Quels sont les effets du stress lorsque l’on est soumis aux contraintes horaires et aux rythmes infernaux d'un plateau d'appels téléphoniques ?
1ère diffusion le 26/01/2005
Reportage : Stéphane Correa
Réalisation : Charlotte Roux
Thème(s) : Information| Travail



13 commentaires
Bonjour,
Je travaille à un projet de cinéma sur les centres d'appels. Je cherche à recueillir des témoignages (les messages qui disent que les choses ont changé m'intéressent beaucoup). Je vais peut-être essayer me faire engager dans un centre pour avoir ma propre expérience...
Si vous voulez me laisser vos témoignages et vos conseils, je serai ravie de vous lire et de discuter avec vous !
celia.projet@gmail.com
Ca prêterait à sourire si ça n'était pas une énième émission, venant s'ajouter à la longue liste des émissions, articles écrits, enregistrés à l'emporte pièce sur cet univers que les journalistes pensent connaître depuis leur bureau et qu'ils pensent avoir compris en tendant leur micro, en saisissant leurs plumes, les premiers aussi tendancieux que les secondes : certes ,les plateformes téléphoniques ressemblent souvent à Kafka ,mais tant d'autres ont progressé et méritent des coups de projecteurs plus fidèles.
Après avoir travaillé dans cet univers ,que je continue de côtoyer d'ailleurs, un petit message à tous les journalistes qui écrivent leurs papiers depuis le café ou avec des visions inspirées de Bourdieu et de Marx uniquement : le monde bouge, a bougé.
Et avant de vous auto-congratuler, lorsqu'une collègue - mais elle est célèbre, elle - écrit un livre sur la France d'en bas (Le Quai de Ouistreham), allez, vous aussi sur le terrain, acceptez de découvrir et raconter des réalités différentes de vos visions pré-établies déjà avant votre départ en reportage. En 2012,votre reportage est HAS BEEN. So long, sortez de votre formol.
Tous les jours, nous sommes sur le terrain... Mais merci quand même pour la leçon !
Bonjour,
Je trouve le travail des Pieds sur terre de grande qualité. Mais très manichéens cette fois. Il y a là un manque de nuance très dommageable; soyez conscients que l'engagement qui fonde un regard aussi radical contribue à stigmatiser violemment les milliers de personnes qui travaillent dans ces centres et ne le vivent pas de cette manière. Ceux-là vous diront qu'ils souffrent cruellement de la médiatisation diabolisante du secteur. Cela aussi, c'est dévalorisant. Le concept de "centre d'appels" recouvre une diversité de réalités dont vous ne montrez qu'un aspect, le plus tragique. Et il existe, c'est vrai.
Bonjour,
La musique du générique est "Bahamut" du groupe Hazmat Modine.
Cordialement.
S.
bonjour,
Le générique de fin est la chanson "Bahamut" du groupe Hazmat Modine.
Cordialement
Les désaccords de ces trois femmes sur certains points ne manquaient pas de charme.
Bonjour,
Merci pour vos émissions !
Puis je avoir les références de la musique passée en fin d'émission ?
Avec tous mes remerciements.
Bonsoir & un grand merci pour toutes vos émissions & reportages de grande qualité.
Continuez de faire entendre la parole des gens d'en bas que nous sommes !
Bonjour,
Pouvez-vous me donner les références de la musique du générique de fin de l'émission d'aujourd'hui (25 janvier 2012).
Merci d'avance.
Cordialement.
Puis je avoir les références de la musique ?
Avec mes remerciements.
Terrifiante incarnation de l'aliénation par le travail, de négation de l'individu. Comment les patrons et sous-patrons peuvent-ils encore feindre d'ignorer les conséquences possibles de ces "micro" humiliations et brimades quotidiennes ? Comme ces gouttes d'eau que l'on fait tomber, lentement, doucement, une à une, sur le crâne de détenus pour les pousser à bout, les "plier". Et on appelle ça du service. C'est du vice, tout court.
Bonjour,
Je prends à l'instant votre émission. Et ce que j'entends me désole et m’attriste. Voilà 20 ans que je travaille dans cet univers des services clients. C’est un univers passionnant parce que avant tout relationnel. Et il me semblait que cela avait évolué. J'ai vu des services clients évoluer du point de vue du sens, du plaisir au travail, de la valorisation de ces métiers. Et j’ai modestement contribué à la valorisation de ces métiers (mes clients m’entendent dire sans cesse que les chargés de clientèle sont des supermen et superwomen !). Je travaille à faire prendre conscience aux directions générales du bien-fondé des organisations centralisées et, depuis des années, j’ai travaillé avec la hiérarchie intermédiaire pour passer des pratiques de flicage (d’un autre âge, me semblait-il !) à des pratiques d’accompagnement des personnes… Et nous en sommes encore là, dans certains services clients, ces fameux et terrifiants « centre d’appels ». C’est atterrant. Oui, mesdames, vous avez mille fois raison de vouloir donner du sens à votre travail. C’est un merveilleux travail, au fond, et je suis certaine que vous sauriez l’aimer à nouveau si l’on donnait du sens à votre contribution. Parlez autour de vous.