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D'où vient l'explosion des maladies neurodégénératives ? 19

02.12.2011 - 14:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobilevideo

Evolution de la maladie d'Alzheimer dans le monde Lamiot©Creative Commons

« Près de 350 000 personnes bénéficient d’une prise en charge pour affection de longue durée de type maladie d’Alzheimer et maladies apparentées. Etroitement liée au vieillissement de la population et à l’allongement de la durée moyenne de vie, cette affection devrait continuer à progresser dans les prochaines années ». Ces phrases sont issues du site consacré au Plan Alzheimer 2008-2012 qui précise que 800 000 personnes sont aujourd’hui atteintes par cette maladie. En 2005, le rapport du député Jean-Michel Dubernard à l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, indiquait un chiffre plus élevé de 855 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des syndromes apparentés avec 225 000 nouveaux cas chaque année. En 2020, ces pathologies pourraient ainsi concerner 1,3 million de personnes en France.

Les plans Alzheimer se succèdent mais la maladie, dont le nom englobe désormais souvent l’ensemble des pathologies neurodégénératives, semble loin de régresser. Et les familles touchées restent largement démunies face à une affection à l’évolution lente qui, plus qu’une invalidité physique, rend très problématique les relations entre le patient et leurs proches. L’association France-Alzheimer note que 40% des aidants décèdent avant le malade, ce qui démontre à quel point l’impact des maladies neurodégénératives dépasse le nombre des personnes atteintes. Ces pathologies constituent désormais une véritable épidémie et un problème de santé publique majeur. Leur coût pour la société française pourrait passer de 10 milliards d’euros en 2005 à 20 milliards d’euros en 2020. Face à la détresse des familles et des patients, la médecine semble largement désarmée, qu’il s’agisse du diagnostic ou du traitement.  

 

Comparaison d'un cerveau sain et d'un cerveau atteint par la maladie d'Alzheimer ADEAR©Creative Commons

 

 

 

 

 

 

 

Dans une telle situation, une vive polémique s’est développée autour des « médicaments », entre guillemets, anti-Alzheimer, certains allant jusqu’à considérer qu’ils ont plus tendance à écourter la vie des patients qu’à l’améliorer.

Une étude controversée car non publiée dans une revue scientifique a fait l’objet de la couverture et du dossier du magazine Science et Avenir du mois d’octobre 2011. Cette étude indique que la consommation chronique d’anxiolytiques et de somnifères augmenterait le risque d’entrée dans la maladie d’Alzheimer. L’étude pointe particulièrement la famille des benzodiazépines responsable d’une forte dépendance.

Un livre publié en septembre chez Actes Sud sous le titre  Menace sur nos neurones, Alzheimer, Parkinson et ceux qui en profitent…  soutient la thèse que les maladies du cerveau sont dues à de nombreux neurotoxiques, dont certains médicaments.

Que peut-on dire aujourd’hui sur ce vaste et douloureux problème qui touche tant de familles en les laissant dans un profond désarroi ?

 

Invités:

Marie Grosman, biologiste, spécialiste de santé publique, agrégée en sciences de la vie, diplômée en épidémiologie et en santé environnementale, coauteur avec Roger Lenglet de l'essai Menace sur nos neurones (Actes Sud, 2011),  

Philippe Masquelier,  médecin généraliste, vice-président de l’association Formindep,

Elena Pasca qui anime le blog Phamacritique , 

Jacques Selmès ancien interne des hôpitaux de Paris, a participé à la création et au développement d’Alzheimer Europeauteur de La maladie d'Alzheimer. Accompagnez votre proche au quotidien (John Libbey, 2011)

 

Vidéo:

 

 

Thème(s) : Sciences| Biologie| Médecine

Lien(s)

Science et Avenir d'octobre 2011Ce mois-ci, Sciences et Avenir révèle les premiers résultats d'une étude française qui estime que la consommation chronique d'anxiolytiques et de somnifères augmente le risque d’entrée dans la maladie d'Alzheimer. Chaque année, en France, 16 000 à 31 000 cas d'Alzheimer seraient ainsi attribuables à ces traitements par benzodiazépines.
Conférence à la Cité des Sciences- La maladie d'Alzheimer et les nouvelles technologies Cette conférence s'est tenue à la Cité des Sciences aujourd'hui 2 décembre 2011 Elle a traité des enjeux et questionnements éthiques, des espoirs et des peurs suscités par les nouvelles technologies dans la maladie d'Alzheimer.

