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 Rue des écoles

Rue des écoles | 12-13

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Emission Rue des écoles

le samedi de 19h à 19h30

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D'où vient le désir d'apprendre ? 22

01.12.2012 - 19:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Si, pour modestement citer Aristote, "tous les hommes désirent naturellement savoir» … comment maintenir le savoir comme objet de désir ? Pourquoi l’élan vers la connaissance est-il contrarié, suspendu et parfois éteint chez certains enfants… Comment comprendre ces ruptures et comment renouer avec un désir qui conditionne largement le destin scolaire ? Deux invités pour en parler aujourd’hui :

Martine Menès, Psychanalyste et psychothérapeuthe auteur de L'enfant et le savoir : d'où vient le désir d'apprendre ? (Seuil, sept 2012) et Arnaud Houte, Maître de conférences en Histoire contemporaine au centre de recherches en Histoire du XIXème siècle, à propos du Colloque qui aura lieu le 4 décembre au Collège de France, organisé par les PUF sur le thème "Désirs de savoir".

Martine Menès nous explique comment apparaît et s'entretient le désir d'apprendre. Pour un enfant, le désir de savoir et le désir d'apprendre, est un désir de vie, grâce à l'écoute, le toucher, le regard...Rarement le problème de l'échec scolaire est pris d'où il naît : de ce qui, chez l'enfant, rend l'apprentissage possible : son désir de savoir.

 

Arnaud Houte et Martine Menès Geneviève Méric © Radio France

 

Invité(s) :
Martine Menès, psychanalyste et psychothérapeute
Arnaud Houte, historien

Thème(s) : Information| Ecole| Education| Essai| Psychanalyse

22 commentaires

Portrait de Anonyme Anonyme23.12.2012

Bonjour,
Il se trouve que le samedi 1e décembre, j'étais à une conférence sur les élèves dyslexiques, conduite par le Dr Alain Pouhet. Trois heures pendant lesquelles cet homme de terrain vous explique qu'il s'agit de troubles de l'habileté graves et durables, sans déficience intellectuelle et que ce handicap doit donc être palier le plus tôt possible, avec une aide adaptée (laisserait-on un aveugle sans canne ?).
Je prends la route le soir venu et "tombe" sur Rue des écoles. Quelle ne fut pas ma surprise, ma consternation en entendant le discours de Mme Menès ? A-t-elle seulement fait l'hypothèse, le temps d'une seconde, d'une autre cause à ce genre de problème et d'une autre solution que sa psychanalyse pourrait résoudre ?
Quel honteux amalgame, de plus, entre les dys- et les hyperactifs ! Quels raccourcis d'un autre temps pour appréhender le problème. Que d'enfants sacrifiés en CMPP si la nature de leur troubles dys- n'est lue que par le spectre d'un Oedipe mal résolu... Cela fait froid dans le dos.
J'implore votre émission de ne pas laisser croire aux auditeurs qu'en 2012, tous les spécialistes des troubles de l'apprentissage se résument aux propos de Mme Menès. Je n'ai aucune action auprès du Dr Pouhet, mais je vous invite, ainsi que cette dame et les auditeurs, curieux de ce que la recherche apporte en ce domaine, à consulter son site et ses liens sur la question des dys- https://sites.google.com/site/dralainpouhet/ et à ne pas se borner à l'interprétation facile du tout Freud.
Vous aurez compris ma colère. Je suis soulagée de voir que d'autres la partagent.
En espérant entendre prochainement sur vos ondes d'autres intervenants sur la question.
Anne

Portrait de Anonyme Anonyme18.12.2012

Bonjour
J'ai découvert voter émission il y a quelques mois a peine et l’écoute en podcasts avec intérêt.
Néanmoins, quelle déception avec Mme MENES... Il est temps que les psychologues français se mettent au niveau de la communauté internationale. "Les dys sont des embrouilles"!!! Archaïsme et croyances! Madame, l'heure de la remise en question est venue!! Personne aujourd'hui ne peut nier que la parole de l'enfant est essentielle, ce a quoi la psychanalyse a contribué, mais les avancées scientifiques mondiales ne doivent plus s’arrêter aux frontieres de la France. Il existe des outils thérapeutiques efficaces, laissons la place a la neuropsychologie.

Portrait de Anonyme Anonyme05.12.2012

Pouquoi se perdre en généralités, allons au faits : Comment le désir de connaître & de savoir viendrait-il aux jeunes générations quand les déconstructivistes mènent une guerre sans merci à tout ce qui peut faire France & rabâchent ces vieilles lunes sur notre passé? D'ailleurs il n'y a pas un seul objet archéologique dans les livres d'histoire bourrés d'erreurs ou il est fait mention d'une épée portée par le cavalier franc en lieu & place du scramasax...
Oui, n'en déplaise aux obcurentistes, la Gaule existe depuis des temps immémoriaux. Oui, elle était prospère & couverte de forêts comme indiqué par César, clin d'œil à l'Italie qualifiée de jungle par les grecs quelques siècles auparavant. Oui, les gaulois maitrisaient l'émaillage, la sidérurgie, la médecine, l'écriture grecque, l'astronomie, l'architecture...
La littérature courtoise remettra en valeur l'éthique gauloise comme la défense de la veuve et de l'orphelin, voir Markale. On perçoit l'importance de la parole donnée gauloise, contrairement à la duplicité romaine comme en témoigne l'Eduen Litaviccos qui l'apprendra aux dépend de son peuple, & saura rejoindre Vercingétorix...
Ouvrons le Bailly : Mythe : 1°discours public, 2°discussion philosophique, 3° conseil, ordre, prescription, 4°résolution. En somme le mythe nourri l'âme du citoyen. Quel intérêt à troubler la base historique d'un peuple qui est en recherche de repères. Un comble quand on songe à la renommée des courants littéraires nés dans la douce France si appréciées de par le monde au point de donner naissance à nombre de littératures.
L'épitre de st Paul aux gaulois commence par ces mots: "Je viens vous parler de liberté". Quel beau pays que la Gaule.

Portrait de Anonyme C. Lambda03.12.2012

Ce n’était pas un gâchis - les invités ont pointé beaucoup des problèmes importants et cela avec une grande justesse. Pour le reste, sûrement, il n’y a pas d’une solution valide pour tout les cas.
Ce que j’avais retenu :
- l’extériorisation du savoir (qui trouve son reflet, entre autre, dans le poids des cartables) et démotivation qui suit.
- la triade : le désir – l’effort (non financier) – la satisfaction.
- l’esprit de confrontation (si visible dans les commentaires) amplifié par les médias, mais qui est sans faute ?...
- la compétition qui mène à la sélection.

Je suis d’accord avec les commentaires : le système scolaire n’est pas adéquat par rapport à la situation (la mutation de la Société) et les réformes passées (bien intentionnées pourtant ?) ont introduit un chaos pédagogique. Collège unique qui a poussé les élèves dans l’anonymat et les a soumis à l’effet de masse et en même temps a provoqué la liquidation des écoles rurales (quasi-familiales).

Quelles solutions ? A nous de jouer !

Portrait de Anonyme Rodriguez03.12.2012

Que dire aux français qu'ils ne savent déjà? Si ce n'est qu'il faut apprendre en français...
Comment résumer un pays, une culture, un monde? Si tant est qu'il puisse être appréhendé en deux coups de cuillère à pot?
Pouvons nous préciser ici qu'une langue différente lorsqu'elle est parlée & écrite ne se prête pas à l'apprentissage global d'autant qu'il y a un hiatus de taille entre le son "O" & son écriture o, au, eau, ault, aud, aut...
Si notre belle langue n'était pas sous la coupe de déconstructivistes nous aurions évité un tel écueil qui se voit si peu au pays de la mode.
Vouloir parler de désir d'apprendre après ça? Vaste sujet...
Mais il me semble que de nos temps €péns en diable, il est de bon ton de mettre la charrue avant les bœufs, ce qui peut aisément se comprendre pour un métèque non initié aux multiples aspects s d’une civilisation continent, mais pour le reste ???
J'en suis à me demander si les spéciliste de la parole connaissent la chanson "Toulouré"?

