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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Viens philosopher dans mon comic strip 3/4 : psychanalyse de la BD 16

19.09.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation: Assia Khalid

Lectures: Jade Herbulot

 

En partenariat avec le Hors-Série de Philosophie Magazine, N° 15 Spécial BDLa vie a- t-elle un sens ?.De l'absurde, de l'héroïsme - du mal - du destin - de l'amour - du rêve..

 

« Tintin, c’est moi quand j’aimerais être héroïque, les Dupond, c’est moi quand je suis bête. Haddock, c’est moi quand j’ai besoin de m’extérioriser ». Ces mots prononcés par Hergé lors d’un entretien accordé à Numa Sadoul semblent mettre au jour de manière implacable la dimension psychologique, voire psychanalytique qu’entretient un auteur de Bandes dessinées avec ses personnages. Or les choses sont-elles aussi simples ? Si la ligne est claire, la démarche, elle, paraît beaucoup plus opaque. Déjà, parce que le propre d’une démarche psychanalytique est de révéler des mécanismes qui agissent de manière inconsciente, et dont, en toute rigueur, l’intéressé ne peut pas rendre raison. Le fait qu’Hergé assume l’identification avec chacun de ses personnages n’est que l’iceberg qui révèle la banquise de taille bien supérieure : si l’inconscient de l’auteur n’épuise pas l’épaisseur des personnages auxquels ils donnent le jour, comment le lecteur va-t-il en retour recevoir ce qui lui est montré de manière latente, implicite, entre les cases ? La fascination de la bande dessinée ne provient-elle pas de ce qui échappe à la succession narrative des images et du texte tout en étant créé par cet ensemble ? dans un monde où les hommes, les animaux et les objets sont faits de la matière, tracés par le même coup de crayon, le lecteur humain est décentré de son propre univers, de sa propre enfance, et contraint de reconnaître qu’il n’est pas seul au monde, loin de là.

C’est aujourd’hui de l’inconscient à l’œuvre dans la bande dessinée, de part et d’autres de la planche, que allons parler, en compagnie du psychanalyse Serge Tisseron.

 

 

Serge Tisseron MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Le téléfon de Nino Ferrer

- L'air des bijoux de Charles Gounod, orchestration Michel Plasson , soprano Cheryl Studer

 

Lectures:

- Gilles Deleuze et Félix Guattari, L'Anti-Oedipe (Minuit, 1972) chapitre 1, p.54

- Freud, L'interprétation des rêves (PUF, p.269-270)

 

 

Invité(s) :
Serge Tisseron, psychanalyste

Thème(s) : Idées| Philosophie| Serge Tisseron

16 commentaires

Portrait de Anonyme AK24.09.2012

@ Alain Muller
Désolé si j'ai eu le sarcasme un peu rude. J'apprécie votre façon de manier les mots mais je l'apprécierais mieux si elle restait un jeu gratuit et ne tournait pas soudain à la propagande. Je peux comprendre et respecter la foi, mais je trouve contestable que l'on présente comme démontrable (pour ne pas dire démontré) ce qui justement ne saurait relever que de la foi. Toutes les "preuves" de l'existence de Dieu n'ont jamais relevé que du sophisme (plus ou moins habile) et votre "réfutation" finale de l'argument de Kant ne fait pas exception.
On ne peut comparer Dieu à un yaourt ? La preuve que si ! Personne n'a dit, notez bien, que Dieu était un yaourt. Mais une comparaison peut être éclairante et je ne crois pas que la mienne soit malhonnête. Elle fait simplement mieux apparaître l'erreur qu'il y aurait à déduire, de la seule existence d'un désir, que l'objet de ce désir existe nécessairement.
Vous êtes visiblement mieux informé que moi si vous vous sentez capable de décréter ce qui fait avancer les choses et ce qui les fait régresser. En ce qui me concerne, n'étant pas un dieu (ni d'ailleurs un yaourt) je manque d'une vision globale et totale de l'univers qui me permette de m'avancer sur ce point. Je me contente donc plus modestement d'essayer de ne poser que des propositions qui me semblent valides : libre à chacun de les utiliser ensuite (ou non) pour avancer ou pour reculer.

