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Les pieds sur terre

Les Pieds sur terre | 12-13

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Emission Les Pieds sur terre

du lundi au vendredi de 14h30 à 15h

Ecoutez l'émission 27 minutes

Etudiantes et escorts girls 47

20.06.2013 - 13:30 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Lolla, Kelly et Amandine sont étudiantes. Pour financer leurs études, elles ont choisi de se prostituer via des sites d'escorts-girls sur internet. Témoignages.

Reportage : Olivier Minot

Réalisation : Annabelle Brouard

 

Chanson de fin :

"Who's next" de Ladylikelily

Thème(s) : Information| Sexualité| Etudiantes

47 commentaires

Portrait de Anonyme Anonyme02.09.2013

Je crois qu'après le film de Ozon " Jeune et Jolie " on a enfin crever le tabou, qui est qu'il n y a pas que les étudiantes pauvres qui se prostituent ! Certes dans le film Lola l'étudiante des beaux quartiers n'est pas vraiment intéressée par l'argent, mais dans la réalité beaucoup d'étudiantes des beaux quartiers se prostituent pour ce payer des sacs Hermès et des belles chaussures.
Simplement que pour la morale hypocrite et menteuse, mieux vaut dire qu'elles se prostituent pour financer les études
..............................LOL

Portrait de Anonyme Anonyme08.08.2013

Je ne vois vraiment pas le problème, c'est un choix personnel qui leur permet de gagner de l'argent rapidement tout en permettant à ceux qui ont déjà terminé leurs études de baiser facilement de temps à autre. Faut arrêter un peu, ce n'est que du cul, après chacun repart de son côté et on n'en parle plus. Elles sont jeunes, c'est normal qu'elles envient de s'éclater un peu pendant leurs études.

Portrait de Anonyme Laurent29.06.2013

Étonnants, les commentaires de certains ! Après avoir écouté ces témoignages, on pourrait croire que les auditeurs éprouvent, pour ces trois jeunes filles, qui, de la compassion, qui, de la sympathie ou encore de la révolte contre cette société qui les pousse à exercer cette activité qu'elles exercent par nécessité. Mais non, dans les commentaires, on trouve surtout des discours moralisateurs et culpabilisants vis à vis des jeunes filles. Envie ? Jalousie ? Ou tout simplement incapacité à tolérer que l'on fasse différemment de soi. "Au village, sans prétention, j'ai mauvaise réputation [...] Non,les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux" chantait Brassens. Décidément, les temps ont bien peu changé !
Et merci à l'équipe pour ce reportage qui sonne juste !

Portrait de Anonyme miche26.06.2013

Moi, je suis intéressée par ça et je veux juste avoir le nom des sites pour m'inscrire !

Portrait de Anonyme Etudiante aussi26.06.2013

30 mètre carrés, pour une étudiante, c'est petit ?
Eh bien...

Portrait de Anonyme Caton25.06.2013

Il y a une quarantaine d'années, le tabou moral aurait suffi et, sauf exception, il ne serait venu à l'esprit d'aucune étudiante de se prostituer pour financer ses études.1968 est passé par là, toutes les barrières sont tombées et comme dit l'autre, quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limites.

Portrait de Anonyme Alexia25.06.2013

Aucun amour, aucun désir, aucune passion chez ces jeunes filles qui semblent englouties dans la nécessité de survivre au quotidien dans l'espoir d'avoir une petite place dans la société de demain.

Portrait de Anonyme Paly24.06.2013

Ce thème est extrêmement gênant... J'aimerais compatir mais c'est difficile. Ces jeunes filles parlent de leur "petit" appartement de 30m², mais pourquoi ne pas demander une chambre au CROUS (autour de 150 euros pour 9-10 m²) ? Les études sont un PASSAGE dans la vie, ce n'est pas choquant de ne pas avoir une vie "normale" pendant cette période. Difficile d'admettre que la prostitution soit si nécessaire... peut-être est-ce une solution comme une autre, mais alors pas de commisération.
Et je dis ça pour avoir vécu 10 ans d'études, de 9 m² avec les sanitaires et le bruit de la télé en commun, l'accueil à droite à gauche, les bourses, la fin des droits à bourse, l'emploi de caissière, de professeur particulier, les saisons, les vendanges, et la violence de l'incompréhension des autres élèves.