Portrait de Anonyme Kercoz03.12.2012

Bonjour ..
Pour parler plus basiquement de la transmission ......il est bon de considérer que si l'" onsouhaite ne pas trop s'écarter de l' optimisation de l' individu , il serait bon de ne pas trop s'écarter du modèle qui a formaté ET le groupe ET l' individu ......
Croire qu'on éduque 1,4 enfants par un couple d'adulte est deja complètement pervers , il est préferable de leur donner un animal pôur "jouer" a l' éducateur ..
Le modèle qui a formaté l' individu , c'est durant des millions d'années ( et bien avant l' homminidification) , c'est un modèle de groupes de fratries de 4 à 6 , puis 8 à 10 ( néolith.) ..
Dans un village de 10 fratries de 6 enfants, c'est l' enfant qui éduque l' enfant ...du moins pour les rites anciens ( Rites au sens etendu de Goffman et Lorenz/ rituels inhibiteurs inconscients) ....
L'enfant transmet les rites culturels a l' enfant et le parent transmet les gènes ......la transmission culturelle de parent a enfant ne devant pas dominer du fait du risque opportuniste dangereux pour la civilisation , voire l' espece .
Prendre conscience de cette évidence permettrait de modifier des procédures ..Meme pour de mauvaises raisons !

Portrait de Anonyme kercoz02.12.2012

Bonjour .
Pour le desir d'apprendre, K.Lorenz donne un schéma valable chez ttes les especes sociales :
-Les especes sociales sont des especes "spécialisées ds la non specialisation" ( parce que jamais premier ds un domaine mai champions en triathlon)
-Il y a des especes nidipares et des especes nidifuges ....les nidipares restant plus longtemps au nid sont protègés et dépendants des adultes...déchargés des problèmes de sécurisations physiques , ils peuvent "JOUER" et de ce fait améliorer la structure du groupe par hierarchisation et développer un début cognitif .
-cet hyper protection retardant la maturation est assimilée par K;Lorenz a de la NEOTENIE ( capacité de certaines especes a se reproduire sans etre mature).
- Cette néoténie cognitivantye est stabilisée chez les autres especes ...mais , malheureusement semble s'etre déréglée chez l' espece humaine ....
et engendre les catastrophes actuelles .
-On peut aussi développer la thèse que la néoténie accrue blocage du passage a l' adulte , outre qu'elle favorise la créativité, accentue les capacité d'aliénation-démpendance au système ...accroit le phénomène sociétal de l' ORGANICISME qui limite l' optimisation de l' individu au bénéfice d' une société considérée comme une méta-entité émergente.

Portrait de Anonyme Polka03.12.2012

Bonjour,
Je suis scotchée par vos réponses, vos références ...
Néanmoins, je ne suis pas d'accord sur un point : de tout temps, je pense il a fallu un homme ... longtemps (!!!) puis unes femme peut-être ... pour être premier ou première. Chef de clan, meneur de groupe, sportif de haut niveau ...
Par contre votre message m'intéresse ... puis-je me permettre de vous demander des conseils de lecture sur les sujets que vous évoquez ?
Pour la petite histoire j'ai repris des études à l'âge de 44 ans ( 3années d'études supérieures) avec 5 enfants que j'ai délaissés pendant ce temps ... mais le désir d'apprendre c'est ce que j'ai essayé de transmettre à mes enfants qui, bien sûr, ne voulaient pas tous faire des études ... j'ai essayé d'ouvrir une voie avec une lumière au bout ... mais je les ai peut-être aussi hyper protégés ...

