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Pharmacie en ligne, à quels prix ? 22

12.07.2013 - 07:12 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudiovideo

Cliquer pour se soigner ! Vous pouvez désormais acheter sur internet vos médicaments hors prescription. Soit, dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat, 4000 produits accessibles de manière très encadrée. Le gouvernement se conforme ainsi à des textes européens, en particulier pour lutter contre une contrefaçon terriblement alarmante. Comment pharmaciens et clients vivent ce changement quand l’Autorité de la concurrence envisage déjà la vente de ces médicaments hors officine, en supermarché ?

 

L’Europe permettait cette vente en ligne depuis dix ans, via le fameux arrêt DocMorris rendu par la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE). Mais la France tardait à la réglementer. Une directive européenne de 2011 contre les médicaments falsifiés l'y a obligée. Dernier délai, début janvier, pour une ordonnance finalement passée le 19 décembre en Conseil des ministres.


Le pharmacien caennais Philippe Lailler
Jean-Yves Desfoux © Maxppp / Ouest France

De quoi énerver un pharmacien à Caen, pionnier : Philippe Lailler. Le premier à se lancer en novembre, avec une belle publicité à la clé. Philippe Lailler qui est allé jusqu'à saisir avec gain de cause le Conseil d'Etat pour faire passer les médicaments sans ordonnance concernés de 450 à 4.000. Il envisage d'ailleurs de recommencer pour assouplir l'arrêté de bonnes pratiques qui entre en vigueur ce vendredi. Pour faire augmenter notamment les doses autorisées dans ces ventes en ligne. "J'ai appuyé toujours où cela faisait mal, et aujourd'hui, si c'est ouvert, c'est parce que je me suis dépassé. Personne dans la profession, ni l'Etat, n'ont fait le nécessaire" affirme celui qui estime que le vrai problème, c'est la divulgation des prix quand il existe des écarts du simple au double voire au triple :

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Philippe Lailler, qui concentre 190 plaintes contre lui au niveau local, vend aujourd'hui à des clients partout en France, à des frais de port fixes. Une cyber pharmacie qui représente 10 à 15% de son chiffre d'affaires global. Soit environ une centaine de commandes par jour, avant tout dans les grands bassins de population.  Avec d'abord des produits pour arrêter de fumer et des médicaments pour l'hygiène intime que les clients préfèrent commander de chez eux :

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Recours devant le Conseil d'Etat pour autoriser les groupements de sites


La demande est cette fois venue ces derniers jours de la plateforme 1001Pharmacies. Lancée en octobre, elle regroupe 170 officines pour 3.500 ventes en juin et 100.000 euros de chiffre d'affaires mensuel. Mais problème : la loi impose désormais l'équation 1 site web = 1 pharmacie.

Ce portail va donc pouvoir continuer à vendre de la parapharmacie et du petit matériel médical, mais pas se lancer dans les médicaments sans ordonnance. Co fondateur de ce "site des pharmacies françaises", Cédric O'Neill regrette une absence de concertation avec ceux qui pratiquaient déjà ce type de commerce et un texte trop vite rédigé. Il évoque de possibles pressions sur l'Etat des pharmaciens réticents. Et ce jeune pharmacien de 25 ans, associé à une spécialiste en web marketing, en appelle à la justice car selon lui "les internautes vont commencer à s'y perdre" et l'offre légale s'en trouvera appauvrie. "Regarder dans la chaussure en ligne, vous connaissez peut-être 5 grossistes"  :

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C'est un travail considérable, pas forcément d'une rentabilité absolue, mais un service très intéressant


 

A Paris, c'est pour l'instant l'unique officine autorisée. Et son site devrait être accessible dans quelques jours.

Cette grande enseigne dans le XVIIe arrondissement, avec ses 15 salariés et un fonctionnement 7j/7, se lance dans une aventure familiale.

C'est en effet le fils, Thibault Wuhrlin, formé dans une grande école de commerce, qui a convaincu son père Patrick.

Très entrepreneur et interpellé par la concurrence, l'homme se défend de faire passer les affaires avant le soin, confie ne pas avoir fait d'études de marché et insiste sur sa responsabilité de pharmacien. Patrick Wuhrlin :

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Thibault Wuhrlin peaufine les derniers développements de la version bêta de "Pharmanco", la future arrière boutique virtuelle des vastes locaux où il nous reçoit avec ses parents.

Et il met en avant les garanties dont devraient bénéficier les internautes.