Portrait de Anonyme Maîtresse Gilda01.07.2013

Le vrai problème, c'est la précarité des étudiantEs. Le fait d'être obligé d'avoir un taff à plein temps pour pouvoir faire des études ce qui est quasi mission impossible... Et le manque cruel de logements décents et abordables pour les jeunes (étudiantEs ou pas, d'ailleurs)... Sans compter les abus des agences, des proprios et des vendeurs de listes ; Se loger à Paris est tout sauf simple, surtout pour les étudiantEs. Rien d'étonnant à ce que le recours à la prostitution soit un moyen de subvenir à ses moyens durant ses études de manière indépendante et relativement souple au niveau des horaires.. ce qui n'est pas acceptable, serait que ce soit l'unique choix possible...

Portrait de Anonyme Bob23.06.2013

Bonjour,

Il est tout à fait possible d'être étudiant en habitant en résidence universitaire (loyer de 200 euros, réduit à presque rien si on a une aide au logement), ensuite on a besoin de 200 euros de plus pour la nourriture. Bref avec 400 euros par mois, ce qui est peu, on peut vivre !
Si je prends mon cas particulier, j'avais lorsque j'étais étudiant, 500 euros de bourse par mois et je m'en sortais très bien.

Portrait de Anonyme Anonyme01.07.2013

Oui, sauf qu'il n'est pas si simple d'obtenir une chambre en résidence, parfois. Comme s'il y avait autant de chambres que d'étudiants. je vois que beaucoup simplifient le problème...

Portrait de Anonyme Anonyme22.06.2013

Je suis une de ces étudiantes et, en réponse à certains commentaires, sachez que certaines étudiantes font ça seulement pour subvenir à leurs besoins vitaux. Trouver un boulot à côté alors que vous avez cours de 8h à 18h - sans compter une vingtaine d'heures de travail personnel - n'est pas évident, sauf pendant les vacances scolaires (ce qui fait un salaire très insuffisant pour survivre). Reportage très bien construit. Merci à Olivier Minot.

Portrait de Anonyme Anonyme14.10.2013

Je suis étudiante en DE CESF (travail social) et, pour mémoire de fin d'étude, je souhaite parler de la prostitution étudiante, me serait-il possible de pouvoir en discuter avec l'une d'entre vous en tout anonymat bien sur...
Merci par avance.

Portrait de Anonyme Anonyme01.07.2013

A l'anonyme qui recommande de faire le ménage, avez-vous même lu le commentaire auquel vous répondez ?
Elle a cours de 8h à 18h, 20h de travail à la maison, comprenez bien que peu d'employeurs lui permettraient de faire le ménage à 22h chez eux et que le nombre d'heures qu'elle devrait faire pour, ne serait ce que subvenir à ses besoins vitaux, est parfaitement incompatible avec ses études.
Vous n'êtes pas à la place de ces jeunes filles, le fait qu'elles soient obligées de se prostituer pour faire leurs études n'est pas promu ici mais le révélateur d'un problème étudiant.
Pour ce qui est des chambres du CROUS, j'ai passé 6 ans à en attendre une sans jamais l'avoir, le problème du logement étudiant évoqué à la rentrée chaque année n'est pas soulevé juste pour décorer les JTs en septembre.
Au lieu de juger, de vous placer en donneur de leçon "mais vous devriez plutôt faire ça", contentez vous d'écouter !