Portrait de Anonyme kercoz06.12.2012

Bonjour .
Ma réponse n'est pas passée .en plus court :
outre K.Lorenz ( L'" agression , une histoire du mal " sauter le premier chapitre)et l' " homme ds le fleuve du vivant ", Goffman qui a inspiré Bourdieu et est plus accessible " les rites interactifs" et "Mise en scène de la vie quotidienne" ou il étudie les invariants comportementaux ( etudier les interactions et les individus et non l' individu et leurs interactions )
pour l'aspect contreversé mais pour moi essentiel : GLEICK " le Chaos" pour la th. Math de la complexité appliqué aux systèmes naturels ( dont la sortie nous cause les dégats actuels)

Portrait de Anonyme kercoz05.12.2012

Bonsoir ..
Je dois avoir le meme cursus que vous ....Ce sont les interactions sur le net ( Forums et blogs comme celui de Paul Jorion ) qui , je pense m' ont permis de progresser ds les domaines qui m' interessent ( essentiellement la sociologie) ...et beaucoup plus que je ne l'aurais pu faire ds des cours ....
Qd a mes thèses , je les bases sur qqs lectures de Goffman ( "Rites interactifs" et "mise en scèbne de la vie quotidienne "... lire avant: K.Lorenz, surtout L'" agression , une histoire du mal "( sauter le premier chapitre), l' "homme ds l' histoire du vivant ...et tout ce qu'on trouve .
Peut etre le fait de m'etre interesser a la Th. du Chaos ( lire surtout Gleick ....puis ekeland et Prigogine mais c'est plus lourd .)
En gros l' envie d'apprendre c'est le meme truc que l' arbre a palabre , le troquet ou l' addictions aux forum : valoriser sa "face" par des interactions , ou confirmer cette valeur ( le sujet est secondaire)...c'est le seul truc qui motive l' individu ...une fois satisfait , il retourne a son hamac ...mais ça ne se peut faire que ds un groupe restreint .( Faut etre connu pour etre reconnu).
La structure naturelle est donc des "groupes de groupes" ou l'affect peut jouer . c'est sur ce modèle qu'il faut chercher des outils ....
On ne peut confier l' education d'enfants a des adultes , ils sont trop pervertis par l' opportunisme des contingences ( ere interglaciaire par ex) . Chacun de nos actes ont plusieurs "interreses" :
-L' individu
- le groupe
- le groupe ds le temps ( civilisation)
-L' espece
Ces interts divergent et sont meme souvent opposés .Pour lutter contre la Raison ( trop opportuniste et privilègiant les interets immédiats) , il faut une rigidité comportementale venant de notre "histoire" et des experiences passée ....Pour moi c'etait le role des (RITES) ( Rituels inconsciens au sens de Goffman et Lorenz) ...beaucoup plus tard squattés par les regles religieuses et civiles comme zones de pouvoir ..
Ces rites , a mon sens ne peuvent etre transmis que de l'enfant a l' enfant ( 2 générations proches) .

Portrait de Anonyme cxtofe02.12.2012

Bonjour,

Je lis les commentaires et comme souvent ceux-ci font écho à ma petite expérience d'enseignant.

Aujourd'hui, le désir d'apprendre est-il plus faible qu'hier ? Je ne sais...
Une chose est certaine toutefois pour moi : le corps enseignant refuse tout changement et donc toute proposition de peur qu'après coup des résultats leur soient demandés ? Ce qui induirait une remise en cause.

Il est tellement plus simple de dire que l'on subit (les parents, les enfants, la société renversée...) pour excuser notre manque de pédagogie. Et affirmer pour se rassurer que l'ensemble des enseignants font très bien leur travail.

C'est toujours la même chose, on parle en généralité. Les parents sont nuls. les profs sont biens. Les élèves ? Je n'ose l'écrire...

Modifions le contenu (programmes, méthodes, agencement de la journée) et non le contenant donc la façade comme cela semble être encore une fois le cas.

Comment peut-on exiger des enfants qu'ils soient en rapport frontal continu, en classe entière passant d'une discipline à l'autre et être à l'écoute à chaque instant. L'adulte qui le demande en est-il capable ? L'accepterait-il ?
Il suffit pour s'en convaincre d'assiter à une journée de réunion pédagogique . "Visitez" celle que vous souhaitez !

