Nicolas de Cues
14.03.2008 - 18:20
Par François Noudelmann
Réalisation: Clotilde Pivin
Il fut le dernier des philosophes médiévaux et le premier penseur des Modernes : au XVe siècle, Nicolas de Cues continue la tradition néoplatonicienne, mais Cassirer verra en lui l'annonciateur de la révolution kantienne. Pourtant ce philosophe qui écrivit de nombreux traités reste méconnu, associé à d'autres auteurs et peu lu pour lui-même. Plusieurs traductions en cours permettent de découvrir cette figure de l'humanisme naissant et sa réflexion originale sur l'un et l'infini, sur l'image vive ou sur le verbe et la raison.
Nicolas de Cues fut aussi un homme d'Eglise, diplomate aux prises avec les schismes et les luttes de pouvoir. Là encore, ses propos sur la pacification des religions intéressent notre contemporain. Il ne promeut pas seulement un relativisme des pratiques mais pose un dilemme crucial : admettre plusieurs accès à Dieu conduit-il à vider la divinité de tout contenu?
Invité(s) :
David Larre
Agnès Minazzoli
Hervé Pasqua, professeur de philosophie et recteur de l’Institut catholique de Rennes,
Thème(s) : Idées