Portrait de Anonyme ton style?24.06.2013

http://www.youtube.com/watch?v=WNhVnWvxltI

Portrait de Anonyme Anonyme24.06.2013

Les filles qui font ça n'ont vraiment aucune estime d'elles-mêmes. L'excuse qu'elles font cela pour subvenir à leurs besoins vitaux ne tient pas et est injustifiée. Tous les autres jobs sont envisageables, serveuses, faire du baby-sitting, faire des ménages et il y en a plein d'autres. Et qu'elles ne viennent pas dire que c'est dur de trouver un job quand il faut absolument manger et se loger. J'ai de nombreux exemples dont celui d'une dame qui a quitté le Portugal avec son enfant et qui ne savait pas parler un seul mot de français. Qu'est-ce qu'elle a fait ? Des ménages (et a suivi des cours intensifs de français) pour donner à manger et un toit à son fils, ce qu'elle a obtenu et en plus son fils est premier de la classe. Elle a l'estime d'elle-même et de la volonté. Quand on veut, on peut mesdemoiselles. C'est sûr que c'est plus fatiguant de faire le ménage toute la journée. L'incompatibilité du boulot et de la réussite dans les études ne tient pas non plus la route (une de mes amies dans ce cas est devenue notaire avec deux boulots en plus, une autre a réussi Centrale). Donc mesdemoiselles, il faut de la volonté dans la vie.

Portrait de Anonyme synonymes24.06.2013

"Etudiante-escort girl" c'est sexy. Ça marche aussi avec Smicarde?

Portrait de Anonyme François22.06.2013

Quelle est la superbe chanson de fin ? Merci.

Portrait de Anonyme Mary01.07.2013

Petite réponse pour l'anonyme qui affirme : "Donc mesdemoiselles, il faut de la volonté dans la vie". Sachez que, même en ayant de la volonté, on ne part pas tous avec les mêmes chances, les parcours sont différents, certaines études peuvent être beaucoup plus chronophages que d'autres ; de plus les parents ne peuvent pas toujours suivre derrière, et là il n'est point question "d'assistanat" (parce que ça, je le sens venir), mais oui, des parents ayant un tant soit peu d'estime pour leurs enfants peuvent les aider un peu tous les mois, d'autres ne peuvent pas, et souvent les enfants ne leurs disent pas à quel point ils galèrent. Conséquemment, c'est la débrouille, et ça n'a rien à voir avec l'estime qu'on se porte ; être serveuse, travailler chez Mac Do, faire des ménages ou que sais-je encore, n'est pas forcément simple, il faut pouvoir concilier avec les heures de cours et les heures où on planche sur les dissertations ou devoirs en tous genres. Les patrons ne vont pas forcément vouloir de quelqu'un qui parfois devra s'absenter de façon impromptue car partiel ou TD de dernière minute. Alors, oui, il y a la prostitution, où, a priori, les horaires ne sont pas fixes, et qui peut servir à faire quelques courses, histoire de manger ou s'acheter du dentifrice, c'est malheureux mais c'est la réalité et ce n'est certainement pas une question de facilité ou de motivation. Sincèrement, qui a réellement envie de devoir se prostituer pour manger ? Et surtout d'où vient ce dégoût pour ces jeunes gens qui en viennent à ça ? Pour la fameuse dame qui vient du Portugal et qui a pu s'en sortir sans tomber là-dedans, grand bien lui en fasse ; tout le monde ne peut pas se débrouiller ainsi. Alors cessons de cracher sur ces jeunes gens, ça doit déjà être assez compliqué pour eux.

Portrait de les Pieds sur terre les Pieds sur terre24.06.2013

"Who's next" de Ladylikelily

Portrait de Anonyme ellesontchoisi22.06.2013

Je crois moi que de l'honneur on ne décide pas.

Portrait de Anonyme Pierre Emmanuel21.06.2013

Je viens d'écouter votre émission, et je dois avouer être un peu gêné par ce que j'ai entendu. Ayant connu le manque de moyens (mon père m'ayant coupé les vivres lors de mon second master), j'ai failli me faire entretenir par un ami plus âgé, mais j'ai réalisé après une expérience de fellation dans une très jolie suite (je suis un garçon, les 2 ou 3 fois précédentes, je me contentais de coucher avec un escort devant cet ami, mais cette fois-là, nous n'en avions pas trouvé) que je n'étais pas prêt à me livrer à ce genre de choses contre des avantages matériels (week-ends en relais et château, bons restaurants, courses offertes à la Grande Épicerie et à terme, probablement cadeaux très onéreux...).

