’ont fait les romantiques allemands fascinés par la POESIE de DANTE ! -, ATHENES de ROME… en y incluant (- cette-fois-ci ! -) JERUSALEM ! (On pour-rait alors, - en paraphrasant la fameuse formule du messianisme juif : « l’année prochaine à Jérusalem » !, formule qui, comme on sait, a commandé le messianisme de Gershom Scholem et de Walter Benjamin qui, dans leur pensée, n'ont cessé d'osciller entre Athènes et Jérusalem (en en excluant Rome comme archétype de tout Pouvoir Imperial !) -, proclamer à notre tour : « L’année prochaine à ATHENES, ROME et JERUSALEM » !......

AM

Portrait de Anonyme Anonyme18.09.2013

Sacré Gérard,tu es vraiment nul,a-t'on envie de répondre.
Sophie

Portrait de Anonyme Yves Robert19.09.2013

Totalement du côté de Gérard. De plus, il a visiblement lu La Cité de Dieu, lui. Si sa "virulence" pouvait être comme le remède qui enflamme avant de guérir !

Portrait de Anonyme otlécloison18.09.2013

Bon...
la Philo à la radio... c'est quand même pas la guerre.
Je n'ai qu'un reproche à faire à Saint Augustin, c'est justement
qu'il est un saint.
Les saints on rendu l'humanité dépendante (peut-être à leur insu).
"Je ne crois pas en dieu, je le connais!"
Qui pourrais prouver le contraire?

Sympa les chemins, les nouveaux, les anciens, ceux qui sentent la noisette..

Faisons comme l'UMP: on est bien 150 000 à auditer Adèle.
On lui envoie 1€ chacun pour préserver sa sérénité (et l'émission) et on passe à autre chose.

La vie est bien trop sérieuse pour qu'on l'aborde avec gravité.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.18.09.2013

Il est certain qu'il ne fallait pas dire "Amen" à ce triste sire qui s'est incontestablement trompé de chemin par sa méconnaissance, parce que voir en '"Adèle, une bigote !", fallait y penser, mais pas ici, sur cette page dédiée à la Philosophie ; quoique en première lecture, c'était tellement énorme que cela m'a fait rire, je le confesse... après, j'ai ri jaune.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme luroluro1418.09.2013

Dernière version de mon dernier commentaire. Merci à l'équipe des NCC.

Extrait de vos échanges sur l’émission de ce jour « la conversion comme chemin »
« Saint Augustin tourne son âme vers le ciel » Chateaubriand
Il s’est d’abord adonné aux plaisirs de son siècle. Ensuite, il a découvert les figures de la sagesse chez Cicéron. Puis, dans son désir ardent de vérité il a compris l’importance de privilégier le fond (la vérité) sur la forme (la rhétorique). Il est ainsi passé du domaine littéraire à la sphère philosophique.
Le cheminement de Saint Augustin se résume en trois étapes : 1) rhétorique de Cicéron, 2) corpus manichéen, 3) corpus platonicien.
A Milan, il rencontre Ambroise (cf lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_de_Milan) et trouve des réponses à ses questions dans sa prédication.
Son ami Simplicius (cf lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Simplicius_%28philosophe%29) lui fait découvrir les textes néo platoniciens. Il approfondit à cette occasion la notion de « Maître intérieur », vérité que chacun trouve en lui-même.
A cette époque, il insiste sur l’importance de la raison et reproche à la Bible son anthropomorphisme.
Saint Augustin n’a pas trouvé la vérité dans les dix catégories d’Aristote. Ambroise va lui montrer la nature spirituelle l’homme. Les livres des platoniciens ont mis le feu à son âme. Avant, il avait une idée de Dieu corporisée.
Il comprend avec Porphyre et Plotin que Dieu est au-delà de tout. Ainsi, c’est la philosophie qui le conduit à la religion. Au-delà de ses lectures il s’est engagé dans la pratique d’ « extases plotiniennes »et s’est découvert dans une relation de création. (réverbération).
Tout en restant lui-même, il découvre la transcendance de Dieu mais aussi le rapport de sujet à Sujet. Il s’agit d’un sujet au sens moderne : sujet pensant comme tel. Il n’y a pas fusion dans la divinité mais relation de proximité. Remarque : Il en va de même dans d’autres traditions. Dieu est plus proche de nous que notre veine jugulaire : « Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. (Coran Sourate al-Qâf, 21) ».
En fait, il faut passer par Dieu pour « renaître » à Soi-même.
Dans la Lettre VII des Confessions il souligne que si les néoplatoniciens lui ont donné une « Patrie », le Christ lui a offert « La Voie ».
Transcendance et immanence : Dieu est à la fois à l’intérieur de nous-mêmes et bien au-delà.
Pour cheminer, il faut être orienté par le désir d’aller au-delà, de se dépasser (esse ad).
La foi c’est croire que l’on dépend de Dieu pour tout à chaque instant et se réjouir de cela.
Ce verset qui est d'une très grande importance dans la Tradition musulmane authentique évoque la proximité de Dieu : « Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. (Coran Sourate al-Qâf, 21) ».

Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme luroluro1418.09.2013

Mon premier commentaire a été publié 2 fois, avec une légère variante. Toutes mes excuses à ceux qui en seront gênés.
Bravo à Adèle pour sa réponse à la fois ferme et mesurée au commentaire "insultant" de Gérard. Bravo aussi à Dexter dont j'apprécie particulièrement l'humour. Je me demande si c'est de son athéisme qu'il doute ou de l'existence de Dieu. Qu'il se rassure, le fait d'être athée n'est pas un signe de faiblesse d'esprit. Beaucoup d’athées sont sans doute plus près de "Dieu" que de nombreux "croyants" qui se disent tels par transmission culturelle, par paresse intellectuelle ou pour se donner une "assurance après-vie" (on ne sait jamais...). Il existe bel et bien une spiritualité laïque (cf. Luc Ferry).
Bien à vous, L.R..

Portrait de Anonyme luroluro1418.09.2013

Bravo à Adèle pour sa réponse à la fois ferme et mesurée au commentaire "insultant" de Gérard. Bravo aussi à Dexter dont j'apprécie particulièrement l'humour. Je me demande si c'est de son athéisme qu'il doute ou de l'existence de Dieu. Qu'il se rassure, le fait d'être athée n'est pas un signe de faiblesse d'esprit. Beaucoup d’athées sont sans doute plus près de "Dieu" que de nombreux "croyants" qui se disent tels par transmission culturelle, par paresse intellectuelle ou pour se donner une "assurance après-vie" (on ne sait jamais...). Il existe bel et bien une spiritualité laïque (cf. Luc Ferry).
Bien à vous, L.R..

Portrait de Anonyme Jean S18.09.2013

Ce qui est triste dans le fond ce sont toutes les formes d'intégrismes
de gauche, de droite, d'en bas, d'en haut.

Il y aura toujours des petits boutistes et des gros boutistes.

Depuis Nietzsche et ses véhémences constructives nous savons :
"
« Et que fait le saint dans les bois ? » demanda Zarathoustra.

Le saint répondit : « Je compose des chants et je les chante,
et quand je fais des chants, je ris, je pleure et
je murmure : c’est ainsi que je loue Dieu.

Avec des chants, des pleurs, des rires et des murmures,
je rends grâce à Dieu qui est mon Dieu.

Cependant quel présent nous apportes-tu ? »

Lorsque Zarathoustra eut entendu ces paroles, il salua le saint et
lui dit : « Qu’aurais-je à vous donner ? Mais laissez-moi partir en hâte,
afin que je ne vous prenne rien ! » – Et c’est ainsi qu’ils se séparèrent
l’un de l’autre, le vieillard et l’homme, riant comme rient deux petits garçons.

Mais quand Zarathoustra fut seul, il parla ainsi à son cœur :
« Serait-ce possible ! Ce vieux saint dans sa forêt
n’a pas encore entendu dire que Dieu est mort ! »
"

Quand pourra on de nouveau écouter Messieurs Wotling, Dorian Astor, Misrahi ?

