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Sur les docks | 12-13

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Emission Sur les docks

du lundi au jeudi de 17h à 17h55

Ecoutez l'émission 53 minutes

La Douleur (3/4): « Sortir de la plainte » 6

13.02.2013 - 17:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Un documentaire de Claire Hauter et Christine Robert

 

Fixer un point © Claire Hauter

Au XIXe siècle, les magnétiseurs nommaient l’hypnose « sympathie des douleurs » et tout un cortège d’idées reçues et de fantasmes l’accompagnait, très loin de sa pratique actuelle. Aujourd’hui l’hypnose est un outil de choix pour lutter contre la douleur chronique et plus de quarante pour cent des centres antidouleur y ont recours. Une pratique accrue depuis la création du diplôme d’hypnose médicale au CHU de la Pitié-Salpêtrière, où, depuis 2001, viennent se former médecins, psychologues, sages-femmes et thérapeutes.

Nous avons choisi de suivre la consultation du Dr Jean-Marc Benhaïem à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne. Dans sa consultation arrivent des patients vrillés par la douleur, le doute et parfois la colère.  « Il sont passés de service en service, d’où un véritable ras-le-bol de la thérapeutique chimique. Certains même viennent parce qu’ils ne veulent pas de traitement. La consultation avec l’hypnose permet de rendre au patient l’autonomie que la maladie lui a volée, et en ce sens c’est extrêmement gratifiant pour eux. »

A chaque consultation, les modes d’approche et les techniques changent, en fonction du patient et de l’intuition du thérapeute, qui se place lui-même en hypnose. Au fil de la séance, les patients constatent souvent  que leur douleur diminue jusqu’à disparaître. « La pathologie, explique Jean-Marc Benhaïem, s’entretient parce que la personne se met au centre et ainsi elle ne peut que s’aggraver alors on utilise certaines techniques pour qu’elle quitte le centre, et se remette à la périphérie. Elle va découvrir qu’il est possible de se déconnecter durablement de la douleur et même de s’approprier l’outil de l’hypnose. »

En France, c’est le philosophe et psychanalyste François Roustang qui a contribué à la redécouverte de cette pratique. L’auteur de « la Fin de la plainte » s’est écarté de l’Ecole freudienne, il y a vingt ans, en découvrant les possibilités thérapeutiques de l’hypnose. « Nous sommes malades du souci de comprendre, alors qu’il s’agit d’expérimenter. » Une posture singulière pour des médecins habitués à s’appuyer sur leur savoir et leur volonté de soigner. En hypno thérapie, il s’agit certes d’être présent, en accord avec le patient mais dans une forme de non-vouloir : une approche de la douleur qui vise un changement profond et une forme de liberté.

 

Avec :

Dr Jean-Marc Benhaïem et leurs patients,

Dr Grégory Tosti.

 

Production : Claire Hauter

Réalisation : Christine Robert

Mixage : Bruno Mourlan

 

 

Le 13 février : Journée Mondiale de la Radio

 

 

 


Thème(s) : Information| Santé| douleur| malade| maladie| plainte| Claire Hauter

6 commentaires

Portrait de Anonyme piou07.07.2013

Merci

Portrait de Anonyme Aym18.02.2013 J'ai écouté cette émission en voiture... Passionnant et d'une grande beauté !
Portrait de Anonyme noxenvoyage15.02.2013 Emission formidable... à écouter et réécouter...
Portrait de Anonyme Rodriguez15.02.2013 Loredana Hamoniaux proposait du yoga dans l'eau, aboutissement de la maîtrise d'une discipline mise en oeuvre pour évoluer dans l'eau. La relaxation vise à retrouver l'harmonie, c'est à dire le bien être du bout des ongles à la pointe des cheveux en passant par chaque partie corporelle reliée à un organe. Maîtriser l'énergie contenue dans le corps suppose une connaissance approfondie des techniques mises en œuvre. La connaissance de la culture qui a produit ces techniques va de pair avec l'acquisition du geste, aboutissement d'une pensée, d'un souffle, d'un état d'esprit. Ainsi la psychanalyse doit beaucoup à la culture grecque, mais pour un Grec de l'époque de Périclès, qui avait appris à l'école publique la danse, la musique, la lutte, sans oublier la familiarité avec la pensée de Sophocle, elle n'est qu'une toute petite partie du tout. Ce tout fait du microcosme & du macrocosme en équilibre.
Portrait de Anonyme Anonyme13.02.2013 VOICI 16 ANS QUE JE SUIS ATTEINTE DE DOULEURS AU NIVEAU DES MOLLETS, MON GÉNÉRALISTE S'EST TOUJOURS MOQUÉ DE MES PROBLÈMES. JE DEMEURE PRÈS DE NEMOURS ET J'AI ÉTÉ SOULAGE PAR LES MÉDICAMENTS QUE LE DR SOREL CAD DE NEMOURS. JE VIS BEAUCOUP MIEUX MAIS J'AI DES PERTES DE MÉMOIRE ÉNORMES. JE SUIS OBLIGÉE DE TRAVAILLER CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE MALHEUREUSEMENT OU HEUREUSEMENT. JE TRAVAILLE DANS LA FONCTION PUBLIQUE ET MALGRÉ MON STATUT DE FONCTIONNAIRE J'AI TOUJOURS ÉTÉ CRITIQUÉE, ON M'A PRIS POUR UNE FEIGNASSE ET MALADE IMAGINAIRE PAR MES SUPÉRIEURS. JE NE SOUHAITE A PERSONNE LA SOUFFRANCE TELLE.
Portrait de Anonyme irène omélianenko14.02.2013 Merci pour votre votre témoignage qui montre les ravages de la douleur et la nécessité de sa prise en charge.

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