19 commentaires

Portrait de Anonyme Anonyme12.12.2011

impossible en réécoute:quelques notes de l'indicatif puis rien.Idem pour le Ramayana !"grands textes" merci de rendre accessible votre émission.

Portrait de michel michel14.12.2011

Maintenant, cela fonctionne!

Avec nos excuses :)

Portrait de Anonyme Georges Salines09.12.2011

Bonjour,

Fort intéressante émission, comme toujours. J'ai toutefois un regret : vous avez indiqué avoir invité des neurologues, le LEEM, l'HAS qui ont décliné, mais avez-vous invité un épidémiologiste ? L'émission s'intitule "D'où vient l'explosion des maladies neurodégénératives ?". L'épidémiologie étant la science de la répartition et des déterminants des maladies dans les populations, cet éclairage aurait été utile pour décrire ce qu'on sait sur la dite "explosion" et pour dire ce qu'on sait où ne sait pas sur les déterminants. Sur ce dernier point, un contre-point au discours de madame Grossman aurait été le bienvenu. Avec tout le respect que je lui dois, ce n'est pas en accumulant les citations d'études allant dans le sens de la thèse qu'on veut démontrer, sans guère, m'a-t-il semblé, de regard critique sur leurs limites éventuelles, et en ignorant les autres qu'on peut se prévaloir d'une approche scientifique. C'est même exactement le contraire d'une attitude scientifique. Et laisser croire que les déterminants de la maladie d'Alzheimer ont été identifiés et que ceci est reconnu par certains organismes officiels à l'étranger(elle a cité les US-CDC) est tout simplement malhonnête. Parmis ceux qu'elle a cités pendant l'émission, il y a des neurotoxiques certains (le mercure par exemple, ou certains pesticides), mais il y a loin de la preuve de la neurotoxicité à la preuve de la causalité dans la maladie d'Alzheimer ; il y a aussi des agents dont la responsabilité est beaucoup plus discutée (aluminium) voir extrêmement peu documentée (lignes à haute tension). Par ailleurs, il y aurait un débat utile à conduire sur ce qu'il convient de faire à partir de ce qu'on sait de la dangerosité de ces substances, l'interdiction n'étant pas toujours le mode de gestion le plus protecteur de la santé publique, mais ce n'était sans doute pas le sujet central de l'émission.

Dr Georges Salines
Directeur du Département santé environnement
INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE

Portrait de Anonyme Felix 07.12.2011

Merci au témoignage de Malou Legrand.
J'ai également été soignée et guérie par une chélation pour des troubles inexpliqués (très lourde fatigue chronique, douleurs musculaires, problèmes intestinaux) qui progressaient à une vitesse alarmante, apparus à la suite de travaux dentaires!
L'hopital Widal avait aussi conclu a une absence d'intoxication, après des test sans mobilisation avec le chélateur au préalable.

Portrait de Anonyme Science Publique07.12.2011

Un message d'un auditeur envoyé par mail:

Bonjour,
Je viens d'écouter votre dernière émission, et je tenais à remercier
les producteurs.
Je suis infirmier et je travaille régulièrement avec des personnes
atteintes de maladies dégénératives. Effectivement il n'existe pas de
traitement aujourd'hui pour limiter les "progrès" de la maladie
d'Alzheimer de les malades. Je suis bien forcé de donner les médicaments
qui sont prescrits (type anticholinestérasiques ou autres).
Je suis à l'écoute de France Culture et de votre émission afin de
recevoir le genre d'informations que vous avez traitées aujourd'hui avec
vos invités. Ces informations ne sont pas diffusées comme elles le
devraient dans mon milieu professionnel dominé par les fonds des
laboratoires, pratiquement les seuls à pouvoir financer des réseaux
d'informations, de formations et de connaissances (visiteurs médicaux,
presse professionnelle, documentation médicale).
Je m'arrête là.
Encore merci.

