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Emission Place de la toile

le dimanche de 17h à 18h

Marées et ouverture des données publiques / Déconnexion, 2e épisode 7

12.06.2011 - 17:00 audio

Séverin Naudet & Gabriel Kerneis th©Radio France

Première partie : "Etalab", ouverture des données publiques

 

Tout commence par un message déposé dans la boîte mail de Place de la Toile, un message vocal (voir ci-dessous) de Mme Brigitte Charoy, qui tient - seule - un site sur la presqu’île de Crozon. Un guide touristique, où elle rend disponible les horaires et coefficients des marée. Jusqu'au jour où le SHOM, le service hydrographique et océanographique de la Marine, lui signifie que ce service va devenir payant. Excuse avancée : les serveurs du SHOM seraient saturés de demandes.

 

L'occasion de revenir sur les problématiques liées à l'opendata, l'ouverture des données publiques, puisqu'en décembre en France, devrait voir le jour la première version du site "data.gouv.fr".

 

 

 

Invités :

 

Séverin Naudet, directeur d'Etalab, mission chargée de créer data.gouv.fr, portail unique interministériel destiné à rassembler et à mettre à disposition librement l'ensemble des informations publiques de l'Etat, de ses établissements publics administratifs et, si elles le souhaitent, des collectivités territoriales et des personnes de droit public ou de droit privé chargées d'une mission de service public. Ancien directeur des contenus et de la communication du site français d'échange de vidéos Dailymotion, et conseiller technique multimédia au cabinet du Premier Ministre.   

 

Gabriel Kerneis, doctorant au laboratoire Preuves, Programmes et Systèmes de l'Université Paris 7 - Diderot, membre de Regards citoyens, association pour la diffusion et le partage de l'information politique.


***

 

Lecture de la semaine sur InternetActu.net

 

Comment Google individualise l'Internet

 

La lecture de la semaine, il s’agit d’une petite partie d’un article paru dans la New York Review of Books. Intitulé “Mind Control and the Internet” (Internet et le contrôle de l’esprit), l’article de Sue Halpern consiste, comme c’est le cas la plupart du temps dans la New York Review of books, en le développement d’une thèse qui s’appuie sur la critique de plusieurs livres récemment parus. Je n’ai gardé qu’un passage de ce long article, celui où Sue Halpern recense le livre de Eli Pariser, The Filter Bibble : What the Internet Is Hiding from You. Ce livre montre notamment que depuis décembre 2009, Google vise à donner à toute requête effectuée sur le moteur de recherche un résultat qui corresponde au profil de la personne qui fait la recherche. Cette correspondance s’applique à tous les usagers de Google, même si elle ne prend effet qu’après plusieurs recherches, le temps qu’il faut à l’algorithme Google pour évaluer les goûts de l’usager.

 

***


Thierry Crouzet th©Radio France


Deuxième partie : déconnexion, deux mois plus tard

 

Deuxième rapport d'étape avec l'écrivain et blogueur Thierry Crouzet, deux mois après son expérience de déconnexion totale, dont nous avions déjà parlé le 17 avril dernier lors de l'émission "Peut-on éteindre l'Internet ?"

 

Pendant l'émission, celui-ci évoque une "plaquette" rédigée pendant sa retraite. Et bien celle-ci est parvenue à François Bon, sans l'aide d'Internet : elle est disponible sur publie.net : "Ya Basta".

 

 

 

Sons

 

- Amy Winehouse, "Rehab"

 

- Le message de Brigitte Charoy :

 

Lecture
 

 

 

 

 

Suivez "Place de la toile" (#pdlt)

 

 

Invité(s) :
Thierry Crouzet, ecrivain

Thème(s) : Information| Débat| Gouvernement| Innovation| Internet| Société| déconnexion| données publiques| opendata

Lien(s)

Lecture de la semaine sur InternetActu.netLa lecture de la semaine, il s’agit d’une petite partie d’un article paru dans la New York Review of Books. Intitulé “Mind Control and the Internet” (Internet et le contrôle de l’esprit), l’article de Sue Halpern consiste, comme c’est le cas la plupart du temps dans la New York Review of books, en le développement d’une thèse qui s’appuie sur la critique de plusieurs livres récemment parus.http://www.internetactu.net
Crozon-Bretagne.com...le guide pratique et touristique de la presqu'île de Crozon.
ETALABLe blog de la mission chargée de créer data.gouv.frhttp://blog.etalab.gouv.fr/
Regards citoyensDiffusion et partage de l'information politiquehttp://www.regardscitoyens.org/
Pourquoi la réutilisation des données publiques à des fins commerciales doit-elle être gratuite ?L’association nantaise LiberTIC, une source indispensable en France sur la question de l’ouverture des données publiques, a publié la semaine dernière un billet qui explique pourquoi la réutilisation des données publiques à des fins commerciales doit demeurer gratuite.
Open Data : quels enjeux pour la France ?Avec la mission Etalab chargée de lancer le portail Data.gouv.fr à la fin 2011, la France rejoint le mouvement des pays engagés dans l'Open Data. Quels sont les enjeux de cette politique publique ? Débat avec deux acteurs de ce nouveau domaine : François Bancilhon, cofondateur de Data Publica et Bruno Walther cofondateur de Captain Dash.
sur InternetActu.netArchives du mot clé : données publiques
sur OWNI.frTous les articles avec le tag #opendata
Peut-on éteindre Internet ?Place de la Toile du 17.04.11, où nous faisions un premier rapport d'étape avec Thierry Crouzethttp://www.franceculture.com
le blog de Thierry CrouzetLa convergence entre philosophie, science, politique, art et technologie... par un auteur expert de rien.http://blog.tcrouzet.com/
Je ferme mon blog et me déconnectepar Thierry Crouzet. J’ai lancé l’idée de me couper du Net pendant six mois, puis une nuit une semaine plus tard je me suis fait peur et me suis retrouvé à l’hôpital en train de lire les blogs sur mon iPhone, je me suis alors dit que mon idée n’était pas qu’une idée de plus.