Portrait de marianne marianne18.09.2013

Bonjour,

Vous pourrez retrouver Robert Misrahi dans l'émission que nous lui consacrons le vendredi 27 septembre.
En vous remerciant de votre fidélité
cordialement

Portrait de Anonyme Steph18.09.2013

Si l'émission d'aujourd'hui suscite une odieuse réaction du style de celle de Gérard, méprisante et anti-philosophique, incurieuse et arrogante, c'est que les Chemins font décidément quelque chose de bien. Je regrette simplement que ces sujets ne soient pas plus fréquents, à l'image de ce que fait Melvyn Bragg à la BBC, avec In Our Time, qui touche à beaucoup de sujets et a déplié avec beaucoup de bonheur la pensée de nombreux théologiens.
Il faut continuer.

Portrait de Anonyme Patrice Tardieu18.09.2013

L’invitée a fait remarquer, avec raison, qu’Augustin a anticipé sur le « sujet » au sens cartésien. Et je dirais même plus, l’argument qui permettra à Descartes de sortir du scepticisme, il l’utilise dans La Cité de Dieu, XI, 26: « Si je me trompe, je suis ».
Elle a ajouté qu’il fait intervenir aussi l’intersubjectivité. C’est un des thèmes majeurs que l’on trouvera dans les Méditations Cartésiennes de Husserl!
Elle a évoqué également Ricœur et son ouvrage Soi-Même Comme Un Autre qui est, comme chez Augustin, « l’épistrophè », « le retour sur soi-même » mais aussi, soi-même en tant qu’Autre.
Patrice Tardieu

Portrait de Anonyme Gérard18.09.2013

Avant les vacances, il apparaissait déjà que Mme Van Reeth se servait du prétexte philosophique pour distiller le catéchisme catholique le plus rance. « Les nouveaux chemins de la connaissance », jadis émission de qualité, ne menant plus nulle part, j’ai cessé de les suivre. Par hasard, ce matin, je l’écoute. Et qu’entends-je ? Une théologienne qui, à l’unisson avec la bonne sœur Adèle, fait la publicité de la conversion d’Augustin, et ce au premier degré, sans le moindre recul critique. Les réflexions et les impressions d’Augustin mériteraient certes une étude, mais par un psychiatre, ou par un spécialiste des illusions sensorielles, ou par un analyste du commerce des croyances. Au lieu de quoi, les deux bigotes nous servent le slogan prétentieux de tous les saints marchands de foi, selon lequel il n’y a de morale que dans leur religion. Et, pour finir, Géraldine Mosna-Savoye vient chanter « je crois en toi mon dieu » !
Ces enfantillages n’ont certes aucun intérêt. Mais je déplore vivement qu’une antenne théoriquement destinée à la diffusion de la culture s’ouvre avec une complaisance croissante aux propagandistes de l’obéissance sectaire et de la paresse de la pensée.
L’article essentiel de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat proclame que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». J’en déduis que la pieuse prédicatrice n’est pas rémunérée par une radio publique. Sinon, je rappelle à la direction de France-Culture que le code pénal (article 432-15) dispose que le détournement de fonds publics est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.
Tapez ici vos commentaires

