Abeille récoltant du pollen Jon Sullivan©Domaine public
« Si une intelligence étrangère à notre globe venait
demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il
faudrait lui présenter l’humble rayon de miel », écrivait Maurice Maeterlinck
en 1901 dans l’un de ses plus célèbres ouvrages, La Vie des Abeilles .
Cent dix ans plus tard, Natacha Calestrémé publie un livre intitulé Le
Testament des abeilles , un thriller angoissant dont le prologue raconte
la triste fin d’un pharmacien victime de 874 piqures d’abeilles… S’il s’agit d’un
vrai roman policier, son auteur ne cache pas, dès les premières lignes, sa
motivation : mettre la littérature au service de la cause des abeilles. « Elles
ne savent pas s’exprimer, alors il fait bien que quelqu’un écrive à leur place »,
constate Natacha Calestrémé. Son roman prend le relai du documentaire « Disparition
des abeilles, la fin d’un mystère » diffusé sur France 5 en 2009 et qui
vient de sortir en DVD.
Pourquoi tant d’efforts pour nous alerter sur le sort des abeilles ? « Depuis
plus de 15 ans, les colonies d’abeilles sont en proie à un mal étrange et peu
compris des apiculteurs et des scientifiques Chaque année, des milliers de
colonies disparaissent », écrit le CNRS dans un communiqué du 7
juillet 2011. Les récents travaux des chercheurs semblent confirmer les
conclusions du documentaire de Natacha Calestrémé. Tandis que les apiculteurs
accusent les insecticides de l’agriculture, comme le Cruiser de Syngenta Agro, les scientifiques du CNRS et de l’INRA sont sur la piste d’un cocktail mortel
constitué par l’association d’un parasite des abeilles, le champignon Nosema
ceranae, et d’infimes doses d’insecticides. Capables de résister à l’un ou l’autre
de ces agresseurs, les abeilles seraient démunies face à leur association.
Agriculteurs en colère - Octobre 2011 ©France 3
Quelle est la situation actuelle des populations d’abeilles domestiques et sauvages en France et dans le monde ?
Comment expliquer les disparitions massives observées au cours des dernières années et attribuées au syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ?
Quel rôle jouent les insecticides utilisés par l’agriculture dans ces hécatombes ?
Si les abeilles disparaissaient de la surface de la Terre, qu’adviendra-t-il de leur fonction de pollinisatrices de 70% des cultures de fruits et légumes évaluée à 153 milliards d’euros, soit près de 10% de la valeur de la production agricole mondiale ?
Invités:
Natacha Calestrémé, réalisatrice et
environnementaliste, auteur de Le testament des abeilles, Albin Michel,
2011,
Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée,
Pierre
Champy, maître de conférences au Laboratoire
de Pharmacognosie, Faculté de Pharmacie,
Université Paris-Sud 11
Yves Le Conte, directeur de recherche à l'INRA d'Avignon, directeur du laboratoire Abeilles et environnement
Xavier Thevenot, directeur de la division Maïs chez Syngenta Agro
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Radio:
14.10.2011 - Le Magazine de la rédaction
Un monde sans abeilles ?
39 minutes



Le pollinisateur agricole le plus important de la planète continue de disparaître par millions chaque année à travers le monde et en France aussi. Or, un tiers de notre nourriture dépend directement de l'abeille domestiques ou sauvages. En cause, les pratiques agricoles notamment, le frelon asiatique et l'emploi massif de pesticides. Plusieurs syndicats départementaux ont d'ailleurs ...
01.05.2009 - Science publique | 08-09
Va-t-on sauver les abeilles ?
Des millions de colonies d'abeilles meurent dans le monde entier. Or, un tiers de la production agricole mondiale dépend de la pollinisation réalisée gratuitement par ces insectes. Une activité dont la valeur est évaluée à 153 milliards d'euros. L'effondrement des colonies d'abeilles est attribué à un affaiblissement de leur système immunitaire en raison de plusieurs facteurs, ...
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Vidéos:
Une version soustitrée en français de cette vidéo peut être visionnée ici.
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Sites:
Universcience:
Ecosystèmes : et si les abeilles disparaissaient ?
