HOMMAGE À MOEBIUS (I) ... et à BRADBURY : Charles Berberian, Nicolas de Crécy, Bastien Vivès, Ludovic Debeurme 4
Par François Angelier
Réalisation: Laurent Paulré
Collaborateurs: Marie André de Saint André, Jean-Baptiste Thoret, Antoine Guillot, Jean-Pierre Dionnet et Xavier Mauméjean
Moebius ©Radio France
La disparition, en mars dernier, à l'âge de 73 ans, de Jean Giraud (1938-2012), alias Moebius, dit aussi Gir, a laissé la galaxie BD
française confronté à un vaste trou noir, un vide central désorbitant.
Axe autour duquel gravitait la BD française, Moebius ? Certes, à la fois
pour les deux pôles de son inspiration : le western épique avec la
geste de Blueberry (scénarisée par Charlier), la science-fiction et le
fantastique avec, entre autres, des albums comme la série "L'Incal"
(scénario Jodorowski), le Garage hermétique, Arzakh ; mais également
pour la virtuosité sans limite de son trait et de son maniement de la
couleur (l'auteur de ses lignes a entendu un jour le dessinateur
Mézières, le père de Valérian, l'appelait "Wolgang Amadeus Moebius", ce
qui dit tout). Une double inspiration conduite, d'illustrations pour la
revue Fiction en 1954 à la récente exposition à la Fondation Cartier, pendant près de cinquante ans.Mais ce grand ancien du graphisme, à la fois dessinateur, peintre et
illustrateur, savait être un éternel présent, rencontrant, échangeant et
adoubant la garde montante de la bande dessinée. En témoigne le plateau
de votre Mauvais Genres de ce soir qui regroupera, pour une évocation
du père de Blueberry et du Major Grubert, quatre des figures marquantes
de la BD actuelle : Charles Berberian, Nicolas de Crécy , Bastien
Vivès et Ludovic Debeurme. Chacun présent pour témoigner de ses rencontres et échanges avec
Jean Giraud, mais également pour analyser la création pour lui la plus
marquante de Moebius : Le Garage hermétique pour de Crécy, le dernier
tome de la série "Inside Moebius" pour Berbérian et un travail réalisé
pour la mangaka Katsuhiro Otomo pour Bastien Vivès.
©Moebius
Nicolas de Crécy ©Casterman
©Moebius
Charles Berberian
Tetsuo: Otomo-Moebius
L'auteur Bastien Vivès. © Isabelle Lassalle
En seconde partie d'émission seront évoquées les productions de nos invités : "Les Carnets de Kyoto" de Nicolas de Crécy (Chêne), "Cinérama" de Charles Berbérian (Fluide Glacial) et "L'amour" de Bastien Vivès (Delcourt/Shampooing).
Une émission que nous ouvrirons, comme il se doit, par un salut à Ray Bradbury, salut qui prendra la forme d'une évocation de ses liens avec le cinéma (Jean-Baptiste Thoret), de son importance capitale classique de l'imaginaire (Xavier Mauméjean et Jean-Pierre Dionnet).
Ray Bradbury à Los Angeles en 2004 Jim McNaughton DAILYCELEB/MAXPPP©DAILYCELEB / MaxPPP
L'encyclopédie des mauvais genres de Céline du Chéné: Camille Ducellier
Camille Ducellier
Thème(s) : Arts & Spectacles| Dessin| Ray Bradbury| Jean Giraud, alias Moebius








4 commentaires
Merci pour votre émission. Le ton, la thématique, les invités et le reste (excepté ce générique absolument épouvantable, mais il ne pouvait pas en être autrement)
Je vous écoute assez régulièrement depuis quelques temps et il ne me semble pas que vous ayez traité d'une oeuvre de petit maître, certes peu comparable avec celle de de Moebius, mais, mais, mais... je veux parler de Laureline et Valérian, héros pour lesquels j'éprouve, une certaine tendresse. Assez peu pour les denier albums, il est vrai, mais j'ai vraiment aimé les premiers et plus encore la période, Terre, 20eme siècle : "...Terminus cosmos..."
Bon... C'est pour dire. Si cela ne se fait pas, je ne vous en voudrait pas
Bien à vous
Francis
Ouh, la belle coquille sur les dates de Moebius!
Bonjour,
Voici la coquille corrigée et grand merci pour votre vigilance!
Cordialement
Hâte d'entendre la mise en ligne (c'est pour lundi ?)...
De Crécy notamment saura-t-il aller au-delà des commentaires habituels pour entrer dans le concret de l'oeuvre ? Ce qui se passe entre une ligne et une autre, le génie d'avoir prolonger les hachures jusqu'à tel endroit, le raccourcissement d'une table entre deux cases pour pallier une erreur de perspective et faire vibrer le décor au rythme de l'émotion d'un personnage, la qualité des sols et des contacts au sol, la prolifération organique des motifs abstraits dans un monde irrémédiablement figuratif, la solitude riche en devenirs des toutes premières lignes tracées au rotring sur une feuille où le désert et le ciel ne sont pas encore dissociés... Saura-t-on enfin parler de Moebius ?