Brewster Kahle à la fondation Internet Memoryth©Radio France
Première partie : Archiver le web.
Garder de cet espace mouvant qu’est le web, ce qu’il produit, stocke et fait circuler, l’idée n’est pas nouvelle. Et elle a été mise en place de manière effective depuis longtemps déjà. Suite à une initiative privée avec l’Internet Archive qui depuis 1996 archive les contenus du web, et suite à une initiative publique depuis 2006 avec, en France, le dépôt légal qui donne comme mission à la Bibliothèque nationale de France et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) d’archiver le web français.
Ce qui va nous intéresser aujourd’hui, ce sont deux questions.
D’abord la philosophie générale de l’archivage du web, celle qui réunit Internet Archive, le dépôt légal du web français et le consortium international pour la préservation de l’Internet qui essaie d’organiser l’archivage à l’échelle internationale. Pourquoi archiver le web ? Avec quel idéal en tête ? Et ça on va le faire en écoutant un peu longueur Brewster Kahle, le fondateur d’Internet Archive, pionnier en la matière, rencontré en mars à la fondation Internet Memory de Montreuil.
La transcription de cet entretien est disponible sur InternetActu.net.
La deuxième question, c’est le côté technique du travail. Comment faire pour archiver web ? Cet espace énorme, cette matière extrêmement composite, qui change aussi vite, pas à la même vitesse selon les éléments qui la composent.
Deux ingénieurs au service du Dépôt Légal du web à l'INA, Jérôme Thièvre et Thomas Drugeon, qui passent leur vie à se poser des questions de cet ordre, viennent nous en parler.
T. Drugeon, J. Thorel, J. Thièvre th©Radio France
Deuxième partie : le hacking artistique de Ztohoven
Puis, nous parlons hacking artistique avec Jérôme Thorel. Nous en parlons à travers un collectif qu'il a rencontré, le collectif Ztohoven. Ils sont tchèques, sont à la fois hackers et artistes, et leur dernier projet (enfin, pas tout à fait) s’est attaqué à une question d’actualité, et pas seulement en République Tchèque, la carte d’identité biométrique. Ils s’y sont attaqué à la fois en hacker, en artiste et en activiste. Ce qui rend le propos assez efficace, plus efficace parfois que ne peut l’être un discours rationnel.
L'épisode de Tracks, sur Arte, qui leur a été consacré est consultable en ligne ici.
Lecture de la semaine sur InternetActu.net 
La lecture de la semaine, il s’agit d’un article de Mathew Ingram qui est journaliste. Il a été mis en ligne le 21 juin sur GigaOm et s’intitule “The downside of Facebook as a public space : censorship” (”l’inconvénient de Facebook comme espace public : la censure”).
Sons
- Buck 65 & Symphony NS pt11 - "Way Back When"
- The Grateful Dead, "Lost Sailor"
Retrouver Place de la Toile - #pdlt
Invité(s) :
Jérôme Thorel , journaliste,membre de l'Advisory Board de Privacy International, membre du comité et organisateur de Big Brother Awards France
Thème(s) : Information| Association| Civilisation| Internet| Institution| Innovation| Société| Technique| archive| biométrie| BnF| brewster kahle| crawler| dépôt légal web| hacking| hacking artistique| INA| internet archive






1 commentaire
N'ont pas été creusées les raisons réelles et profondes de cet archivage systématique. Le côté exotique ou la satisfaction des archivistes ne suffisent pas, alors que pour le livre, la seule entreprise d'archivage général existante et exhaustive, ou à peu près, est le dépôt légal.
On parle là, donc, d'une entreprise d'une dimension démiurgique, qui doit être appuyée sur de solides et réelles motivations.
Je note également que la personne interviewé a refusé de dire où se trouvaient les archives. Qui interdit et pourquoi, deux questions qui n'ont pas été posées. Quelques pointillés tendent pourtant à les relier aux motivations profondes de cette entreprise...