retour en haut de page
Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance

Syndiquer le contenu par Adèle Van Reeth Le site de l'émission
Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Sacré Saint Augustin (4/4) : Dans la cité 5

19.09.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lectures : Georges Claisse

 

Benoît Beyer de Ryke MC © Radio France

 

 

 

Saint Augustin, dernier temps : après la naissance de l’intimité en Dieu, lundi, la question de l’être du temps, mardi, et le chemin de la conversion, hier mercredi, il est temps aujourd’hui d’affronter la question redoutable de l’augustinisme politique, et c’est Benoît Beyer de Ryke qui vient éclaircir pour vous aujourd’hui le mystère de la Cité de Dieu, ouvrage dont la rédaction a commencé deux ans après le sac de Rome en 410.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Ennio Morricone, Rappresaglia  (BOF Massacre of Rome)

- Yair Dalal, Introduction

- Alice Guerlot Kourouklis, La mécanique céleste

- Edith Piaf, Le ciel est fermé

- Jacques Brel, L’homme dans la cité

 

Lectures:

-Saint Jérôme, Correspondance (Belles lettres, 2002)

- Saint Augustin, La Cité de Dieu , trad. Catherine Salles (Gallimard, 2000)

 

Extrait:

- Des hommes et des dieux, film de Xavier beauvois (2010)

 

 

 

 

"Deux minutes papillon" par Géraldine Mosna-Savoye : quelle est la différence entre Cité de Dieu et Cité des hommes ? 

Réponse avec Ariane Monteil, philosophe et théologienne, et Marie-Thérèse, pour qui la foi des hommes n'est souvent qu'un leurre, alors qu'elle devrait être vraie, comme le veut la Cité de Dieu.

Lecture
 
Partager

 

 

Invité(s) :
Benoît Beyer de Ryke, collaborateur scientifique à l'ULB. Il est en outre secrétaire du Groupe de Recherche en Histoire Médiévale (GRHM) et est rattaché au Centre Interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité (CIERL)

Thème(s) : Idées| Philosophie| Saint Augustin

5 commentaires

Portrait de Anonyme De Simone Nunziatina28.09.2013

Bonjour,

Je n'arrive pas à retrouver le jour où il y a eu un commentaire sur la mémoire dans le cadre je crois des "Deux minutes papillon".
Pouvez-vous me renseigner ?
En vous remerciant et en vous félicitant vivement pour votre émission.
Bien à vous,
N. De Simone

Portrait de Anonyme Alain Muller 20.09.2013

Est-ce que St. Augustin ne place pas d’emblée l’Histoire dans le… VERBE !?, dans Le mouvement RYTHMIQUE et CYCLIQUE, LINEARO-CYCLIQUE du Verbe, dans son mouvement ALTERNATIF de SYSTOLE et de DIASTOLE !?...
Certes, il va se défaire de la COSMOLOGIE CYCLIQUE du temps et la LINEARI-SER !, mais c'est pour la... RE-COSMOLOGISER et en faire un COSMOS TEMPOREL, ou, comme disait Jean Guitton, un "COSMOS TEMPORAIRE", c'est-à-dire une con-ception linéaire du TEMPS qui s'est coulée dans une "COSMOLOGIE", en l'occur-rence celle de Plotin (même si la conception de l'Histoire par Saint Augus-tin contredit la "cosmologie" de Plotin et même la subvertit de l’inté-rieur!) : "[Saint Augustin] a coulé dans le moule fourni par les "Ennéades" une inspiration étrangère à Plotin, bien plus, contraire à son esprit (...)" St. Augustin, en effet, contrairement à Plotin, part de l'idée (judéo-chré-tienne) de "CREATION".Or,"de l'idée de création résultent un COSMOS TEMPO-RAIRE,une conversion temporelle,une RELIGION HISTORIQUE"(Paul Ricoeur,"Temps et Récit", I, p. 52, note 1). (Est-ce que les trois sont une seule et même chose!?, Saint Augustin semblant "déduire" le mouvement DIALECTIQUE de l'His-toire du mouvement DIALECTIQUE de son âme qui s'élève progressivement vers Dieu! Son affirmation, dans les "Confessions", « Oui, ce ne sont plus les zones CELESTES que nous scrutons maintenant, ni les distances astrales, mais l’ESPRIT (« ego sum, qui memini, ego animus ») » (X, 16,25) est plus ambigüe qu’il n’y paraît et n’est pas si évidente qu’on veut bien le croire ! St. Au-gustin ne proclame pas ici l’avènement du SUJET moderne ! Car sa conception reste dans un cadre « COSMOLOGIQUE » ! Saint Augustin ne va pas substituer purement et simplement au modèle COSMOLOGIQUE et CYCLIQUE un modèle, ou sché-ma, HISTORIQUE exclusivement LINEAIRE ! Mais il va y substituer un « COS-MOS » HISTORIQUE ou une HISTOIRE "COSMOLOGIQUE" !, c'est-à-dire une HISTOIRE telle qu'elle rende possible le... "RETOUR" à DIEU! En donnant à sa "CONFES-SION" une forme QUESTIONNANTE, Saint Augustin a établi un lien étroit entre l'HISTOIRE de son ÂME et l'HISTOIRE du MONDE! Son questionnement sur la GENESE du COSMOS est étroitement lié à la (re)NAISSANCE de son ÂME à travers sa "confession"! Comme le dit Paul Ricoeur, « l'enchaînement même entre CONFESSION et QUESTIONNEMENT tout au cours des quatorze premiers chapitres du livre XI des « Confessions » » a pour effet qu’à une question PHILOSOPHI-QUE est répondu par une réponse THEOLOGIQUE qui la plupart du temps a la for-me d’une LOUANGE. Ainsi, « à la question : « Mais comment (« quomodo ») as-tu fait le ciel et la terre… ? » (5,7), il est répondu dans un même esprit de louange: « C’est dans ton Verbe que tu les a faits » » (ibid.) Mais St. Augustin continue à questionner Dieu et précise aussitôt : « Ce n’est pas dans l’univers que tu as fait l’univers, car il N’ETAIT PAS (« quia non e-rat ») en tant que LIEU où il pût être fait, AVANT qu’ (« antequam ») il ne fût fait de façon à être » (5,7) ». Ce qui veut dire en clair : « dire que les choses sont faites DANS le VERBE, c’est nier que Dieu CREE à la manière d’un ARTISAN qui fait A PARTIR DE QUELQUE CHOSE ». (Paul Ricoeur, op.cit., p. 53). Ici, en vérité, comme le souligne Paul Ricoeur, Saint Augustin anti-cipe la fameuse « création ex NIHILO » ! Le Verbe de Dieu a créé A PARTIR DE RIEN !, à partir du NEANT ! Or, comme le fait remarquer Paul Ricoeur, « ce NEANT d’ORIGINE frappe dès maintenant le TEMPS de DEFICIENCE ONTOLOGIQUE ». (ibid.). Et cela sera déterminant pour la PHILOSOPHIE de l’HISTOIRE de St. Augustin, et donc pour l’HISTOIRE REELLE (telle qu’elle se déroule sous nos yeux aujourd’hui et que, par sa « Cité de Dieu », Saint Augustin a MIS d’a-vance en FORME comme une prophétie AUTO-REALISATRICE!), sera donc détermi-nant pour NOTRE Histoire !...

