Un documentaire de Laurent Salters et Rafik Zenine - Rediffusion de l’émission du 3 juillet 2008
C. Pozzo di Borgo/L'Harmattan©
En tout, ils sont vingt mille en 2008. Ce sont les ouvriers de la sous-traitance dans le nucléaire. Ce sont eux qui nettoient les réacteurs des centrales lors « des arrêts de tranches », ces périodes où les centrales s’arrêtent pour des missions d’entretiens.Cette population ouvrière travaille dans des conditions qui laissent rêveur. Soumis aux rayonnements radioactifs lors de leurs activités, ils subissent de plus une pression énorme. En effet, chaque journée d’arrêt de tranche d’une centrale coûte un million d’euros à EDF. Tout doit aller très vite.
Les contraintes liées à la sous-traitance sont énormes. Certains de ces ouvriers sont nomades et se déplacent au gré des chantiers. Les doses radioactives ingérées sont importantes…Pour certains, le manque total de transparence dans la sous-traitance pose de sérieux problèmes quant à la sécurité des centrales.
Avec :
Michel Lallier, chimiste et ex-syndicaliste CGT de la centrale de Chinon
Dominique Huez, médecin du travail à la centrale de Chinon
Un groupe d’ouvriers de la société Endell, qui nous décrit ses conditions de travail et, en prime, une visite dans la centrale de Civaux, la vitrine du nucléaire français.
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Production : Laurent Salters
Réalisation : Rafik Zenine
Thème(s) : Information| Chimie| Economie| Travail| centrales nucléaires| Edf| entretien| ouvriers| sécurité| sous-traitance
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Document(s)
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Travailler peut nuire gravement à votre santé : sous-traitance des risques, mise en danger d'autrui, atteintes à la dignité, violences physiques et mo La Découverte poche. Essais, n° 280, 2008
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2 commentaires
Merci à FRANCE CULTURE pour la qualité de ses émissions, notamment celle concernant les travailleurs sous traitants du nucléaire, merci de ne pas nous prendre pour des crétins, la vérité est édifiante, les grincheux peuvent toujours aller sur d'autres ondes : ils y trouveront des jeux et des bonnes émissions qui les rendront heureux... Ils ont du temps de cerveau libre...
France Culture, c'est l'usine à déprime. On essaie de traire jusqu'au bout un évènement de l'actualité, en l'occurrence la catastrophe de Fukushima, et pour nous dire quoi ? Pour nous dire qui est méchant, qui est gentil... Ce n'est pas du documentaire, c'est un "espace de diffusion à l'attention des différentes organisations politiques et syndicales de gauche". Le doc d'aujourd'hui me rappelle le mémorable été où, à France Culture, nous dûmes subir le procès Barbie ET les témoignages d'irradiés de Tchernobyl et Hiroshima. Et ça continue, on essore jusqu'à la dernière goutte le potentiel trouillométrique des derniers faits d'actualité. France Culture commence à mériter, grâce à des émissions militantes comme celle-ci, sa réputation de "radio mortelle qui ressasse ses opinions." A quand le retour de la culture au documentaire culturel ?