retour en haut de page
On ne parle pas la bouche pleine !

On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenu par Alain Kruger Le site de l'émission
Emission On ne parle pas la bouche pleine !

le samedi de 12h à 12h30

Ecoutez l'émission 28 minutes

Du tableau à la table et réciproquement 2

14.01.2012 - 12:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

 

 

.

Valérie Abécassis et Nathalie Mandel Francesca Montovani©Radio France

On ne parle pas la bouche pleine ! invite cette semaine Valérie Abécassis et Nathalie Mandel, auteures du livre Art food : L’histoire de l’art en cuisine

Invité(s) :
Nathalie Mandel, journaliste
Valérie Abécassis, journaliste

Thème(s) : Arts & Spectacles| Gastronomie| Peinture

2 commentaires

Portrait de Anonyme Jocelyne Paris18.01.2012

Bonjour, en prolongement de votre émission de samedi dernier, je souhaitais vous communiquer l'existence d'un centre d'art, en Tarn-et-Garonne, dédié à l'art et le design appliqués à l'alimentation. C'est un lieu innovant dont je vous conseille vivement d'aller voir le site (www.lacuisine.fr). L'une des dernières expositions a été réalisée avec Matali Crasset, mais bien d'autres projets ont été présentés. Un lieu dynamique et prospectif, à connaître ! Jocelyne Paris (documentaliste aux Abattoirs-Frac Midi - Pyrénées).

Portrait de Anonyme JULIA14.01.2012

Bonjour à tous,

Je suis en train d'écouter votre émission "Du tableau à la table et réciproquement."

En écho à votre discussion relative à "Vanitas - Robe de chair pour albinos anorexique" de Jana Sterbak (1987), je vous envoie quelques informations.

Contrairement à ce qui a été dit, la robe est composée de grands morceaux de steak de bœuf (flanchet), consolidés d’abord avec du fil.

Je vous souhaite un excellent week-end

Julia Hountou / Docteur en Histoire de l'art
----------------------------------------------

Vanitas - Robe de chair pour albinos anorexique de Jana Sterbak (1987).
Cette élégante « robe de chair » est posée sur un mannequin métallique, comme dans une boutique de luxe. De loin, on croit voir une robe coupée dans un cuir tanné et rugueux ; de près, le cuir se révèle être de la viande séchée et salée : des grains de gros sel s’accrochent dans les aspérités de la viande. L’œuvre attirante de loin sur son mannequin provoque parfois de près dégoût et rejet : une robe haute couture se change en écorché. Chair humaine, viande animale, et peau aussi, car la robe épouse les courbes du mannequin. Cette œuvre mélange différents ordres : celui de l’enveloppe corporelle puisque c’est à la fois un vêtement et une peau, et celui de l’épaisseur charnelle du corps.

La robe est composée de grands morceaux de steak de bœuf (flanchet), consolidés d’abord avec du fil afin de former des panneaux aux bords nets.

C’est en fait une grande partie du travail. On choisit de mettre au dehors, sur la partie visible de la robe, le côté le moins gras de la robe, afin d’éviter qu’il y ait trop de rainures blanches – certaines robes réalisés lors d’autres expositions jouaient au contraire sur le contraste entre le rouge et le blanc des veines de graisse.

Ces morceaux sont ensuite cousus ensemble selon les décisions du styliste, pour former ici la « jupe » de la robe.

Pour en savoir davantage : http://elles.centrepompidou.fr/blog/?p=175