Portrait de Anonyme véronique04.12.2011

Bonjour
Merci pour vos émissions.
Dans la continuité de certaines remarques sur Jacques Selmès qui m'est apparu bien approximatif et qui n'est pas à une contradiction près : qu'a-t-il fait d'autre que ANCIEN interne des hôpitaux de Paris,participer à la création et au développement d’Alzheimer Europe, et être l'auteur de bouquins ?
Bien cordialement

Portrait de Anonyme Malou Legrand04.12.2011

Je rebondis sur l’implication du mercure, avec mon témoignage sur ces 3 cas de patients, parfaitement connus de moi :

Le premier : subit pendant des décennies des troubles chroniques inexplicables : troubles ORL et gastriques, mal de dos, insomnies avec apnées suivies de forts malaises et d’hypothermie, état dépressif, fort dessèchement buccal et oculaire, et de toutes les muqueuses des sphères supérieures ; tout cela malgré vie et alimentation saines, sans tabac ni alcool, dans un lieu entre mer et campagne. Conséquence : un nomadisme médical vain durant des années. Au cours de l’été 2000, une série d’investigations spécifiques aboutissent à constater des concentrations de mercure dans la salive (278µg/l), dans les urines (250µg/gr de créatinine), et dans les selles (60µg/k) ; ces 2 derniers prélèvements sont faits après mobilisation par un chélateur. Les analyses prescrites par un chef de service de l’hôpital Fernand Widal dans la même période concluent, eux, à une absence de signes d’intoxication. On sait pourtant, et certains neurologues français le reconnaissent en coulisse, que les dites analyses (de sang et d’urine spontanée) ne sont pertinentes que dans le cas d’intoxication aiguë, et non en chronique. La personne entreprend alors une dépose sécurisée de ses 13 amalgames et 4 couronnes or, et entame en même temps un traitement de chélation du mercure. Certains troubles disparaissent totalement après deux années (angoisse, dépression, goût métallique, mal de dos) d’autres diminuent sans disparaître totalement (symptômes du syndrome sec type Gougerot Sjogren, une maladie auto-immune)… Une exérèse de glande sous-maxillaire sclérosée, ainsi que d’un calcul au droit de celle-ci est faite fin 2001, l’analyse des tissus retrouve des métaux composants de l’amalgame. En résumé : le patient se sent beaucoup mieux qu’il y a dix ans.

Le second : souffrait à 56 ans de troubles l’ayant conduit à consulter en neurologie. Le diagnostic tombe: atteinte corticale, syndrome de Balint (agnosie visuelle) ; accompagné d’apraxie et de troubles de mémoire. Il est (« par défaut » écrit son neurologue), mis sous traitement Alzheimer, (aricept) ; mais son état s’aggrave dans les mois suivants ; en 2004 il est mis en invalidité. En juillet 2006 il est accueilli en Ehpad, la médication augmente (aricept, ebixa, anxiolytiques, anti-dépresseurs, …) et un neuroleptique administré à tort en service psychiatrique un mois après son entrée en institution finit de le « fusiller »: dépendance à 100%, plus de possibilité de s’exprimer, etc….
Or, en 2002, parallèlement aux examens neurologiques une autre investigation avait mis en évidence une concentration de mercure dans les urines et les selles (avec d’autres composants de l’amalgame et des couronnes) ainsi que du méthylmercure. Statut dentaire : une dizaine d’amalgames et des couronnes or. Une avulsion totale des blocs métalliques est faite en 2007, afin de tenter d’améliorer son état ; prélèvements mis sous scellées à la sortie du bloc opératoire. Autres éléments : il était, enfant, très timide et renfermé, presque autiste dirions-nous aujourd’hui. Adulte il ne parlait jamais de lui, mais aimait la littérature, l’humour, les voyages. Né après la guerre et un traitement anti-syphilitique de la mère (mercure); a fait de la bronchite chronique, balayée en 3 années dans les eaux soufrées de La Bourboule. (précision : le soufre est depuis longtemps connu comme antidote au mercure, auquel il se fixe).

Le troisième : à 47 ans, sportif et sain, père de 3 enfants, directeur d’une entreprise de 700 employés ; il fait faire par son dentiste des travaux pour pose de couronnes sur 2 de ses 13 amalgames. Trois mois plus tard, il est pris de troubles incompréhensibles : fatigue, tremblements, trous de mémoire, insomnie, sueurs, fasciculations, qui s’aggravent à une vitesse foudroyante (atteintes de l’élocution et de la marche). Un an après les travaux dentaires il est totalement paralysé et placé sous respirateur.
Lors de l’EMG à l’hôpital où sont faits les examens et le diagnostic de SLA, un médecin avait demandé s’il avait été exposé à des métaux lourds dans sa profession. La réponse est non, mais la question avait éveillé la curiosité, et mis sur la piste du mercure des amalgames, qui est alors suivie hors du cadre hospitalier. Les analyses des prélèvements, faits après prise d’un chélateur, accusent un taux si énorme de mercure qu’au labo allemand on croit à une erreur et qu’on les refait. Lorsque ce fait est signalé aux services de neurologie de l’hôpital où il est « examiné », c’est une fin de non recevoir au motif que ces analyses n’ont pas été faites par un de leurs labos ni avec un protocole validé par eux. Pas de proposition de chélation, seulement celle de diriger le malade vers un centre de soins palliatifs. L’épouse refuse, organise les soins à la maison sans jamais recevoir aucune aide des services de neurologie et de toxicologie qui avaient examiné le patient. L’homme décède cinq ans plus tard, fin 2003, à 51 ans.