Portrait de Anonyme Alain Muller21.09.2012

Réponse à AK :
On a raison d'exercer son esprit critique et même son ironie! Après tout, Socrate, - "disciple" de Platon -, utilisait bien son ironie pour éveiller les esprits (du moins c’est Platon, - c’est même pas Socrate lui-même ! -, qui nous le raconte ! -). Donc, effectivement, vu comme ça, cela ne prouve rien! Mais Socrate, lui, critiquait pour faire avancer les choses, non pas pour les faire régresser!... Quand on ne désire pas Dieu, on ne peut pas non plus éprouver ce désir! C'est sûr : le désir se "prouve" par le... désir! Si je n'éprouve pas la faim, je ne peux pas savoir ce que veut dire avoir faim et je ne peux pas « prouver » que la faim existe !... D'autre part, on compa-re ici ce qui n'est pas comparable, ce que déjà reprochait Hegel à Kant pré-cisément à propos de la « preuve ontologique » de l'existence de Dieu!, se-lon laquelle si je forme le concept de « cent thalers » dans mon esprit, ce-la ne veut pas encore dire que ces cents thalers existent réellement dans ma poche !*1 Ca serait trop beau ! Ca serait bien pratique pour devenir vite et facilement riche !... Cela dit, la réfutation kantienne de la « preuve ontologique » de l’existence de Dieu ne prouve pas pour autant que si je peux me faire un concept de Dieu dans mon esprit, Dieu n’existe pas ! Car Dieu n’est précisément pas un « concept » comme les autres !...
On ne peut pas comparer Dieu à un yaourt !...

Alain Muller
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*1 voir Kant, "Critique de la raison pure", Chapitre III, 4e section : Dia-lectique transcendantale ; voir aussi l'article de Mathieu Horeau, "Emmanuel Kant et le concept de Dieu" (« Si Dieu est un être parfait, il ne peut être privé d'aucune qualité, y compris l'existence. Un argument que réfute le phi-losophe de Königsberg en faisant jouer le bon sens des comptables contre les arguments théologiques »).(article paru dans PHILOSOPHIE MAGAZINE, N°5, le 1er décembre 2006).

Portrait de Anonyme AK20.09.2012

"Ce désir de Dieu, Dieu me l'a mis dans l'âme".
Si j'ai bien compris le raisonnement, à partir du moment où je désire l'existence de quelque faribole que ce soit, ce désir peut servir de preuve de l'existence de ladite faribole puisque je ne la désirerais pas si elle ne m'avait mis ce désir dans l'âme.
Par exemple, là, je désire un yaourt. Cela prouve que le yaourt existe (je vais vérifier dans mon frigo ... oui, je confirme, il y a bien un yaourt dedans et donc c'est ce yaourt qui m'a mis le désir de yaourt dans l'âme. Bien. Jusque là, ça tient.
Le Père Noêl, maintenant, ou la gauche au pouvoir ... J'ai le désir que l'un et l'autre existe, or qui m'a mis ce désir dans l'âme ? Le Père Noël bien sûr (pour le désir n°1) et la gauche au pouvoir (pour le désir n°2, si tant est qu'ils soient réellement différents).
Je désire croire que les nains de jardin peuvent parler et que les habitants de la Lune existent. Ils existent en effet, sans quoi ils n'auraient pu me mettre ce désir en l'âme. Et les nains de jardins sont vivants et parlent, puisque, etc.
Décidément, cette théorie est formidable.
On se demande quel type de lecture est le plus dangereux pour l'esprit humain : la bande dessinée ou les sophisteries platoniciennes ?

Portrait de Anonyme Alain Muller19.09.2012

BANDE DESSINEE et REVE (suite)
Nous ne sommes pas des "machines désirantes"!

Nous ne sommes pas des machines désirantes, mais des machines montées sur des ressorts !
Nous ne sommes pas des machines désirantes, mais des robots pensants et dé-sirants !... montés sur ressorts !
Nous ne sommes pas des machines désirantes et pensantes, mais des machines aimantes!
Je ne suis pas du tout une machine désirante, mais je suis une machine mon-tée sur ressorts pour... aimer Dieu !
Je ne suis pas du tout une machine désirante, mais je suis un robot pensant et désirant monté sur ressorts pour... aimer Dieu !
Comme le dit Marie-Noëlle Himbert (dans "Le robot pensant"), les insectes ne sont pas des machines montées sur des pattes, mais leurs pattes elles-mêmes sont des ressorts !, fonctionnent comme des ressorts ! C’est pourquoi les insectes sautent plutôt qu’ils ne marchent !...
L’homme marche, parce que ses jambes ne sont pas assez élastiques (comme cel-les des insectes !) pour sauter ! Le poids de son corps le cloue au sol et l’empêche de prendre son envol ! C’est pourquoi l’âme rue dans les bran-cards et hait son corps ! Elle cherche à se débarrasser de ce corps encom-brant où elle se sent trop à l’étroit !
L’âme est donc comme une… BULLE de bande dessinée qui veut éclater ou bien s’envoler dans l’air pur du SANS-FORME !
Nous ne sommes pas des MACHINES désirantes, mais des BULLES dessinées qui s'éclatent!...