Je suis donc retourné faire mes courses à Leader Price et mes sorties resto se sont cantonnées à des kebabs avec des amis... et je n'en suis pas mort ! Aujourd'hui, j'enseigne dans une fac où pas mal d'étudiants travaillent à côté de leurs cours, ce n'est pas évident et j'admire leur courage et leur ténacité, mais ils ne tapinent pas... Le cas de cette jeune fille qui suit un master en école de commerce à 6000€ est un peu surréaliste, il existe des IAE probablement mieux cotés que son école et qui proposent des formations en alternance dans le cadre desquelles elle serait payée...

Je ne les critique pas, elles peuvent apprécier l'argent "facile" (le prix à payer varie en fonction de la personnalité des gens), mais j'ai du mal à percevoir l'obligation, lorsqu'il est possible de trouver un petit job à côté ou limiter drastiquement son budget bouffe et sorties, comme l'immense majorité des étudiants...

Portrait de Gageure Gageure21.06.2013

Merci pour ces témoignages. A faire écouter aux abolitionnistes, qui veulent poursuivre les clients. La prostitution est un régulateur nécessaire. Pour les clients qui assouvissent leurs besoins et pour ces étudiantes qui peuvent étudier sans trop de stress.

Portrait de Anonyme ovidio21.06.2013

Avoir pitié, moraliser, culpabiliser, mépriser, condamner celles et ceux qui échangent leurs prestations sexuelles contre de l'argent...
Dans "King Kong Théorie", l'essai de Virginie Despentes (qui s'est prostituée au même âge que ces jeunes filles, pour des raisons à peu près semblables et dans des conditions similaires) décrit et analyse l'activité en elle-même, les effets positifs et négatifs qu'elle engendre, son contexte social, le reflet déformé et pernicieux qu'en renvoie la société
Pour compléter, approfondir ce "Pieds sur terre", j'en conseille la lecture.

Portrait de Anonyme anonyme21.06.2013

Bonjour
Quelle émission ! Pas des plus drôles..
Je ne sais ce qu'il faut penser des quelques interventions, je pense que ces jeunes cherchent de bonnes raisons en dehors des impératifs économiques de faire cela. La première intervention en est un exemple : une vraie femme d'affaire cette demoiselle mais lisons entre les lignes, il y a de la détresse là dedans. L'appât du gain ? Je n'y crois pas ..
Parce qu'on passe de l'autre côté, et il faut en revenir comme le dit la seconde interviewée très touchante.
On pointe là toute une précarité, voilée, que les instances en place en prennent conscience ; France tes étudiant(e)s se prostituent !! Misère de misère ..

Portrait de Anonyme Marc21.06.2013

Dans 10 ans, ou moins, le reportage portera sur les étudiantes mères porteuses. Avec des arguments libéraux "imparables":

- c'est un contrat entre adultes
- ça rapporte 15000 € à l'étudiante
- les études coutent 10000 €
- les couples gays et/ou stériles ont le "droit" à un enfant

En fait l'utopie "progressiste" de 68 aura abouti à une société où une étudiante bac+5 fera en général 3 ou 4 grossesses payées pour financer son "émancipation".

Portrait de Anonyme Anonyme25.06.2013

C'est vrai que c'était mieux à l'époque où seuls les enfants de bourgeois avaient le bac...

Portrait de Anonyme Anonyme23.06.2013

La peur n'a jamais rien résolu.
Je suis bien étonnée que personne n'ait réagi à vos propos fâcheux.

