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 A voix nue

A voix nue│09-10

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Emission  A voix nue

du lundi au vendredi de 20h à 20h30

Régine Robin

26.10.2009 - 20:00

Par Catherine Pont-Humbert ; réalisation Françoise Camar Romancière, historienne, traductrice, sociologue, Régine Robin est née à Paris en 1939 sous le nom de Rivka Eiserstein. Juive d’origine polonaise, elle est de nationalité française et aussi canadienne. Son identité est celle d’une femme du XXe siècle, c’est-à-dire tissée d’exils, de migrations, de voyages, et puis aussi de déambulations urbaines, et surtout d’écriture. L’acte d’écrire la constitue, en effet, au même titre que ses héritages divers. Rien d’étonnant si l'identité est le grand sujet de ses livres qui sont tous traversés par les questions de la culture, de la mémoire, de la judéité, de la transmission. Garder la trace du temps qui passe en inscrivant dans des carnets les moindres événements et en photographiant les lieux pour ne pas oublier lui est vital. Lorsqu’elle quitte la France pour émigrer au Québec, en 1977, commence pour Régine Robin une vie « entre deux villes » : un appartement à Montréal, un autre à Paris et puis l’errance qui se glisse entre les deux. Au Québec lorsqu’on lui demande qui elle est, Régine Robin aime bien se présenter comme un écrivain « allophone d’origine française », une française d’une autre langue. Dans son roman La Québécoite, elle écrit: « Je ne suis pas d’ici. On ne devient pas Québécois ». S’il existe un lieu réel de sa vie, il faut le chercher dans les livres, dans l'écriture, dans la recherche et l'imaginaire. Non seulement Régine Robin pratique plusieurs formes d’écriture : roman, essai, journaux, collages, mais elle rêve, comme Jabès, « d’une œuvre qui n’entrerait dans aucune catégorie, qui n’appartiendrait à aucun genre mais qui les contiendrait tous ».

Thème(s) : Littérature