Alain Muller

Portrait de Anonyme Jean-Pierre19.09.2012

Superbe émission, comme d’habitude ! Mais par contre ce qui m’agresse un peu les oreilles, c’est la prononciation d’Œdipe comme Eudipe ce qui ne rend pas l’étymologie Οἰδίπους / OIDÍ-POUS, « celui qui a les pieds enflés » et signifierait plutôt EU-DI-POUS « celui qui a deux bons pieds » !
Si donc le digramme œu français - comme dans œuf ou bœuf par exemple - se prononce bien [ø] ou [œ], les œ des mots provenant du grec devraient se prononcer [e] (œsophage : « ésophage », Œdipe : « Édipe », œstrogène : « éstrogène », etc.) (re : Wikipédia )
Bien à vous,
;)

Portrait de Anonyme Alain Muller19.09.2012

BANDE DESSINEE et REVE. (suite)
Est-ce que nos REVES ne sont pas le DISPOSITIF SYMBOLIQUE que notre cerveau utilise pour trouver un... SENS à notre VIE, c'est-à-dire pour trouver une ISSUE à une "SITUATION" donnée!?
Car qu’est-ce que donner un sens à sa vie ?, sinon lui trouver une issue ! On donne toujours un sens SYMBOLIQUE à notre vie !, car notre âme aspire à l'UNIFICATION des contradictions et des contraires qui tirallent notre âme indécise et paresseuse dans TOUS les SENS!?
REVER, c'est donc trouver une ISSUE (donnée/déterminée) à une situation DON-NEE !/déterminée !
Qui « donne » cette situation ? Qui nous a mis/plongé/jeté dans cette situa-tion ?
Les « occasions » ! C’est l’occasion qui fait le larron !
Or, les « occasions » n’adviennent que si on les laisse advenir !
Or, on ne les laisse advenir que si on vit dans un (relatif) "désordre" ! (ce qui n’est pas le cas de tout le monde, mais seulement de ceux qu’on ap-pelle « artistes ». Ceux qu’on appelle « bourgeois », au contraire, cher-chent à faire de l’ordre dans leur vie et à mener une vie réglée ! C'est pourquoi ls ratent toutes les occasions!...
« Dieu dirige ma vie » dit-on.
Dieu ne dirige pas du tout ma vie !
On dit aussi : « J’étais malheureux et j’ai trouvé Dieu. Il m’a sauvé ! »
Dieu ne sauve rien du tout ! Dieu ne dirige rien du tout ! Mais c’est mon « désir de Dieu » qui me « dirige », qui me mène par le bout du nez comme la carotte l'âne!
Où me « dirige »-t-il ? Nulle part ! Vers moi-même ! Ou plutôt : vers mon Soi « au-delà » de moi-même, au-delà de mon « Moi » ! Non pas mon « SUR-moi (social et moral), mais mon SUR-Soi spirituel et mystique !
Ce « désir de Dieu », Dieu me l’a mis dans mon âme, Il l’a monté comme un ressort dans mon âme, comme un horloger monte de toutes pièces une montre ou une horloge en y introduisant un ou plusieurs ressorts… pour faire avancer l’aiguille (qui indique le temps) ! Mon âme est donc montée sur des ressorts et c'est pourquoi elle vit "dans" le temps… et aspire à en sortir!...

Alain Muller

Portrait de SAINT-SONGE SAINT-SONGE19.09.2012

"L'imagination est plus importante que le savoir."