Car outre celles imposées par le Conseil de l'Ordre, le jeune homme promet un service de conseil par mail, chat et webcam, reliée au comptoir.

Avec a priori une livraison en 2h30 dans la capitale et 24h dans le reste du pays mais des frais de port variables :

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Une seule chose à retenir : vérifiez les sites sur celui de l'Ordre des pharmaciens !


 

Dans son incroyable bureau en bordure du Parc Monceau, Isabelle Adenot, président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, parle longuement du sujet. Mais elle insiste avant tout sur le repère indispensable que doit être SON site. Là où, malheureusement mal mis en avant, sont référencés les sites-pharmacies agréés. Une quarantaine aujourd’hui mais avec des dizaines de demandes en attente et des milliers attendus.

Passer par cette vigie en attendant un logo de la Communauté européenne qui tarde et pourra être copié. Et surtout parce que des experts en contrefaçon s'attaquent déjà au marché français en récupérant des noms de domaine d'enseigne pour vendre à prix cassés n'importe quoi (découvrez ci-dessous notre encadré sur une contrefaçon qui explose). Isabelle Adenot :

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A noter que le site de l'Agence nationale de sécurité du médicament est un complément précieux grâce à un dossier sur les contrefaçons et falsifications de produits de santé.

Isabelle Adenot refuse de polémiquer à propos de ce "débat de société" et se montre moins virulente que ce qu'elle écrivait dans son communiqué de décembre : "L’internet n’est qu’un moyen. Comme tout moyen, il ne vaut que par l’usage que l’on en fait. Un couteau peut servir à partager un gâteau comme à tuer son prochain. Il s'agit de faire un usage positif de l'Internet désormais intégré à la loi."

Mais elle s'interroge quand "partout en France grosso modo existe un maillage territorial très dense, avec une pharmacie à disposition à quelques minutes" (1,13 pharmacien pour 1.000 habitants) et elle réfute tout retard quand "sept pays n'ont pas encore transposé cette directive européenne" :

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Rien n'est aussi performant que le face à face


 

Un réseau de 22.000 officines très développé mais à la peine, l'argument est repris par le Collectif national des groupements de pharmaciens.

Il regroupe quelque 10.000 pharmaciens, représente la moitié du chiffre d'affaires des enseignes et s'est surtout opposé à l'envoi des médicaments par la Poste.

Pour Pascal Louis, le président du CNGPO, "rien n'est aussi performant que le face à face. La personne nécessite toujours une sorte de réassurance" :

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Pascal Louis qui évoque aussi, comme Isabelle Adenot, des précédents à l'étranger peu fructueux, comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Sans oublier que "le prix moyen d'un médicament non soumis à prescription est de l'ordre de 5 euros, donc le volume financier reste faible et difficile de faire un panier qui vaut le coup en matière de livraison" :

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Beaucoup de doutes et d'interrogations pour le moins, alors que l’Autorité de la concurrence, qui avait déjà encouragé cette vente en ligne, vient de lancer un nouveau pavé dans la marre. Elle évoque en effet une vente de produits sans prescription dans d'autres réseaux de distribution que l'officine. En clair, en grandes surfaces, pour faire réellement baisser les prix qu'elle vient d'étudier en détail. Des observations soumises à consultation publique jusqu'au 16 septembre. L'avis définitif du régulateur, "éventuellement assorti de recommandations", devrait être rendu lui "avant la fin de l'année".

Ce vendredi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a toutefois répliqué via l'AFP : "L'hypothèse d'une vente des médicaments, même non soumis à prescription obligatoire, en grandes surfaces, n'est pas envisagée par le gouvernement". Selon son entourage, la ministre est "particulièrement attentive à ce que le circuit du médicament soit sécurisé et que la consommation des médicaments soit maîtrisée".
Un point clé dans un contexte de crise et d'économies tous azimuts. Quand nous consommons en moyenne 48 boîtes de médicaments par an (pour 2012), au 5ème rang mondial pour 2011. Et la guerre est déjà déclarée entre pharmacies et supermarchés, avec par exemple une récente campagne web d'un syndicat professionnel pour dénoncer les ambitions de Leclerc.
La fédération Pharmaceutique Méditerranéenne (FEDMED) qui s'en est pris d'ailleurs aussi dans ses vidéos à l'automédication par internet.

