Peut-on éviter les catastrophes ?
23.05.2008 - 14:00
Le temps des catastrophes... C'est le titre de la revue Esprit de mars-avril. C'est aussi le titre d'un ouvrage écrit par l'économiste François-Xavier Albouy en 2002. La catastrophe, c'est également le thème des Rencontres de Malagar qui se déroulent sur la commune de Saint-Maixant, dans la Gironde, les 23 et 24 mai. C'est d'ailleurs cet événement qui nous a conduit à organiser cette émission. Nous ignorions alors que l'actualité allait nous donner autant de motifs de nous pencher sur ce phénomène de la catastrophe : c'était avant que le cyclone Nargis ne balaye la Birmanie le 3 mai en provoquant plus de 100 000 morts et que le séisme qui a secoué le sud-ouest de la Chine, dans la province du Sichuan , le 12 mai ne fasse, selon les dernières prévisions, plus de 50 000 victimes.
Au-delà des drames humains engendrés par des phénomènes naturels, la notion de catastrophe a pris une importance croissante au cours des dernières décennies. Et, paradoxalement, la science semble souvent basculer du coté des catastrophes alors même qu'elle a longtemps été considérée comme une réponse des hommes face aux adversités. La bombe atomique, Tchernobyl ou la vache folle dans l'histoire récente, les OGM aujourd'hui et les nanotechnologies demain sont autant d'événements ou de d'innovation qui soulèvent de multiples craintes. Au point de remettre en cause la notion même de progrès. Une sourde angoisse sape la confiance des hommes dans leur propre capacité à améliorer leurs conditions de vie. Du coup, le principe de précaution se retrouve inscrit dans la constitution française et la fonction de « lanceur d'alerte » devient une activité reconnue.
Comment la notion de catastrophe a-t-elle évoluée au cours de l'Histoire ?
Quelle place occupe aujourd'hui la science dans le catastrophisme qui semble s'emparer d'une partie grandissante de la société ?
Comment faut-il considérer les catastrophes, naturelles ou humaines ?
Est-il raisonnable d'espérer pouvoir les prévenir ?
Doit-on se résoudre au fatalisme ou bien ranimer le scientisme ?
Invité(s) :
François-Xavier Albouy
Stéphane Callens
Jean-Claude Guillebaud
Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay Objecteur de croissance
Marc Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit
Bernard Stiegler, philosophe. Président de l'association Ars Industrialis
Thème(s) : Sciences


