Champ libre 2/3 : "Jean-Marie Rausch et moi – II : La perte du pouvoir" (Rediffusion) 3
Un documentaire de Stéphane Manchematin et Jean-Philippe Navarre - Rediffusion de l'émission du 25 mai 2011
Jean-Marie Rausch ©Radio France
En 1971, Jean-Marie Rausch faisait son entrée dans le monde de la politique, en raflant la mairie de Metz avec l’appui déterminant du journal local : Le Républicain Lorrain. Fort de ce soutien indéfectible et d’une passion du pouvoir, il allait remporter pas moins de six élections municipales consécutives. Au cours des quatre dernières décennies, il conquiert la présidence de toutes les assemblées (Département, Région, District, Communauté d’agglomération…). Il est également sénateur pendant une bonne vingtaine d’années. Ministre même, dans trois gouvernements où il symbolise « l’ouverture » prônée par François Mitterrand.
Mais c’est à partir de sa défaite en mars 2008 que Stéphane Manchematin a commencé véritablement à s’intéresser à l’homme politique. Pour parler du pouvoir et de l’appétit qui anime ceux qui désirent l’exercer à tout prix.
Avec :
Jean-Marie Rausch ;
Bernadette Rausch ;
Gaëtan Avanzato, historien ;
Jean-Christophe Dupuis-Rémond, journaliste ;
Thierry Jean, adjoint au maire (ville de Metz) ;
Jean-Marie Pelt, fondateur de l'Institut européen d’écologie ;
Claude Puhl, ex propriétaire du Républicain Lorrain.
Production : Stéphane Manchematin
Réalisation : Jean-philippe Navarre
En cliquant ci-dessous, vous pouvez également écouter notre documentaire intitulé "Ryszard Kapuscinski, portait d'un reporter", de David Brun-Lambert et Anna Szmuc (rediffusion du 25/10/07)
Thème(s) : Information| Politique| Société



3 commentaires
Je ne connais ni Metz ni Rauch mais j'ai beaucoup aimé le doigté des questions et des réponses et la façon de montrer la complexité du personnage. On en sort un peu perplexe.
J'ai réécouté avec un grand bonheur les deux volets de ce documentaire sur celui que nous appelions "l'abominable JMR" du temps de notre adolescence messine. Avons-nous pu le railler en contrefaisant son accent et l'appelant également "le Raouch", à l'allemande ! A l'écouter, cet homme est loin des clichés qui lui collaient alors à la peau : balourd, plouc, etc. Voilà un homme qui a visiblement su garder une distance salutaire entre lui et le pouvoir. Deuxième surprise, voilà un homme qui semble être d'une honnêteté confinant à la naïveté (ou à la suprême habileté ?). C'est assez stupéfiant de l'entendre dire avec une totale simplicité que, oui, il est bien un pur produit de la patronne de presse locale ; et je dois avouer que ce fut très réconfortant de l'entendre dire que s'il avait volé le moindre denier public, il aurait mal dormi, et que vu qu'il a besoin d'avoir un bon sommeil... Ou ce type est un OPNI (objet politique non identifié), ou, allez soyons optimistes, ils sont tout plein, comme lui, hommes et femmes politiques, qui servent sans se servir ; on n'en parle juste pas assez...
je trouve parfaitement justifiée la rediffusion de ces deux émissions que j'avais vraiment appréciées déjà la première fois, je dois avouer que je les ai écoutées car j'apprécie le travail de votre producteur Stéphane Manchematin, car le thème en soi ne me disait rien, eh bien non seulement j'y fus sensible, mais en plus, l'abord tout à fait personnel de l'enquête m'a fait suivre le tout avec grand intérêt et affection ! et sympathie... sur un tel sujet, il fallait le faire : il y en a tellement, à d'autres plages de FC, qui nous em...... avec des sujets 100000 fois plus porteurs.
Bravo à tous pour ces heures de radio vraies, personnelles et instructives en plus ! Ça, c'est du vécu.