L'exemple de l'anglais par Mme Martine Menès est énorme. Et j'aurais envie d'ajouter ceci : comment travailler sur la conjugaison en langue(s) étrangère(s) quand les connaissances sont bancales dans la langue maternelle.

Retour à la case départ.

Mille mercis à vos intervenants passionnants et malgré mon respect, leur déplacement est inutile car sans suite. Comme d'habitude. Quel gâchis.

Cordialement.

Portrait de Anonyme Marcelin05.12.2012

Depuis combien de temps es-tu enseignant ?
Que veux-tu transmettre ?
As-tu déjà suivi tes élèves (s'entend, les garder deux années de suite) ? Qu'as-tu pensé de leurs compétences et de leurs acquis, si c'est le cas ?
Tu peux pleurer sur la conjugaison, mais tu oublies l'orthographe, le calcul, la géométrie, les problèmes, la compréhension de la langue orale et écrite, la géographie... tout quoi !
Comment peux-tu cracher dans la soupe et mettre ce constat de grande difficulté de nombre d'enfants sur le dos de la pédagogie ?
As-tu déjà mis en place des pédagogies alternatives et vraiment observé les effets ?
Tu me sembles bien naïf et il est désolant de lire de tels propos venant du "corps enseignant" (ce qu'il en reste), lui-même.
Ca me fait honte pour tout dire.
Une instit

Portrait de Anonyme Anonyme02.12.2012

La psychanalyse pourquoi pas mais pour la dyslexie ou la dysphasie c'est encore la réeducation orthophonique qui marche le mieux. 5 ans de psychanalyse laissera peut-etre le temps à l'orthophoniste de faire son travail et de permettre au psychanaliste de s'en attribuer le succès.
Les troubles dys ne sont pas plus à la mode que le sont les bacteries depuis 1872! On parle des choses parce qu'on les découvrent, mais ce n'est pas parce qu'on n'en parlait pas qu'elles n'existaient pas.

Portrait de Anonyme Marlène (anonyme)01.12.2012

Bonsoir Messieurs et Mesdames,
Vous disiez dans cette émission que pas mal d'élèves ne savent pas lire à la sortie du primaire. Ma tante, qui a été institutrice toute sa vie, disait que "tous"les enfants qui passaient par sa classe, savaient lire. A l'époque seuls ceux qui n'avaient pas accès à l'école, n'avaient de fait pas accès à la lecture. Et pourtant les effectifs en classe étaient supérieurs à ceux qui se pratiquent maintenant !
J'ai rencontré une institutrice, "hors-la-loi"qui utilise actuellement la même méthode d'apprentissage à la lecture qui lui a permis d'apprendre à lire étant enfant.
J'ai une amie professeur de langue en Lycée, qui a également utilisé une ancienne méthode de lecture pour apprendre à lire à ses trois enfants.
Si j'avais su j'aurais fait de même pour mes enfants qui ont eu tous les deux, recours à une orthophoniste pour différents problèmes d'apprentissage de cette fameuse et simple lecture.
Je suis, vous l'aurez remarqué, une maman en colère contre le système éducatif français.
Je vous souhaite une bonne soirée

Portrait de Anonyme Anonyme01.12.2012

inévitablement, elle sort des niaiseries, en l'occurrence sur les causes de la "dyscalculie" et de la dyslexie (minutes 18-20 environ) : mais enfin, comment ne pas voir ce qui crève l'écran, à savoir la concomitance comme par hasard exacte entre la recrudescence de ces phénomènes et la mise en oeuvre des programmes situés dans le sillage de la loi de 1989? Au lieu donc de se perdre en élucubrations oiseuses, commençons par constater ce qui saute aux yeux : ce qui explique cette recrudescence, c'est tout simplement la revue à la baisse des programmes et la démission ignoblement démagogique des adultes de l'Education Nationale devant la tâche de transmettre un enseignement solide et constructeur. Et c'est à l'évidence la même cause qui explique le phénomène évoqué par Louise Tourret à savoir la montée des cours particuliers (minute 23 environ). Une fois encore, donc, Louise Tourret serait très heureusement inspirée de recevoir des invités un tout petit peu plus variés dans leurs options idéologiques : une Fanny Capel, par exemple, serait un véritable bouffée d'air frais dans cette émission, menacée, si elle continue ainsi, de virer au robinet d'eau tiède et au plus absolu conformisme.

