La crise du recrutement des enseignants / "Enfants de l'immigration, une chance pour l'école" 3
1ère partie : la crise du recrutement des enseignants
Claude Lelièvre, historien de l'éducation
Daniel Robin, co secrétaire général du SNES-FSU.
2ème partie : "Enfants de l'immigration, une chance pour l'école"
Marie-Rose Moro, pédopsychiatre - spécialiste de la psychiatrie transculturelle
"Enfants de l'immigration, une chance pour l'école" Edition Bayard sortie le 23 févier 2012
reportage :
Suite de la série de Maylis Besserie sur les écoles alternatives. Après l'école de la deuxième chance, une école Montessori ou la maison des enfants de la cartoucherie aujourd'hui : l'école alsacienne.
Musique :
Feist
Thème(s) : Information| Ecole| Education| immigration



3 commentaires
Bonjour,
je suis étudiante en Master Professionnel de didactiques du plurilinguisme et des politiques linguistiques.
J'aurais aimé mettre en lien (rapidement) les propos de Marie-Rose Moro avec tout d'abord le mouvement de Language Awareness qui a évolué et donné en Europe, notamment en France de nombreux travaux et projets ces vingt dernières années.
Il y a par exemple les travaux de Michel Candelier et de ses équipes, mais aussi le projet Pluri-L des Pays de la Loire, l'Eveil aux Langues bien sûr (projet européen Evlang) et d'autres encore. Ces travaux, projets et expériences permettent de former les enseignants au plurilinguisme, au pluriculturalisme. Ainsi on leur donne les moyens de mettre en place des activités interdisciplinaires, des projets de classe, des propositions pour le quotidien de la classe fondés sur le partage et le travail en groupe, en harmonie avec la diversité langagière et culturelle de tous les enfants, des enfants qui n'ont plus honte, plus peur et qui portent leurs différences comme une richesse à faire partager.
Au regard des besoins actuels, cela devrait être généralisé à toutes les formations d'enseignants, notamment ceux du primaire, l'école du XXIème siècle ne devrait se pas faire sans l'Eveil aux Langues...
Il serait je pense assez intéressant d'y consacrer une émission en echo à cette intervention (peut-être que vous l'avez déjà fait, dans ce cas-là, pardonnez-moi pour cette intervention!).
Merci pour vos émissions qui sont toujours d'un grand intérêt.
AB
En complément de ce que dit votre invitée Marie-Rose Moro, j’aimerais que l’on explique comment, au début du XXe siècle, des millions d’enfants parlant uniquement le breton, le corse, l’« occitan » (leurs parents appelaient ça le patois, à l’époque), etc., et pas un mot de français le jour où ils mettaient pour la première fois le pied à l’école, sont parvenus en peu d’années (presque tous « arrêtaient » à 14 ans) à parler et à écrire notre langue nationale, cela alors qu’ils étaient le plus souvent plus de quarante par classe.
Je pense qu’il serait important et urgent de creuser cette question si l’on ne veut pas laisser le terrain des mauvaises explications aux crétins qui en feraient une histoire d’origines, géographiques ou autres.
Bonjour à tous-toutes,
1) La semaine dernière, il aurait été plus qu’utile d’indiquer que, à l’école « La Maison des enfants » (dont certains échos sonores étaient tentants mais pas d’autres, d’ailleurs), les frais de scolarité se montent à 450 euros par mois, d’après leur site.
2) Affligeant de voir que même l’École alsacienne, dont on aurait pu attendre un certain conservatisme sur ce plan-là, est tombée dans le lamentable panneau du « contrat » pour la discipline (pardon, soyons moderne : le « comportement social ») des élèves, qui plus est de maternelle ! Cette pratique généralisée du « contrat » est honteuse et bien révélatrice de la démagogie du monde adulte depuis tant d’années : comment ose-t-on parler de contrat entre des personnes qui n’ont pas le même statut ?! Les enfants passeront des contrats quand ils en auront l’âge. Il est dégeulasse de vouloir leur infliger cette pseudo-responsabilité. Les enfants ont le devoir d’obéir à des RÈGLES fixées DANS LEUR INTÉRÊT par des ADULTES QUI LES AIMENT. Quans ils sont assez grands, qu’on se contente de faire signer au bas de ce règlement, avec la formule « LU » (et surtout sans ajouter « ET APPROUVÉ »).
Si je me permets de dire cela, c’est que, instituteur stagiaire dans une classe de CM1, j’ai été assez stupide et posthippie — alors qu’on était quinze (15) ans après Mai 68… — pour proposer en début d’année à des enfants âgés de 8 à 10 ans de me tutoyer ou de me vouvoyer ! Inutile de vous dire que l’année fut sportive.
G.F.