Portrait de Anonyme blanpain Jean-Pierre21.06.2013

Et quand va-t-on interdire aux sites de rencontre (payant en plus) d'exister sur la toile ? Ces sites sont les nouveaux maquereaux.
Nous avons eu la nausée en écoutant cette émission.
Je vous invite à aller sur le site "zeromacho" qui dit non à la prostitution et si vous êtes du sexe masculin, un homme, un vrai, comme on pourrait le dire en souriant si le sujet n'était pas aussi grave, à signer la pétition pour donner du poids à cette action.
http://zeromacho.wordpress.com/

Portrait de Anonyme Karine21.06.2013

Bonjour, je voulais répondre à Didier que contrairement à lui, j'ai plutôt l'impression que généralement quand on parle de prostitution, c'est pour victimiser les femmes. Pour une fois, on entend quelqu'un pour qui ça se passe bien et dans les 3 cas, on entend que c'est clairement un choix pour elle. Et surtout pour une fois, on laisse les premières concernées s'exprimer sans rajouter de médecin, de sociologue ou autre travailleur social qui viendrait nous expliquer ce qu'il faut penser de ces témoignages.
Merci donc à Olivier pour ce reportage et à toute l'équipe pour l'émission en général!

Portrait de Anonyme Fabien21.06.2013

Bonjour,
Merci pour ces témoignages, plus intéressants que beaucoup des commentaires et discours sur le travail sexuel. L'illustration visuelle de cette page pourrait être l'oeuvre de Barbara Kruger : Your body is a battleground
http://www.arthistoryarchive.com/arthistory/feminist/Barbara-Kruger.html

Portrait de Anonyme Didier Bois20.06.2013

La plupart des reportages radio ou TV, interviews sur la prostitution sont faussés par le fait qu'ils ne peuvent interviewer que ceux qui ont accepté l'interview, c'est à dire ici que les étudiantes qui ne sont pas encore trop détruites... (Celles qui sont traumatisées ne témoignent pas, elles mettront des années avant de pouvoir témoigner, comme en attestent toutes les survivantes.)

Portrait de Anonyme Anonyme20.06.2013

Quelle est la superbe chanson de fin ? Merci.

Portrait de Anonyme Anonyme22.06.2013

Artiste: Ladylike Lily
Album: Get Your Soul Washed
Titre: Who’s Next?

Portrait de Anonyme Didier Bois20.06.2013

Contrairement à Kelly, la plupart des étudiantes qui se prostituent, ont consécutivement de graves séquelles et ne terminent jamais leur études, tant la prostitution est destructrice.
Conséquences de la prostitution : anxiété, insomnies, dégradation complète de l'image de soi, troubles psychotraumatiques (PTSD...) chez 60 à 80% avec les mêmes conséquences que les survivantes de tortures, idées suicidaires récurrentes avec fréquentes tentatives de suicides, anesthésie physique et psychique (indifférence à tout, incapacité d'éprouvé des affects), dissociation psychique, perte de mémoire, trouble de la concentration, mort de leur sexualité...

Amélie, une étudiante qui a arrêté, garde plus de deux ans plus tard de graves séquelles : « Je ne suis toujours pas guérie. Je ne me suis prostituée que pendant deux ans, et je ne suis pas encore guéri. Après ces deux années je suis restée plus d'un mois complètement prostrée chez moi. J’étais terrorisée, je tremblais beaucoup, il y a toujours quelque chose qui reste une peur des autres. » .
Laïssa Robion de l'AFEP, conseille aux jeunes de «ne pas rester seule, d'aller en parler» à une infirmière, un médecin ou une assistante de la médecine préventive universitaire.

Portrait de Anonyme Anonyme23.06.2013

Oui, un petit peu comme le salariat chez Orange. Il n'y a pas de sot métier, dit-on.

Portrait de Anonyme Volksstimme21.06.2013

Merci pour ces détails concrets. En élargissant le débat, la législation devrait absolument prévoir l'expulsion immédiate des prostituées étrangères. En effet, elles engraissent souvent les mafias et ne peuvent finir que lamentablement. Il est évident qu'on ne peut pas supprimer à 100 % la prostitution, mais c'est comme pour la délinquance, c'est un phénomène à limiter au maximum. Actuellement, on est plutôt dans la complaisance.