Portrait de Anonyme catherine auzanneau01.12.2012

quelques remarques après les propos de la psy invitée :

"des enseignants ne peuvent rien faire face à des enfants en difficultés, au mieux les dépister "

je pense qu'il y aurait beaucoup à faire au niveau de la prise en compte de ces élèves, leur faire une place, leur donner une perspective, ne pas les mettre dans des situations où l'estime de soi est maltraitée, ne pas en parler comme des "boulets" des "brelles" (là je cite ce que j'entends dans les cours de récré en tant qu'enseignante moi-même)autant de termes et de conceptions qui traduisent le manque de connaissance, de formation, l'esprit élitiste qui règnent dans beaucoup d'école ;

je me permets de réagir aussi en tant que mère d'un enfant dyslexique, mon mari l'est également, et j'ai constaté le gâchis impressionnant du désir d'apprendre de notre fils alors que des aménagement élémentaires et de bon sens lui ont été refusés à l'école publique, la dernière enseignante avait 21 élèves ... ; par contre, les conceptions véhiculées par la psychanalyste, ça nous y avons eu droit. J'appellerais davantage cela un jugement : nous surprotégions notre enfant,la mère était trop anxieuse, un bon redoublement et tout serait réglé, un jour il aurait LE déclic etc.

Nous avons trouvé au sein d'une école privée une écoute, une prise en compte éclairée par des enseignants ayant pensé l'accueil de tels élèves ; les adaptations vont de soi, on y est tolérant et jamais à court d'idées pour essayer d'arranger les choses.

J'aurais aimé poser une question à cette psychanalyste : que risque-t-on à mettre en place des adaptations précoces pour ces enfants aux profils dys,à personnaliser leur scolarité ? comment peut-elle être aussi certaine d'avoir raison de considérer seulement cela comme un symptôme qui parle ?

Comment ces thérapeutes évaluent-ils la réussite de leur intervention ?
Que font-ils des 6h quotidiennes où ces enfants sont passifs car ne parvenant plus à suivre un rythme et un langage qui saturent certaines connexions de leurs cerveaux ?

Les actions qu'ils proposent s'inscrivent dans la durée et cela ne correspond pas au temps scolaire où l'on a vite fait de cataloguer, d'étiqueter selon les termes indignes que je citais plus haut.
Pendant ce temps-là, rien n'est mis en place que jugements, mépris quand ce ne sont pas des humiliations. Alors c'est tellement plus facile de considérer que "le moindre retard dans la lecture, la moindre confusion de sons" sont tout de suite médicalisés. Encore une fois, que risque-t-on à utiliser des polices de caractères plus lisibles, à augmenter les interlignes, à grossir la taille, à ne pas surcharger d'illustrations qui seront autant de pièges pour leur imagination qui adorent "partir" sur des images qu'ils comprennent tellement mieux, à ne leur demander qu'un exercice sur deux car ils sont fatigables, à ne pas les faire lire devant tout le monde, à leur donner un peu plus de temps, à vérifier leur compréhension à l'oral ...

Croyez-moi, refuser cela à des enfants dys, 6h par jour sur une année scolaire, ça émousse sacrément le désir d'apprendre.

Mais attention, c'est moi, la mère qui rédige ce message, je suis à priori suspecte, je dois représenter le principal obstacle, il y aurait bien de la castration dans l'air.

