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le dimanche de 16h à 17h

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Rencontre avec l'architecte Vincent Parreira

22.01.2012 - 16:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

Nous rencontrerons l'architecte Vincent Parreira pour une école située dans la Plaine Saint-Denis, le groupe scolaire intercommunal Casarès-Doisneau du quartier espagnol Cristino-Garcia;

puis l'historien Michael Kiene, venu de Cologne nous parler du grand architecte Jacques Ignace Hittorff (1792-1867), le Prussien de Paris, auteur de la place de la Concorde et des Champs-Elysées, de la place de l'Etoile, de divers théâtres (l'Ambigu comique, le Cirque d'hiver), de l'église Saint-Vincent de Paul, de la mairie du premier arrondissement de Paris et de son beffroi, de la gare du Nord, Ignace Hittorff qui fut un théoricien de l'architecture polychrome.

 

 

Indications bibliographiques

AMC, Une année d'architecture en France, décembre-janvier 2012, 282 pages, 39 euros 

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Jacques Ignace Hittorff, précurseur du Paris d’Haussmann, Michael Kiene, Editions du Patrimoine, 2011, 200 pages, 45 euros.

Die Alben von Jakob Ignaz Hittorff : die Bauprojekte, 1821-1858, Michael Kiene, Schriften der Universitäts und Stadtbibliothek Köln, Cologne, 1996, 144 pages.

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Hittorff, 1972-1867, un architecte du XIX° siècle, Thomas von Joest et Claudine de Vaulchier dir., Musée Carnavalet, 1986, 356 pages.

Brongniart (1739-1813), architecture et urbanisme de 1770 à 1816, Hittorff (1792-1867), identité et styles de l'architecture entre 1820 et 1890, Daniel Rabreau et Thomas von Joest dir., Cahiers du Crepif n°18, mars 1987, 194 pages.

Journal, 1799-1853, Pierre François Léonard Fontaine, Institut français d'architecture, Société d'histoire de l'art français, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 1987, deux volumes, 1 378 pages, 1 700 francs.

Mémoires d’Haussmann, réunis en un seul volume, avec une préface de Françoise Choay, et un article de Bernard Landau et Vincent Sainte Marie Gauthier, Editions du Seuil, 2000, 1 216 pages.

Du style et de l'architecture. Ecrits, 1834-1869. Gottfried Semper, traduit et présenté par Jacques Soulillou, Parenthèses, Marseille, 2007, 368 pages, 19 euros.

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Bartolomeo Ammannati, Michael Kiene, Electa, 1995, 262 pages.

Gian Paolo Pannini, Michael Kiene, Musée du Louvre, Museo civico Piacenza, Réunion des musées nationaux, 1992, 184 pages.

Die englischen und französischen Kollegientypen : Universitätsbaukunst zwischen Sakralisierung und Säkularisierung, Michael Kiene, thèse de doctorat, Westfaälische Wilhelms-Universität zu Münster, 1981.

 

Nécrologie

Le sculpteur Francesco Marino (qui se faisait appeler Marino di Teana en souvenir de son lieu d'origine, Teana petit village montagnard du Basilicate, au sud de la "botte italienne"), est mort le 1° janvier à 91 ans. Parti en Argentine comme maçon à seize ans, il y suivra les cours de l'école d'architecture, recevra un grand prix, le Premio Mittre, avant de revenir en Europe en 1952. En Espagne d'abord pour travailler avec Jorge Oteiza, puis à Paris où il sera assez vite pris en mains par la galerie Denise-René. Il sera très lié aux mouvements architecturaux des années soixante, notamment à la revue L'Architecture d'aujourd'hui et au mouvement architecture-sculpture d'André Bloc et publiera au milieu des années soixante, dans cette revue ou sa revue-sœur Aujourd'hui, des projets de villes-sculptures. C'est à peu de choses près la génération des Claude Parent, François Stahly, Nicolas Schöffer, André Bruyère ou Pierre Szekely. Son style personnel relève le plus souvent de l'assemblage vertical de grosses plaques (souvent d'acier, parfois de corten), de barres, de formes découpées demi-rondes très strictement tracées comme des épures à la règle et au compas.

On lui doit un grand nombre de sculptures en plein-air, réalisées souvent dans le cadre du 1% devant des établissements scolaires. Plus de cinquante en tout, dont certaines atteignent une vingtaine de mètres de hauteur, comme devant l'usine de charpente métallique Geep-Industries de Chevilly, près d'Orléans, ou comme la Liberté de Fontenay-sous-Bois. On trouvera de ses réalisations sur tout le territoire : les immeubles Résidences de Choisy-le-Roi, un groupe de logements de la Scic au Havre, le hall de la tour Elf à La Défense, l'hôtel de ville de Sucy-en-Brie, une usine de parfum à Saint-Quentin, une autre pour Loréal à Aulnay-sous-Bois, le camp de Canjuers, la Garde républicaine du boulevard Kellermann et l'école de gendarmerie de Clermont-Ferrand.