 

Des Français frileux à l'idée de cliquer pour s'automédiquer

 

81% des personnes interrogées fin mars pour un sondage LH2 / MetroNews ne se disaient pas prêtes à de tels achats. "Une courte majorité (57%) estimant que désormais les consommateurs pourront comparer les prix et acheter des médicaments moins chers". Sans inquiétude majoritaire pour le contrôle et le conseil du pharmacien, mais "très anxieux vis-à-vis du risque potentiel d’acheter des médicaments contrefaits ou de moins bonne qualité".

Voici vos avis via @FC Pixel

 

 

Le fléau sans cesse croissant de la contrefaçon

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes ! L'Organisation Mondiale de la Santé estime qu'environ la moitié des médicaments vendus sur internet sont des contrefaçons ! Anti malaria, anti cancer ou encore antibiotiques. Illustration : la dernière opération d'Interpol. Baptisée Pangea 6, avec 100 pays mobilisés pendant une semaine. Pour une saisie en augmentation de 100% en 9 mois et plus de 9.000 sites-fausses pharmacies fermés, dont 29 rattachés à la France. Répression doublée de campagnes de sensibilisation dans 23 pays (voir vidéo). Un trafic beaucoup plus rentable et moins risqué que la drogue explique Aline Plançon, sous directeur de la criminalité pharmaceutique pour Interpol, qui déplore à peine dix agences spécialisées de lutte dans le monde et regrette l'absence d'une convention internationale dédiée :

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Reportage réalisé par Eric Chaverou

Thème(s) : Information| Economie| Santé| médicaments| Pharmacie

Lien(s)

Les Français et la vente de médicaments en ligne. Sondage Viavoice pour le Groupe Pasteur MutualitéRéalisé sur un échantillon représentatif de 1007 personnes, interrogées par téléphone entre le 28 février et le 1er mars. 80% estiment que cette vente comporte des risques liés aux contrefaçons et 69% voient dans la vente de médicaments sur le web une potentielle menace pour les emplois dans le secteur de la pharmacie.
Pharmacies en ligne en France : un bilan incertain après deux ans. Le Cercle Les EchosPar Nathalie Dreyfus, conseil en Propriété Industrielle, Expert près la Cour d’Appel de Paris, le 21 mai.
Automédication : se soigner en sécurité. Le FigaroPar Martine Lochouarn, le 11 janvier.

22 commentaires

Portrait de Anonyme Steph15.07.2013

C'est original : on remarque que l'usage de la langue ici est impropre et que le rédacteur devrait faire des efforts, et l'employé de service public qui tient cette page ne présente pas d'excuse, mais accuse ses usagers d'être méchants vilants pas beaux! Dans quel monde vit-on, tout de même. L'apprentissage, la formation permanente, faire des progrès, ça ne vous branche pas? C'est toujours mauvais signe quand, lorsqu'on vous fait une remarque, vous êtes incapable de la réfuter, mais vous persistez et signez dans votre niveau. Surtout dans un service public... Vous connaissez le film "Idiocracy"? Vous nous y emmenez...

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou16.07.2013

Bonjour Steph,

Tiens, vous ici, de retour.

Une dernière fois publié pour fermer le ban que vous aviez ouvert. Et montrer s'il en était désormais besoin cette adresse arrogante d'une rare perversion dialectique qui annihile tout débat.

A croire que vous, avec Carlotta et helene, ne lisez et ne comprenez que des fautes d'orthographe ou autres pour alimenter un refrain sans fin.

Sans jamais lire votre interlocuteur quand il ose vous répondre.

Trop surpris peut-être qu'il ne vous publie et/ou trop obsédés par les excuses que vous exigez. D'ailleurs, Philaunet, c'est moi qui ai publié le copié-collé de Carlotta, personne d'autre, et absolument pas comme vous l'écrivez "quelques employés conscients du problème de la langue sur FC et qui ressentent une certaine honte à travailler avec des ignorants".

J'essaie de faire mon travail au mieux, avec ses erreurs, forcément. Mais je ne demanderai jamais d'excuses à des personnes qui vont jusqu'à m'insulter en des termes d'une incroyable violence ("médiocre parmi les médiocres", "trop insignifiant pour qu'on lui adresse la parole, même sous cette forme" (l'insulte)).
Comment demander des excuses à ces juges, quelle que soit ma haute idée du service public et de France Culture ?!

