Conférence Lift France 2011 : la ruche qui dit oui ! - cartographie collaborative - neen et hacking citoyen 2
Lift 2011, Palais du Pharo, Marseille th©Radio France
Cette émission a été enregistrée vendredi à Marseille dans la cadre de
la conférence LIFT qui s'est déroulée entre le 6 et le 8 juillet au
Pharo, au bout du Vieux Port. Néanmoins, pour être tout à fait précis,
l'enregistrement au eu lieu au théâtre de la Criée, où un studio était
opportunément installé.
LIFT fait partie de ces conférences sur le numérique comme il en existe
désormais un bon nombre dans le monde. Ces conférences sont toujours
intéressantes parce qu'elles réunissent des publics qui ne se parlent
pas tous les jours : des chercheurs, des entrepreneurs, des acteurs
publics, des ingénieurs, des artistes, des designers, des
journalistes... Ces gens ont au moins un point commun : le numérique.
Qu'ils le voient comme un objet de recherche, une source de revenu, une
matière à travailler, un objet auquel il faut donner une forme ou un
espace politique, tous ces gens partagent la conviction qu'il se joue là
quelque chose d'essentiel.
Parmi toutes les conférences qui se déroulent de par le monde, LIFT, qui
est née à Genève il y a 6 ans et qui est déclinée à Marseille depuis 3 ans, a une particularité : elle parle de beaucoup d'autres choses que
de technologie. Dans les discussions qui ont eu lieu pendant 3 jours sur
les monnaies alternatives, sur la ville, sur le « care », la
technologie opère comme un substrat dont finalement, on parle assez peu.
En somme, c'est parce qu'il y a des technologies innovantes, c'est
parce qu'il y a Internet que ces questions peuvent être reposées
aujourd'hui de manière tout à fait nouvelles. Et à LIFT, on ne cesse
pendant 3 jours de faire ça : de se demander comment la technologie
pourrait changer notre rapport au travail, pourrait faire lire les non
lecteurs, pourrait faire économiser de l'énergie etc. etc.
Avec Thibault, on a assisté avec intérêt à toutes ces discussions et
décidé de vous en rendre compte à travers trois personnes qui incarnent à
leur manière l'ambition de changer un aspect du quotidien. Cette
ambition passant, à un moment ou à un autre par la technologie.
Ces questions, et ces personnes
- Comment faire une carte de lieux qui n'ont pas de carte, ou alors des cartes imprécises, comme la Guadeloupe, par exemple ? Comment faire des cartes de lieux mouvants, comme des camps de réfugiés après une catastrophe, en Haïti, ou au Japon ? On en parle avec Gaël Musquet, fonctionnaire au quotidien, mais aussi contributeur militant d'Open Street Map. Il nous raconte ce que c'est qu'Open Street Map. Et puis ses vacances à parcourir toutes les routes et chemins de Guadeloupe avec son GPS pour fabriquer une carte précise, au banc près, au lampadaire près, à l'arbre près.
- Autres question : comment modifier notre rapport à la technologie, soit en l'adoucissant, en lui donnant plus de chaleur, soit en le détournant, en détournant l'attention de certaines technologies trop intrusives ? Avec Geoffrey Dorne, designer et animateur de l’excellent Graphism.fr, chercheur au laboratoire IDN de l'Ensad où il développe le projet NEEN pour non-verbal emotional experience of notification (expérience de notification émotionnelle non-verbale, confère la fonction phatique du langage), après avoir créé Hacking Citoyen, qui allie une réflexion sur la société de surveillance au développement d'outils pour la contourner (un bonnet aveuglant les caméras de surveillance, un porte-carte qui empêche les puces RFID de communiquer leurs données...)
- Mais on commence avec une troisième question, encore plus quotidienne, encore plus basique. Comment se nourrir en se fournissant ailleurs qu'au supermarché ? Avec Guilhem Chéron, designer culinaire. Ca s'appelle « La Ruche qui dit oui », une ruche qui s'exclame.
Lecture de la semaine sur InternetActu.net 
Quel est votre score d’influence ?
La lecture de la semaine, elle nous vient du New York Times, et de Stephanie Rosenbloom, qui est reporter au service Style.
Imaginez un monde, commence Stephanie Rosenbloom, où nous serait assigné un nombre mesurant notre niveau d’influence. Ce nombre nous permettrait de grimper dans la hiérarchie, d’être surclassés dans les hôtels et de gagner des friandises au supermarché. Mais au cas où votre score d’influence serait bas, pas de promotion, pas de suite à l’hôtel, pas de petits gâteaux offerts.
Ce n’est pas de la science-fiction. Cela arrive à des millions d’usagers des réseaux sociaux.
Sons
The Avalanches, "Electricity"
Retrouver Place de la Toile - #pdlt
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2 commentaires
J’écoute mes podcasts avec un retard certain… très bonne émission comme toujours.
Le passage sur le score d’influence me fait penser à tout le mal que cette pratique (h-index et autres mesures bibliométriques) fait à la recherche (en gros : il n’y a plus que la quantité qui compte).
Si ça n’a pas déjà été fait, pourquoi pas une émission sur la mesure de l’ «influence» grâce aux outils en réseau ? Je suis sûr qu’il y a d’autres domaines où ça s’applique…
http://www.nytimes.com/2011/07/11/technology/quick-action-helps-google-w...
Un article qui parle de cartographie et de catastrophe (ici Google et le tsunami japonais)... avec toujours la logique "régie publicitaire"...