Les lignes ci-dessus constituent un résumé succinct d’un témoignage qui sera remis prochainement à l’association Non au mercure dentaire.
L’énormité de la tromperie qui perdure sur les conséquences de l’emploi du mercure dans les soins dentaires, comme celle du non-sens de cette situation où la sécurité sociale rembourse, sans réserve aucune, un produit mis pour des années en bouche, et contenant l’un des plus redoutables neurotoxiques, sont, l’une comme l’autre, pour celui qui tente d’en approcher l’exacte mesure, de nature à faire vaciller l’esprit le plus solide. Et à faire douter définitivement de l’humain.

Portrait de Anonyme dr capdevielle marie-pierre03.12.2011

bravo Science Publique!

scandale médicamenteux, scandale politique, au nom de quels intérêts financiers prescrit-on et rembourse t-on des médicaments DANGEREUX et inefficaces?? j'ai vu ainsi un de mes patients ancien résistant déporté mourir de cachexie sous l'effet d'un de ces médicaments, un autre ancien prof de médecine faire un arrêt cardiaque devant d'autres médecins, du fait d'un trouble du rythme imputable au même médicament! honte à nos politiques!

oui aux 10000 AIDANTS que l'on pourrait payer avec le prix de telles saloperies!

dr MP Capdevielle, généraliste gériatre.

Portrait de Anonyme Anny Augé03.12.2011

Je suis une" vieille" infirmière et cela fait tellement longtemps que je pense comme vous et que je me bats encore énergiquement. Je suis présidente fondatrice d'une association indépendante (des structures nationales et des labos) de malades de Parkinson et aidants dont l'équipe d'animation est très lucide.Nous aidons soignés et aidants au plus proche de leur vie quotidienne car nous croyons à une démédicalisation le plus possible et à des techniques aidantes : notre petit film sur l'atelier tango, tourné par FR3 FC fait le tour du monde).
Nous organisons en autres, des conférences (la dernière il y a 15j, 200 personnes)et je souhaiterais vous faire venir ici en Franche-Comté.
notre adresse mail : fcparkinson@yahoo.fr.
Merci pour la réponse.
Bien à vous, Anny Augé
Ps : les neurologues n'ont pas déserté, ils sont à la botte des labos...

Portrait de michel michel03.12.2011

Chère Anny,

Merci beaucoup pour votre témoignage; Le film dont vous parlez est-il publié sur Dalymotion ou Youtube? Si oui, nous pourrons le rendre accessible sur cette page. Avez-vous également un site Internet?

Merci aussi pour votre invitation dont nous pourrons parler par mail.

Bon courage pour votre combat,

M.A.

Portrait de laurant laurant03.12.2011

Cela fait froid dans le dos d'entendre Jacques Selmès avouer l'inaction des médicaments prescrits dans la maladie d'Alzheimer et justifier leur usage par leur effet placebo. Cet aveu, dans la mesure ou il ne semble pas le choquer, me permet de me demander s'il n'en est pas de même pour le traitements d'autres maladies ; auquel cas on comprend mieux la fortune des firmes pharmaceutiques et les problèmes que nous avons à maintenir notre système de sécurité sociale.

Comment l'état français peut il dépenser des fortunes dans un médicament que tous savent inefficace ou du moins pas assez efficace ?

Portrait de michel michel03.12.2011

Un message de MERMET posté sur une autre page mais visioblement destiné à cettte émission:

MERMET02.12.2011

Il y a des améliorations constatées dans la santé de patients (parkinson et Alzheimer) qui font des cures d'Ayurvéda.
C'est un soin qui n'est jamais évoquée.

MERMET

Portrait de Anonyme Marie Grosman02.12.2011

Merci à tous pour vos commentaires.

