retour en haut de page
 Science publique
Emission  Science publique

le vendredi de 14h à 15h

Ecoutez l'émission 59 minutes

Débat sur le climat : quel rôle pour la science ? 1

27.01.2012 - 14:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobilevideoaudio

Nous abordons régulièrement, dans Science Publique, les débats scientifiques qui dépassent le cadre de la recherche pour intéresser aussi bien les hommes politiques que le grand public. Parmi les exemples, faisons abstraction du nucléaire, débat qui n’a pas eu lieu en son temps et qu’il semble impossible de relancer aujourd’hui en France, nonobstant Fukushima. Il reste tout de même les OGM, les nanotechnologies et le réchauffement climatique. C’est justement avec ce dernier que nous allons engager le débat de Science Publique aujourd’hui. Nous prolongeons ainsi l’université de notre partenaire, l’Institut des hautes études en science et technologie (IHEST), comme thème de ses réflexions en août 2010.
Le réchauffement climatique nous offre un exemple parfait des difficultés que rencontre une société démocratique dès lors qu’il s’agit d’introduire de la science dans un débat devant conduire à des décisions politiques. Ces dernières pouvant avoir des effets sur la vie quotidienne de tous les citoyens. Un exemple : si, pour limiter les émissions de gaz carbonique, notre gouvernement décidait de doubler le prix de l’essence afin d’en réduire la consommation, une majorité des français serait touchée. Le choix d’accepter ou de refuser une telle mesure conduirait chacun à se forger une opinion. La menace justifie-t-elle un tel sacrifice ? Quel danger nous menace ? Une telle solution serait-elle efficace ? La France peut-elle agir seule sur le climat planétaire ? Autant d’interrogations qui conduisent naturellement à se tourner vers les scientifiques dans l’attente de réponses.   
La science se retrouve ainsi dans une position qu’elle n’a jamais vraiment connue avant les 20 ou 30 dernières années. Elle doit de plus en plus souvent rendre des comptes à la société. Quand ce n’est pas elle qui alerte la société sur un danger particulier. C’est le cas avec le réchauffement climatique. Après les alertes du premier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, en 1990, suivent vingt ans de sommets, colloques, négociations et protocoles d’accord dont le dernier en date, en décembre 2011 à Durban, s’est soldé par un échec cuisant. D’où les questions auxquelles nous allons tenter de répondre aujourd’hui :


-    La science est-elle en mesure de répondre aux attentes des citoyens ?
-    Que pèse le diagnostic scientifique face aux intérêts politiques, économiques et géostratégiques qu’il peut mettre en cause ?
-    Quel rôle peuvent jouer les chercheurs, élevés au rang d’experts, dans un tel contexte ?
-    Les citoyens, non spécialistes du domaine, peuvent-ils se forger une opinion libre et éclairée sur des sujets scientifiquement pointus ?
-    En un mot, le débat scientifique relève-t-il du débat démocratique ?

En partenariat avec l’IHEST

 

L'enregistrement de l'émission en public dans le studio 106 Olivier Dargouge©IHEST

Invités :

 

Marie-Françoise Chevallier Le Guyader, directrice de l’IHEST

Bertrand Collomb, président d'honneur du groupe Lafarge, président de l'IHEST
Rafael Encinas de Munagori
, professeur de droit de la preuve et de l'expertise à l'université de Nantes
Laurent Turpin, directeur de l'institut national des sciences et techniques nucléaires, INSTN, rattaché au CEA

Heinz Wismann, philosophe et philologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)

 

Questions/réponses avec le public:

 

Lecture
 

Vidéos:

 

Thème(s) : Sciences| Recherche| climat

1 commentaire

Portrait de Anonyme ROBERT françois27.01.2012

je relève que les "climato-sceptiques" sont toujours présentés avec dérision ou mépris sans rapporter réellement les questions qu'ils posent ...notamment l'effet conjugué des émissions magnétique du soleil (taches solaires) en relation avec les rayons cosmiques et la formation des couches nuageuses par nucléation provoquée par ces mêmes rayons .pour l'instant la quantification de ces phénomènes est impossible , mais le CERN a développé ces dernières années des séries d’expériences (CLOUD)qui devraient nous éclairer ; ne pas dire un mot de ces recherches est ce réellement une attitude scientifique ?
Et ce n'est pas le seul problème posé par les "sceptiques" ......