J'en rirais si notre fils de dix ans n'avait pas subi l'imbécilité et la méchanceté de la part d'enseignants qui ne voient dans ces explications que la facilité de ne pas se remettre en cause et je ne vous parle pas de la psy scolaire ...

A toutes fins utiles, je précise que j'ai moi-même fait dix ans de cure analytique, que je garde un contact une fois par an à peu près avec mon analyste Lacanienne afin de poursuivre le désherbage, mon mari a eu recours à trois psy de façons plus courtes.

Il n'empêche, notre fils est dys et tout ce que nous apprenons et comprenons venant des neuros-sciences correspond de façon très pertinente à ce que nous vivons et nous aide très clairement ; nous multiplions les angles de soins et d'aides, nous n'avons pas la vérité mais c'est véritablement insupportable de constater le retard que nous prenons pour aménager la scolarité de nos enfants, en grande partie à cause des inerties inhérentes à de tels propos.
Regardons à l'étranger, ou dans certaines zones géographiques françaises où les influences psychanlysantes sont moins marquées ou dépassées ...c'est très parlant !

A cette heure,je saluerais le travail d'une fondation belge pour la dyslexie, elle a produit notamment un dvd plein de délicatesse sur la question ...à mille lieues des certitudes univoques de votre invitée.

Par ailleurs,je vous remercie de la qualité de vos émissions, j'aimais mieux l'ancien jour de diffusion.

Cordialement,

Catherine Auzanneau

Portrait de Anonyme Martine Menès02.12.2012

Bonsoir,
Je ne parle que des enfants qui ne sont pas des vrais dyslexiques. Comme vous savez sans doute un enregistrement réduit le propos. Je suis d'accord avec la plupart de vos réflexions sur l'amélioration de l'enseignement mais ce n'est pas de ma compétence. A titre individuel, j'ai travaillé autant que possible avec les enseignants et les rééducateurs d'une façon le plus souvent bénéfique pour les enfants.
Cordialement, MMenès

Portrait de Anonyme Julie02.12.2012

Bravo!

Portrait de Anonyme Anonyme02.12.2012

Bravo!

Portrait de Anonyme VERNIER01.12.2012

Bonjour,
Quand le désir d'apprendre pour se former et pour avoir un emploi se heurtera à cette impossibilité à cause du risque de fermeture du plus grand organisme de FORMATION : l'AFPA avec ses 15 000 stagiaires par an. En déficit de 75 M€ notre sort se joue au tribunal de Grande Instance de Bobigny le 8 janvier prochain. Toutes les infos sur notre blog : http://afpa66.overblog.com/

Portrait de Anonyme quokka30.11.2012

Bonjour, un sujet nous tient à cœur : Et si être parent d'ado apportait une plus-value à l'entreprise ?
ou comment les parents se mettent en mouvement pour travailler avec les ados sur : l'orientation c'est toute la vie !
Si le sujet vous interesse aussi, l'association Quokka sera ravie de vous en dire plus
Florence Meyer
0610281662
www.quokka.fr

Portrait de Anonyme Bruno05.12.2012

Bonjour,
Je crois au contraire que c'est ce type d'approche productiviste et réductionniste qui crée le malaise chez les ados. L'école comme vivier de l'entreprise me semble être la pire approche qui puisse leur être offerte pour stimuler leur désir d'apprendre. L'entreprise est souvent perçue (et à raison) comme le lieu de toutes les angoisses et peut donc difficilement constituer un objet de désir. Ou alors sur le mode de la perversion tant il s'y livre des enjeux de pouvoir, de domination, d'exclusion, etc. Sans pour autant abandonner tout pragmatisme, puisqu'il faudra bien un jour ou l'autre que certains intègrent ce monde (en attendant d'en créer un autre), il est urgent de trouver une issue à cette confusion des genres : l'approche professionnelle proprement dite ne devrait intervenir qu'en dernière instance dans le cursus et en tout cas pas au sein du secondaire. Un monde meilleur pour nos enfants, ce n'est certainement le "meilleur des mondes" vers lequel évolue celui de l'entreprise et de ses zélateurs.

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