Portrait de Anonyme PMH19.09.2013

Religion et politique sont des constructions intrinsèquement identiques, dans leurs structures et dans les fonctions qu'elles se proposent de remplir.
Elles reposent sur la présomption qu'il est possible de déterminer et de mettre en oeuvre le "bon" avenir, avec ou sans le "bon" dieu, le bon maître, prophète, guide, führer, guide, petit-père-des-peuples etc.
L'une et l'autre naissent ou survivent inévitablement, semble-t-il, dans et par les massacres.

Portrait de Anonyme luroluro1419.09.2013

SUITE DU COMMENTAIRE PRÉCÉDENT (merci de l'avoir publié avant l'émission).
La chute de Rome peut aussi prendre une signification positive et plus intérieure en symbolisant la mort de l ego et la promesse d’une renaissance.
P.S. : D’après l’un de ses commentaires d’hier, Dexter me semble plus agnostique qu’athée, puisqu’il doute de son athéisme. Ce Doute est peut-être le début d’une conversion. J’ai trop valorisé hier la « spiritualité laïque », expression qui n’est pas un oxymore mais qui ne semble pas être conforme aux grandes traditions spirituelles. Les mots ont leur importance et je ne voudrais pas être un obstacle au parcours d’une personne qui pourrait être un jour "Docteur de l’église" ou un "Saint" d’une Tradition religieuse et/ou métaphysique …
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme luroluro1419.09.2013

Bonjour,
J’écouterai cette émission qui sera certainement passionnante en différé (podcast).
Voici une petite contribution anticipée pour me consoler de ne pouvoir vous suivre en direct.
Résumé de l’œuvre « La Cité Dieu de Saint Augustin. : [La Cité de Dieu (De Civitate Dei contra paganos) dont le titre exact est la Cité de Dieu contre les païens est une oeuvre en vingt-deux livres d' Augustin d'Hippone (saint Augustin) qu'il composa en quinze années dans sa vieillesse. Elle date de 426. Le titre de l'ouvrage est aussi un nom donné à l’Église. Augustin y oppose la cité terrestre et la cité céleste: L'auteur avait été marqué par la chute de Rome, qui l'avait profondément déconcerté, mais il projetait depuis longtemps d'écrire un livre sur le royaume de Dieu et l'Église terrestre. Comment la ville ou résidait le pape pouvait-elle ainsi s'effondrer, et sa civilisation (qui depuis Constantin I er était fortement chrétienne, et officiellement chrétienne depuis Théodose Ier) apparemment commencer à disparaître? http://fiches.lexpress.fr/livre/la-cite-de-dieu_5962 ]
Cette œuvre, qui est d’une frappante actualité, devrait nous faire réfléchir à la fragilité de notre civilisation …
Lien Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cit%C3%A9_de_Dieu
Bien à vous, L.R.

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.