Un monde sans femmes ©NIZ
Sur un plateau, deux films. La même mer. La même façon de gratter le sol timidement ou de sonder les crevettes dans le sable.
Que tu crèves ton vélo au bord d’une route, ou que tu loues un appartement pour l’été, Sylvain sera là, pareil, gauche mais présent. Attendant que quelqu’un admire son fond d’œil ou son nouveau polo, car il n’est plus certain de supporter son reflet dans le miroir. Ce serait l’aventure silencieuse d’homme naufragé, un peu dépassé par l’amour et ses dépendances. Un monde sans femmes près des falaises, et la fondamentale solitude des êtres Paris-province, qui déborde avec les larmes. Deux très beaux films qui se voient l’un après l’autre, ou séparément ou en boucle. Le signe certain d’une écriture. Guillaume Brac est l’auteur, réalisateur de Le Naufragé et d’Un monde sans femmes, un court et un moyen métrage presque long, sortis en salles mercredi 8 février, il est notre invité cet après midi.
Mais avant d'en arriver là, l’image vous fera monter non le frisson, mais l’écaille, le long de la cuisse. Les films, eux, les larmes, feront monter la mer. Le poème fera monter l’envie de ne pas refermer de si tôt le Fou civil. A 16h05, le comédien Jacques Bonnaffé finit de déballer sa bibliothèque, Fragments poétiques de Valérie Rouzeau.
Laure Calamy et Constance Rousseau © NIZ
Programmation musicale
André Minvielle, La vie d'ici-bas
Brooke Fraser, Something in the water
The Rodeo, Highway resolution words
The Walkmen, On the water
Invité(s) :
Guillaume Brac, réalisateur
Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma


