Refondation de l'école : ce qui doit changer / Enseigner, ça s'apprend? 10
Refondation de l'école : ce qui doit changer.
La "refondation du système éducatif" voulu par Vincent Peillon est en marche, analyse chaque semaine avec un spécialiste de l'école ou un acteur du système éducatif.
Ce mercredi Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN)
Enseigner, ça s'apprend?
La formation des enseignants va être réformée, il faut peut-être la révolutionner...
- Jean-Pierre Obin, Inspecteur général honoraire, ancien professeur associé à l'IUFM de Lyon, Chargé de cours à l'université de Cergy-Pontoise.
- Vincent Troger, maitre de conférence en IUFM, chercheur.
Le reportage de Maylis Besserie
"Souvenirs d'IUFM", on entend Pauline, professeur de Lettres modernes raconter sa formation.
Carte blanche à Benoît Falaize
"Comment l'école primaire peut-elle contribuer au relèvement de la France nouvelle" : un texte de René Ozouf, inspecteur primaire en 1944.
Musique
God Save The Queen - Nouvelle Vague
Thème(s) : Information| Ecole| Education| Philippe Tournier | Jean-Pierre Obin| Vincent Troger






10 commentaires
Il est étonnant que :
- Personne n'ait relevé les propos de cette enseignante "Pauline" qui a appris comme roue de secours, entre-autres perles, de devoir faire l'appel ! N'a-t-elle donc jamais côtoyer l'école ? Qu'elle doive se présenter ? N'a-t-elle jamais été en contact avec l'humain ?... Et le meilleur, "les élèves ne sont pas tous les mêmes".
Un cas d'école !
- Encore l'expression "jeter dans l'arène" a été utilisée. Est-ce donc cela enseigner ? Un rapport de force ? Un combat ? Dont l'unique but est d'en ressortir vivant ?
- L'on critique le collectif "Mérite-le" mais le problème est bien là. Le jour on l'on notera à sa juste valeur les copies (brevet et bac), alors on acceptera la refondation de l'ensemble car le taux de réussite sera bien loin d'aujourd'hui... Et enfin les parents seront avertis, les élèves plus leurrés.
- L'on parle du recrutement des enseignants à l'étranger... Des exemples, svp, et non des allusions... Chiche ?
Allez un p'tit film ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Detachment
Certes cela ne se passe pas chez "nous" mais le fond est intéressant, non ? Et celui-ci vaut bien "Être et avoir" et toute la polémique qui entourait ce "reportage" mais présenté et commenté en IUFM car tellement merveilleux !!
Enfin des propos sensés sur la formation des profs. Du fond de ma retraite, j'ai écouté avec délice les interventions de vos deux invités... Oui c'est un métier, oui cela s'apprend tout au long de la cazrière et dire cela ce n'est pas comme le dit trop prudemment Louise Tourret, une approche plus globale, c'est une révolution copernicienne....Les candidats au capes sont les meilleurs étudiants des universités, ils aiment leur discipline, ils ont supporté sans trop de peine l'enseignement élitiste français, les discours magistraux hors de propos, les cours dialogués faussement participatifs, ils ont pris des notes, sans méthode, comme ils le pouvaient, bref c'étaient de bon élèves partageant peu ou prou les valeurs des profs...Et on voudrait qu'ils sachent spontanément enseigner en collège aux futurs élèves de Lycées professionnels ? Les maîtres des anciens cours complémentaires puis des ceg étaient passés par les écoles normales, ils y avaient appris leur métier et leur origine sociale n'était pas très éloignée de celle de leurs élèves.
Quant aux IUFM ils ont été d'abord un apport salutaire pour les universitaires en quête de débouchés pour leur post doc, un progrès pour les capesiens, par rapport à l'ancienne formation, dérisoire dans ses moyens dite cpr ; pour les prof des écoles et les plp, ceux qui bénéficiaient d'une formation en école normale ce fut une régression. Donc, surtout ne pas les reconduire en l'état. En 20 ans de tutorat pédagogique, je n'ai jamais rencontré un stagiaire satisfait de sa formation en iufm . Le témoin de l'émission m'a surpris par sa bienveillance, j'étais habitué à des propos beaucoup plus sévères.
Evidemment, la rue des écoles est indispensable.
Merci pour ce programme.
Je n'arrive pas à mettre la main sur le texte de l'Inspecteur de 1944, M. Ouzouf, le lien semble invalide...
Bonjour et bravo pour l'emission. J'ai une petite question quasi 'hors
sujet'. Quel est le nom du morceau / du groupe qui assure le générique de
l'émission , s'il vous plaît ?
Merci
Voici les références
TITRE : FLITE
INTERPRÈTE : THE CINEMATIC ORCHESTRA
Bonjour Madame Tourret,
J'ai écouté avec plaisir, quoiqu'avec un certain scepticisme, une partie
de votre émission d'aujourd'hui (6/6/12).
Je voulais profiter de ce courriel pour vous faire part de mes réactions
(je suis enseignante).
- Cela fait maintenant des décennies (au moins) que l'on entend parler de
l'élitisme de l'Education Nationale; Les propos tenus par votre
interlocuteur sont certainement justes et justifiés. Mais je ne vois pas
en quoi la formation des enseignants est concernée, si la République
elle-même ne fait la choix entre un enseignement pour les élites (auquel,
à mon grand dam, je dois participer), et une véritable démocratisation.
- Je veux bien croire qu'il existe des méthodes spécifiques pour
enseigner aux enfants en difficulté, mais dans ce cas, qu'attend-t-on pour
nous les communiquer ?????
- Un point qui n'est JAMAIS abordé par les suppôts de l'IUFM est l'image
des enseignants. Votre interlocuteur parlait de la formation de son métier
d'enseignant (ou quelque chose d'approchant ...). Or, il est connu de tous
que :
1/ Les enseignants sont toujours en vacances,
2/ de toute façon, ils ne travaillent que quinze heures par semaine
(entendu en cours)
3/ lorsqu'ils ne sont pas en vacances, ils sont absents ou font grève !
4/ et que de toute façon, les enfants s'ennuient à l'école;
Je mettrais au défin n'importe qui qui attend un tel discours d'écouter
la parole de celui qui cherche à lui enseigner ! j'ai entendu il y a
quelques années une dame fort estimable -elle est au gouvernement en ce
moment, et l'une des premières choses que l'on apprend aux fonctionnaires
est de respecter la hiérarchie,donc je tairai son nom !- une dame fort
estimable dire que les enfants des banlieues, puisque c'est souvent là que
se concentrent les difficultés et les échecs, n'était pas plus
difficiles que les petits bretons ou occitans de la Troisième République,
mais que celle-ci portait très haut ses enseignants, ce qui, pour utiliser
un euphémisme, n'est plus vraiment le cas.
Bref, je me demande si une refondation de l'école ne passe pas par un
discours politique vis à vis des familles sur la prise en charge de leurs
enfants, et sur une revalorisation morale de l'école (ça ne coûterait
pas très cher dans notre période d'austérité, mais cela mettrait du
baume au coeur !).
Salutations amicales
Bonjour Madame Tourret,
J'ai écouté avec plaisir, quoiqu'avec un certain scepticisme, une partie de votre émission d'aujourd'hui (6/6/12).
Je voulais profiter de ce courriel pour vous faire part de mes réactions (je suis enseignante).
- Cela fait maintenant des décennies (au moins) que l'on entend parler de l'élitisme de l'Education Nationale; Les propos tenus par votre interlocuteur sont certainement justes et justifiés. Mais je ne vois pas en quoi la formation des enseignants est concernée, si la République elle-même ne fait la choix entre un enseignement pour les élites (auquel, à mon grand dam, je dois participer), et une véritable démocratisation.
- Je veux bien croire qu'il existe des méthodes spécifiques pour enseigner aux enfants en difficulté, mais dans ce cas, qu'attend-t-on pour nous les communiquer ?????
- Un point qui n'est JAMAIS abordé par les suppôts de l'IUFM est l'image des enseignants. Votre interlocuteur parlait de la formation de son métier d'enseignant (ou quelque chose d'approchant ...). Or, il est connu de tous que :
1/ Les enseignants sont toujours en vacances,
2/ de toute façon, ils ne travaillent que quinze heures par semaine (entendu en cours)
3/ lorsqu'ils ne sont pas en vacances, ils sont absents ou font grève !
4/ et que de toute façon, les enfants s'ennuient à l'école;
Je mettrais au défin n'importe qui qui attend un tel discours d'écouter la parole de celui qui cherche à lui enseigner ! j'ai entendu il y a quelques années une dame fort estimable -elle est au gouvernement en ce moment, et l'une des premières choses que l'on apprend aux fonctionnaires est de respecter la hiérarchie,donc je tairai son nom !- une dame fort estimable dire que les enfants des banlieues, puisque c'est souvent là que se concentrent les difficultés et les échecs, n'était pas plus difficiles que les petits bretons ou occitans de la Troisième République, mais que celle-ci portait très haut ses enseignants, ce qui, pour utiliser un euphémisme, n'est plus vraiment le cas.
Bref, je me demande si une refondation de l'école ne passe pas par un discours politique vis à vis des familles sur la prise en charge de leurs enfants, et sur une revalorisation morale de l'école (ça ne coûterait pas très cher dans notre période d'austérité, mais cela mettrait du baume au coeur !).
Salutations amicales
Pourquoi ne pas imaginer qu'à la suite du concours de recrutement comme il est pratiqué actuellement, le nombre d'admis soit beaucoup plus grand afin que tous ces candidats se présentent à un deuxième concours, l'année suivante après une année de formation pédagogique et de pratique de classe effective. La réussite définitive du candidat professeur ne serait acquise qu'à la suite de ces deux parties de concours ? Cela permettrait d'équilibrer les savoirs disciplinaires et les compétences à enseigner. Cela permettrait de valoriser réellement le rôle des tuteurs des stagiaires en pratique de classe et de la formstion pédagogique.
La formation ne peut pas être parfaite puisqu'il est impossible d'agir directement sur les pratiques de classe avec des enseignants expérimentés.
Toutefois, l'IUFM propose des outils et selon les formateurs parfois il nous semble être en classe. C'est un problème de pédagogie puisque la mastérisation demande aux étudiants d'appliquer des principes pédagogiques qu'elle-même ne met jamais en place.
Pour ce qui est de la différenciation dont parle M.Obin, elle est au coeur de la formation justement pour essayer de pallier les inégalités. Seulement, peu d'enseignants et à plus forte raison d'étudiants y portent attention. Il existe pourtant des enseignants et des étudiants pour qui la différenciation est fondamentale et est mise en place dans toutes les activités de classe. Encore une fois, cela dépend des personnes. Des enseignants expérimentés ne daignent pas adapater leurs enseignements alors que d'autres bien moins chevronnés le font toujours.
Oui, il faut réformer le concours! Et ne pas recruter des "bêtes de concours" uniquement! Je pense aussi qu'élever au niveau Master a mis dans l'embarras pas mal de gens qui s'étaient arrêtés à la licence et qui n'ont pas pu reprendre des études et du coup ont laissé tomber le concours!