1ère partie : L'apprentissage et l'alternance
- Nicole D'Anglejan, directrice du pôle métiers à Apprentis d'Auteuil. Une fondation reconnue d'utilité publique qui accueille, éduque et forme plus de 13 000 jeunes, dans 200 établissements en France.
- Jean-Jacques Arrighi, économiste, chargé d’études au Céreq (Centre d’études et d recherches sur les qualifications).
2ème
partie : Les Rased
Serge Thomazet, enseignant chercheur en Sciences de l'Education à l’IUFM, "Université Blaise Pascal" à Clermont-Ferrant.
Carte Blanche à Benoît Falaize
J'ai retrouvé les Ecoles Normales.
Reportage : Série sur les écoles "alternatives"
Sequana, la maison des enfants, une école du 3e type.
Musique
"Obe Agnès" de Brother Sparrow
Thème(s) : Information| Education



5 commentaires
Si les adversaires du "pédagogisme" espèrent que la solution consiste à envoyer en apprentissage les élèves en échec ou refus scolaire, ils risquent d'être déçus. Sauf à avoir été inattentif, je regrette qu'on n'ait pas suffisamment souligné la duperie que recouvre ce recours à l'apprentissage. Les gens qui nous gouvernent devraient savoir que les entreprises ne sont en aucun cas prète à augmenter de manière significative le nombre des apprentis, ou bien il faudra les indemniser !! J'ai pdt 40 ans en Lycée professionnel pu constater, et particulièrement à l'occasion de la mise en place des bac pro qui supposent stages obligatoires, que s'il existe bien des entrepreneurs coopératifs, soucieux d'une formation de qualité, leur nombre est limité et pour les autres, hélas la majorité, refus total : ils ne disposent pas du personnel formé et disponible pour encadrer ; ils ont été choqués par qq expériences négatives liées au comportement de qq stagiaires, ils craignent les réactions négatives de la clientèle etc.
Soyons sérieux. Se pressent aux portes des entreprises quantité de jeunes gens suffisamment éduqués et souvent disposant d'une formation professionnelle pourquoi voudrait-on qu'un entrepreneur en période de difficultés économiques se charge, par héroïsme civique, de jeunes en refus d'école et de société ? Restent quelques branches professionnelles en déclin et/ou peu attractives où l'apprentissage est un remède à la pénurie de main d'oeuvre mais elles sont déjà pourvues.
Ceci précisé, longue vie à la Rue des écoles.
Je trouve qu'il y a une certaine confusion dans les propos de Serge Thomazet et je voudrais apporter quelques éclaircissements.
Les enseignants spécialisés à dominante pédagogique (maître E) et à dominante rééducative (maître G)ne rallongent pas le temps de classe des enfants. Nous intervenons dans les écoles et pendant le temps scolaire en concertation avec le maître de la classe de façon à ce qu'aucune nouvelle notion ne soit étudiée pendant ce laps de temps ( Il ne s'agit pas de pénaliser l'élève ). L'enfant ne se sent pa stigmatisé et prend plutôt plaisir à sortir de la classe car il sait que nous sommes là pour lui, pour l'aider à comprendre l'origine de ses difficultés et pour l'amener encore plus loin dans l'acquiqitiond des connaissances.
Il existe bien de la cointervention en classe qui est plus difficile à mettre en place mais qui peut-être très efficace si elle est bien pensée et aceptée par le maître de la classe.
Pourquoi les Rased ne seraient-ils pas efficaces? Parce qu'ils ont été emputés depuis 2008 et que 1 seul maître G et 1 seul psychologue pour une circonscription et 1 maître E pour 10 écoles rurales c'est trop peu.
Ne confondons pas aide personnalisée et aide spécialisée!
L'aide personnalisée est dispensée par l'enseignant de la classe en dehors du temps scolaire. Elle consiste à revoir certaines notions non comprises dans la journée, à travailler plus précisément certaines capacités, à anticiper une lecture....
