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Les Nouveaux chemins de la connaissance

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

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Wittgenstein, le devoir de génie 4/4 : De la certitude 10

01.03.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

Pour terminer cette semaine consacrée au grand philosophe Ludwig Wittgenstein, Adèle Van Reeth reçoit Jocelyn Benoist sur De la certitude, le dernier ouvrage de l'auteur, écrit dans les derniers mois de sa vie, et jusqu'à la veille de sa mort.

 

Jocelyn Benoist Ivy Paolantonacci©Radio France

 

 

Extraits :

- Bande annonce du film L'année dernière à Marienbad réalisé par Alain Resnais, avec Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, 1961.

- Anne Sylvestre, "J'ai des doutes".

- Grammatik, "The swing of justice".

- Grand Corps Malade, "Jour de doute".


Lectures :

- Hume, Enquête sur l'entendement humain.

- Wittgenstein, De la certitude, propositions 193-199.

 

Réalisation : Philippe Baudouin

Lecture des textes : Jean-Louis Jacopin

Invité(s) :
Jocelyn Benoist, professeur de philosophie contemporaine à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France.

Thème(s) : Idées| Philosophie

10 commentaires

Portrait de Anonyme Ladan07.03.2012

Chère équipe des NCC,

Il y a un problème pour réécoute cette émission en ligne car il s'arrête après quelques secondes.
Merci de votre aide.

Portrait de Anonyme alibaba02.03.2012

sur Wittgenstein j'ai surtout retenu le mot de Stanley Cavell :il lutte contre son scepticisme; cela me rappelle le paradoxe bien connu sur le sceptique : à un certain moment il doute nécessairement de son doute. Wittgenstein a un démon intérieur qui le grignote et contre lequel il lutte,c'est le ferment de son scepticisme et il n'est jamais sûr de son savoir puisque son démon lui rappelle qu'il a toujours tort

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)01.03.2012

Vérité objective : ce matin il y a du brouillard.
Vérité subjective : Wittgenstein est un philosophe difficile d'accés.

J'aimerais que vous "traitassiez" dans l'une de vos prochaines émission du langage chez Rabelais, comme nous y invite l'article fort érudit dont je vous donne le lien et qui s'intitule « Le décrochage des signes : Rabelais comme lieu linguistique pluriel » : http://www.erudit.org/culture/liberte1026896/liberte1447895/60037ac.pdf

En effet, si Rabelais était un joyeux drille, il était aussi l'un des humanistes les plus savants de son temps. Ainsi peut-on parler du langage avec profondeur tout en "se tordant de rire", ce qui nous changerait du registre Wittgensteinien...

Portrait de Anonyme Gilles V.01.03.2012

Excellente présentation d'un ouvrage difficile. "De la certitude" n'est pas en effet un bréviaire du scepticisme. Il s'agit plutôt de montrer que le doute a toujours besoin de s'articuler sur une forme ou une autre de certitude. Pour fonctionner le doute a besoin de la certitude, comme la porte a besoin du gond pour tourner.

"Qui voudrait douter de tout n’irait pas même jusqu’au doute. Le jeu du doute lui-même présuppose la certitude." (De la certitude 115)

Ici Wittgenstein n'est pas si éloigné de Descartes qui finit lui aussi par s'apercevoir qu'on ne peut douter à l'infini, que le doute doit bien s'arrimer quelque part...

Par ailleurs en écoutant Jocelyn Benoist parler de l'erreur, il m'est revenu en mémoire un passage de L'Éthique de Spinoza, qui semble anticiper Wittgenstein:

« De même, celui qui se trompe dans un calcul a dans l'esprit d'autres nombres que sur le papier. Si donc vous ne faites attention qu'à ce qui se passe dans son esprit, assurément il ne se trompe pas ; et néanmoins il semble se tromper parce que nous croyons qu'il a dans l'esprit les mêmes nombres qui sont sur le papier. Sans cela nous ne penserions pas qu'il fût dans l'erreur, comme je n'ai pas cru dans l'erreur un homme que j'ai entendu crier tout à l'heure : Ma maison s'est envolée dans la poule de mon voisin ; par la raison que sa pensée véritable me paraissait assez claire. Et de là viennent la plupart des controverses etc. » (Scholie, de la proposition 47, deuxième partie)

Portrait de Anonyme Jeanne R.01.03.2012

Des propositions aux thèmes : la certitude, la vérité, le doute, la pensée, le langage, la connaissance, l'observation, la mémoire, le souvenir...

De ces deux contemporains : Wittgenstein le philosophe et Proust l'écrivain, qui a lu qui ?
Oh, mais, en écrivant cela j'ai un doute ("commun" et non "philosophique") alors que j'ai besoin de certitude ; j'ai un doute, parce que je crois me souvenir que les écrits de Wittgenstein ne furent pas édités de son vivant, n'est-il pas vrai ?
Faux, car son "TRACTACUS", considéré comme son œuvre majeure, le fut (vient-on de me dire à l'instant, vrai de vrai !), mais ce livre-là a-t-il été lu, au moins ?!

Enfin, ce qui est sûr et certain, c'est que Wittgenstein, avec ses vérités, n'a eu de cesse de se remettre en question pour tous.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Jérôme01.03.2012

J'aime bien cette réflexion parce qu'elle est concise et simple:

"Nos langues n'ont de sens que par des conventions que la force d'habitude nous rend insensibles.
Nous ne pensons jamais - et pour cause - quelles pensées notre langage nous empêche de former."

(de Louis Latourre dans un article Les Dessous du langage paru à la Société des Etudes Byroniennes) (pourquoi Byron???)

Portrait de Anonyme Alain-Marc III01.03.2012

"Si ce morceau de bois se mettait à douter, il coulerait" W. Blake
-Si un morceau de toi se mettait à douter...
La certitude comme mysticisme dépourvu de naufrage ?
Un accessoire logique pour flotter en toute circonstance ?
... Le tout sur un air mélancolique de guitare. A.M

Portrait de Anonyme Alain-Marc II01.03.2012

676 "il pleut" c'est un rêve... ? A moins que effectivement il pleut...
Même si le rêve a en réalité un lien avec le bruit de la pluie qui tombe.
Dernière page sur " De la certitude"
écrivait Ludwig Wittgenstein le 27 avril 1951, deux jours avant sa mort.

Portrait de Anonyme Alain-Marc01.03.2012

La fin de la certitude ?
Vous en êtes Certain ?

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE01.03.2012

En tout cas, je suis certain de ce que je vous recopie depuis la page 23 de L'écriture de Blanchot (du Désastre) : "Le "mysticisme" de Wittgenstein, en dehors de sa confiance dans l'unité, viendrait de ce qu'il croit que l'on peut montrer là où l'on ne pourrait parler. Mais, sans langage, rien ne se montre. Et se taire, c'est encore parler. Le silence est impossible. C'est pourquoi nous le désirons. Ecriture (ou Dire) précédant tout phénomène, toute manifestation ou monstration : tout apparaître."
Ce à quoi le Balzac fait dire en la bouche de la Cousine Bette :
"peut-être la certitude est-elle le secret des longues fidélités" ; en tout cas, je suis sûr de vous faire savoir qu'en Douarnenez (mon "guernesey"), il fait ciel bleu ensoleillé !.............