Portrait de Anonyme Gérard18.09.2013

Je réponds ici à la réponse que Mme Van Reeth a fait à mon premier commentaire.
Merci de me prêter, non sans insinuer que n’en croyez rien, un « sens de l'humour désopilant ». Mais la religion est une affaire beaucoup trop nocive pour que j’en rie.
Lorsque j’écris que la foi est le contraire de la pensée, j’exprime, non ce que je crois, mais ce que je pense, après réflexion. Croire un prêtre, ou une cartomancienne, ou une idole, ou des écritures saintes, c’est se débarrasser de la dignité de penser, qui, n’en déplaise aux ministres du culte, est la plus éminente caractéristique de l’homme et, aussi, sa plus lourde obligation. Evoquer, comme vous le faites, une « pensée dans laquelle la foi joue un rôle important », c’est pousser très loin le goût de l’oxymore. C’est le discours traditionnel des maîtres à ne pas penser, discours rappelé par l’Eglise catholique romaine dans l’encyclique « Fides et ratio », selon lequel gober les vérités préfabriquées par des représentants autoproclamés du dieu qu’ils inventent dans le but d’impressionner les gogos est le sommet de la pensée. Contrairement à ce dont vous m’accusez, je ne méprise pas les pensées irriguées par la foi, parce que ça n’existe pas et que je suis incapable de mépriser le néant, faute de l’imaginer. Lorsque j’écris que votre émission de ce jour était un enfantillage, c’est parce que j’y ai réentendu des clichés éculés dont des manipulateurs ensoutanés me gavaient au catéchisme dans mon enfance. Je constate que, depuis cinquante ans, votre religion ressasse toujours les mêmes banalités, dont il suffit de s’interroger sur le sens pour s’apercevoir qu’elles en sont vides. Et soutenir que l’incompréhensibilité d’un message est la preuve de son origine transcendante, c’est prendre les gens pour des cons, ce que, d’ailleurs, les adeptes se complaisent à être pour mériter les félicitations de leur gourou et la vie éternelle y attenante.
Vous émettez l’hypothèse que, pour moi, « parler de Dieu = être croyant ». Vous visez juste. C’est une affaire de langage : « Dieu » est un mot parfaitement indéfini, et qui ne prend un sens que pour les personnes qui croient qu’il en a un. Et comme chaque religion ou sous-secte ou paroisse ne peut prospérer qu’en inventant un sens plus baroque et confus que ceux déjà en usage, les croyants passent leur temps à disputer sur leur sacré Mot vide et, le cas échéant, s’entretuent. Lorsqu’il ne sait pas, l’honnête homme dit « je ne sais pas », les dévots disent « c’est Dieu ». Leur certitude d’avoir réponse à tout leur permet de se vautrer dans l’ignorance.
Je lis aussi, sous votre plume, une autre astuce typiquement cléricale : elle consiste à inverser l’accusation et à traiter de « préjugé » le fait de dénoncer le confort de ne pas penser par soi-même. Et quand vous me conseillez « d'aiguiser [mon] sens critique », c’est toujours le même procédé : faire prendre la docilité du crédule pour une gloire de l’esprit humain.
Vous me reprochez mon absence d’ouverture d’esprit. Sur ces sujets, je la confesse. Mon esprit est, en effet, inapte à l’irréflexion. L’astrologie, l’ésotérisme, les mystères divins, ce charabia déconnecté de toute réalité sensible et de toute logique échappe, forcément, à mon entendement. Cette infirmité intellectuelle, non seulement je l’avoue, mais j’en suis fier. Contrairement à vous et aux autres gloseurs et charlatans, qui ne comprennent pas plus que moi des textes destinés à n’être pas compris, mais qui, avec la fausseté essentielle qui les anime, soutiennent qu’ils ont un sens… et ne tolèrent pas qu’on leur demande tout simplement lequel.
Enfin, vous condescendez à me mettre en garde contre le « risque de rater la puissance philosophique d'un auteur comme Augustin ». Merci de votre sollicitude, mais cette puissance ne m’avait pas complètement échappé. Par exemple, à propos du temps, votre émission du mardi 17 signale les Confessions, livre XI. Sur ce thème, à mon avis, cet auteur a été plus profond dans la Cité de Dieu, Livre XII, chapitres 13 à 16, et surtout Livre XI, chapitre 6. Dans ce dernier texte, Augustin suppose une co-éternité de Dieu et du monde, idée qui préfigure de manière étonnamment pénétrante la cosmologie actuelle et la théorie du Big Bang, qui, jointe à la relativité, contracte le temps des origines de telle sorte qu’il n’y a pas de sens à parler du temps avant l’apparition de notre univers, puisque ce temps est propre à notre univers. Vénérer, comme vous le faites, les illuminations délirantes d’Augustin ou ses utopies totalitaires nauséabondes (dans la Cité de Dieu), ce n’est pas rendre hommage à ce que, dans son œuvre profuse et d’un intérêt inégal, il a créé d’incontestablement génial. Plutôt que votre pieux éloge d’un évêque ultra-sectaire, d’un converti à l’intolérance la plus brutale, d’un égocentrique vaniteux, je préférerais des commentaires éclairés sur celui qui fut aussi, trop rarement, un philosophe et sur ses admirables apports à la compréhension du monde et de l’homme.
Mais, j’en conviens, une émission religieuse n’est pas destinée à élever le niveau culturel de ses auditeurs.