Albert Einstein

Les dessinateurs ont-ils des "cases" vides qu'ils remplissent ainsi par leurs rêves qui les font rire d'eux-mêmes en amusant les autres, et, certains, dessinant de la main, de prendre leur "pied" quand d'autres, dessinant avec leurs pieds - ou avec leurs bouches - , mains coupées, tentent de prendre "la main" sur leurs pensées maladives jusqu'à la guérison par le rire, de bulle en bulle... ; on fait aussi dessiner les enfants qui ne peuvent ou ne savent rien dire de l'événement douloureux qu'ils ont subi, jusqu'à les traumatiser, le dessin remplaçant ainsi la parole juste...

L'Illustration même fut-il sur cent ans Le magazine hebdomadaire "dessiné" psychanalysant de 1843 à 1944 l'Histoire, journal inspiré lui-même de The Illustrated London News ?...

Portrait de Anonyme Xavier Guilbert19.09.2012

Je voudrais apporter un bémol concernant la partie de l'émission qui évoque les onomatopées, et leur spécificité liée à la bande dessinée. Cet aspect-là est essentiellement limité aux langues occidentales -- le japonais, au contraire, inclut jusque dans la langue parlée ou écrite tout un système riche et complexe d'onomatopées (giongo / gitaigo / giseigo). De la même manière, on pourra se reporter aux onomatopées utilisées, par exemple, par Vuillemin (des "transpire, transpire", "pue, pue", ou "souffre, souffre") qui elles aussi, font intervenir une langue plus "normale".

Portrait de Anonyme anonyme19.09.2012

L'interdit de l'IMAGE et l'INCONSCIENT juif. L'acceptation de l'IMAGE et l'INCONSCIENT chrétien!
Ou : Comment la BANDE DESSINEE comme art à part entière peut à la fois nous débarasser des images et nous réconcilier avec elle(s)!...

On peut (donc) aller plus loin : la BD, non seulement peut intéresser (de près) la philosophie, mais touche de près la... THEOLOGIE! C'est ça l'énig-me de TINTIN! Tintin en effet est, comme dit Jean-Marie Apostolidès, "un être plus théologique que politique, plus ANDROGYNE qu'asexué"! (C'est pré-cisément ce que les "réalistes" ont reproché à Tintin : de ne pas être un homme "normal" en chair et en os avec lequel nous pourrions partager nos soucis et nos problèmes "normaux" de tous les jours! C'est un être plutît éthéré qui manque de chair et d'épaisseur! Tintin? Pâle figure et personnage inintéressant! Or, si ces gens-là affirment des choses pareilles, c'est parce qu'ils confondent tout et ne tiennent pas compte du fait que, comme dit Jean-Marie Apostolidès, "le reporter du "Petit XXe" est un TOUT jus-qu'à... "L'Etoile [!] mystérieuse" [qui décrit l'Apocalypse à ve-nir!...] et l'apparition du capitaine Haddock puis celle du professeur Tryphon Tourne-sol. La relation au monde de Tintin est désormais "TRINITAIRE" ["Tin-tin", "Haddock" et "Tournesol"!]. Un coup de génie!". ("Tintin et le mystère de la Trinité", hors-série "philosophie-magazine", p. 53).
Les aventures de Tintin (- qui ont fait les délices de notre adolescence! -)s'enracineraient-elles alors dans une... expérience "mystique" de Hergé!?...

A. Muller

Tout dépend (donc) de ce qu'on entend par "IMAGINATION"! L'imagination est-elle (comme dit Descartes) la "folle du logis" (- alors que, - comme l'a sou-ligné Raphaël Enthoven dimanche passé dans sa nouvelle émission "Le gai sa-voir", Descartes lui-même, pour FONDER son système philosophique, s'est ins-piré de ses RÊVES qui avaient, pour lui, un sens bien précis! -), la pure fantaisie (contingente et arbitraire) et/ou le siège de nos phantasmes (qui obscurcissent notre raison et nous poussent au fanatisme religieux ou au... sexe!),... ou l'imagination est-elle l'univers de nos SYMBOLES à l'aide des-quels, non pas nous décrivons la "réalité" (- quelle réalité?, puisque tout vient de notre imagination! -), mais nous donnons un... SENS à notre VIE!... Le dessinateur de BD serait donc au plus haut point un ARTISTE (un artiste à part entière!) et un VISIONNAIRE (aussi clairvoyant que les prophètes juifs! dont se réclame, à juste titre!, Alain Finkielkraut pour discréditer la BD et son imaginaire, les IMAGES, au nom d'un idéal(- relativement justifié! -) d'ECRITURE et de CULTURE! (l'une n'allant pas sans l'autre!)...), car il (l'artiste de bandes dessinées) donne un sens SYMBOLIQUE à sa VIE en pui-sant, - pour mettre en scène ses "histoires" et mettre en oeuvre ses "des-sins" (stylisés et symboliques!) -, dans le réservoir millénaire et immémo-rial des SYMBOLES qu'a créés l'Humanité au cours de sa longue et douloureu-se Histoire (pour donner un sens à ses souffrances et à ses épreuves, qui n'ont pas manqué!... et qui, aujourd'hui encore (- dans ce merveilleux XXIIe siècle où ont émergé la neuro-philosophie et la neuro-théologie, du jamais vu depuis l'avènement de l'Humanité!-),n'ont pas fini d'en finir!)! ...