Portrait de Anonyme christiane marty20.06.2013

Bravo à Sonia Kronlund pour votre émission d'aujourd'hui sur la prostitution étudiante. A priori, personne ne veut y croire mais les problèmes d'argent chez les étudiants existent et ces jeunes filles en sont la preuve. Je travaille à l'université et un collègue sociologue a abordé ce thème sans avoir beaucoup d'écoute... Je trouve que cette émission est vraiment très bien construite ; elle amène petit à petit l'auditeur sur le fond du problème quel qu'il soit d'ailleurs en partant de témoignages humains parfois bouleversants. Ces trois jeunes femmes ont illustré le débat de façon lumineuse et convaincante.

C'est tellement agréable de savoir que France Culture existe pour pouvoir bénéficier de ce type d'émissions ! Vous êtes un vrai bol d'air qui permet de mieux respirer!
Cordialement
chm

Portrait de Anonyme charly7521.06.2013

C'est évident que quand on est étudiant, on ne roule pas sur l'or. Maintenant, je pense qu'il faudrait que les jeunes, une fois sortis du cocon familial où ils avaient un certain confort, apprennent à se prendre en charge et à vivre avec un budget restreint le temps de leurs études. Une étudiante dans le reportage dit qu'après les aides parentales pour le loyer et les APL, il ne lui reste que 170 euros par mois pour vivre. Il lui suffirait de bosser 2 ou 3 jours pas semaine et faire quelques baby-sittings le soir pour s'en sortir. Beaucoup d'entreprises adorent recruter des étudiants, donc ils ont plein de pistes possibles dans beaucoup de domaines. Je sais de quoi je parle, j'ai financé (et réussi) mes études tout en travaillant trois jours par semaine. De plus travailler à côté est très formateur pour appréhender le monde dans sa diversité, et même enrichissant pour les études et la suite de sa vie ! Faut arrêter d'avoir une vision misérabiliste sur leur sort. Aujourd'hui si on est un peu démerde et organisé,on y arrive, mais c'est sur qu'il faut au préalable qu'ils aient appris l'autonomie et la responsabilisation.

Portrait de Anonyme charly7520.06.2013

C'est vrai que la vie étudiante n'est pas toujours facile si les parents ne peuvent pas aider beaucoup et si on n'est pas boursier...
Maintenant, je ne comprends pas pourquoi ces filles présentent ce job comme une nécessité comme si il n'y avait que ça comme job étudiant...
Certes,les autres boulots sont beaucoup moins bien payés, mais à défaut d'être à l'aise financièrement, on peut être astucieux, surtout quand c'est sur une période limitée dans le temps des études.
Exemple: les vêtements. Aujourd'hui, rien de plus facile de bien s'habiller pas cher, le nombre de vide-greniers, friperie regorgent de bonnes affaires.
Idem pour la nourriture si on sait cuisiner un minimum...
Notre société valorise tellement la valeur fric que certains font vraiment n'importe quoi pour avoir l'impression d'être au dessus du panier. Comme si l'identité se résumait aux marques que l'on porte sur le dos et au pouvoir d'achat...Le capitalisme a vraiment réussi à toucher toutes les sphères de l'individu, jusqu'à l'intime et à anéantir l'intelligence de certains!

Portrait de Anonyme AC20.06.2013

Bonjour,
Pourriez-vous donner aussi la parole aux étudiantes (vous ne parlez pas des étudiants !) qui financent leurs études autrement que par la prostitution ? Pourquoi ne les entendrait-on pas aussi ?
Vos reportages, comme le dit l'une de vos intervenantes, donnent des idées aux auditrices - il serait peut-être passionnant d'écouter les étudiantes qui ont fait un autre choix. Et il y en a !
Certes ce sujet (la prostitution) est plus racoleur, mais savoir comment d'autres jeunes tracent leur route aurait le mérite de l'originalité et intéresserait beaucoup d'étudiants.
"Ecouter ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester."
Soit, mais aussi :
"Ecouter ceux dont on ne commente pas abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester."
Il est certain que cela demanderait un peu plus de recherche, mais le jeu en vaut la chandelle !
Bonne continuation et longue vie à votre émission.