Portrait de Anonyme Dexter18.09.2013

bravo Adèle!!!
et vlan dans les rotules !
c'est bien fait pour ce monsieur.

si je puis me permettre, personnellement je suis athée, cependant, j'avoue toutefois, qu'après avoir lu le Traité d'Athéologie de Michel Onfray, j'ai commencé à ressentir quelques doutes sur l'existence de Dieu, disons que ce livre a quelque peu ébranlé mon athéisme....

reconnaissez tout de même qu'il est troublant de s'apercevoir que décidément les penseurs les plus perspicaces soient tous croyants, c'est pas de bol d'appartenir au clan des "bas de plafond", à la longue ça en devient tout à fait flippant.

Portrait de Adèle Van Reeth Adèle Van Reeth18.09.2013

Cher auditeur, cher Gérard,
Merci pour votre message. De deux choses l'une : soit vous faites preuve d'une absence d'ouverture d'esprit redoutable en méprisant toute pensée dans laquelle la foi joue un rôle important, au risque de rater la puissance philosophique d'un auteur comme Augustin, soit vous possédez un sens de l'humour désopilant et je vous en félicite.
Dans les deux cas, si pour vous, parler de Dieu = être croyant, et qu'en plus vous y voyez là un sujet de mépris, je vous conseillerais, vous qui dénoncez "la paresse de la pensée", d'aiguiser votre sens critique pour faire la peau à ces préjugés qui me semblent autrement plus dangereux que le fait de parler de Saint-Augustin sur France culture.
Bien à vous,
AVR

Portrait de Anonyme luroluro1418.09.2013

Merci pour cette émission qui appelle un second commentaire su son contenu. En attendant il me semble intéressant d’aborder la conversion sous un angle moins spécifiquement religieux. La conversion est une epistrophê (retournement de l’être). Ce retournement n’est pas nécessairement un phénomène religieux. Il peut être de nature psychologique (petite conversion) ou spirituelle (grande conversion). Voici un texte sur la conversion dans une optique plus générale que celle décrite par Saint Augustin :
Extrait d’un article sur l’ouvrage « Les variétés de l’expérience religieuse » de William James.
[L’intérêt de l’étude du psychologue et philosophe américain William James sur la conversion religieuse est de nous faire comprendre qu’elle n’a rien d’un miracle, même lorsqu’elle produit une délivrance inespérée chez un sujet qui n’espérait plus rien. Son approche est naturaliste en un double sens. D’une part, elle vise à étudier la conversion religieuse comme un phénomène empirique, c’est-à-dire comme un fait qu’on peut étudier selon la méthode empirique des sciences.
D’autre part, elle revient à montrer que la conversion religieuse n’est pas une expérience unique en son genre, spécifiquement religieuse et sans rien de commun avec les expériences non-religieuses.

La deuxième thèse sur l’objet commande d’ailleurs la première sur la méthode : c’est parce que la conversion religieuse obéit à des lois générales de l’esprit humain qu’on peut la décrire et tenter de l’expliquer par les méthodes ordinaires de la science empirique. C’est parce qu’elle est une expérience naturelle, qui n’est pas coupée du reste des expériences humaines, qu’elle peut être décrite et expliquée sans faire intervenir de forces surnaturelles. Pourquoi alors étudier les conversions « religieuses » plutôt que des cas de conversions non religieuses, si des unes aux autres il y a continuité et non rupture ? L’intérêt est méthodologique : aux yeux de James, les conversions religieuses agissent comme des loupes qui nous permettent de mieux voir, par les formes extrêmes qu’ils prennent alors, les processus naturels à l’œuvre dans tout esprit humain lorsque l’individu traverse une transformation profonde de sa vie.
C’est pourquoi le sous-titre de son livre, « Les variétés de l’expérience religieuse » (1902) où l’on trouve cette étude, est sous-titré « Une étude de la nature humaine » : étude sur la « nature » humaine, et non sur des phénomènes surnaturels ; étude sur la nature « humaine » en général, et non sur l’homme spécifiquement religieux].
Pour citer cet article, Référence électronique :
Stéphane Madelrieux, « La conversion sans la religion », ThéoRèmes [En ligne], 3 | 2012, mis en ligne le 30 décembre 2012, consulté le 17 septembre 2013. URL : http://theoremes.revues.org/376 ; DOI : 10.4000/theoremes.376
http://theoremes.revues.org/376
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme Dexter18.09.2013