Sur ce, bonnes lectures sur notre site ;-)

Portrait de Anonyme helene15.07.2013

Vous savez, il s'agit simplement de prévenir une dégradation de l'usage de la langue : imaginez quelqu'un qui va sur le site de France Culture, croyant trouver là une exemple parfait de langue correcte et informée, et qui tombe sur du sabir journalistique oralisé de magazine, qui enfile les clichés mal à propos et les fautes de grammaire. Que penser? Cette personne serait perdue : France Culture ne serait donc pas l'antenne culturelle que le nom laisserait à penser. La BBC ne proposerait jamais un tel relâchement de langue sur son site, par exemple. Je ne suis pas sûr qu'une réaction comme la vôtre soit très mûre... Et je pense que vous faites la différence entre des coquilles de texte tapé rapidement par un auditeur et un texte ourdé de fautes de grammaire et de clichés oraux par un employé du service public. Vous recevez du feedback, et vous êtes outragés. Difficile, dans ces conditions-là, d'apprendre quoi que ce soit, et de progresser! Je pense que vous le comprenez.

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou15.07.2013

Du feedback, un beau mot de français que voilà !

Je ne suis pas "outragé" (sans "s" svp) mais, comme je l'ai déjà écrit (curieux de devoir se répéter autant), choqué par votre façon de relever mes si graves erreurs.

Pourquoi une telle violence, sous pseudo, ponctuée d'insultes et de "..." ? Et sur pareil ton comminatoire ?

Maintenant, désolé, mais je viens de le dire à Carlotta, le débat s'arrête là pour moi. Convaincu que votre site servira à le poursuivre entre vous.

Portrait de Anonyme Carlotta Melzi15.07.2013

Monsieur Chaverou, évitons de prolonger cette querelle de cour d'école et de nous lancer d'interminables "je vous ai dit que", "je vous bien répondu que " ? Non seulement votre écriture est très défaillante pour quelqu'un qui occupe des fonctions importantes à FC, mais votre lecture l'est tout autant. Relisez donc attentivement ces lignes avant de bondir sur votre clavier : "vous trouverez un excellent recensement de vos "insultes" grammaticales et orthographiques (vous êtes multirécidiviste en la matière). Garanti: "sans insulte à la personne". Ayez donc le courage de le publier, puisque vous invitez un de vos lecteurs à relever vos fautes. Il se trouve qu'une bonne âme, attentive à la qualité de France Culture, l'a fait. Vous êtes son obligé". Vous y trouverez l'origine de votre erreur. Hélène a parfaitement raison dans tout ce qu'elle écrit. Nous sommes très nombreux à constater une baisse sensible de la qualité de la langue écrite sur FC (et parlée, cela va de soi, mais nous parlons ici du site). Je signale bien souvent ces manquements graves à la correction de la langue. Graves, et surtout étonnants, puis consternants. Or vous devriez être les thuriféraires de la langue, vous devriez, comme cette auditrice l'écrit, donner l'exemple, et donc vous plier à la plus haute exigence vis-à-vis de vous-mêmes. Sans doute êtes-vous vous-même très occupé, on le croit sans mal. Mais c'est ce relâchement, cette indifférence à la qualité de l'expression que nous sommes nombreux à déplorer. Ne vous drapez pas dans votre dignité, ne vous vexez pas, je vous assure que cette attitude quelque peu immature ne fait que vous desservir... Lorsqu'il y a erreur, il est préférable de la reconnaître (tout le monde est faillible, comme le rappelle Hélène), plutôt que de la justifier envers et contre toutes les évidences. Pour finir, vous êtes sans doute capable de distinguer entre une simple coquille ou une faute de frappe (lapsus calami) et un énorme pataquès grammatical, n'est-ce pas ? Alors, ne jouez pas à ce petit jeu... Et encore une fois, c'est **vous** avez l'obligation d'être irréprochables l'auditeur qui intervient ici n'a pas la prétention d'officier sur FC, il n'est qu'un particulier exprimant une opinion. Ses éventuelles fautes ne sont pas pour autant plus excusables, mais n'inversons pas les rôles, je vous prie... Cordialement (si, si !! ), CM.

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou15.07.2013

Madame Melzi,

Une dernière fois je vous publie, fatigué de devoir me répéter et de poursuivre un débat lui-aussi épuisé.

Oui, j'accepte les critiques de tous ordres et partage l'exigence que l'on peut avoir vis-à-vis de France Culture, puisque je m'efforce de la maintenir. Il se trouve encore une fois que je suis faillible, ce que vous avez décidément bien du mal à entendre.