Pour ceux qui approfondiront ce dossier en lisant "Menace sur nos neurones", n'hésitez surtout pas à nous faire part de vos remarques, questions et désaccords, nous répondrons à tous. rlplaton@gmail.com

Marie Grosman

Portrait de Anonyme Véronique02.12.2011

Il semble logique, devant une telle pandémie annoncée, que pour mettre le maximum de moyens à guérir les uns, il faut bien évidemment éviter que d'autres tombent malades, en nombre, à leur tour. La Prévention, dont parle Marie GROSMAN, prend là tout son sens.

Portrait de Anonyme Roger Lenglet02.12.2011

Rappelons que l'on compte de plus en plus de jeunes touchés par l'Alzheimer et l'ensemble des maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques. Pour ne prendre que l'Alzheimer, on compte aujourd'hui en France 35.000 à 55.000 jeunes, et nous montrons dans "Menaces sur nos neurones" cette explosion de cas jeunes pour les autres maladies du cerveau
Par ailleurs, nous soulignons que les études sur la population japonaise révèlent trois fois moins d'Alzheimer mais que les Japonais migrants rattrapent
les taux d'Alzheimer du pays où ils s'installent, et où ils adoptent en particulier des pratiques absentes chez eux comme la pose aux plombages au mercure.
Les facteurs environnementaux apparaissent décisifs aussi quand on considère que cette pandémie, qui double tous les 20 ans, frappe surtout les pays industrialisés où les niveaux de pollution aux neurotoxiques exercent leurs effets délétère depuis des décennies. Le scandale est d'autant plus grand que les substances neurotoxiques sont assez bien documentées scientifiquement, notamment grâce à la toxicologie, et qu'il est possible de prendre des précautions individuelles et collectives.
Roger Lenglet, co-auteur avec l'invitée Marie Grosman, de "Menace sur nos neurones".

Portrait de Anonyme BOURGEAT Marie Françoise02.12.2011

Suite à l'émission Science Publique par Michel Alberganti, parmi les invités présents, je m'adresse à Mr J. Selmès en lui demandant quels sont ses liens avec les labos et quel est son niveau de vie ? c'est toujours intéressant de d'écouter les réactions qui sont souvent proportionnelles au niveau de vie auquelle participe les labos chez la personne concernée. Il est inadmissible de l'entendre dire qu'il ne peut y avoir de prévention.
Bravo à Marie Grosman et Elena Pasca (2 femmes encore) courageuses car il vraiment avoir des arguments en béton pour contrer les collaborateurs de la chimie.

Portrait de Anonyme titipolliet02.12.2011

Connaissez-vous les travaux d'André Gernez ?

http://www.dailymotion.com/video/xcwewd_le-scandale-du-siecle-volume-2_news

Que pensez-vous de sa proposition de supprimer, chez l'adulte, la sécrétion de l'hormone de croissance qui, selon lui joue un rôle dans l'évolution des maladies dégénératives ?

Portrait de Anonyme Anonyme02.12.2011

Puisque monsieur Selmès veut être pragmatique et parler de la situation réelle des patients et des familles, parlons-en. Il semble avancer l'idée que l'accompagnement du médecin doit passer par la proposition de médicaments. je voudrais apporter là un témoignage : ma grand-mère est décédée de la maladie d'Alzheimer en 2010, un traitement a été proposé par le médecin. Les conséquences du traitement se sont révélées désastreuses causant des souffrances psychologiques intolérables pour elle (notamment car il a entraîné des crises hallucinatoires)et pour les proches qui la prenaient en charge. Suite ou non du traitement, la maladie a alors franchi un palier. L'expérience me laisse penser que la prescription des médicaments dans le cas de la maladie d'Alzheimer reste très problématique et pose question.
Je vous remercie pour cette émission essentielle ainsi que les participants.

Portrait de Anonyme Martz Didier02.12.2011

Bonjour. C'est fort intéressant. Dommage que les neurologues aient déserté.

Je vous signale, au cas où, que nous pratiquons, qu'il se pratique ce qu'on appelle des approches non-médicamenteuses basées sur une approche globale du patient avec des techniques d'arthérapie, de communication, de massage, toucher qui ne sont pas sans effets sinon sur la maladie mais sur les conditions d'existence des patients.

Merci et bien cordialement,

Didier Martz, philosophe

Vous avez dit Alzheimer (Le bord de l'eau)
La tyrannie du Bien Vieillir (idem)