bonjour et merci pour votre émission.
Jerphagnon occupe une place particulière dans le paysage philosophique actuel, il incarne un peu l'image du philosophe "sérieux à l'ancienne".
Du coup les philosophes "médiatiques" utilisent cette image pour se donner à eux-même une image de sérieux.
Jerphagnon a été le professeur de notre philosophe actuel le plus radiophonique, quand on a lu le pamphlet anti religion "bas de plafond" de ce philosophe on se demande vraiment ce qu'il aura retenu de l'enseignement de son maitre, mais bon cela à l'air de ne choquer personne.
En fait, je ne sais pas pourquoi mais cette instrumentalisation de Jerphagnon me gêne un peu, en fait je ne sais pas trop pourquoi, peut-être le fait de vouloir en faire un philosophe médiatique à la mode est comme une forme de trahison à sa pensée, un pillage de son esprit.
alors que par contre pour Saint Augustin ça me gêne moins, je trouve qu'il passe même très bien à la radio.
Pourquoi certains provoquent plus de gêne plus que d'autres? mystère.
Il faudrait consacrer une semaine à la question des pauvres victimes collatérales de la mode philosophique, celles qui n'ont pas mérité ce triste sort.
Ma foi sans doute faut-il faire avec et s'y habituer car c'est ce monde dont nos enfants hériteront, et c'est nous qui l'aurons fait.

merci encore pour vos émissions,
bien à vous,
un fidèle auditeur.

Portrait de Anonyme luroluro1418.09.2013

Merci pour votre émission qui mérite un commentaire futur.
La conversion est une epistrophê (retournement de l’être). Ainsi, La « conversion » va au-delà de la sphère religieuse. Voici un texte sur la conversion intellectuelle, morale et/ou religieuse.
Extrait d’un article sur l’ouvrage « Les variétés de l’expérience religieuse » de William James.
[L’intérêt de l’étude du psychologue et philosophe américain William James sur la conversion religieuse est de nous faire comprendre qu’elle n’a rien d’un miracle, même lorsqu’elle produit une délivrance inespérée chez un sujet qui n’espérait plus rien. Son approche est naturaliste en un double sens. D’une part, elle vise à étudier la conversion religieuse comme un phénomène empirique, c’est-à-dire comme un fait qu’on peut étudier selon la méthode empirique des sciences. D’autre part, elle revient à montrer que la conversion religieuse n’est pas une expérience unique en son genre, spécifiquement religieuse et sans rien de commun avec les expériences non-religieuses. La deuxième thèse sur l’objet commande d’ailleurs la première sur la méthode : c’est parce que la conversion religieuse obéit à des lois générales de l’esprit humain qu’on peut la décrire et tenter de l’expliquer par les méthodes ordinaires de la science empirique. C’est parce qu’elle est une expérience naturelle, qui n’est pas coupée du reste des expériences humaines, qu’elle peut être décrite et expliquée sans faire intervenir de forces surnaturelles. Pourquoi alors étudier les conversions « religieuses » plutôt que des cas de conversions non religieuses, si des unes aux autres il y a continuité et non rupture ? L’intérêt est méthodologique : aux yeux de James, les conversions religieuses agissent comme des loupes qui nous permettent de mieux voir, par les formes extrêmes qu’ils prennent alors, les processus naturels à l’œuvre dans tout esprit humain lorsque l’individu traverse une transformation profonde de sa vie. C’est pourquoi le sous-titre de son livre, « Les variétés de l’expérience religieuse » (1902) où l’on trouve cette étude, est sous-titré « Une étude de la nature humaine » : étude sur la « nature » humaine, et non sur des phénomènes surnaturels ; étude sur la nature « humaine » en général, et non sur l’homme spécifiquement religieux].
Pour citer cet article, Référence électronique :
Stéphane Madelrieux, « La conversion sans la religion », ThéoRèmes [En ligne], 3 | 2012, mis en ligne le 30 décembre 2012, consulté le 17 septembre 2013. URL : http://theoremes.revues.org/376 ; DOI : 10.4000/theoremes.376
http://theoremes.revues.org/376
Bien à vous, L.R.
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