Portrait de Anonyme camille20.06.2013

Bonjour, j'ai été interpellée par votre émission. Mère d'un enfant d'un an, j'ai alors pensé à ses futures études : comment éviter une telle situation ? J'ai 28 ans, mes études ne remontent pas à bien loin. A cette époque, je ressentais également le besoin d'être indépendante même si mes parents avaient les moyens de me payer mes études. Je faisais donc du pionnicat. L'ancien statut MI-se et SE était sur mesure (14h /semaine à mi-temps et des congés accordés pour les examens) mais en 2005 (je crois) le statut a été modifié en AE, postes non réservés aux étudiants et avec un nombre d'heures entre 17h45 et 22h à mi-temps moins compatibles avec des études. Certains de mes amis habitaient en cité U accueillant en priorité des étudiants boursiers, étrangers et la distance était prise en compte dans le classement des dossiers. Et enfin, les inscriptions à l'université étaient moins chères.
Selon moi, il faudrait absolument revoir le statut d'étudiant pour remédier à ces situations inacceptables.

Portrait de Anonyme bruno07.07.2013

J'ai été S.E. pendant 7 ans avec une année dérogatoire. J'ai pu m'offrir une chambre de bonne rue Meslay Paris 11ème, un luxe pour moi qui quittait Bobigny et qui reprenait des études après un décrochage en 3ème. Cumulé avec une bourse, ce statut m'a permis de terminer mes études jusqu'en thèse avec pour pensum le décrochage scolaire. Aujourd'hui je suis professeur de lettres dans un collège avec des décrocheurs : ils ne pourront avoir la même trajectoire que moi, les portes pour entrer à l'université se cultiver et découvrir d'autres horizons se sont malheureusement refermées. S.E. très bon statut pour se hisser socialement ! Bien à vous.

Portrait de Anonyme cedric25.06.2013

C'est malheureusement la "gauche" version Jospin qui a mis fin à ce statut de mi/se, datant du front pop et qui a permis à des générations d'étudiants de financer leurs études. Merci encore le PS.

Portrait de Anonyme helene20.06.2013

Quel désarroi ! Voilà vers quoi nous mènent le désengagement de l'Etat pour le soutien des études et celui de l'avenir de nos jeunes.
Le corps (féminin) serait-il devenu réellement une simple marchandise ?
Les plus belles années de nos jeunes doivent-elles être à ce point sacrifiées ? Et qui sont les consommateurs ? Des commerciaux en déplacement ? tout se tient...

Portrait de Anonyme charly7521.06.2013

"Désengagement de l'Etat"...Faut pas exagérer, l'Etat fait encore pas mal pour les étudiants (bourses, logements en Cité U, APL...)! C'est quoi cette culture où l'individu n'est jamais considéré comme responsable de sa vie et attendrait tout de l'Etat? Et si l'individu étudie 3 ans et arrête, ce sera 3 ans de payés pour rien? Un peu facile...
Il y a énormément de petits boulots possibles en dehors de la prostitution quand on est étudiant, certaines entreprises ne recrutant que des étudiants.Et n'allez pas me dire que le travail est incompatible avec les études, c'est faux,certains financent même des reprises d'études et décrochent de super diplômes en cours du soir tout en travaillant, non pas à mi-temps, mais à TEMPS PLEIN!

Portrait de Anonyme NAN20.06.2013

Joseph BIALOT a écrit à son retour d’Auschwitz, dans "c'est en hiver que les jours rallongent": je crois que se vendre pour vivre, est un acte honorable pour celui qui se vend...

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