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Sur les docks

Sur les docks | 12-13

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Emission Sur les docks

du lundi au jeudi de 17h à 17h55

Ecoutez l'émission 54 minutes

La Douleur (1/4) : « Ecouter la plainte » 6

11.02.2013 - 17:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Un documentaire de Claire Hauter et Christine Robert

 

Le Dr Louis Brasseur de l’hôpital Bichat © Claire Hauter

Hôpital Bichat, dans le quartier populaire de la porte de Clignancourt au nord de Paris : dans un vieux bâtiment en brique, un modeste panneau indique le chemin de l’« Unité douleur ». A sa tête le Dr Louis Brasseur, anesthésiste de formation et algologue par vocation. Dans un bureau tapissé de vieilles affiches de cinéma et de théâtre, de reproductions d’œuvres d’art primitif il reçoit chaque matin ses patients.

Suites d’accidents du travail ou de la circulation, séquelles chirurgicales ou chimiothérapiques, douleurs chroniques, c’est généralement au terme d’un laborieux parcours de généralistes en spécialistes que les patients, arrivent à la consultation. L’entretien vise à considérer le patient dans son entier, corps et psyché, sachant que les attentes, les émotions et la mémoire jouent un rôle décisif sur la physiologie de la douleur. L’écoute attentive et empathique est alors essentielle, d’autant que la douleur physique se double d’une vraie souffrance psychique. Mais seul un travail pluridisciplinaire est la clef d’une possible réussite du traitement : d’où la concertation avec ses confrères du service – le Dr Lutz, neurologue, le Dr Decour, psychiatre ou la psychologue Catherine Guillemont. Si avoir mal c’est être dans la certitude, entendre quelqu’un qui a mal, c’est être dans le doute permanent ; d’autant que si l’arrivée des traitements morphiniques il y a trente ans, a permis des progrès dans le traitement des douleurs, cette pharmacologie est encore en phase  empirique et les effets secondaires des traitements doivent être en permanence évalués. 

On nomme « douleur chronique » une douleur quotidienne depuis trois à six mois au moins. Les personnes âgées, de classe socio-économique défavorisée, ayant un faible niveau d’éducation et un travail manuel, ont un risque particulièrement élevé d’en souffrir. Ses conséquences sur la qualité de vie sont multiples : consommation médicale accrue, baisse d’activité sociale et professionnelle (61 %), perte d’emploi (19 %), dépression (21 %)… En France, on estime que 20 % de la population souffre de douleurs chroniques, mais que seuls 2 % seulement sont traités par un spécialiste de la douleur. Et si les centres d’évaluation et de traitement de la douleur se sont multipliés depuis une vingtaine d’années, ils restent pourtant mal connus du grand public bien qu’ils accompagnent un vrai enjeu de santé publique.

 

Avec :

Dr Louis Brasseur, responsable du centre de traitement des douleurs de l’hôpital Bichat-Claude Bernard

Dr Gina Lutz, neurologue

Catherine Guillemont, psychologue clinicienne.


 

Production : Claire Hauter

Réalisation : Christine Robert

Mixage : Bruno Mourlan  

 

 

Le 13 février : Journée Mondiale de la Radio

 

 

Thème(s) : Information| Médecine| Santé| douleur| guérison| plainte| Claire Hauter

6 commentaires

Portrait de Anonyme Delphine12.03.2013

Merci à toute l'équipe pour cette magnifique et passionnante série d'émissions sur la douleur et la plainte (tellement loin d'être "sinistre" comme j'ai pu le lire !)
Avez-vous déjà fait une émission sur la migraine ? Une autre douleur chronique bien difficile à soulager...
Merci !

Portrait de Anonyme gisou05.03.2013 Personne ni les médicaments ne peuvent ôter la douleur que je ressens au fond de mon être, de moi-même, au fond de mon âme. Une souffrance, une douleur intense due à une sévère dépression que je traîne depuis de longues années. Le traitement prescrit n'améliore pas du tout ma santé "interne".
Portrait de Brigitte, Lyon ~~~ * Brigitte, Lyon ~~~ *20.02.2013 Une belle plongée dans l'univers de l’hôpital, ses consultations, sa vie quotidienne. Beaucoup d'humanité ressort de ce documentaire de Claire Hauter et Christine Robert. Un documentaire qui m'a intéressée et touchée. La mise en lumière d'un lieu et de difficultés peu connues, de grandes souffrances peu écoutées. J'ai aimé l'ambiance rendue. Le choix de traiter les 2 côtés, les 2 éclairages : côté professionnels et côté patients. Les difficultés du quotidien (problèmes informatiques, les agendas à gérer, la difficulté pour trouver des places en hôpital, ...) et aussi l'intimité de la consultation, les coulisses des professionnels. La douleur physique à laquelle s'ajoute la douleur due à ce que cette douleur n'est pas prise au sérieux par un certain entourage médical ou personnel. L'importance de la parole, de l'écoute, du regard de l'autre. Pour moi c'est un beau sujet et une belle réalisation sensible, fouillée, discrète, toute en nuances.
Portrait de Anonyme François Neumann12.02.2013

Pas vraiment facile d'avoir accès à un centre anti-douleur. Il y a maintenant 30 mois que j'ai contracté un zona. Les séquelles sont parfois difficiles à supporter. Gabapantine, paracétamol et codéine ne viennent pas à bout de ces manifestations douloureuses. Les demandes écrites pour obtenir une consultation restent sans réponse. Sans beaucoup d'espoir, je vais rencontrer un médecin acupuncteur. Je me prépare à l'idée de terminer mes jours (j'ai 80 ans) avec cette compagnie. Il est vrai que lorsqu'on écoute une émission sur ce sujet, on n'est pas encouragé à frapper aux portes de ces centres anti-douleurs. Il ne nous reste qu'à admirer le courage de ces souffrants et l'humanité de ces praticiens!

Portrait de Anonyme Rosdriguez12.02.2013

La peau est le reflet des organes qui sont intimement liés à l'âme.
C'est ainsi que la médecine est un art qui corrèle divers paramètres pour traiter celui qui induit le phénomène visible.
La peau en contact direct avec le monde est le siège de surinfections. C'est pourquoi nos ancêtres allaient faire des cures dans villes d'eaux & se trempaient dans des eaux chargées en métaux.
La peau peut être protégée de plusieurs manières naturelles pour empêcher la surinfection. Songez à ceux utilisés pendant des millénaires par vos parents qui avaient cette expérience du fait concret qui s'appelait l'amour.
J'ai entendu ce midi une critique du structuralisme lui imputant, mais un peu tard, la décontextualisation & par là, la destruction des cultures ancestrales & le quant à soi dont nous subissons les terribles conséquences.
J'ai écrit divers romans & pièces de théâtre sur ces thèmes mais tout le monde s'en fout!

Portrait de Anonyme holon12.02.2013

Je souhaite vivement recommander aux patients qui le désirent, de s'intéresser aux causes de leur mal en feuilletant l'encyclopédie de métamédecine de Claudia Rainville (canadienne). Cordialement.

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