Emission en partenariat avec Rue89, coanimée avec Martin Untersinger. Aujourd'hui nous tâcherons de répondre à une question revenue il y a quelques mois sur le devant de la scène :
Avec Valérie Schafer...
Historienne des tuyaux. Historienne des télécommunications et de l’informatique, chargée de recherche à l’Institut de sciences de la communication du CNRS. Le tome 1 de sa thèse est paru il y a quelques mois : La France en réseau, aux éditions Nuvis.
Benjamin G. Thierry...
Enseigne l'histoire des techniques et des médias à l'université Paris-Sorbonne et à l'IUFM de l'académie de Paris. Il a récemment publié (avec Valérie Schafer) Le Minitel. L’enfance numérique de la France (2012) et « Révolution 0.1 ». Utilisateurs et communautés d’utilisateurs au premier âge de l’informatique personnelle et des réseaux grand public (1978-1990) in Le temps des médias n°18 (2012). (Twitter).
Laurent Chemla...
Par téléphone. historique de l'Internet français, fondateur de Gandi et auteur en 2002 de Confessions d'un voleur : Internet, la liberté confisquée, librement consultable en ligne. (Wikipedia).
L'identité perdue
La lecture de la semaine nous vient de la presse hispanophone. Il s’agit d’une tribune du Prix Nobel de Littérature péruvien Mario Vargas Llosa, tribune publiée dans le quotidien espagnol El Pais. 2 précisions : Dans sa tribune, Vargas Llosa commence par quelques anecdotes récentes. L’une concerne Philip Roth dont on sait, l’histoire a été suffisamment relayée, qu’il a demandé à Wikipédia de modifier une information qui apparaissait sur sa page, et qui n’était pas exacte. Requête à laquelle Wikipédia a répondu que la parole de l’auteur était une source non suffisante à la modification de cette information. [...] Suite.
Le son
Trapped in technology, "Pilot"
Une des nombreuses séries produite par MondoMedia qui revendique la place de 18e chaîne la plus regardée sur Youtube. Ici vous aurez reconnu un emprunt pas vraiment subtil à la mélodie de Bad Romance de Lady Gaga. Thème imposé : la nostalgie. C’était comme Internet avant ? Il y avait Gopher, le FTP et Usenet, puis j’ai cliqué sur « voir le code source » et fait ma première page web… et je reste collé à ma chaise toute la journée. Internet, ô internet.
Le bureau
Cloud à la française
Qu’est-ce que serait un cloud national ? Un cloud national. une sorte de société nationale ducloud, un cloud souverain, géré par l’État quoi. Paraît qu’il faut pas dire cloud mais « infonuagique » en français… Pourquoi cette image du nuage ? Parce que le principe, c’est de pas stocker les données chez soi, sur le disque dur de son ordinateur ou sur un serveur personnel dans la cave – qui fait ça ? – mais d’y accéder via l’internet quand le besoin s’en fait sentir. [...] Suite.
Thème(s) : Information| Histoire| Internet| Valérie Schafer| Benjamin Thierry| Laurent Chemla







14 commentaires
Le Web a quand même été quelque peu maltraité au cours de l'émission ;) Simple interface graphique, hypertexte... à quand une spéciale sur le Web pour boucler la boucle ?!
Il me semble que le rôle de la recherche publique française a été complètement oublié. À commencer par celui de ce qui fut l'administration française des postes et télécommunications et de l'ancêtre de l'INRIA.
Dans l'invention du réseau numérique de données, par opposition au réseau analogique téléphonique, et précisément dans la validation de l'architecture protocolaire, le projet Cyclades a plus compté que Arpanet, même si Arpanet a démarré plus tôt.
Dans la transition du petit réseau expérimental au réseau mondial, l'architecture ATM inventée au CNET, est omniprésente, des grosses lignes intercontinentales aux lignes ADSL des particuliers.
Il ne faut pas croire que les états-uniens ont tout inventé.
Bonjour,
Une petite réflexion par rapport à la question que vous avez posée dans cette émission à propos de la confusion qui est souvent faite entre internet et web. Les choses seraient peut-être plus claires si on disait "j'ai trouvé cette information par internet sur un site web". De même qu'on n'est à un instant t sur l'autoroute que parce qu'on a choisit de passer par l'autouroute pour rejoindre sa destination.
Monsieur,
j'estime déplacée et indigne la hauteur caustique avec laquelle vous répondez aux auditeurs mécontents de votre émission. Faute de parvenir à réfuter les objections qui vous sont opposées vous osez prier ces mêmes auditeurs de ne plus écouter cette émission (à "Hélène", par exemple : " (...) ce rendez-vous auquel vous ne devriez pas vous sentir obligé [sic] de participer (...)"). La chaîne radiophonique qui diffuse "Place de la toile" ne vous appartient pas en propre, Monsieur.
En effet, et je n'ai jamais prétendu le contraire. Pardonnez la faute d'orthographe. Permettez-moi d'être caustique face à la violence de certains propos, Monsieur.
"bête, stupide, prétentieux, péremptoire, arrogant, comminatoire" pour le premier commentaire
"petit rendez-vous d'ados" pour le second qui l'appuie "mille fois".
Pardonnez-moi, mais ce n'est pas ce que j'appelle du "mécontentement", ni de la critique. Aucun argument n'est avancé, je réponds donc dans le même esprit.
Bien à vous.
Des réponses intelligentes à une fausse question ?
Pourquoi répéter les mêmes propos sur l'avant web ?
Pourquoi passer sous silence l'élargissement de l'accès à la fin des années 1990 ? En d'autres temps, Tristan Nitot ou David Dufresne ont répondu plus simplement à une question jugée absurde.