Invité(s) :
Natacha Calestrémé
Thème(s) : Sciences| Agriculture| Recherche| abeilles| CNRS| INRA| mortalité des abeilles| Natacha Calestrémé
Document(s)
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Si les abeilles disparaissaient Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco. Collection Documents, 2009 -
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5 commentaires
le cruiser (substance active: thiametoxan) de syngenta est un insecticide qui est mortel à très faible dose pour les abeilles: 50% des abeilles meurent en 48-96h après contact avec 24 nanogrammes de thiametoxan, 50 % meurent en 48-96h après ingestion de 5 nanogrammes (source: afssa http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php?sa=1335, point 5.3). Ne figurent pas dans cette fiche informative pas les effets neurotoxiques qui peuvent apparaitre immédiatement après le contact, et empêcher l'abeille de retourner au rucher.
je n'en suis pas certain, mais je crois avoir compris que la mise sur le marché d'un pesticide dépend du rappoort entre le taux maximal d'application en plein champ (ou verger) et la DL50: Un pesticide peut être mis sur le marché si au taux d'application maximum (par exemple 50 g de substance active par hectare) le taux de mortalité des abeilles (ou autres animaux) n'excède pas 50%. Les experts européens considèrent qu'un pesticide est dangereux à partir du moment où il tue 50% d'une population, car un facteur plus important pour la vie des animaux dans l'agroécosystème est la somme des pratiques agricoles (labour, rotations, etc...) source: ESCORT 2, OCDE.
le plus sur, c'est de renoncer à l'usage de telles substances. les pertes ne seront pas si élevées à condition d'arrêter de vouloir produire de facon industrielle et de passer à une agriculture respectueuse des cycles de la vie du sol et des plantes, voir une agriculture qui sait améliorer ces cycles. l'agriculture productiviste industrielle - déstinée avant tout à fournir l'industrie de l'alimentation - est une vision qui n'a plus d'avenir (même si elle a un temps séduit la génération d'après-guerre).
Parmi les origines possibles aux problèmes, nous trouvons également les apiculteurs qui achètent des reines un peu partout dans le monde. Pour le brassage des virus et champignons, c'est la situation idéale.
La transhumance est aussi un vecteur important. Ainsi qu'un ensemble de techniques utilisées pour pousser ses ruches afin d'avoir les butineuses au bon moment. Pour l'instant, nous sommes bien loin d'avoir une réponse claire à l'effondrement des ruches. Au grand plaisir des vendeurs de pesticides d'ailleurs.
La campagne médiatique actuelle décrivant la destruction complète des abeilles ne me semble pas non plus très raisonnable. Les médias aiment bien sûr les titres accrocheurs mais tout cela est bien loin de la réalité. Les apiculteurs suisses viennent d'ailleurs de battre un record de production de miel. J'ai donc peur que ce type d'information, s'il sert dans un premier temps le monde apicole, ne se retourne contre eux dans quelques temps.
"L'étude n'a pas montré de corrélation" se transforme en :
"L'étude a bien montré qu'il n'y avait pas de corrélation"
dans le discours de l'invité.
Ce n'est pourtant pas du tout la même chose.
Exemple de tentative de manipulation par le discours.
Référencer les études de la journaliste M. M. Robin sur l'insignifiance des seuils de pesticides autorisés et l'interdépendance des institutions sanitaires et des firmes : "Le monde selon Monsanto" et dernière étude sur les normes à la FDA, Asfa...
La technique même de culture est à revoir car une plante malade "attire" les insectes et cela est dû à l'engrais NPK, au labour excessif : cf. C. et L. Bourguignon, pédologues, la vie du sol est la première étape (sols morts à régénérer totalement par brf...), pas de labour, pas d'engrais, les pesticides ne sont plus nécessaires et les rendements excellents. Les Bourguignon sont devenus consultants et apportent leur aide aux agriculteurs partout dans le monde.
votre émission dérive... le commercial est là pour nous vendre du cruiser... j'aimerai entendre davantage ceux qui réfléchissent et non ceux du téléachat...
bon courage et merci
Syngenta = Monsanto