7 commentaires

Portrait de Anonyme MDT18.06.2011

Intéressante émission ; sauf erreur vous n'avez pas évoqué un pan important des données publiques : ce sont les bases de données géographiques de l'IGN. Elles restent hors de prix pour le citoyen sauf via des solutions bridées ou propriétaires (Cartoexploreur, geoDRM de l'API du géoportail,...). Or ce sont des données de bases pour qui veut valoriser des données géolocalisées ; au lieu de l'IGN on se tourne vers Google, Bing, ou OSM... Dommage...

Portrait de Anonyme Bernard18.06.2011

Bonjour.

Ce n'est peut-être pas l'endroit adéquat pour poser cette question, mais elle me tarabuste depuis l'écoute de la lecture de la semaine consacrée à l'individualisation des résultats de recherche sur Google : qu'en est-il de l'utilisation d'un moteur de recherche dit anonyme comme IxQuick qui propage la recherche sur plusieurs moteurs, dont Google, et assemble les résultats trouvés sur tous les moteurs interrogés ? Vais-je recevoir des résultats sensés représenter le profil d'un utilisateur qui serait en fait celui représentant tous les utilisateurs de IxQuick ? Cela me semble, à première vue, logique. Dans ce cas, je ne pourrais compter que sur la largesse du panel des utilisateurs de IxQuick pour espérer recevoir de Google des réponses très peu filtrées.

Mais l'individualisation des réponse de Google est-elle réellement un problème ? Est-elle basée sur des informations fiables me concernant ? Car comment Google me reconnaît-il ? Accédant l'internet via un fournisseurs de services, mon adresse IP change à intervalles réguliers et peut potentiellement prendre la valeur de n'importe quelle adresse de ce fournisseur. Peut-être ai-je aujourd'hui l'adresse de mon voisin. Ou alors, Google utilise-t-il des cookies ? Oui, bien sûr. Je redeviens donc un anonyme à chaque fois que je les nettoie, ou le suis-je toujours en en interdisant l'utilisation.

En fait, quelle perte d'information pour moi que d'être ciblé dans les réponses de Google ? Ne pas poser les questions correctes ne m'est-il pas plus "dommageable" que de recevoir des réponses ciblées ? Je veux dire : ne pas éliminer le "bruit" fait par d'innombrables pages aux références et mot-clefs sans fin ne fait-il pas que la page qui m'intéresserait peut-être est noyée dans un fatras dont je ne consulterai pas plus de trois ou quatre pages ?

D'une question découle de nombreuses dont je trouverai peut-être la réponse sur Google !

Mes meilleures salutations.

Portrait de Anonyme Gabriel Kerneis17.06.2011

Bonjour terrimago,

le problème de la sécurité est indépendant de celui des données publiques : si un site de fouilles est sensible, c'est aux pouvoirs publics d'en assurer la protection (barrières, gardiennage), et espérer que le cacher suffirait à le sauvegarder est une illusion.

De plus, ces données sont déjà rendues publiques :
http://www.culture.gouv.fr/culture/fouilles/ présente l'ensemble des fouilles archéologiques, géolocalisées et classées par type.

Vos inquiétudes, en apparence légitimes, sont donc infondées.

Bien cordialement.

Portrait de Anonyme terrimago12.06.2011

Bonjour,
Qu'en est-il des données publiques géolocalisées concernant le patrimoine archéologique qui doit être protégé des actes de malveillance (fouilles sans autorisation, pillage, etc.) ?
Merci par avance pour votre réponse.
Cordialement.

Portrait de Th Th17.06.2011

Voilà, ça a pris un peu plus de temps que prévu, mais Gabriel Kerneis vous fait une réponse ci-dessus. Qu'il en soit remercié !

Portrait de Anonyme Brigitte Charoy10.06.2011

Bonjour !
Ce n'est qu'une bricole me direz-vous... mais il n'y a qu'un R à Charoy ! :)

Portrait de Th Th10.06.2011

Pardon ! C'est modifié.