Mais aucune critique ne peut justifier des insultes et des ordres, comme je l'ai déjà expliqué ci-dessous.

Et ici encore d'ailleurs, votre cordialité vous pousse à m'écrire "ne jouez pas à ce petit jeu..."

Portrait de Anonyme helene14.07.2013

C'est vrai que l'on entend beaucoup que "le Français est une chance", phrase répétée par les responsables de la station, mais qui exu-mêmes laissent figurer sur les pages du site de France Culture (je répète : France Culture...) ces violences orthographiques et grammairiennes si justement relevées par Carlotta. Plutôt que de jouer les vierges outragées au plus profond de votre personnalité, essayez plutôt de réagir en employé du service public : prenez-en bonne note, remerciez Carlotta d'avoir pointé cela car cela vous permettra de faire des progrès. Préférez-vous une radio désertée ou fréquentée par des analphabètes peu exigeants, ou une radio dotée d'un auditorat curieux et pointilleux sur la qualité de ce qu'on lui propose? Ne réagissez donc pas avec cette mode du service public à la française : n'insultez pas les usages avec du "suikidikié", mais prenez acte. Le catalogue d'incorrections est tout à fait éloquent de la chute du niveau de langue pratiqué à la station. Vous devriez être prescripteurs, vous devriez donner l'exemple. Il faut être clair et correct. Il faut pour cela un peu d'humilité, personne n'est parfait, tout est perfectible. Ce n'est pas parce que l'on publie quelque chose sur internet qu'il faut faire subir les derniers outrages à la langue. Un petit effort s'impose, mais aussi un changment d'attitude! Malheureusement, la station délaisse les sujets culturels pour du sociétal (on le voit ici avec ce sujet "conso"), et délaisse aussi le goût d'une langue précise, belle et correcte. Il ne faut pas hésiter à lire des livres (et pas seulement des magazines) pour perfectionner son style à l'écrit. Vous verrez, vous serez tout de suite plus à l'aise dès qu'il s'agira de s'atteler à la rédaction d'un exposé. Encore une fois, agissez en employé de service public, et non en auteur de blog perso. C'est une attitude à prendre. Et une correction de langue que nous apprécierons tous. Sinon, il sera difficile de prendre la station et ses productions écrites au sérieux. Vous ne voudriez pas devenir la risée du service public? Que vos textes soient cités partout en se moquant? C'est ce qui se fait sur internet. Ce n'est qu'un modeste petit conseil...

Portrait de Anonyme InBedWithJulienLepers15.07.2013

Bonjour,

Je ne me donne que très rarement la peine d'intervenir sur Internet, mais ce plaisir manifeste que d'aucuns prennent à la malveillance ( ici pédante et moralisatrice) soulève les quelques observations à suivre, dont j'espère qu'elle porteront les auteurs de cabale à réflexion (eu égard à l'incapacité notoire qu'ils affichent à mobiliser seul leur cerveau).
Merde, une phrase balzacienne.

Il ira sans dire, en premier lieu, qu'il convient de confiner soi-même à l'irréprochable avant de jouer les donneurs de leçons : vos diatribes apparaissent lourdes et sans saveur, du genre de celles qui figurent la dimension rigide de leurs tristes contributeurs. Devinons-les aigris par leur incapacité notable à devenir quelqu'un, et pour cause : la qualité lamentable de leurs propres interventions, tant sur le fond que dans la forme. Soyez brillants d'abord, chers dépositaires du bien parler, on s'aveuglera ensuite. Promis.

Je suggère par ailleurs que vous conceviez ce merveilleux média qu'est France Culture (France Cul pour les intimes) comme l'occasion d'ouvrir vos chakras vers les ailleurs, à savoir des territoires nouveaux à défricher. Il va sans dire que les perspectives exploratoires semblent si lointaines aux personnages imprompts à décoller, qu'elles requièrent, en ce qui vous concerne par exemple, le travail en amont qui consisterait à :
- Prendre du recul
- Prendre de l'élan
- Puis de la hauteur
Je concède bien volontiers le caractère éprouvant de ce genre d'entreprise, mais que voulez-vous, on n'a rien sans rien (vous savez bien).

En l'espèce et à vous lire, la plèbe elle-même, les prolos, les sans-grade (les dépressifs et tout le bordel, en somme, dont je suis) se marrent de se découvrir une utilité sociale par cette modeste contribution.

Sans rancune, chers helène et autre Carlotta. Vraiment.
On s'envoie une bière en compagnie de notre bien courageux journaliste quand vous le souhaitez. Enfin moi j'aimerais bien.

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou15.07.2013

Bonsoir "helene",

Merci à vous aussi de me dicter, impératifs à la clé, mes réponses à Carlotta, mes lectures et mon humilité.

Merci de ne jamais tomber dans l'outrance en parlant des "derniers outrages à la langue" à découvrir ci-dessus.

Et merci de me rappeler mon statut d'"employé de service public", moi l'"auteur de blog perso" qui joue "les vierges outragées au plus profond de ma personnalité". Moi qui répond, mais devrait simplement dire à quel point Carlotta, "Regards FC" et donc vous-même avez de bout en bout raison, sur le fond, comme sur la forme.

Enfin, merci de votre "modeste petit conseil" pimenté de "..." si énigmatiques !

En attendant de devenir "la risée du service public" (par vos soins ?), permettez que je vous signale deux coquilles peu dignes de votre exigence : "exu-mêmes" dans votre première phrase et "changment d'attitude" quelques lignes plus bas.

PS : La pharmacie en ligne, c'était donc le sujet de ce "Pixel" ;-)

Portrait de Jacques Jacques14.07.2013

A Carlotta : Sachez que la correction d'une langue se juge certes à son orthographe et à sa grammaire, mais aussi à la justesse de son ton.

Le fiel qui se déverse de votre remarque décrédibilise donc l'ensemble de votre propos - qui sur le fond pourrait s'entendre, par ailleurs.

Si votre commentaire devait être noté à son tour, il n'atteindrait probablement pas ce fameux 4/20.

Portrait de Anonyme Carlotta Melzi14.07.2013

Si vous aviez bien lu, vous auriez vu que je ne faisais que rapporter un texte provenant du site Regards FC... Hélas, l'auteur de ces lignes avait parfaitement relevé les turpitudes orthographiques et grammaticales qui émaillent le texte de Monsieur E. Chaverou. J'en profite d'ailleurs pour demander à ce contributeur attentif et perspicace de bien vouloir m'excuser de l'avoir mêlé bien malgré lui à cette polémique... Son relevé répondait si parfaitement à la demande de Monsieur Chaverou qu'il était tentant de le reproduire tel quel. Libre à vous de considérer qu'il y a du " fiel" dans les propos de cet auditeur. Une faute de français est une faute de français, cela se discute peu. Il me semble que la moindre des exigences serait de relire un texte et de le corriger avant de le publier, surtout lorsqu'on intervient sur une chaîne dite "culturelle", vous ne trouvez pas ? Mais finalement, cette langue débraillée, ou "déboutonnée" – comme dirait Alain Finkielkraut – convient parfaitement à des auditeurs peu regardants sur la qualité. Mais vous en trouverez d'autres qui ne cesseront jamais de pointer ces négligences, parce que tel est le devoir d'un auditeur qui respecte la chaîne et qui se respecte lui-même. Les textes que l'on peut lire sur ce site sont trop souvent consternants : mal et vite écrits, fautifs, semés de clichés, ils en disent long sur la dégringolade de la chaîne et sur le peu de soin que l'on accorde à l'affichage de ses contenus.

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou15.07.2013

Quel dommage que, contrairement à votre billet de ce soir sur "Regards sur France Culture", vous n'ayez pas spécifié au début de votre copié-collé ci-dessous qu'il s'agissait d'un "recensement" réalisé par "Philaunet".
Toute ambiguité aurait ainsi été levée sur le véritable auteur au pseudo de cette diatribe aimablement relayée ici.

Comme vous l'écrivez vous, Carlotta, "une faute de français est une faute de français". Nous sommes parfaitement d'accord. Et il arrive dans des travaux de cette ampleur d'en laisser passer. Je reconnais vivre parfois quelques moments de fatigue et ne pas être parfait. Pas comme vous, semble-t-il.

Ce que je discute, "scribouillard" que je suis selon votre post (http://www.regardfc.com/t398p120-les-petits-textes#14840), ce sont vos façons de le dire et surtout de me traiter personnellement.

Avec le "courage" que vous me dictez, je réponds donc à vos provocations, à votre "surprise".

Sans aucune "vertu outragée", mais choqué d'une telle virulence ad personam. Moi, le "sieur Chaverou" comme vous me baptisez également dans votre billet.

