Sur un plateau, un train passe et engloutit les mots que se disent pour se quitter, un homme et une femme à la gare. Presque classique. Sur un plateau, dans un fauteuil, ce même homme, cette même femme, quelques mois plus tard, chantent, Gainsbourg et Karina, "Ne dis rien, surtout pas, ne dis rien suis moi..." Et s’ils semblent appeler de leurs vœux le silence dans cette quasi-unique scène de sérénité, c’est bien à coups de mots, de phrases, maintes fois utilisés par d’autres, qu’ils cherchent à s’aimer. Cet homme et cette femme, sont interprétés par Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, personnages à l’intérieur des personnages, dans le très sensible Belleville Tokyo, sorti l’an passé en salles, et édité en DVD. DVD que l’on trouve dès aujourd’hui dans tous les endroits où se vendent pareils objets. Elise Girard, a écrit et réalisé ce film, elle est notre invitée cet après-midi.
Belleville Tokyo d'Elise Girard© Epicentre films
D'ici là, vous verrez que les mots ne trahissent souvent que notre tentative d’aimer. Sur l'image révélée par le Polaroïd, vous verrez que de grands hommes forts n’ont pas peur de mettre la bouée. A 16h50, vous verrez qu'Eugène Savitskaya, tout fou civil qu’il est, rend la vie imperturbable. Vous verrez si vous écoutez. Mais d’abord, Jacques Bonnaffé déballe sa bibliothèque, Le Manifeste Cochon de Jean Pierre Verheggen.
Programmation musicale
Tom Waits, Ruby's arms
Les oisillons tombés du nid, L'avion-plage
Goldmund, Ovendake
Nancy Sinatra, Lee Hazlewood, Summer Wine
Belleville Tokyo d'Elise Girard©epicentre films
Invité(s) :
Elise Girard, réalisatrice
Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma



