Régulièrement, et surtout à la faveur des élections, le pays découvre des habitants qui vivent dans ses frontières mais qu’il ne connaît pas. Des inconnus qui défient notre éthique en votant avec la hargne contre la raison, un peuple désespéré qui ne croit plus dans ses institutions et ne prend plus la peine de donner son opinion, des gens qui vivent de peu, travaillent parfois sans gagner assez pour se loger, dont la survie dépend du système D. Ces gens que nous découvrons alors, nous ne craignons pas d’en analyser et d’en interpréter immédiatement les gestes et les mots et même, le plus souvent, les silences. Et nos analyses répondent aux analyses en oubliant que ces paroles que nous sommes censés analyser, nous ne les entendons plus, si jamais nous les avons entendues.
Bien sûr, « on recueille de l’information auprès des gens de peu », « des gens d’en bas » (comme on dit "les voisins du dessous") sont invités à s’exprimer, mais ils sont la plupart du temps déplacés de leur contexte ou au service d’une démonstration.
Nous voulons ici, modestement, tenter d’écouter sans analyser, de comprendre sans commentaire, d’ouvrir une petite fenêtre sur ce réel qui nous échappe ou qui nous parvient toujours formaté. Ecouter ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester.
Au coin de la rue, à deux pas d’ici, dans le centre de la France, ou à l’autre bout du monde, tous les jours, et chaque fois nous tentons de revenir obstinément à cette pratique : aller au plus près, prendre le temps, perdre du temps, participer, se laisser surprendre par les démons et les merveilles de notre belle époque.
Bien sûr il n’est pas de réel donné sans point de vue qui s’exerce. Nous ne l’oublions pas, et allons d’abord vers ceux qui se battent et qui luttent, pour un rien, pour tout changer, pour vivre mieux ou pour vivre tout court. Lieux de conflits, de revendications, de désaccords, aussi minuscules soient-ils. Et puis nous nous laissons surprendre et sommes parfois baladés, mais nous argumentons aussi et, j’espère, changeons souvent d’avis.
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26.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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A la suite des manifestations qui ont suivi la réélection truquée d’Ahmadinejad, l’un a séjourné dans le centre de détention de Kahrizak, où il a été torturé ; l’autre dans la tristement célèbre prison d’Evin, dans la section 209, réservés aux prisonniers politiques où il a été violé. Ils racontent. Reportage : Sonia Kronlund / Bahar Makooi Réalisation : Assia Khalid
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25.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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25.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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24.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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24.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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23.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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Ung Boun Hor à 60 ans. Elle quitte le Cambodge en avril 1975 à l'arrivée des Khmers Rouges. Depuis la France, elle n'a cessé de se battre pour qu'enfin les anciens dirigeants Khmers Rouges soient jugés. Nous sommes le 17 avril 2005 à la pagode bouddhiste de Vincennes, une date célébrée ici mais passée sous silence au Cambodge.1ère diffusion le 04/07/2005Reportage : Alain ...
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23.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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22.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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19.08.2011 - Les Pieds sur terre | été 11
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Après la vague des « speed dating », 7 minutes pour rencontrer l’âme sœur, les « speednetworking » proposent des rencontres aussi rapides entre cadres « en repositionnement » et chasseurs de têtes. 1ère diffusion le 18/05/2004 Reportage : Sonia Kronlund Réalisation : Séverine Cassar (et Julie Beressi)