Mais c'est surtout l'éducation nationale qui sera son principal client, avec l'école de la rue d'Alésia, à Paris, des CES à Bourg-Saint-Andéol, Gournay-en-Braie, Ivry-sur-Seine, Reims, Grenoble, Herblay, à la Porte de Clignancourt, des CET à Briare, Angoulême, des lycées à Carpentras, Montpellier, Reims, Farebersviller, Vitry-sur-Seine, Montferrand, Pierrelatte, Troyes, Munchengladbach, Falck en Moselle, l'Ecole polytechnique de Palaiseau, la faculté de Médecine de Nancy, l'université de Reims, le CHU de Lariboisière.

Michel Ragon, influent critique de ces années-là, inventeur en 1963 de la notion d'architecture-sculpture et gardien du troupeau, a écrit que l'œuvre de Di Teana constituait "une saine réaction contre la sculpture pour dessus de cheminée" et que "dans notre époque spatiale, le monde des bibelots" devenant "dérisoire", grâce devait être rendue à cet artiste qui voulait "rendre la sculpture à l'architecture et l'architecture à la sculpture". Marino di Teana vivait à Périgny-sur-Yerres.

 

Calendrier

0612-0303 www.fondationlecorbusier.fr A la Fondation Le Corbusier, une curieuse exposition dont voici le prétexte : l'architecte avait acheté en 1936 une caméra 16 mm. Il en réalisa des petits films, mais aussi des images fixes. Il s'en servait, nous précise le communiqué de presse, pour glaner des objets, des formes, des traces qui allaient ensuite nourrir sa création plastique : troncs d’arbres, tuiles, briques, morceaux de bois, vagues, rochers, galets, accastillage, gréements, filets, outils, machines, bateaux, barques, animaux divers, etc. Mais aussi de simples souvenirs de vacances, des portraits d’amis, de sa mère, de sa femme Yvonne. C'est une partie des 6 000 clichés qui ont été identifiés sur les bobines déposée à la Fondation, notamment des images réalisées lors du voyage au Brésil (Rio, Paqueta), sur le Conte Bancamano au retour, à Villefranche-sur-Mer, en Bretagne, dans la maison d'Eileen Gray (E1027) à Roquebrune-Cap-Martin. Le Corbusier, Vues sur la mer. Fondation Le Corbusier, 8-10 square du Docteur Blanche, 75 016 Paris.

1201-2402 www.nancy.archi.fr A Nancy, exposition sur le grand architecte mexicain Luis Barragán (1905-1988), qui fut un plasticien et un coloriste de l'espace de premier plan, réalisée par l'historienne Danièle Pauly.. Luis Barragán, ou l’architecture émotionnelle, Ecole d'architecture de Nancy, 2 rue Bastien-Lepage, 54000 Nancy.

1501-1902 www.leslandesblanches.fr Au nouveau centre d'art Les Landes blanches, situé aux Sorinières, une commune de Loire-Atlantique qui jouxte Rezé, près du lac de Grand-lieu, nouvelle exposition consacrée à des dessins de l'architecte Claude Parent, cette fois confrontés à des sculptures de Pierre Riba. Conjonction. Les Landes blanches, 44840 Les Sorinières.

1901-1703 www.maeght.com La galerie Maeght expose les travaux du photographe Clovis Prévost, qui a notamment photographié les architectes dans le genre de l'art brut. Ce sont surtout, cette fois, des artistes, mais aussi quelques architectes ou pour le moins quelques fadas : Ferdinand Cheval, le facteur rural d'Hauterives, Monsieur G. et sa maison de Nesle-la-Gilberde en Seine-et-Marne, le Belge Robert Garcet qui construisit la tour de l'apocalypse d'Eben-Ezer, au nord de Liège, et surtout Antoni Gaudí, le génie catalan auquel Clovis Prévost a consacré le livre que je préfère entre tous, La vision artistique et religieuse de Gaudí, de Robert Descharnes avec une préface de Salvador Dali; c'était chez Edita, à Lausanne, en 1969. Clovis Prévost, Métamorphoses et regards, photographies, galerie Maeght, 42, rue du Bac, 75007 Paris.

1901-1803 www.arcenreve.com A Bordeaux, le centre Arc en rêve accueille une exposition consacrée aux travaux des jeunes architectes bordelais Samira Aït-Mehdi et Sylvain Latizeau qui avec le photographe Benoît Schmeltz ont fondé en 2004 la Nouvelle Agence et, dès l'année suivante, s'étaient distingués par une aire pour gens du voyage de Bordeaux. L'exposition prend place dans le cadre d'un cycle "carte blanche" à la jeune architecture, cycle qui a déjà présenté Fabre et de Marien, puis Christophe Hutin. La nouvelle agence expose dix projets. La nouvelle agence, temps intermédiaires, Galerie blanche, Arc en Rêve, 7 rue Ferrère, 33000 Bordeaux.

 

Lecture

Paul Verlaine, Croquis Parisien, Eaux Fortes, paru dans les Poèmes saturniens, 1866.

 

Musique

Marisa Monte et Cesaria Evora, E doce morrer no mar

La vie parisienne, 1873 (après une première représentation en 1866), opéra-bouffe en quatre actes sur un livret de Meilhac et Halévy

Offenbach, Train de plaisir pour le Havre. Bouffes parisiens, avril 1875.

 

 

Invité(s) :
Michael Kiene, historien de l'architecture
Vincent Parreira, architecte

Thème(s) : Arts & Spectacles| Architecture| architecture polychrome| architecture scolaire| Equerre d'argent| Francesco Marino| Jacques Ignace Hittorff