L'aide spécialisée est une rémédiation. Nous travaillons sur les compétences par des voies détournées mais en plus nous aidons les enfants à se sentir mieux face aux apprentissages, face à la classe.
Nous serions beaucoup plus efficaces si on nous en donnait les moyens.
Il y aurait tant de choses à dire par ceux qui sont sur le terrain et qui vivent cette expérience chaque jour.
Sylvie
bonjour,
merci pour une émission sur ce sujet qui mérite autant d'attention que les parcours les plus classiques.
Madame D'Anglejan parle de "service citoyen" de la part d'une entreprise qui prend un apprenti, est-ce une blague ?
Dans ma promo, nous étions 10 élèves majeurs, seulement 4 ont été bien encadrés et bien accompagnés par l'"adulte". Sur mes 2 années de formation, mon employeur n'a, en tout et pour tout, pas passé plus de 35h à me former. Je dois avouer que j'ai du remplir des tâches qui n'avaient pas grand chose à voir avec ma formation, sans perspective d'évolution.
Les 500 ou 600€ de salaire mensuel sont à pleurer dans de tels cas, sans compter que nous n'avions pas de statut d'étudiant, donc pas de mutuelle étudiante (mais accès à l'humiliante CMU), pas de réduction sur les moyens de transport (le véhicule personnel étant de toute façon largement préféré par l'employeur), alors encore plus d'exonérations d'impôts et baisse de charges serait, de mon point de vue, une insulte à l'encontre des apprentis en alternance.
Mme Tourret, je suis une fidèle auditrice et ose espérer que nous sommes nombreux. Peut-être n'est-il plus trop nécessaire de rappeler la position de la Finlande et de la Corée dans les dernières publications spécialisées, c'est assez médiatisé, et pas seulement dans votre émission.
En revanche, je serai ravie si vous pouviez indiquer une référence concernant la place de la maternelle française dans le monde. Vous avez, depuis septembre, dit par deux fois que le monde nous envie ce système, j'aimerai approfondir ce sujet à partir des données dont vous disposez.
Merci et bonne continuation.
...je suis déçue, la rééducation (maître G) dans le RASED n'a pas été abordée...
Les maîtres E et les maîtres G, qui composent les RASED (enfin, ce qu'il en reste...) avec les psychologues scolaires, ne font pas le même travail. Les maîtres E travaillent sur les difficultés d'apprentissage (psychopédagogie) alors que les maîtres G travaillent sur les difficultés de comportement qui empêchent certains enfants de devenir des élèves.
Lorsque M. Thomazet dit qu'une intervention par semaine ne suffit pas pour venir à bout de la difficulté d'un élève, il ne précise pas aux auditeurs qu'il parle de l'intervention du maître E. Pour le maître G (et sûrement dans certains cas pour le maître E !) l'attente a du sens, elle est un travail en soi, dans la mesure où elle met en jeu, entre autre, le désir, qui deviendra le désir d'apprendre.
Par ailleurs, vous parlez de grande difficulté, voire très grande difficulté, mais il ne faut pas oublier que le travail des maîtres spécialisés s'adressent AUSSI à des élèves qui rencontrent des difficultés moins alarmantes a priori, mais qui résistent à ce que le maître a mis en place dans la classe et que (même !) l'aide individualisée (qui ajoute du temps de travail sur la journée, la semaine, d'enfants non-élèves qui n'ont pas forcément l'énergie pour cela...) ne peut pas résoudre.
L'aide spécialisée, c'est aussi la prévention de l'échec scolaire : rien n'en a été dit.
L'aide spécialisée, c'est aussi tout le travail avec les familles, les partenaires éducatifs, en plus du travail en équipe avec les enseignants.
Un élève en difficulté souffre et met en difficulté son enseignant, sa famille... C'est aussi pour cela qu'il faut un tiers : cela dépasse de beaucoup le soutien et la remédiation scolaires...
Bonjour,
je m'occupe des archives audiovisuelles du CNDP. Merci de votre mot sur le coffret des films pédagogiques d'Eric Rohmer.