Alain Muller

Et le malentendu mystique à ce sujet n'est-il pas le suivant : l'âme, pour pouvoir atteindre la "vision EN Dieu" (- et non la vision DE Dieu! : jamais l'homme pourra voir Dieu!; c'est anatomiquement impossible!...-), doit se dé-barrasser de ses IMAGES (- d'où l'interdit juif (et islamique) sur les ima-ges! -). Mais en même temps c'est dans l'IMAGE de (son) SOI que l'homme se retrouve, se retrouve et (- en même temps! -) retrouve son Dieu, le Soi de son Dieu!...

Alain Muller

Portrait de Anonyme anonyme19.09.2012

Bande de mal dessinés!
Quand donc rectifierez-vous le trait biaisé et tordu avec lequel votre Maî-tre-Dessinateur vous a dessinés à l'origine!? Vous le savez bien : Dieu a l'art d'écrire droit avec des lettres courbes (ou serait-ce l'inverse!?) et donc de tout déformer, tordre et biaiser! Et vous vous acharnez à rendre davantage droit ces lettres au lieu d'accentuer leur courbe et les transfor-mer en... BULLES de BANDE DESSINEE!, bande de mal dessinés que vous êtes!...

Portrait de Anonyme Alain Muller19.09.2012

Très intéressant! Finalement la BD, ça me plaît! Ca me plaît, parce que j'ai réalisé ces derniers jours (- grâce à Votre émission! -) que la BD, la réfle-xion sur la BD permet, - de façon nattendue et paradoxale! -, d'approfondir la philosophie, d'approfondir la réflexion sur la philosophie! (- Non! Je maintiens ce que j'ai dit : d'approFONDir la philosophie (plus que de la réfléchir!), car la philosophie est une question de FOND plus que de FORME!, et le drame de la philosophie moderne et contemporaine, c'est qu'elle est très forte pour débusquer les FORMES (et les re-mettre en question pour les remplace par d'autres FOR-MES!), mais qu'elle est incapable de FONDER un FOND et qu'elle MANQUE donc singulièrement de FOND! Et, paradoxalement, - et de façon inattendue! -, il s'avère que ce c'est la BANDE DESSINEE, cet art "mineur" tant décrié (notam-ment par Alain Finkielkraut pour de bonnes et mauvaises raisons! (je salue les bonnes!)), qui pourrait RENDRE son FOND à la philosophie! Ce serait là une formidable (autre) ironie de l'Histoi-re!, "ironie de Dieu", comme dirait Schelling et... Robert Misrahi commen-tant Schelling dans son éclairant livre qui conci-lie "lumière", "commence-ment" et "liberté" ( - pour FONDER une "philosophie du sujet" et une "éthi-que de la JOIE"!- ), les trois "caractéristiques" de toute... BANDE DESSINEE qui se respecte!...

Portrait de Anonyme Anonyme19.09.2012

Madame Bovary au cinéma, en bande dessinée n'est tout simplement pas Madame Bovary de Flaubert parce que Madame Bovary c'est Flaubert : une écriture...

