Un documentaire d'Alexandre Héraud et Diphy Mariani*
Sous le soleil brûlant de Sitia, lieu touristique par excellence, situé sur la côte nord-ouest de la Crète, rien ne laisse penser que la Grèce traverse la pire crise économique de son histoire. Nous sommes dans la province orientale de l’île, celle que l’on dit être le lieu de la Crète apaisée, encore préservée des effets du tourisme de masse. Mais jusqu’à quand ?
C'est sur l’extrême pointe orientale de l’île, sur le très sauvage et préservé Cap Sidero, labélisé Natura 2000, qu’il a été récemment question, pour le consortium britannique Minoan Group, de développer le plus grand projet d’investissement touristique de toute la Méditerranée : 1,2 milliard d'euros pour la construction d'un ensemble réunissant sur 2 600 hectares six unités hôtelières de 7 000 lits et trois golfs !
Un projet pharaonique pouvant créer, en période de crise, près de 2000 emplois et participer au désenclavement de la région. C’était sans compter sur la mobilisation de plusieurs organisations écologistes, des centaines de citoyens et des chercheurs étrangers, au nom de la défense de l'environnement. Leur recours : le Conseil d’État, qui, après de multiples péripéties que nous nous proposons d’étudier, a rendu en décembre dernier, à la surprise générale, un avis invalidant le projet britannique.
Qu’on se le dise, malgré les propositions allemandes qui suggéraient au plus fort de la crise économique, dans les pages du magazine à fort tirage Bild, de se séparer de quelques-unes de leurs îles, la Crète n’est pas à vendre !
Avec :
Le Père Philotheos, higoumène du monastère de Toplou (ayant décidé de louer ses terres au groupe Britannique) ;
Manolis Tsantakis, photographe, fer de lance des opposants au projet, écologiste à Palekastro ;
Stavros Arnaoutakis, gouverneur régional de Crète ;
Christopher Egleton (sous réserve) chairman de Minoan Group ;
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