Benjamin Thierry Th©Radio France
Mais pourquoi nous parle-t-il de Minitel un 31 décembre vous dîtes-vous ?
Eh bien parce que l’année qui commence tout à l’heure verra la fin du Minitel. En juin 2012, après 30 ans de service, le Minitel va définitivement s’éteindre. Et ça n’est pas rien. Par bien des aspects, c’est le symbole de la fin d’une époque : fin des grands projets d’inspiration gaullienne, fin de l’enfance numérique des Français, fin de la prégnance des télécommunications sur l’informatique.
C’est le bon moment pour nous de revisiter l’histoire de cet objet qu’on aurait un peu vite tendance à considérer comme has-been. Parce que le Minitel était un projet très ambitieux, parce que ce fut un grand succès, et notamment économique, parce que ce fut à bien des égards une prouesse technologique, parce que le Minitel a permis plein d’innovations dont nous sommes aujourd’hui encore les usagers quotidiens. Bref, le Minitel n’est pas seulement ce truc typiquement français qui a retardé l’implantation de l’Internet dans notre pays.
Pour faire cette histoire du Minitel, Benjamin Thierry (Twitter), PRCE à l’IUFM de l’Académie de Paris (notamment), membre du Centre de recherche en histoire de l’innovation de l'Université Paris-Sorbonne. Il termine sa thèse de doctorat sous la direction du Professeur Pascal Griset, laquelle a pour titre : « Histoire de l’écran interactif et naissance de l’idée d’utilisateur en informatique et en télécommunications en France (1950-1990) »
NB. Une sélection d'articles sur le sujet sur Seenthis.net.
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Lecture
de la semaine sur InternetActu.net 
L'avenir du livre... imprimé
La lecture de la semaine renoue avec ses vieilles lunes, la chronique de Clive Thompson dans Wired. Là, c’est le numéro de décembre, et le texte s’intitule : « Un nouvel espoir pour les livres » : « L’ebook (donc le livre numérique) va-t-il tuer le livre imprimé ? » Chaque fois que j’entends cette question, dit Thompson, je pense au « mythe du bureau sans-papier ». Dans les années 80, l’apparition des traitements de texte et des mails ont fait croire à beaucoup de gens que le papier allait disparaître. Pourquoi imprimer un document quand on peut le diffuser par voies électroniques ? [...] Lire la suite.
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Internet Explorer
(Thibault Henneton)
B.E.O.T.I.E.N
La police de l'orthographe sur Twitter. Que cette dernière chronique de l’année soit placée sous le signe de la correction. Il y a plus d'un mois... au moment de la Place de la Toile consacrée à Framasoft et au logiciel libre. Sur Twitter, des bribes de conversation à propos du livre de Richard Stallmann, le père du logiciel libre, évoqué dans l’émission - « rms » c’est son surnom, dont le côté intransigeant et obsessionnel n'est un secret pour personne. Sur Twitter donc, @bzg2 évoque un souvenir : « Souvenir d'une conférence à Paris 5 avec Richard Stallman qui râle parce que son livre n'est pas présent... » [...] Lire et/ou écouter la suite.
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Près de la machine
(Billy Guidoni)
PVT, « Timeless » (2010)
Extrait de l’album "Church with no magic", sorti en 2010.
Voici ce qu’en dit Billy Guidoni : « Héritage disco, dance et pop, musique basée sur des boucles froides et incisives avec une voix réverbée et chaude dessus, preuve que l'humain est présent. »
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3 commentaires
Et maintenant on a le cloud qui n'est pas sans rappeler l'économie du minitel
Bonjour,
Une brève allusion de Xavier de la Porte a été émise à propos de "la peur de l'écran noir du minitel", qui aurait peut-être décidé de munir l'appareil d'un capot. Cette observation m'intéresse et j'aurais souhaité connaître la source de cette information.
Merci pour vos sujets et la manière dont vous les traitez, qui font la qualité de cette émission.
Geoffroy Willo
Si le minitel n'a pas retardé le web, il a, en revanche, limité la prolifération des serveurs vocaux en France. Il s'agit d'une IHM qu'on n'a pas autant connu en France qu'à l'étranger.
J'ai eu l'occasion d'installer des serveurs vocaux dans les années 90. Mon employeur, "une grosse entreprise américaine", voyait la France comme un terrain vierge dans ce domaine... Ca n'a pas été un grand succès :-)
Christophe.