Portrait de Anonyme Dexter19.09.2012

bonjour !!!!
j'ai écouté votre émission sur l'empathie, c'était très intéressant.
j'ai bien compris que les humains éprouvent de l'empathie pour tous les autres à l'exception de ce pauvre Monsieur Finkielkrault.
pauvre Finky, personne ne l'aime parce qu'il n'aime pas la BD.
la BD divise l’humanité en deux : ceux qui l'aiment qui sont des gens sympas et ceux qui ne l'aiment pas qui sont des gens pas cools.

c'est trop injuste parce que si ce pauvre Finky est comme il est c'est qu'il a connu une histoire familiale tragique, mais ça tout le monde s'en tape, le seul truc que l'histoire retiendra c'est qu'il n'aimait pas la BD.

je connais aussi un philosophe qui n'éprouve guère d’empathie pour les psychanalystes, il leur fait la guerre à cause de la concurrence déloyale : les psys disent qu'ils soignent l'âme humaine et ls philosophes aussi.
du coup, comme il n'y a plus de curés ils se partagent le marché du soignage de l'âme humaine.
du coup les philosophes traitent les psys de charlatans comme quoi leurs remèdes sont des placebos.
et les psys traitent les philosophes de charlatans comme quoi leurs remèdes sont des placébo.
c'est la guerre, à celui qui le premier anéantira l'autre.

pour le moment c'est le philosophe qui mène 1 à 0 : il a mené une attaque par le flan il a encerclé l’ennemi et vlan ! il les a ratatiné.
il faut dire qu'il a possède une force de frappe à peu près égale à la marine militaire américaine, à lui tout seul il vaut 10 porte- avions.

ce philosophe qui n'aime pas Freud aurait un très beau personnage de BD, genre Achille Talon, mais en plus svelte, on l'aurait vu distribuer des baffes à gauche à droite avec ses gros livres comme Obelix avec son sanglier, faire des prises de jujitsu comme Tintin, dégainé aussi vite que lucky luke, et aussi avoir tous les pouvoirs de Batman, superman, Blake et Mortimer.
hop ! j'en cogne un, hop ! hop ! j'en cogne un second hop ! hop hop ! un troisième.. : rien n'est plus pire qu'un philosophe quand il est énervé, il peut à lui seul remplir 3 services d'urgence.
après ça pn vous explique "philosphie" signifie "amour de la Sagesse", c'est plutôt l'amour du lance roquette et la mitrailleuse loude;

et en attendant ce pauvre Finky qui se fait allumer par tout le monde...
bien à vous
un fidèle auditeur conscient des malheurs de ce monde....

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)19.09.2012

Le découpage d'une planche : réflexe inconscient ou travail professionnel ?
Hermann et Bézian exposent leur point de vue
http://www.bdparadisio.com/dossiers/force/force.htm
M.Serge Tisseron parle avec beaucoup de pertinence de simultanéité et de discontinuité.
Je vous propose ci-dessous un extrait d'une réflexion sur ce thème, avec le lien qui vous permettra de lire le texte source entièrement si vous le souhaitez :
« La spécificité de la bande dessinée réside dans l'articulation plastique, le déploiement dans la planche de lignes et de couleurs en une synesthésie particulière, à la fois contraction, synthèse spatio-temporelle (puisque l'on voit en même temps qu'on lit, sur la double page, une multiplicité d'espaces et de temps, simultanément) et discontinuité fondamentale, faite d'ellipses et de ruptures permanentes. L’œil saute d'une image-espace-temps à l'autre, cherchant la solution de discontinuité nécessaire à la lecture, au redéploiement de cette simultanéité dans une durée, un devenir, reconstitués mentalement par le lecteur. »
Il y a effectivement dans ca passage beaucoup de similitude avec le rêve.
http://www.5c.be/page.php?page_id=19&

Portrait de Anonyme Yannick19.09.2012

Bonjour,
j'avais été déçu par le Philosophie Mag et je trouve un peu décevant que le discours de votre invité n'envisage les BD que dans leur forme classique, franco-belge, façon Dupuis ou Casterman, d'une succession de cases.
Son propos sur le rêve aurait par exemple gagné à être nourri avec des auteurs qui ont fait, au contraire, exploser la planche de BD.
Je pense à Fred, Battaglia, et surtout Sergio Toppi, dont le décès cet été est passé inaperçu. Toppi propose, dans son adapt° des 1001 nuits, dans ses récits fantastiques ou dans ses illustrations, une conception de la planche parfois proche du totem : les éléments de la narration sont souvent fondus et non juxtaposés dans des cases.
La conception de Johan Sfar est intéressante aussi, par ex. la qualité ou non du trait signifie l'accélération du récit.

Portrait de Anonyme alouette19.09.2012

et si on arrêtait de dire que Gaston Lagaffe était très bête ? Il présente au contraire tous les symptômes du surdoué incompris et qui n'est absolument pas à sa place !! Et c'est un psy qui ne comprend même pas ça ?! Eh ben... c'est triste...

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