Portrait de Anonyme Loïs Chembene14.07.2013

Quelle tristesse ces gens qui n'ont d'autre recours que la malveillance pour exister. Et comme ils sont à plaindre… :[

Portrait de Anonyme Anonyme14.07.2013

bonjour,

je me régale quotidiennement avec France Culture, qui m'aide à nourrir ma réflexion et mes jugements, avec des sujets variés et des intervenants de qualité,
je l'ai faite découvrir à mes enfants, quel bel outil éducatif au sens large,

je suis consterné de lire, ici ailleurs, ces messages bilieux,
j'ai remarqué aussi qu'il y a des spécialistes de la récidive, mais au moins cette chaine leur donne le sentiment d'exister à travers leurs commentaires,

malgré cela, merci continuez tous, sur cette radio, continuez de nous offrir cette liberté de penser et de réfléchir

Portrait de Anonyme Antoine Arnoux14.07.2013

Mme Carlotta Melzi ne se trompe aucunement, hélas !

Les journalistes de cette chaîne radiophonique ne maîtrisent pas la langue française. Ils n'admettent pas que les auditeurs (contribuables) osent se plaindre de toutes ces émissions dépourvues de caractère culturel (au sens premier et noble de l'adjectif).

Enfin, le directeur de cette chaîne déculturée, qui n'attache d'importance qu'à l'audience, prend modèle sur France Inter ou sur RTL.

Portrait de Anonyme Carlotta Melzi13.07.2013

Monsieur Chaverou, sur le site de Regards France Culture, vous trouverez un excellent recensement de vos "insultes" grammaticales et orthographiques (vous êtes multirécidiviste en la matière). Garanti: "sans insulte à la personne". Ayez donc le courage de le publier, puisque vous invitez un de vos lecteurs à relever vos fautes. Il se trouve qu'une bonne âme, attentive à la qualité de France Culture, l'a fait. Vous êtes son obligé.

"Dans le reportage "Pharmacie en ligne, à quels prix ? (sic)", le tapeur de clavier se croit malin d'écrire ce titre qui vaut un prix (mais lequel ?) :

"Des Français frileux à cliquer pour s'automédiquer".

E.C. (on ne va pas sans cesse le nommer) a d'autres belles formules tout au long du reportage (4 sur 20, après avoir relevé la note pour l'encourager). Par exemple :

"Il évoque de possibles pressions sur l'Etat des pharmaciens opposés."

ou encore

"Philippe Lailler qui est allé jusqu'à saisir avec gain de cause le Conseil d'Etat"

On aime aussi : "Dans son incroyable bureau en bordure du Parc Monceau, Isabelle Adenot, (...) répète le repère indispensable que doit être SON site."

La sélection est difficile tant les perles sont nombreuses. Encore une petite ?

"L’Autorité de la concurrence, qui avait déjà encouragé cette vente en ligne, vient de lancer un nouveau pavé dans la marre." Oh, Diable !

Expression : fait. Orthographe : fait. Grammaire : au diable les accords !

"Mais la France tardait à la réglementer. Une directive européenne de 2011 contre les médicaments falsifiés l'y a obligé." A obligé, qui ? La France, oui, elle.

Le meilleur pour la fin : dans une réponse au seul commentaire que lui vaut cette suite de lignes (parler d'un texte, franchement, non), E.C. fait cette déclaration : "'J'en profite pour préciser que nous ne validons que des commentaires sans insulte(s) à la personne. Quand bien même ils seraient tout à fait justifiés ou pertinents sur le fond." Logique en béton ! En substance celle-ci : "on valide des commentaires même s'ils sont justifiés ou pertinents"...

Et puis après les services à la personne, il y a maintenant "les insultes à la personne"....

Cerise sur le gâteau : "C'est une loi de la bonne gestion des commentaires." Admirable ! ( à dire avec la prononciation de Finkielkraut)

Finalement, on ne voit pas qui voudrait insulter E.C. sur le site de France Culture (ou ailleurs). Il est trop insignifiant pour qu'on lui adresse la parole, même sous cette forme.

Ce qui importe ici, ce n'est pas E. Chaverou, médiocre parmi les médiocres, c'est la Direction de France Culture qui emploie une telle personne et semble en être satisfaite, puisqu'on peut lire semaine après semaine sa signature sous des textes bourrés de fautes d'orthographe, de grammaire, de style, de tout, quoi. Le soldat Chaverou n'est pas coupable, mais l'état-major qui l'envoie au front, oui.