La question de la marchandisation a été évoquée à plusieurs reprises, mais les réponses n'ont pas vraiment suivi.
un détail : sur le cloud à la française, pourquoi faudrait-il d'emblée se méfier d'un service public et confier sans crainte ses données à Dassault, à Orange ou à Thalès ? On sait ce qu'il advient des données personnelles chez un spécialiste du commerce comme Facebook...
Pourquoi faudrait-il se méfier d'emblée ? pourquoi faudrait-il faire confiance d'emblée ? c'est la même question finalement.
@Spinoza : que dire d'autre? Vous avez cent mille fois raison. Puissiez-vous être entendu. Nous méritons mieux que ce petit rendez-vous d'ados, qui aurait toute sa place sur une petite chaîne de télé du câble, mais certainement pas dans une station qui peine à préserver sa réputation. Cette émission est une régression.
Intéressant. Une régression par rapport à quoi ? Et qu'y a-t-il d'adolescent dans ce rendez-vous - auquel vous ne devriez pas vous sentir obligé de participer si cela vous déplaît tant ? Et l'adolescence est-elle méprisable ? Pourquoi ? Tant de questions qui se posent à vous lire, je vous remercie, c'est une élévation.
A 18h45, las des sophismes de cet animateur qui ont ponctué la lecture du texte de Mario Vargas Llosa, j’ai quitté la fréquence. Insupportable ! Mais comment peut-on être à ce point bête, stupide, prétentieux, péremptoire, arrogant, comminatoire, n’ayant rien d’autre à offrir sur ce sujet particulier (et souvent sur bien d’autres) qu’une morgue mue par l’assurance tranquille de la position acquise, de la provocation sans risque et des ententes tacites, pour prétendre (sans rien démontrer) balayer du revers de la main (« en trois coups de cuillères à pot » sic ) ce qui relève d’une évidence. « Sur la question de la liberté, une erreur de détail est déjà une vérité d’Etat » disait-on naguère. Car le problème que soulève de façon limpide Vargas se situe bien évidemment au-delà du mépris de facto du copyright sur internet et autre niaiserie juridico-médiatique, il énonce, à regret mais de façon non équivoque, la confrontation entre deux mondes qui ne se comprennent plus sur l’essentiel et qui n’ont plus guère de points communs. Lorsque la réalité s’évanouit dans une simple représentation (voire un simulacre), la tendance lourde, amorcée aux USA, du transhumanisme n’est plus très loin. Vargas Llosa ne dénonce même pas, il se contente d’être un marqueur chronologique d’un glissement qu’on comprend comme irréversible. Même cela semble lui est refusé, fort d’un procès sommaire où la « transhistoire » aurait rendu son verdict.
Je laisse éventuellement aux quelques auditeurs égarés samedi soir et qui ont été frappés par ce que nous venons d’évoquer, le soin de compléter bien mieux que je ne saurais le faire. Je ne doute pas d’ailleurs que parmi les thuriféraires, geek et internautes pur sucre, il s’en trouvera bien suffisamment « à la façon chinoise » pour monter au créneau, balayer ces débats d’un autre temps et vanter « positivement » les mérites de cette émission. A noter qu’on est frappé dès qu’il s’agit des technologies de la communication, de l’internet, des réseaux sociaux, de cet aspect lisse et terrorisant qui se remarque par l’absence de toute confrontation autre que programmée et convenue , par l’usage d’une langue de bois technologique et sémantique dont on a éradiqué tout élément « négatif » (qui parle encore de la dialectique hégélienne ? ).
On laissera cet animateur déplaisant déglutir ses propos à haut débit, tel un sophiste antique, à la vitesse des chutes de Niagara de l’invraisemblance. Ces émissions du week-end consacrées à la toile et au numérique, d’un ennui colossal, sont avec quelques autres, le paradigme de la banalisation croissante de cette station.
Du sophisme au posthumanisme dans un bain de sauce chinoise, c'est très poétique, merci, ça donne des idées de sujets.
Pour ce qui est de la dialectique hégélienne, rassurez-vous, certains en parlent encore, y pensent même, pour la critiquer, y revenir, la déplacer, mais cette émission s'appelle Place de la toile, pas "Théorie critique" (tiens encore une idée radiophonique, merci bis).
Quant à une langue de bois "technologique et sémantique", je ne vois pas bien. Je ne crois pas que cette émission soit techno-béate si c'est le reproche que vous faites entre les lignes, écoutez mieux. Ou n'écoutez pas. Mais continuez à écrire par contre, de grâce, de tels commentaires, votre plume est confondante, et votre fiel revigorant.
Un ennui colossal ! vous avez tenu 45mn, je dois vous dire une fois de plus merci. J'aimerais aborder avec vous le sujet de la "banalisation", je ne sais pas trop ce que cela veut dire, et serais d'autant plus curieux de creuser avec vous l'idée de "paradigme de la banalisation", et puis, bien sûr, parler sophistique, à laquelle vous revenez une fois de plus en fin de course. Le signe qu'il est temps de conclure. Vous ai-je dit merci ?
Super émission (comme souvent) avec deux historiens que j'avais déjà entendu à Rennes dans le cadre d'une conférence sur la télématique et qui montrent toute la complexité d'un sujet trop souvent ramené à quelques idées caricaturales dans les médias.
Bonne émission!
Pourquoi n'ai-je pu réécouter (absent ce samedi) votre émission du 20 octobre 2012 ?
Elle n'est pas référencée sur le site de France Culture.
Merci de votre réponse.
jier
Bonjour ! Il y a eu un petit problème de podcast la semaine dernière, qui a été réglé lundi. Ceci explique sans doute cela. Mais vous ne devriez avoir aucun problème pour la réécouter / télécharger désormais. Bien à vous.
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