La langue française n'a rien à craindre de l'anglais, mais tout à redouter de ceux qui l'écrivent si mal avec l'assentiment de la Direction de l'institution culturelle ayant pour nom "France Culture". "
http://www.regardfc.com/t398p120-les-petits-textes#14840

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Un peu de courage, voyons, publiez donc ce commentaire... Et si vous en êtes capable, rougissez.

"

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou14.07.2013

Bonsoir Carlotta Melzi,

Voilà votre diatribe publiée. Merci pour votre 4/20 avec encouragements et pour vos encouragements (encore) au courage ;-)

Merci aussi pour vos précieuses corrections, d'orthographe et de grammaire, dont je vais pour l'essentiel tenir compte. Il est vrai qu'auteur de reportages de cette ampleur, vous seriez sans doute inattaquable. Et aussi "excellent"(e) que votre "recensement".

Merci surtout de me gratifier d'un "médiocre parmi les médiocres", "trop insignifiant pour qu'on lui adresse la parole, même sous cette forme" (l'insulte). Et merci de me lire malgré tout : "cette suite de lignes (parler d'un texte, franchement, non)" et les "textes bourrés de fautes d'orthographe, de grammaire, de style, de tout, quoi", "semaine après semaine".

En interpellant tant qu'à faire "la Direction de France Culture qui emploie une telle personne".

La finesse et le ton de votre propos ne laissent pas vraiment matière à commentaire, puisqu'il s'agit de cela.

Et puisqu'il s'agit de cela aussi, sachez que mes mots ci-dessous à propos de la validation d'insulte(s) ne me concernaient pas. J'évoquais en fait un commentaire que j'ai regretté de ne pouvoir publier, car il insultait un des intervenants de ce reportage.

Heureusement, grâce à vous, voici donc les premières insultes à mon endroit en ligne sur le site de France Culture. Avec, vous me le permettrez, ma réponse.

Je laisse maintenant les internautes juger d'eux-mêmes une exigence critique a priori tout à fait louable, mais qui se trouve salie par tant de bile.

Un "tapeur de clavier" étonné de tant d'aménités.

Portrait de Anonyme Rodriguez13.07.2013

Si le corps médical a prescrit pendant des années un médoc qui n'avait d'effet que par son pouvoir létal que se passera-t-il quand des impatients croiront faire une bonne affaire en faisant les soldes médicamenteuses?
Quelqu'un s'est-il posé la question?
Y a-t-il un navigateur dans le vaisseau?
Il y a anguille sous roche tarpéienne quand le capitole n'est qu'une cupipole aux mains de profiturpitodésireurs.
PS ;
La nature est en ligne, mais personne ne la voie depuis les autoroutes de l'info...
Signé :
Le dernier des béotiens, hilote de son état.

Portrait de Anonyme Steph13.07.2013

Il faudrait voir à travailler l'expression car le texte de cette page est diffcilement compréhensible. Peut-être qu'une formation en grammaire et orthographe? Je suis surpris de voir des textes de cette nature sur le site de France Culture. Il y a sans doute une erreur de recrutement ou de formation.

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou13.07.2013

Bonjour,

Je regrette que vous soyez le seul, semble-t-il, à ne pas ou mal comprendre cette page. Peut-être pourriez-vous me donner quelques exemples de ce qui vous a gêné (grammaire, orthographe), au point de provoquer un tel assaut d'amabilités ?

Cordialement

Portrait de Anonyme MutuelleZen12.07.2013

Dossier très complet, merci ! J'ajouterais 2 références pour creuser davantage les enjeux du développement de la pharmacie en ligne :
- une enquête (avec les témoignages des 4 leaders du secteur) : http://www.mutuelle-zen.com/lavenir-de-la-pharmacie-en-ligne-enquete/
- une tribune qui détaille les aspects "rentabilité" essentiel à l'essor d'acteurs solides sur Internet : http://www.slate.fr/tribune/75239/arrete-pharmacie-ligne

Portrait de Eric Chaverou Eric Chaverou12.07.2013

Bonjour et merci pour votre commentaire,

J'en profite pour préciser que nous ne validons que des commentaires sans insulte(s) à la personne. Quand bien même ils seraient tout à fait justifiés ou pertinents sur le fond.

C'est une loi de la bonne gestion des commentaires.

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